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1er Voiture au M’zab

Icon 08Arrivée d’une première automobile au M’zab 1901

Les 2 Panhard et Levassor des frères belges aventureux Pierre, Jean et Joseph De Crawhez avaient atteint Ghardaïa le 14 février 1901.

Le Père David, à peine installé au Mzab, assiste à cet événement, et raconte :

Le 14 février 1901 est resté célèbre dans les annales du M’zab

Le 12, nous avions eu une fausse alerte double d’une grande déception. On avait annoncé l’arrivé à Ghardaïa de quelques « voitures automobiles ». Elles avaient franchi en 16 heures la distance d’Alger à Laghouat, soit environ 400 km.

Quelle impatience de pouvoir admirer ces engins qui marchaient tout seuls et à semblable vitesse ! …

Longtemps encore Ben Aïssa serait le roi des transports et aurait le droit de martyriser ses voyageurs pendant deux jours et deux nuits dans son affreuse cage à poulets qu’on décorait pompeusement de « service rapide » de Ghardaïa à Laghouat.

Au Sahara, les indigènes ont un système d’information qui nous déconcerte. Le 14 février … le bruit courait en ville dans l’après midi que deux automobiles allaient arriver. Comment le savait-on ? Sans doute comme on a connu la bataille de Charouin et les événements de Marguerite : plus rapidement qu’avec un télégraphe ?

De fait, vers 16h30, on apercevait deux automobiles sur la route en lacet qui descend de la crête rocheuse au fond de l’Oued M’zab. Six minutes après, elles étaient à Ghardaïa.

Tout le monde d’accourir. Nos gens sont absolument stupéfaits de la rapidité de ces voitures sans chevaux. Quelques-un éclatent de rire, d’autres battent les mains, quelques femmes pudiquement voilées, oublient toutes les consignes et font entendre de joyeux youyou ; enfin il fallait s’y attendre, l’une d’elles tombe en pâmoison.

Quelques tolbas sont là, drapés dans leur traditionnel haïk blanc, …

Les deux douze chevaux, système Panhard et Levassor de Paris, appartenaient au Baron Joseph et Pierre de Crawhez de Bruxelles, conduisant eux-même. Ils emportaient, comme invités, le Baron du Vivier, Messieurs de Barre, Daunom, le chevalier de Thiers, le Comte de Lavignan, les mécaniciens de Cordsout, Emile Gérard et Rodolphe Versmay. …

Le 15, une auto fit son apparition sur le marché de Ghardaïa au grand ébahissement des badaux qui se chauffaient au soleil.

Enfin, le 16, ces hardis voyageurs reprenaient le chemin de Laghouat.

Pour commémorer cet événement, une stèle a été dressée sur le bord du chemin environ un kilomètre de Ghardaïa.

Le Saharien.

 

houache At mẓab

grilloir cafe 2ⴰⵜ ⵎⵥⴰⴱ

ana-y-u di-s sennet twalin gwinet di-s “m” d “ẓab” at bekri ttuɣen qqaren “m” amcan n wana “n” i llan “de :préposition” ayen d asa s ẓab ɣel wass-u zeddiɣ “at warejlan” qqaren “m” amcan n wana “n” qqaren “ixef m weɣlad” dex “tageṭṭirt m waman” iziɣ “m” n “mẓab” afsu-s “nẓab” ha batta d ẓab s mani d-yusu “ẓab” s tcawit ayen d “la coline, Le plateau” “الهضبة ayen d timuṛa i wlinet f (ɣef) tininni n yidi-sent ayen d timuṛa i llent jar (Batna-Bessekra-Ṭulga-Ṭuggert) ayen d timuṛa i rewlen l di-sent “labaḍiya” si d-ɛumen ɣer-sen “banu ḥammad - lfaṭimiyyun” ɣel wass-u ayne tmuṛa qqaren-asent (les zibans)(هضاب الزاب) amaɣer taẓabbit s tcawit ayen d tamuṛt i wlin am batta teǧu tili ul d-tusi la d awrir la d tamuṛt tuli bessi s tmuṛt imenɣan i ttuɣan jar midden dessat maɣa ad d-asen at waman yeǧu illa midden imeǧura i d-usin di yuɣleb ucin-as isem y’awen tmuṛt-u i nella di-s ass-u “iɣzer n weɣlan” (isem-s amezwaru) ayen d isem (iɣzer n weɣlan) i ttuɣen dessat maɣa ad d-rnin midden s ẓab si-nni yili d “iɣzer n mẓab” timuṛa-y-u uxtenni ttuɣent ɛamrat s yijiman n midden dessat ma ad d-rnin ini-nnu n ẓab.

lan “iɣzer n weɣlan” d ijimen n yilan dessat maɣa ad yellal aser n uyuc “ɛisa n marima azul ɣef-s d mamma-s d imazzanen ayulun” iziɣ ism-u “midden n ẓab” neɣ “at mẓab” d imaziɣen rnin-d d arni f ijiman n imaziɣen izzaren i ttuɣen qqaren-asen “at weɣlan” i ttuɣen tamuṛt-u , si d-usin imeǧura-y-u s “tẓabbit” yili yettwanna-y-as “iɣzer n mẓab”ɣel wass-u midden i d-qqimen ayen lḥumet jar Batna d Bessekra d Tuggert la iles-nsen la tigemmi-nsen la wudmawen-nsen rwazen dej-neɣ nerwez di-sen .

ama ana “wad muṣab-bani meṣɛab-mizab-sufir n lkaɛbat”

wuni d asxerwec azeɛluk.

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

Le Corbusier

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Le Corbusier

A chaque fois que je me trouve à cours d'inspiration, je prends mon billet au Mzab" Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier), pionnier de l'architecture moderne.

'' Every time I find myself lacking inspiration; I take a ticket to the Mzab'' Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier), one of the pioneers of modern architecture.

 

 

Notre Dame du Haut,Ronchamp

 

 Mosquee de Sidi Brahim El Atteuf Ghardaia



?tamettant = tam +ttant

ⵜⴰⵎⴻⵜⵜⴰⵏⵜ

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tamettant= tam "huit" +ttant «Ils l’ont oublié» ????

L’étymologie tam " huit " + ttant « Ils l’ont oublié » est fantaisiste et frivole.

Le substantif féminin “ tamettant “ (fait de mourir, d’être mort, mort, agonie,… » relève du thème verbal mmet “ mourir “. Le /t/ initial est le préfixe du féminin et non pas faisant partie de l’adjectif numéral tam " huit ". D’ailleurs, l’on peut réaliser son masculin amettan (sans /t/), alors que le féminin pluriel est timettanin et nom pas tamettanten (forme nulle part attestée). Rien que dans la variante amazighe Tumẓabt, on peut relever par exemple amennittu (pl. imennitta) « mort, dépouille mortelle, défunt » qui n'a aucun rapport lexical avec l'adjectif numérale " tam " (huit).

Si le /m/ est ici un morphème dérivationnel, le /n/ est de son côté une désinence qui sert à former en langue amazighe des catégories de mots tels que dans les cas de amuqqṛan et tisemsin (...). Depuis des décennies, je n’ai pas relevé à ce jour en l’ensemble amazighe des mots qui se forment selon le modèle de composition: adjectif numéral + thème verbal.

Je pense qu’au plan diachronique la famille lexicale issue du verbe mmet nécessite un traitement approfondie, et ce, dans l’ensemble amazighe…

 

 Hammou DABOUZ

"Un c'set "igg" ou "iggen

ⵉⴳⴳⴻⵏ ⵏⵏⴻⵖ ⵉⴳⴳ

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il y a lieu de corriger comme suit: iggen (forme attestée) et non pas igg (forme non attestée).

pour l’adjectif numéral féminin igget (sur lequel il s’était appuyé pour prononcer " igg "), il s’agit pour " igget = (une) " de la chute de la consonne radicale /N/ : Igget est à considérer comme étant diachronique postérieur à iggent.

Le /n/ final est même attesté dans les autres variantes amazighes (iwwen, yan,...), voire dans d'autres langues étrangères: ūnus (Latin), énas (Grec), uno (Italien), ein (Allemand), one (Anglais), un (Français), etc... 

 Hammou DABOUZ

Abras f Twenjimt yersin

abras f twenjimt yersin

Ač ḥedd sejneγ yella yberres f ayen lehna d telwitt yettasen jajnneγ… ayen asqqaren : Ṛaḥet lbal meγ Arsa n twenjimt. Ač ḥedd sejneγ dex yella yettqimayasd iggen ubessi n uxebbel jajs. Ala yella dejneγ, netta yetteffeγ γi seɛɛat sal’d yeqqim babs weḥds, yecemmeṛ yessers mɛa yimans. Seɛɛat babs yessestan imans :

Awissen lliγ dhanneteγ meγ uhu?

Yaḍra lliγ umneγ ammanč i tella teqqar ccariɛet meγ uhu?

Ttnaqqiγasd i yimanikʷ qbel m’aydnaqqan ; ttmetriγas lbayan i yimanikʷ ya ; ttnagareγ d imanikʷ ya, wama netta awen imanikʷ fayed senn ayen d middenikʷ i lliγ jarasen. Awen imanikʷ wiḍiḍen ayen d : babakʷ, mammakʷ, ayetmakʷ, isetmakʷ, leḥbab d yirbaɛen, d wayenni ḍuren γifi gaɛ.

Mimi middenu illan uhu d ṭṭerf siji, tteffγend dima diji, tteffγenid s jaj n id jajikʷ?

Seɛɛa midden bac ad feččen icras n tmeddurt, berrsenasen i yistanen iggen isestinen bla, uhu i ysestinen istanennsen.

Lmeɛna d ssas uhu d tira. Lbayan yella yekṛem semmel bla!

Aḍris n: Mourad Benmenni, yulyuz 2012, Tadmayt.

Yṭerjemt γel tugγersant d: Banuḥ Nat Ḥemmi Nuḥ.

 

Texte original en Français

La quête de la sérénité intérieure

Chacun de nous cherche cette paix intérieure, souvent appelée Sérénité. En chacun de nous réside une instabilité résiduelle. Elle est là, présente, surgissant des fois dans des moments de débats internes. Des fois on se pose la question :

est-ce qu'on est heureux ? Sommes-nous croyant suivant les règles de l'art ?

Je me critique avant que je sois critiqué. Je cherche à me prouver à moi-même. Je me bats contre moimême, mais en réalité l'autre moi c'est ma société ; l'autre moi c'est mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs, enfin tout mon entourage.

Et comment se fait-il que tous ces gens, qui sont externes à mon corps, surgissent du fin fond de moi ?

Des fois pour résoudre les choses de la vie, les gens cherchent des questions à des réponses pas des réponses à des questions !

Ce qui est insinué est plus important que ce qui est écrit...

La preuve est ailleurs !

Mourad Benmenni, Juillet 2012, Tadmayt.

 

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At Mẓab آت مــژاب ⴰⵜ ⵎⵥⴰⴱ

Soyez le bienvenu au Mẓab, terre de l’originalité et l’espoir vivace, terre de la verdure et la beauté dissimulée derrière les dunes. Vous trouverez dans AtMzab.net tout sur Ghardaïa : Histoire contemporaine et perspectives.

« Mẓab d’Algérie » est une expérience humaine dans ses différentes dimensions, un amour célébré entre un homme endurant et une nature hostile.

Vous trouverez également tous les chiffres et toutes les statistiques susceptibles de vous être utile pour des études sur la région ou la visiter.

Vous êtes au Mẓab, vous êtes à Ghardaïa... EN SAVOIR PLUS

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LE M’ZAB

Le M’Zab, une région d’Algérie à 600 km au sud d’Alger. Cette région c’est un plateau rocheux dont l’altitude varie entre 300 et 800 mètres. nommé al-Shabka (filet), à cause de l’enchevêtrement de ses vallées. Le lit des oueds, qui coulent que très rarement, est constitué de sables alluviaux et éoliens. C’est dans le creux de l’oued M’Zab, sur des pitons rocheux, que s’est érigée la pentapole ou les cinq cités : al-Atteuf (Tadjnint en berbère), Mélika (At-Mlishet), Bounoura (At-Bunur) et.....

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Aperçu Historique

En abordant l’histoire des At Mzab, force est de constater qu’on ne peut que l’intégrer comme une partie de Tamazgha (Afrique du Nord). Comprendre le Mzab d’aujourd’hui, c’est aussi reprendre la voie d’une histoire riche d’événements et de leçons. A l’ancienne population amazighe proto-tumzabt qui existe dans le Mzab depuis des temps immémoriaux, s’étaient agglutinées des familles amazighes qui avaient trouvées dans cette région meilleur refuge pendant les invasions notamment romaines; ces...

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At Mzab Amazighe d’Algérie

Les At Mzab (avec un z emphatisé) qui appartiennent au monde amazighe, est une civilisation très ancienne. Les témoignages de cette civilisation remontent aux périodes préhistoriques. De son histoire, les At Mzab possèdent une architecture traditionnelle de renommée universelle. Le Mzab est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982, ses palmeraies et ses systèmes d’irrigation qui reflètent toute une technicité, sa fameuse tapisserie, son organisation sociale ont pu garder et propulser cette société oasienne au cours des....

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Rappels Historiques

En abordant l’histoire des At Mzab, force est de constater qu’on ne peut que l’intégrer comme une partie de Tamazgha (Afrique du Nord). Comprendre le Mzab d’aujourd’hui, c’est aussi reprendre la voie d’une histoire riche d’événements et de leçons. A l’ancienne population amazighe proto-tumzabt qui existe dans le Mzab depuis des temps immémoriaux, s’étaient agglutinées des familles amazighes qui avaient trouvées dans cette région meilleur refuge pendant les invasions notamment romaines ; ces populations y avaient édifié des igherman (cités) pré-islamiques. Après...

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Structuration Sociale

La religion a était l’élément clé dans la structure sociale mozabite. Une telle communauté pour qu’elle puisse subsister malgré les agressions qu’elle a subi, elle doit avoir une volonté de survivre et de vaincre. Cette volonté est fondée systématiquement sur la base des convictions religieuses et des raisons assez logiques pour se développer à travers les générations. La religion, il n’y a pas une source de vie plus forte que les convictions religieuses. Lors de notre recherche nous avons distingué que le seul élément commun entre les différentes apparitions des sociétés mozabites est le rite Ibadhites, malgré les différences ethniques. La société mozabite se...

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Origine Ethnique Des At Mzab

Loin de toute idée simpliste, il est à préciser que le renforcement du peuplement du Mzab serait non seulement consécutif à la chute de l’Etat Rustumide et l’exode définitif des populations de Warejlen (Ouargla) et d’Isedraten (qui étaient déjà amazighes ibadhisés), mais il serait aussi le résultat de la migration dans le temps de quelques familles de la région des Aurès, de l’est algérien, d’une partie de la Libye… et de la Tunisie actuelle. Si les origines géographiques de tamazgha (amazighie) qui traversent cette société du Mzab, se chevauchent bel et bien aux divers plans, les gens ignorent superbement cette donnée pour...

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L’Organisation Urbaine

L’organisation urbaine dans le Mzab est amazighe dans son essence et musulmane dans sa doctrine. Pour mieux comprendre la portée du rite ibadhite, il faut explorer en profondeur dans le milieu socioculturel de ces populations amazighes ayant embrassé l’ibadhisme[6]. L’architecture du Mzab, qui s’intègre dans un environnement spécifique et répond à des besoins stricts, se caractérise par la simplicité. C’est pourquoi il y subsiste des pratiques hostiles au luxe et aux comportements ostentatoires. Partout dans les cités du Mzab, une des...

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MṢAB; MẒAB  ou AT MẒAB

Sans vouloir toucher le fond des choses qui appellent à consacrer beaucoup de temps aussi bien que de moyens, je dirais que le fond populaire de la région du Mẓab est quasi-totalement zénète. Les At Mẓab cités par exemple par le père de l’histoire des Imazighen Abderrahmane Ibn Xeldun sous forme arabisée Beni Muṣab, sont affiliés à At Badin (Beni Badin d’Ibn Xeldun). Les sources ibadites aussi bien que non ibadites de l’époque médiévale, ont désigné la population du Mzab par dénomination principale, à...

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Mzab Unesco

Le paysage de la vallée du M’Zab, créé au Xe siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l’environnement, l’architecture du M’Zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C’est une...

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Le Corbusier

A chaque fois que je me trouve à cours d'inspiration, je prends mon billet au Mzab" Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier), pionnier de l'architecture moderne. '' Every time I find myself lacking inspiration; I take a ticket to the Mzab'' Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier), one of the pioneers of...

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Aɣlan Pays Natal

Comment est-ce que et dans quelles conditions le système d'irrigation " Aɣlan " avait-il disparu dans le Mẓab ? La question aux historiens et au public de culture. Selon ma première enquête, bien que les sens donnés par les variantes du...

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AT IƔIRSAN Mr HOUACHE

AT MẒAB AT IƐUBAN et AT IƔIRSAN uhu “at iɣersan” amaɣer “iɣers” d laɛgab n westu d anni tqimen s westu i neffal,i nẓeṭṭ mi yecmer uẓeṭṭa-nneɣ mi niwaḍ tasefrest. Ama “iɣers” neɣ “iɣersan” ayen d jaluz n wastu ayen d....

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MÉTIER À TISSER AZEṬṬA 

Infra, selon la numérotation adoptée, ce petit vocabulaire dumétier à tisser azeṭṭa (attesté dans le Mẓab, Algérie) avec sa traduction en souhaitant avoir leurs correspondances dans vos variantes.  Tirselt (plur. Tirsal) «montant vertical». Zaraz (plur. Izuraz) «tenant».  Afeğğaj n uğenna «ensouple supérieure»....

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Abyannu 

Je saisis l’occasion pour évoquer un tout petit peu Abyannu en traitant brièvement de certains aspects y afférents. De nos jours, Abyannu est une fête annuelle se déroulant vers le 10 du mois de Muharrem dans le calendrier lunaire (premier mois de l’année hégirienne). Bien que dans le...

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ẒIRIẒA 

Dans le Mẓab, il est largement admissible que la consommation des dattes est associée à la bonne santé ! Et pourtant, tant de gens ne trouvent pas de nos jours très attrayante l’idée d’en manger couramment et ce, en dépit des qualités nutritives des dattes que ce soit à l'état frais ou sec. je cite cette...

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QUELQUES PRÉNOMS CHEZ MZAB 

PRÉNOMS MASCULINS Amenzu « le premier ». Aneğlus « l’ange ». Amestan « le protecteur, le défenseur ». Sifaw « le lumineux ». Prénoms Féminins  Taziri « La Lumière lunaire ».  Tifawt « La Clarté ». Illi « Ma fille ». Tala « La Fontaine ». Tasekkurt « La Perdrix »...

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Tafilalet écologique

Cette éco-ville dans le Sahara est un projet qui remonte à 20 ans dont l’objectif est de faire fleurir le désert, tous les habitants aidant à planter des arbres et recyclant leurs déchets Tandis que nous nous rendions en voiture au sommet de la colline, un jardin en terrasse entouré de murets de pierre est apparu dans le.....

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Francais/Tumzabt en ligne

Tifawin a aytma, Nella netleɛ awen-nessers ǧar ifassen-nwem awen wesmel ɣef tantala Tumẓabt. Imira-yu, asmel-u dis akan umawal n Tumẓabt-Tuggamant yeččer-d f awen tudemt n pdf. Neɣs deɣ a'nessif asmel s werni n tseftit n yimyagen. Asaǧǧa n wesmel zeddiɣ ul yenḍi, d isemmisen zeddiɣ llan usren. Ad tnejjmem ad...

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Aɣlan système d'irrigation

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Aɣlan ⴰⵖⵍⴰⵏ

Comment est-ce que et dans quelles conditions le système d'irrigation " Aɣlan " avait-il disparu dans le Mẓab ?

La question aux historiens et au public de culture.

Selon ma première enquête, bien que les sens donnés par les variantes du Mzab et de Figuig sont quasiment identiques, la variante de Figuig est celle ayant exploité productivement et mieux le nom aƔlan. Les variantes du Haut Atlas, de Djerba, de la vallée de M’goun et du Sud-Est marocain s’entendent mieux entre elles du point de vue sémantique. Je cite : 

- Mzab : aƔlan (pluriel non attesté) « pays (natal), patrie, bled ».
- Haut Atlas (Maroc), aƔlan (plur. iƔlan) « canal d’irrigation (à ciel ouvert) qui, à la fois, sert de conduit amenant et évacuant l’eau. L’utilité de aƔlan consiste à détourner une partie de l’eau de targa/tarğa (n waman) de son cours habituel vers les espaces à irriguer par submersion ».
- Figuig : aƔlan « patrie, nation », taƔla « oasis, palmeraie », aƔlaway « oasien », imeƔlan (au pluriel) « nationalistes, patriotiques, combattants, résistants ».
- Djerba : aƔlan (plur. iƔlanen) « canal, rigole d’irrigation ». 
- Vallée de M’goun, Maroc : aƔlan « canal d’irrigation, conduit creusé qui amène et évacue l’eau ». 
- Sud-Est marocain : aɣlan « ensemble de rameaux se détachant de la rigole principale (targa) ».

Je fais remarquer que la région de Figuig atteste le nom aƔlan qui renvoie aux sens de « patrie, nation », sachant que, contrairement au Mzab, dans cette dernière région, le pluriel iƔulan est attesté dans l’usage. Par ailleurs, le dérivé en m-, à savoir imeƔlan « nationalistes, patriotiques et, par extension, combattants », est peut-être le seul cas de l’ensemble linguistique amazighe.
J'ai été conduit à penser qu'il se peut que la vallée du Mzab (IƔzer Mẓab) ait été à un moment donné de l’histoire irriguée grâce au système aƔlan, ce qui conduisait les At Mẓab à la dénommer ainsi. Dans cette hypothèse, quelles seront les causes ayant conduit à abandonner dans le temps un tel signifié au point qu’il ne se manifeste de nos jours que sous forme d’un toponyme, sachant qu’un tel canal d’irrigation pose problème de gaspillage d’eau ? Est-ce l’on peut dire que son utilisation fut par exemple tributaire des périodes de crue ?

Dans son intervention intitulée « Remarques sur l’histoire urbaine et sociale de l’oued Mizab », Slimane Daoud Ben Youcef, sans donner une référence, écrit (le texte est en langue arabe): « … On appelle la région « Aghlan » (en faisant allusion à la région du Mzab) qui veut dire le lit de l’oued, et Taɣerdayt en langue berbère est un endroit occupé d’une rigole provenant d’aghlan… ». Puis le même auteur poursuit en écrivant : « … Et le mot aghlan et taɣerdayt avec ce sens est encore utilisé au Maroc et en Libye, même le savant vénéré Abou Bakr ben Al-Arbi fut circoncis à Aghlan, près de Fès… ». Dans ce récit portant sur la région du Mzab, je puis relever les constats suivants:
1- Le nom propre AƔlan renvoie au sens de « lit de l’oued ».
2- Le toponyme TaƔerdayt est mis en relation avec une rigole provenant d’aghlan, c’est-à-dire (selon l’auteur) du lit de l’oued (Mzab ?).
3- L’auteur dénote indirectement que le nom aƔlan est d’origine hydronymique. 
4- Il évoque l’existence du mot « aƔlan » au Maroc et en Libye avec le même sens. 
5- L’auteur confirme l’existence d’un agherm (cité fortifiée) du nom d’Aghlan, près de Fès. Cela me conduit à conclure que Aghlan (près de Fès) devait dater de l’époque du savant Abou Bakr ben Al-Arbi. 
6- Ceci étant donné, je suppose que dans le Mzab le substantif aƔlan est à l’origine un hydronyme désignant un élément qui fait partie du système d’irrigation traditionnelle et obéissant à une hiérarchisation.
Ceci étant donné, je suis conduit à conclure que le toponyme AƔlan, dans le sens de « rigole, canal » se concorde avec les substantifs renvoyant aux derniers sens. 
Pour ne pas conclure, l’unité lexicale aƔlan doit avoir une loi selon la fonction de chaque élément qui soit conditionné par son entourage et par la position qu’il occupe dans le mot. Au stade actuel, je songe à une racine de forme [гLN] ou [гL]. Dans le domaine portant sur la recherche de l’étymologie d’un nom tel que celui d'aƔlan, on peut parler de résultats définitifs, mais guère de point de vue définitif. Les résultats définitifs, absents de nos jours, sauront venir avec le développement des recherches actuelles et à venir.


Il doit y avoir une loi selon la fonction de chaque élément est conditionnée par son entourage et par la position qu’il occupe dans le mot. Ici, le /n/ final de aɣlan est contaminé par le /l/ (aɣlal) pour finir à se prononcer /l/. Comme le système des signes peut être soumis à l’arbitraire de l’usage de la langue et puisque le sentiment de la langue ne peut pas être déterminé comme cela se fait en mathématiques, il est clair qu’on ne peut pas, comme pour les influences phonétiques des sons, pouvoir établir des lois strictes et applicables à l’ensemble linguistique. Sommes-nous dans la logique de songer au fait que la situation de l’Amazighe n’est pas suffisamment analysée au plan de la psychologie phonétique ?

N.B.: Je m'excuse de ne pas avoir eu le temps d'arranger mon écrit.

 

Hammou Dabouz

Ameddučel ⴰⵎⴻⴷⴷⵓⵞⴻⵍ

grilloir cafe 2ⴰⵎⴻⴷⴷⵓⵞⴻⵍ

Ameddučel di-s sennet twalin ddsent gginet ,di-s “amidi+ačal”, “amidi” ayen d ḥed teggu tlex-č yid-s(ɛma-s).

“amidi=ameddučel=taziwi=antij=aɣrim=amɣir=tuta=anṛaw=amɣiw” d iggen unamek.

Ama “ačal” ayen d tamuṛt i nella di-s i nesgeḍḍaɛ di-s tameddurt-nneɣ necnin d imṛiwen-nneɣ.

Iziɣ “ameddučel” ayen d “mmis n tmurt” s teqbaylit , “weld leblad” s ddarja. di-s ujar n wana “saḥib” neɣ “camarade” “ ami”.

Ana “ačal” “akal” “acal” ayen d tamuṛt neɣ ijdi n tmuṛt fɣen-t-d si-s(seg-s) mennaw twalin :

1. “Ačel” igget tgeḍfett ttett takercuct d usɣer d lluḥ s teɛrabt “الأرَدة” amaɣer tṣeč (tbenna) aɛmar-s s ucal d tɣuri n tmuṛt ɣer-s dex isem bla “timdi”.

2. “Ačla” asegḍeɛ n was ɣel ḥed, d aqimi ɣel tmuṛt, asegḍeɛ n wass ɣel midden neɣ i nella nečlu ɣer-sen almendad-s (contraire) d ansa ayen d asegḍeɛ n yiḍ iggen wumcan.

3. “Tičli”d ayǧur tamuṛt s yiḍarren-nneɣ adsil deffer udsil.

4. “Ačelčeq” d tičli tamuṛt tebzeǧ sa ɣa ad yili aḍar iḥeṣṣal tlext n tmuṛt-nni yili yettǧǧa iggen usalli “čleq”.

5. “Ačellu” yettwaǧǧa jar sen yifassen s tlext neɣ ula s cṛa waḍiḍen, yella dex “tačellet” i wanni yettwaǧǧan jar yifassan s tɣuri taleqqaqt neɣ s malus.

*Twareg “imuhag” qqaren-as i tlefsa “aččel” amaɣer ikeṛṛem “ačal” “ijdi”.

6. “Acellel” (č c) aḥukki n yiggen lmaɛun s yijdi s “acal/cal” d usegdaɛ ɣef-s aman amaɣer di-s “cel” i llan d “cal” tamuṛt s yijdi-s, at bekri ṣabun-nsen d ijdi .

7. “Cleṭ” mi nekli ḥed ɣel tmuṛt.

Neqqar ula d ana “yecleṭ an uɣerda” mi t-yeṭṭef ḥed s tceḥwelt-s yezweṭ ɣel tmuṛt ayen d wu “acleṭ” ctayen di-s “cl” I llan d “cal” i llan d tamuṛt.

“Ačal” I llan d ijdi n tmuṛt yella ɣel Imaziɣen iḍiḍnin qqaren “akal” ula d necnin ɣer-nneɣ awal-u.

S iwalen i di-sen “k” amcan n "č"

8. “Akli” d asiyyeb n cṛa ad yuḍa tamuṛt.

9. “Sikel” ɣel mennaw Yimaziɣen an necnin d “aṣafer” “tičli” neɣ “tikli” dennej tmuṛt amaɣer bekli ayulu usikel-nsen yettili nnej wačal neɣ dennej wakal :nnej tmuṛt.

10. “Ankal” i llan d aja n teẓnin tamuṛt bac ad teɣmi ctayen di-s “kal”.

11. “Tikelkelt” i llan “takelfeffut” tɛada seggud uɛeddis n ulem tili s uḥukki-s tamuṛt amaɣer iras ɣef-s uɛeddis-s tḥukka ɣef-s ayulu tiẓayt n ulem.

Ula d ayenni i ttasen iḍaren-nneɣ tufet am batta aysum yeksa “takelfeffut” yettili s uḥukki n deffer uḍar tamuṛt mi nella netẓalla c tayen afsu-s “tufet s tmuṛt” “ kel d uf”.

12. “Askal” “askal n tiṭṭawin” d uqul (argab) ɣel wakal ɣel tmuṛt i llan d “kel” neɣ “akal” (bissé les yeux), maca dani di-s sen inumak (lmaɛani).

*“askal n tiṭṭawin" (Baissez les yeux) (غض البصر)

*“askal n tiṭṭ” d tamettant, ḥedenni teskel tiṭṭ-s (yemmut) uji d netta i sekkel tiṭṭ-s, twaskel-as.

13. “adehkel” di-s sen twalin “adeh” d “akal” “kel” , “awdah” s tmuṛt d aɛya s tičli akal neɣ tamuṛt .

14. “akellal” d ijdi i yeǧǧu Ṛebbi tamuṛt yettuwwa nettaǧǧa si-s yuɣleb n id cṛa d mennaw lemmaɛin d ikruten, ameǧǧaru n ukellal dani iɣzer n waɣlan yettuɣ adday n at Mlicat, tlext-s qqaren-as “aẓṛu” neɣ tlaxt n ukellal.

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

Aperçu historique

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Préhistoire:

Plusieurs zones de la Wilaya de Ghardaïa ont recélé des vestiges datant de la préhistoire, en particulier de l’âge du premier quaternaire. Les vestiges de l’homme préhistorique ont été découverts dans la région, grâce aux fouilles entreprises par les professeurs : Pierre Roffo , YVES Bonnet, Joël Abonneau, Nadjib Ferhat , Malika hachid…etc.

A)- L’industrie de la pierre :

- Site de la région d'El-Menéa

- Site de la région de Metlili,

- Site de la région de Noumerate.

- Site de la région de Laâdira Ghardaïa

B)- Les vestiges funéraires symboliques :

-  Site Aâmud Laâmiyed Guerrara,

- Site Garat Et-ttaâm Bounoura…etc.

- Site Bouhraoua.

C)- Les gravures rupestres disséminées dans les régions de:

- Site Oukhira à El-Atteuf.

- Site Intiça et Moumou à Béni Isguène,

- Site Bouhraoua

- Site le vieux ksar de Baba Saad à Ghardaïa,

- Site de Sidi Mbarek à Berriane…etc.

- Site Atfat Al katba à Daïa ben Dahoua.

- Ainsi qu’au long des deux rives de Oued Mzab.

  D'après des recherches scientifiques ces gravures datent entre 18.000 ans A.J.C et  5.000 ans A. J.C. de la période LYBYCO BERBER de l'age de bronze.

- ROFFO. Pierre

   Les civilisations paléolithiques du M'Zab   1934

- YVES Bonnet

    Gravures rupestres du M’zab. 1962.  

- JOEL abonneau:

    La préhistoire du M'zab 1986

- NADJIB Ferhat:

   De l'art rupestre intégré dans un lotissement urbain (le cas du site du Belvédère de Béni – Isguène) 2001

Moyen age

     Les Ibadhites qui furent les pionniers de cette civilisation  et les premiers bâtisseurs de la vallée du M'zab y ont élu domicile après avoir choisi le chemin de l’exil qui les conduisit de la ville de TAHERT, capitale de l’état Rostomide, après la destruction de celle ci en 909, et après une  épisode de galère et d’errance ont opté en fin de compte pour s’installer définitivement dans la vallée du M’zab pourtant hostile à toute forme de vie, inhospitalière, et caractérisée par la forte aridité de son sol ainsi que la rareté de ses ressources en eaux.

     Les Ibadhites ont entrepris l’urbanisation progressive de cette vallée, conséquemment à l’avènement de la halqua des Azzaba ibadite a partir du (10ème siècle J.C.). En institutionnalisant la pratique cultuelle, en inculquant aux populations de la vallée le sens de l’institution et sa primauté sur l’action tribale ou individuelle et en établissant la normalisation comme base de toute action, les cheikhs des halqua ont réussi à enclencher un processus d’urbanisation de toute la vallée et au-delà du Mzab, qui s’est étalé sur une période de plus de dix siècles.

    Auparavant, la vallée du Mzab avait connu un enguirlandement de groupements tribal, datés entre le 8ème et le 10ème siècle, il s'agit des ruines des premiers ksours Berbères de la vallée précédant la création de la pentapole. Parmi les vestiges célèbres, figurent les ksours tombés en ruine.

A titre d’illustration,  nous pouvons citer les vestiges des ksars suivants :

-         Ksar de Talazdit (pelote de laine) près du barrage d’El Atteuf.

-         Ksar de Aoulawal (martyr) dans l’oasis d’El Atteuf.

-         Ksar de Tamezert dans la palmeraie de Bounoura

-         Ksar de Agherm-N’ouadday au sud de la cité de Mélika fondé en 1012.

-         Ksar de Baba Saâd qui surplombe la ville de Ghardaïa fondé en 1004. 

-         Ksar Taourirt a El-menéaa en 10ème siècle.

-         Ksour Tirichine, Agnounay, Tlat Moussa dans la palmeraie de Béni-Isguène

    Avec l’avènement de la halqua, les mozabites ont réussi à asseoir les fondements d’une nouvelle vie distinguée par une urbanisation perfectionniste, qui a abouti à la mise en valeur de ces contrées réfractaires – à l’origine - à toute implantation durable.

    Cette installation a donne naissance à cinq magnifiques cités dotées chacune de sa palmeraie. Ces villes furent construites successivement selon le même schéma structurel durant la période allant de 1012 à 1353 le long du lit d'Oued M’ zab.

OPVM

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  • ⵜⴰⵎⵛⴻⴹⵜ & ⵜⴰⴽⴻⵔⵔⴰⴹⵜ

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  • "Un c'set "igg" ou "iggen

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    il y a lieu de corriger comme suit: iggen (forme attestée) et non pas igg (forme non attestée). 
    pour l’adjectif numéral féminin igget (sur lequel il s’était appuyé pour prononcer " igg "), il s’agit pour " igget = (une) " de la chute de la consonne radicale /N/ : Igget est à ...
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Asemdi n Tesreḍt

ⴰⵙⴻⵎⴷⵉ ⵏ ⵜⴻⵙⵔⴻⴹⵜ 

S yisem n yella amellay amesmullu

Tẓallit d uzul ɣef waser-neɣ Moḥammed  Tẓallit d uzul ɣef-s

Yenna Bab-neɣ Lquran :

« Faᶁekkir fa inna ᶁᶁikraa tefaɛu lmuuminiin »

Asemdi n tesreḍt

A id bab n wul ! A wasi yeččer-d aǧa n tyetti ! A wasi iteqqel ɣel dessat, yessers jar tiṭṭawin-s ayn i yeẓwan ! A wasi tiṭṭ-s tella dy useǧmi wiǧi day tɣawsa-s!

Al melmi nejju iles-neɣ yettewuwwu, itett iman-s, iqedda bessi bessi. Iles-neɣ d iles n tumẓabt, nexs nneɣ wel nɣis, d ayn i yeǧu Ṛebbi.

Iles-neɣ neṭṭed-t aɣi n mamma-neɣ, Ad yeqqim imaṛu neǧ-as kukku n zaza, nexs ad nejjumi ayen i wel nettujumuy; ctud necin neqqar lac i batta aɛzam-s, i batta aseɛzem-s, i batta ad t-nesselmed ?! Yak nella nessen-as ! Batta neqqel ɣer-s, ini d aweḍḍer. Mahella, d batta netta gaɛ, idles d tseka n tumẓabt ?!

Taleqqi n yiles, taleqqi n yidles, taleqqi n tsekla, taleqqi-neɣ ctud, necnin nerǧel ɣef-s tawurt nekli-y-as tagzint, d necnin nɣas, ami ɣi nella nedra ɣef wayen i aɣen-d-qqnen !

Twaɣit wel telli day ‘‘aḍɣa taǧa’’, twaɣit tameqqwrant dy ‘ulɣem yeḥfeẓ ɣef tedra, yeqqim iteddi ḍar.

A wissen mimi ? a wissen hami ? a wissen ha mimi ? awen tmeǧa-y-u d awen uɣasi-y-u ?

Wi ɣer-s awal-s d wenni d awal; awal widiḍen d aɛrak dy weɛrak, as-yeɛrek wedlil, ul-s ad yaḍen, tiṭṭ-s ad-ttwaden, ad-d-yedwel ixezzer lili d tamemt s’ad yili s tma-s.

Wel ssineɣ hami, ač tičelt, mi d-niwi aɣlad gaɛ a-y-at weɣlan, a-y-at yiɣersan, nessawal ɣef uẓur-neɣ, nessawal ɣef umezruy-neɣ, nbedder gaɛ ma yella cṛa, ad yeqqim iles-neɣ, nettic-as tunt-s ɣi iɣef n umur ; am batta neggʷed ad d-uḍan ɣef-neɣ yifraɣ n ujenna.

As-d ɣi ussan-u, tamejjida n keṛkuṛa, ḍran dy-s sawussan n tsekla “lhuwiyya lmizabiya beyn lmaaḍi wa lḥaaḍir”. A yezɛemen d iwalen ayen i yettwannan dy-s, ad yeqqim an dima, iles tleqqi-s, tameddit igget teḍḥa-y-as-d; ami ɣi tella d jar tsemsin d tinniḍes; ammenni d “selha wi hellken tejjed mucc ad iṛaṛ”.

Tammeddit nni yewwa-neɣ Ɛumer u Sliman n Buseɛda, Ṛebbi ad yeǧǧ dy-s tanemmirt, yuc-as azel d ameqqʷran i wiwal n tumẓabt, nettaha tili ujar. Gaɛ mɛa wammen, yettbayan-d an wi ucin ẓiriẓa i tɣiḍaḍ.

Imar n warusun tamurt n at ɛrab, yettwales ɣef-sen, ttuɣen neḍḍlen yessi-tsen d tineǧlas netniti ddrent.

Imar-u ncnin, dessat tiṭṭawin, nẓar iles-neɣ yettwaṭṭef yettwaḥnek yettleggef, yeqqim yettnusa, wiǧi s at wezɣar, netta s id bab-s ininni i llan wwten iẓuran, sčin tifeɣsa qqimen-as dy-sent i w’ad xsen attaf, qqimen tebbčen ɣef wuḍar iggen, qqnen-as lḥenni i ḍar wiḍiḍen, jjen-t ammeni d netta yeqqen, d netnin ɣilen yella irenni d aswa, assenni as-fečen, ad d-yeffeɣ, yeǧu taǧerfi !!! Aw ɣilen s wamwu llan ttarran ɣef Ddin, llan ttarran ɣef teɛrat; batta tuni-y-u tgaḥer-tt tumẓbt ad teẓwa d iwzan ! tifeɣsa ttwaɣent d wemčan yeẓwa ! am batta iles yeskeḥḥaz yewma-s ! wiǧi ttemwatan wiǧi ttemsaman ! yak wi ten-ssnen gaɛ rennin dy-s d arni.

Ddin wel asen-yenni ttat ilsen-wem ttat iman-nwem. Zeddiɣ ad yas was ad taɣem Ddin s awen tečli-y-u, amaɣer Yuc - bab n tidet - wel yenni amwu. Yak yeqqar-aneɣ « Tella dy uselfi n yiǧenwan d tmurt d unufli n yilsawen-nwem d wuɣmayen-nwem, igget llayat i midden »

Umẓab neɣs-it yemda yeṭṭef iman-s, yeṭṭef tisreḍt-s, an yimaziɣen imezwar:

Tariq u Ziyad, Yucef u Tacfin, ccix Ḥemmu u Lḥaǧ, ccix Ṭfeyec, ccix Beyyuḍ, ccix Saleḥ u Yeḥya Taleb Baḥmed, ccix Ḥemmu Ɛisa Nnuri, ccix Muḥemmed Ɛli Debbouz, Remḍan Ḥemmud, Mufdi Zakariya, lalla Mamma n Sliman …

Umẓab wel yiniz wel yettinez ɣi Uǧellid ameqqʷran. Yeqqen-aneɣ ad nili nbedd nemsed, wiǧi neǧu taleqqi neqqim umetri.

Tacma n midden wel ggʷiden i Ṛebbi wel ttiǧin cra dessat, tadrusi d tdummict igget teṭṭef dy Ṛebbi, d ufulles-nsen yewwet iẓuran.

Umẓab s tečli-s d yiles-s d uɣil-s, ixef-s wel yiniz, tawejimt-s wel tekkurreẓ. Wel t-yettɣiḍi ɣi asennan n ṭṭebsi amwa asennan n tẓiwa nessen d amčan-s.

« batta wel ay-tumined a ccix Baba ultǧemma, aɣ fuḥ aɣerraf-ikʷ.

Wi samman “madaɣ”? batta d lmeɛna-s? Awissen hami ttwattes leblaket s wemčan-s awen yilan-u?

Init-i hemmu, at Iṛan (Lfuṛs) batta asen-yeḍra si kutren iles-nsen ? A wissen imaṛu mani llan iwḍen! yak netnin llan d iggen si yimselmen ?! Maneč iteqqel ɣer-sen wasi wel yiɣis Lislam yenkeṛ id bab-s ?!

Ha taɣerma n at Ṛustum ! iǧuren abrid n tidet d tesreḍt i gedden i d-yuzen sy-s uǧellid n yiǧeldan aser neɣ Muḥamed “ tẓallit d uzul ɣef-s ”. S yidles-nsen iwḍen itran, d yiles-nsen d yiles n teɛrabt ɣer-sen batta urin, ula d iggen sy-sen wel ten-yerri ɣel deffer ; bedden ɣef yiḍaren sy-sen ay snin, ṭṭefen ssiǧuren tamurt n tefriqt, iwḍen ssiwḍen.

Wel n tetti dex, tabejna n at waman, tinez, texs nneɣ wel tɣis, teǧ s Dzayer-neɣ, s wayn i ssersen d wayni d-jjin iẓuran neɣ.

Taɣerma-y-u tunu, wel tunu tesreḍt, si ttuẓunen wawwaten ǧen fus dy way jar asen; wu d ayen i jeǧu Ṛebbi tamurt-s. Aseyyeb ɣi bessi bessi yella yessawaḍ ɣel temsi.

Yak Ṛebbi yettwelleh-aneɣ ɣef llayat-s bac ad t-neqra nfulles sy-s afulles n tidet. Ad neggʷed ɣef iman-neɣ, ǧ amwu yekli-aneɣ akḍi udaymun Iblis, teḍfer-t timlewweḥt.

Mi nella nettaǧǧa s wayen i yenna Ṛebbi, necnin nettajja ayen aɣen-d-baynen wel netteffeɣ dy-s; ad nessen neẓwa dy-s, ula, abrid i niwi yessu s tedduli. Dinni, adaymun ad yaf iman-s yerkes s tbeḥnak.

Ɣel mani neẓwa a tawmat s wekrad n tɣeggwaḍin?

Ɣel mani neẓwa s weṛwal ɣef tili-neɣ?

Batta aɣen d-asen? s waǧa an usil mi t-teṭṭef tiggʷdi?

Batta iwalen-u llan day d ahertef, sečret-i s yiḍes tinim-i mani lliɣ, ad taɣem tanemmirt.

Yak yella yiles d azedda jar midden, manč i yella dex d aseffi n yidles (izelwan d yinzan d yiwalen n yizemniyen d tenfas n zzman); mi yeccuṛ useffi ideggwel-

d d tisit n iǧenwan, ammas n sulles ad naf yenkel dy-s uyur. Aseffi ! si-s ad tsew tǧemmi ! ; yella wi t-neddlen w’as-yiwi ẓaẓa, itteqqel ɣi ɣel temčalt n wuzzal d tininni n plaṣtik, d jaj n wul-s yeqqar : tanemmirt yuɣ-it uggwaman ‘’Lebeau’’ ; ɣi llimet a tirsin ! ẓwan ya wussan ncemt ! Iɣil llan wussan as-qqimen ɣi ɣef wudem iggen.

Tẓukki tessif tičli n tḥejjamt ɣef tečli n mamma-s, taf iman-s wel telli la dy tečli-s wala dy ukusi !

Yewwa-neɣ Ɛebdelwahab u Ḥemmu n Fexxar yenna :

S’aɣa ad tafed tiẓnent tesxumbur ɣef waman

D tecmist i tẓeṭṭed tḍtika ɣef wulman

Taleqqi n w’ad inin, taleqqi n w’ad arin

S yilis n mamma-kw tifirt-s dimudan

Yewwa-neɣ Salaḥ u L ḥaǧ Ɛumeṛ n Tricin yenna :

Tameddurt an ufejjaj taleqqi n waɣa t-namen

Mi yefrires ad yuzur wel yettif w’aɣa t-naden.

A wasi mi sell awal, yettqima iḍerren yesmeḍran dy-s, wiǧi yettqima wiwal day timeẓɣin-s ! sell ɣel yiwalen-u tinid awal-č :

A i yettmunkuẓen iqedda

A i yettasen yattaweḍ-d

Fus n ujenna yif fus n wadday.

Ad nili fus dy ufus, w’aɣen yetteṭṭef čus ; ula d iggen usuf maneč i yexs yili w ‘aɣen-yettiwi, nawi sy-s taḍfi.

W’aɣen-ẓẓlen fus yas-d s tzeɛmi, as-neṭṭef fus neǧ-it seǧ-neɣ.

Gaɛ wi haten ad yeǧǧ deǧ-neɣ fus, yerr-t-id umaṛu yaɣ s deffer ufus.

Tamemt tteffeɣ-d dy buḍ n ubaǧu, s ad tili teyni ayniw di weyniw an yixsan n tbejna lac disen uxmir lac disen tasemmi. Tazizawt i uṛebbeb n ubaǧu, d uṛebbeb s ultqbala ɣi ini d aserbi, s wač cra mčan-s ad tgedd taǧuri alin-d yiɣerman ifawen wussan ; wi usmen yusem, ad yasem ɣef iman-s ; mi d tuli tfuyt cṛa ad yellisew cṛa ad icac.

Wi xsen yeggʷed i Ṛebbi, aǧellid n yiǧeldan, ula d cṛa wel t-yettirri ɣef webrid n tzeɛmi d werni ɣel dessat.

Wi hessen, yeggʷed i bercen ɛeffu, yettami-y-as iḍaren, yettwenneɣ-as i wemcum laɣna isellek sy-s, ad yeqqim dinni, d yinni iteddi-t. ureɣ-s ad-t-yessewreɣ, tamurt-s ad-t-tecc yader-t umadun.

Ṛebbi ixellef ɣef ccejṛet wel ixellef ɣef wi ttnettfen.

A Ṛebbi a Bab-neɣ, a wennni wel t-itebbi la azellal la iggen yiḍes , a Yella a Yuc,

Tadergit ɣer-č ɣef yir n bab n tesmin mi yusem. Awes-aneɣ dy wuṭuf abrid i gedden, abrid n wasi trid-t tǧed dy-s tinemmirin, wiǧi abrid n ininni i uɣin tiwri-č, d ininni ijemḍen,

Stum tidiwt-neɣ, a y-Amegdah, sifaw-aneɣ abrid, teǧed ul-neɣ d aklu n tzeɛmi, teǧed iles-neɣ ineffes-d tidet mani ɣ’ad tili. Ad nili d imsifawen d inaren ttarran-d we ḥfẓen ticutar. Tlaɣbed-aneɣ s waman d laman, ad ssedren ulawen d yijedlawen, ad ccaṛent tersin, alinet tersal.

Ammen a Yuc !

Yenna Ṛebbi adlis-s :

“Wamaa aṛselnaa min ṛasuulin illa bilisaani qawmihi liyubeyyina lhum fayuḍillu men yacaa wa yehdii men yacaa wa huwa lɛazizu lḥakiim” tsurrit n Ibṛahim, llayet 4

“inna fi xelqi ssamaawaati wa larḍi wa xtilaafi llelyli wa nnahaṛ la aayatin la aayaatin li uuli l albab” tsurrit n aali ɛimṛan, llayet 190

“inna fi xelqi ssamaawaati wa larḍi wa xtilaafi alsinatikum wa lwaanikum la aayatin lilɛaalamin -22- wamin aayatihi manaamukum billayli wa nnahaari la ayaatin liqawmin yesmaɛuun -23- … al llayet: fa aqim wejhaka li ddin ḥaniifen fiṭrata llahi llatii faṭara nnasa ɛalehaa laa tendiila lixelqi llahi ᶁaalika ddinu lqeyyimu walaakinna aktara nnasi laa yesmaɛuun -30-” tsurrit n ṛṛum, llayat si 22 al 30

Yenna dex ɣel dessat:

“Wamaa anta bihaadi lɛumyi ɛen ḍalaalatihumu in tusmiɛu illa man yuminu bi aayaatinaa fa hum muslimuun ” tsurrit n ṛṛum, llayet 53.

- ntidet ayen I yenna Yella –

At Bunur

grilloir cafe 2At Bunur

ⴰⵜ ⴱⵓⵏⵓⵔ

Nniɣ ya ad alseɣ (ad ɛawdeɣ) belli nettarra dima ismawen n yiɣerman-nneɣ ɣel yils n teɛrabt tuni d igget twaɣit ula d ana “at Bunur” nettar-t ɣel teɛrabt “annur” neɣ “nuṛa” batta awen usxarwec ,batta i d-yiwin awen ismawen ɣel midden-nneɣ neɣ ula ɣel wewrir iɛemren di-s “at Bunur”.

Iziɣ s mani yettwasamma at Bunur, “At” yettic taddart neɣ taɛcirt (midden n) amma “Bunur” ul ufiɣ igget teɛcirt neɣ igget teddart qqaren-as Bunur neɣ ula idi-s n awen yisem.

Ama netta ufiɣ mennaw imucan s yisem-u yella

• “Bunur” jar “Lexrub d ɛin bayḍa” (lexroub et ain bayda).

• “Bunwaṛa” lḥumat n “Qsantina” (constantine).

• “Bennur” lḥumat n “dzayir” (alger) ,“Bennur” d isem n iggen usfar (dwa) s tumẓabt “tilutin” (النباتات الطبية) neɣ “aɣemmay n usesfer”.

Iziɣ “at Bunur” d isem n igget tmuṛt neɣ lḥumet i d-dusin si-s(seg-s).

Mass Ḥawwac ɛebd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

(بتصرف) s urni

بقلم بامون عيسى‎

At Ibergan Bergan

grilloir cafe 2At Ibergan / Bergan

ⴰⵜ ⵉⴱⴻⵔⴳⴰⵏ / ⴱⴻⵔⴳⴰⵏ

An dima a necnin nettarra ismawen n yiɣerman-nneɣ ɣel teɛrabt, zeddiɣ ɣel wass-u ul ssineɣ batta ɣen tḥazan d hami .d necnin nettic-as i ḥed waḍiḍen mani ɣa ad yeṭṭef bac aɣen-yini d necci i zzareɣ dex anni ɣa ad yini deffer wammu ad t-nelmeẓ ,nexs neɣ ul nxiss an win lemẓen tiɛeddafin amaɣer d necnin nuc-asen mani ɣa ad ɛuɛcen ɣer-neɣ.

Neqqar « bir rayan » tirest teṛwa d nettaha teṛwa ?! Neɣ tesṛugga tu d tumẓabt !! Neɣ d taɛrabt !! afsu-yu ul d-yusi d almendad la ɣelda la ɣelda. D tamuṛt d tazdayt i ṛuggan s tirest uhu d tirest iman-s, ujar n wammu hami lḥumet n ay tulu taneẓruft-nneɣ qqaren-as i tirest « lḥasi » hami ɣir tirest-nneɣ nnan-as « bir ».

Iziɣ ana « bir rayan » d txerwic azeɛluk.

Ama isem illan d almendad i yuɣerm n berriyan ayen d “Bergan” d “at ibergan” “g” yedwel-d “y”

An wana:

• Agsum---- aysum s tumẓabt

• Agur ---- ayur s tumzabt

D batta “Bergan” neɣ “At ibergan” ayen d ana “taxxamt” s yiles-nneɣ amaɣer yeẓwa ya s midden iggen yimaṛ (tallit-lwaqt) imezwar-nsen zedɣen ifri (في العراء) neɣ igget texxamt dessat ma ɣa ad ǧǧen tiddar d yiɣerman, iziɣ ana “bergan” dy-s sen n id wafsu:

• afsu amezwar: ayen d midden imeǧǧura iẓwan ssani (taɣerdayt d iḍiḍnin) zedɣen tixxamin aggwud uɣerm sijek ɣa ad seccen tiddar.

• Afsu fayed sen: tuɣen midden ẓeṭṭen uflij “aflij” ayen d anni ẓeṭṭen ,ijennin sy-s taxxamt yettuẓeṭṭ iẓeṭṭwan jedṛaṛi d tifuɣalin (ḥizamat) s lewbaṛ d uẓaw bac ul yesgeḍḍiɛ aman, bac ad tili taxxamt.

Midden iẓwan sani d imeǧǧura bedren sy-sen (at nuḥ - at ben naser - at baxxa - leɛfafra - ncacba) (ات نوح - ات بن ناصر- ات باخا-لعفافرة – نشاشبة ) qqaren balli netnin ucin-as isem-s i yuɣerm.

Awen uɣerm yettuɣ ya yeɛmer s midden d ijiman n yilan amaɣer timuṛa-s d tiweḥdiyin d mennaw isaffan (suf) kellin deg-s, ul igemman ad tili bergan teɛmer ɣir hna hna .

Anni aɣen-seccnen imekras taddart n ncacba n bergan i ɣer-sen tinzar,ininni ykelben f umezruy-nsen ufin yuɣleb n id cṛa d yidsilen ɣef ininni nettuɣ nessawal ɣef-sen iɛemren timuṛa-yu s yijiman n yilan, ufin yuɣleb n yizmulen-nsen iwriren d yineɣran inḍen s uɣerm n bergan, ufin ula d tira-nsen deg yuɣleb n yimucan tira-yu illan ɣer-s d yijiman n yilan,ufin ula d lḥerǧ-nsen,awen yizmulan llan an tiṭ n tfuyt i wasi xsen ad t-yergeb,tfuyt i xsen ad adnen s bu siyyar,ayen izmulan qqaren-aneɣ nella da d azmul n ayen midden i tillim tessercusem ɣef-sen,llan ɣel wass-u (leḥniyet - infusen –baba seɛd –ccuf –balluḥ n wadday d ujenna) ufin dex ula d tira-nsen Tifinaɣ iwriren;ibessiwen-u qqaren belli ɣer-neɣ yijiman d yijiman n yilan (الاف السنوات).

“Bergan neɣ birigan” isem-u yella di mennaw n idlisen ttwarin dessat ma ɣa ad d-asen at waman d deffer wasa-nsen; urin “bergan” neɣ “birgan” batta nessiwel f uɣerm neɣ “iberganen” batta nessiwel f midden-s.

Yella s at waman d iggen uɛrab i yurin s bergan an:

• Charle Willyan eng 1826 p16

• Dr.Chaw Tomar 1743

• Ibn din aɣwaṭi 1826 p26

Mass Ḥawwac ɛebd Reḥman

(Ṛebbi ad t-yeṛḥem)

(بتصرف) s urni

بقلم بامون عيسى‎

At iɛuban

grilloir cafe 2ⴰⵜ ⵉⵄⵓⴱⴰⵏ

Ismawen i ɣer-neɣ iles-nneɣ n tumẓabt samman si-s(seg-s) imezwaren-nneɣ iɣerman-nsen d iɣulad-nsen d tjemmi-nsen bac mi ten-nebder ad nessen asnen taṛwa-nneɣ batta d afsu-nsen qqaren-as (la toponymie) neɣ (علم دراسة اسماء الامكنة) s taɛrabt.

Dessat maɣa ad ssiwleɣ f (ɣef) awen ismawen qqaren-aneɣ midden “at iɛuban” “at iɣirsan” “at mẓab” batta d afsu n ac yigg(yiggen) n awen ismawen.

zzar batta d “at iɛuban” mi nessiwel f (ɣef) igg (iggen) ad nini “ug ɛuban” ama batta nessiwel f (ɣef) mennaw ad nini “at iɛuban” ayen d ininni n waɛban ama aɛban ayen d aḥuli n ḍḍuft i teqqnen irǧazen bakri yettili yeddi yeẓẓa yizi bessi tazeǧret-s addan si-s (seg-s) d uqun am manci nniɣ ayen d aḥuli i teqqnen “Infusiyen” (at nafusa) “Libiyan” ɣel wass-u nettusamma ɣer-s amaɣer imezwar-nneɣ ttuɣen ẓaṭṭen-t tteqqnen-t ufuɣ-nsen ɣel weɣlad tadnen si-s (seg-s) tessun-t i yiḍas ayen d wuni d “aɛban”

ttuɣen ula “d Ruman” ttiṛḍen-t bbin-t s ɣer-neɣ lmeden-t s “imaziɣen” qqaren-as ula d ana “le pany” ctayen ula d ana “pany” “p” d “b” d iggen yerwaz-d i wana “aɛban” yucu dex s tuggamant “pon” i llan d taǧḍat n waɛban ama aḥuli i teqqnen iɛezzaben-nneɣ qqaren-as “aḥuli aɣrizi” amaɣer yettas-d yettuẓeṭ “aɣriz” igg(iggen) uɣerm yidi-s n “Mɛasker” yettili yefsus (yexfif) ul yeddi yuɣleb ama d aḥuli i tteqqen tameṭṭut-nneɣ ass-u d “aḥuli n Gafṣa” “Tunis” yili yettuẓeṭ ula dani uhu gaɛ d ḍḍuft yettili meɣlut ama aɛban i nettusamma ɣer-s ul d-yeqqim la aẓeṭṭa-s wala uqun-s s wanni yella yizi tazeǧrat neqqar ula d ana i ḥed ittalin i huggan iɣulad d war cɣal mebla taḍfi neqqar ḥad-nni yella yeffal aɛban ayen d ana yella (yetkeyyel iɣulad)

bekri yettuɣ uɛban yettubecca ammas n rrammet n wumdan i wexdam saɣa ad it-tubec yettaǧǧa aɛebbun an wenni i taǧǧa timelḥaft n tmeṭṭut neɣ ticbart n werǧaz mi ttubeccen “aɛebbun” ayen d ljib n yidmaren n at bekri ctayen ula d ana aɛebbun yeffeɣ-d s wana aɛban ula d uqun yella wasi s yimaziɣen yeqqar-as “aben” i wcin aɛban d uɛebbun ula d “tbanit” ttwaqqan bac ul txugweḍ

ɣer-neɣ dex “awebben” i llan uqun n ḥad yessuǧum i ḥad waḍiḍen yeqqen ɛma-s(yid-s) ad mlagan w’as-d-yusi (ul as-d-yusi) ad d-ini iwebben-yi ayen d ana yeqqan-yi ssuǧumeɣ-as.

ɣer-neɣ dex ayṛiḍ igget lmeḥḥemet n tbejna neqqar-as “tbaniqt” amaɣer ula d nettaha twaqqan tabejna ɣel wecṛum n tmeṭṭut tjerru si-s(sig-s) ẓaw-s tḥeḍḍat mi yili yebzej teffeɣ-d s usired neɣ s waman i ḥman.

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

At iɣirsan

grilloir cafe 2ⴰⵜ ⵉⵖⵉⵔⵙⴰⵏ

uhu “at iɣersan” amaɣer “iɣers” d laɛgab “حثالة , بقايا” n westu d anni tqimen s westu i neffal,i nẓeṭṭ mi yecmer uẓeṭṭa-nneɣ mi niwaḍ tasefrest.

Ama “iɣers” neɣ “iɣersan” ayen d jaluz n wastu ayen d tinelwin ayen d iɣersan i tqiman-d deffer maɣa ad nenqed aẓeṭṭa-nneɣ nniɣ ya dex belli neqqar ula d ana “Ṛebbi as-yuc tiyti i yiɣers i sxugwaḍen” iziɣ ula neccnin aɣen-yuc tiyti axaṭer d iɣersan iziɣ ul igemmen ad nettusamma s jaluz i tqimen s uẓeṭṭa mi yecmer yenqeḍ uẓeṭṭa-nneɣ ayen d anni i tqimen itwaṭṭaf s tsefrest.

S at imaṛ-u yella wasi yettḍabbeɛ-t d aḍebbeɛ (iɣersan) ul ileḥḥi ula d alḥa i wuqun-nsen d waja si-sen (seg-sen) iggen uẓeṭṭa waḍiḍen ,ama bekri tqiman-t-as tiwessarin cersen-t igg(iggen) ɣel wiḍiḍen ẓeṭṭen si-s (seg-s) igget taziret n ameẓẓanen neɣ igg n usammaṛu i wazuɣ(suq) at bekri ɛemṛi ul ḍebbɛen cra lexxer ad nettusamma ɣel westu neɣ wulman dex hami nettusamma ɣel cra xedmen-t neɣ ẓeṭṭen-t d tisednan-nneɣ iziɣ ana i llan d almendad “at iɣirsan” ayen d tirest taẓeǧrart(taẓeǧṛaṛt)

i ɣer-neɣ dani iɣzer n weɣlan n seẓẓ n tmeṛwin(60) n yiɣallen d ujar ,nettusamma ɣer-sent amaɣer d necnin imezwar i d-nesseɣẓu d irǧazen-nneɣ imezwar-nneɣ netnin ḥfaren-ten

wa’ɣen yezzar ḥad timura-y-u neɣ ula timura n tmeddurt-u i d-yesselfa ujellid ameqran wa’ɣen yezzar ḥah aseɣẓu n awen ijiman (Des milliers) n tirsin igget fidis n tiḍiḍat

mennect n tecṛumin i d-qqimen buḍ-nsent telli ɣer-sen tirest-nni zeddiɣ ul tiwiḍ aman zeddiɣ ul yeqdi aseɣzu-s

batta netwasmma f awen tirsin d iggen cna d azeɛluk yizi amaɣer d irǧazen s yiɣellen-nsen s tezmert-nsen s tyetti-nsen neǧmen seɣẓun ayen yijiman n tersin aren-d awen tamurt-u ayulu d tadalit .

ctayen nẓun, nettwasamma ɣel wayen ixedman tisednan-nneɣ ayen « at iɛuban » nettusamma dex ɣel wanni iseɣẓun irǧazen-nneɣ ayen d tirsin tiẓeǧrarin ayen « at iɣirsan » necnin d at tirsin uhu d at jaluz i tqiman s uẓeṭṭa.

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

At isǧen

grilloir cafe 2Ismawen n yiɣerman

ⴰⵜ ⵉⵣⵊⴻⵏ

“At isǧen” uhu d ana “abni w skan” an manc sxerwicen midden-nneɣ neɣ taṛawa-nneɣ nniɣ ya belli nexs walu arra n yismawen-nneɣ ɣel wiwal n taɛrabt ,iwamen i ǧǧin nec i samman imezwaren-nneɣ ,dex uhu d ana “At wezǧen” “At wezǧen n webrid” amaɣer usind azǧen n webrid jar “tɣerdayt” d “At bunur” ula d ana-yu d asxerwec.

“At” ayen d “ana midden n” neɣ “ininni n” neɣ “taṛwa n” ctayen awen “At” neḍṛen-t d almendad ɣel taɛrabt “ben” ama “sǧen” “zǧen” an wana “mlikeč” yedwel-d “mlika”

“At isǧen” leṣl-ess “At isgen” s “g” wuni uhu d aɛrak ayen d ammen amaɣer “g” i duwwel-d “ǧ” iles-nneɣ d mennaw id wana ctayen neqqar “deǧǧiḍ” batta nessiwel f (ɣef) cra yetwaǧǧ di (deg) yiḍ ama netta “deg yiḍ” “ di yiḍ” “g” yedwel-d “ǧ” nini neqqar “diǧǧiḍ” ayen d ammen uhu d aɛrak ctayen dex “At warejlen” qqaren ɣel wass-u “deg iḍ” dex mi nexs ad nini “iggen” ama netta yuɣleb n Imaziɣen qqaren “ iǧǧ” iziɣ maɛlic ad nini “At isǧen” amcan n wana “At isgen” awen “isgen” d batta ?

“Isgen” an “Mlikeč” d igget teddart tazeɛlukt al tizi d Imaziɣen id baba-s s wanni llan di yuɣlub takkurrez ɣef-sen tamuṛt d terḍunt yili yegmen ad ẓunen bac ad bersen f uɣṛum ,yella dex ula d imenɣan ,ul ẓunen f tiččelt igget ,di mennaw teččal, dac tnada teẓwa ɣel igget tma taddart-u qqaren-as “Segniya” d Imaziɣen d mummu n Yimaziɣen ufiɣ-ten di mennaw imucan tamuṛt n Tmazɣa “ jar Tbatent d Vgayet (Batna-Bijaya) - Ɛin mlila – Sirta (constantine) - Ɛin bayḍa – Tbessa –Tizi ouzou” awen wasa-yu ɣer-s timmaḍ d yijiman n yilan ,maca ttuɣen-t ya timuṛa-yu ɛmarent “Agnunay – Murki – Bukyaw – Tafilalt – Tercin d ujar” d iɣerman nḍan si d-usin “At isgen” d imeǧura n wi i d-usin ɣel tmuṛt i llan di-s imaṛ-u ucin-as isem-nsen i yuɣerm i llan di-s ass-u amaɣer usin-d di yuɣleb ujar n ininni i ten-azzaren timuṛa-y-nni dex tayetti-nsen d uyetli-nsen ujar d ujar s wammen yetwewc-as isem-nsen “At isgen” neqqar ula d ana “yessegni”

Ɣel wass-u ujar n mṛaw n teddart i llant “At isgen” llant dex timuṛa i bderex-ten .

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

At mlicet At mličet

grilloir cafe 2Ismawen n yiɣerman

ⴰⵜ ⵎⵍⵉⵛⴻⵜ

Ass-u ad ssiwleɣ f (ɣef) uɣerm n “At mlicet” as neqqar “Mlika” batta d ana “Mlika” an dima nexs arra n yismawen n iɣerman-nneɣ d mennaw ismawen iḍiḍnin ɣel yiles n teɛrabt « At mlicet » d isem n midden i d-usin ɛemren-t yella ɣer-sen d yijiman n yilan (آلاف الاعوام) qqaren-asen y’awen midden “At mlikeč” “At” ayen d ana “midden n” neɣ “ininni n” neɣ “taṛwa n” dani “At mlikeč” midden n “mlikeč” At mlikeč d igget teddart d igget teɛcirt tazeɛlukt al d tizi n Imaziɣen tella di (deg) yuɣlub n yimucan n Tmazɣa .

Ẓunen midden n ayen teɛcirt tazeɛlukt amaɣer ilin di (deg) yuɣlub neɣ ẓunen s yimenɣan fel jal n weɣṛum d wudur an ma yella ḥed waḍiḍen ayulu timuṛa n awen tmeddurt ul d-usin ayulu ɣer awen tmuṛa-yu ufiɣ-ten di (deg) yuɣlub iɣerman d lḥumat ,llan ɣel wass-u ayulu n tmuṛa i nḍent f uwrir azeɛluk i seqqaren « Djeṛjṛa »llan dex lhumAt n « Setif –lburj – Aqbu – Tubirt(bouira) – draɛ lmizan(tizi ouzou) – bgayet (bijaya) » ufiɣ dex di awen “At mlikeč” ɣer-sen mennaw teddar illan-t ɣel wass-u “At mlicet” imenɣan d uẓuni n midden llan si (seg) taṛwa n baba-nneɣ amezwar ,midden tmenɣan ,tẓunan bac ad ɛemṛen-t awen tmuṛa-yu ɛma wammu tkellben f uɣṛum , nella nɛezzem adlis(aḍlis) n uyuc yenna-y-aneɣ di-s (deg-s) belli “sen si teṛwa n baba-nneɣ amezwar mmenɣen yenna yenɣ igg (iggen) waḍiḍen” .

Si d-usin “At mlikeč” ɣel tmuṛa-yu ɣer-sen yuɣleb n yijimen am manci nniɣ (ijiman n yilan) si d-usin ,timuṛa-yu ttuɣen-t ya ɛmeṛen-t ula d mani yella di-s “At mlicat” ass-u yettuɣ ya di-s midden dessAt-nsen ama netnin usin-d d imeǧura, ama netta usin-d di yuɣlub neɣ iwin-d ɛma-sen (yid) yuɣlub n uyetli s wammen yebbi uwrir i yellan di-s isem-nsen ad iniɣ alseɣ belli timuṛa-yu i nella di-sent ayulu n yiɣerman-nneɣ ttuɣen-t ya ɛamrAt si jar “tam tmeṛwin n yijimen al tmiḍi s sennet tmeṛwin n yilan”

( 80 -120الف عام قبل ميلاد المسيح ).

Timuṛa-yu ttuɣen-t ɛamrAt ya ammu dessAt maɣa ad yellal aser n uyuc ɛisa n marima azul ɣef-s d mamma-s .ayen d anni s qqaren (Palaeolithic) (العصر الحجري القديم) uhu an manci sxerwicen midden-nneɣ uhu “ɣir ajim n yilan” ana-yu d asxerwec .ad yeqqim maɛlic ad nini “At mlicat” amcan n wana “ At mlikeč” amaɣer mennaw isemawen mi kebren yettili di-sen aḍṛan n usekkil neɣ sen .

Iziɣ s mani i d-yusu wana “mlika” “M” d “L” d “K” ctayen ay caṛḍin lan di isem amezwar “mlikeč” twabbi ssa nili neqqar “mlika”

Ama “At mlikeč” i d-tedwel “At mličet” ɣer-neɣ yuɣleb tiwalin iḍaṛen “K” ɣel “c” an wana “kuz” yedwel-d d “čuz” , “ kemmed ” “ čemmed ” , “ d kel ” “ d čel ” , “ameddukel” “ameddučel”.

Inzan f “At mlicet” "امثال"

1. “S mani as tuli-d ( teẓwid) y At mlicAt ,gaɛ d tagergubt (lɛegbet)”

2. “Ḥad-nni isel aṭṭan At mlicet , yessu-y-as"

3. “Aṣemmeṛ d umlicet”

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

At Mzab Société Amazighe d’Algérie

Icon 08

At Mzab, Une Société Amazighe d’Algérie A l’Epreuve des Temps

Prologue

Les At Mzab[1] (avec un z emphatisé) qui appartiennent au monde amazighe, est une civilisation très ancienne. Les témoignages de cette civilisation remontent aux périodes préhistoriques. De son histoire, les At Mzab possèdent une architecture traditionnelle de renommée universelle. Le Mzab est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982, ses palmeraies et ses systèmes d’irrigation qui reflètent toute une technicité, sa fameuse tapisserie, son organisation sociale ont pu garder et propulser cette société oasienne au cours des douze derniers siècles.

Ce papier et d’ordre informationnel. Il montrera aussi de manière succincte les relations qui peuvent exister entre une nature inhospitalière et une société amazighe encore profondément attachée à ses valeurs, mais qu'on aurait tort de croire immuable, où la langue amazighe forme l’indispensable socle de son existence, où la religion est gestuellement appliquée, mais infiniment plus profonde qu'on ne l'imagine souvent, où les jeunes générations sont appelées à bien vivre dans le monde de l’humanité qui avance à une vitesse vertigineuse, mais où les leçons du passé doivent bien s'apprendre et servir.

Des sites préhistoriques datant du Paléolithique ont été repérés dans la région, et des indices décrivent la présence de communautés primaires troglodytes dont l'habitat est creusé à même la roche calcaire des collines. Les signes alphabétiques libyco-berbères, quant à eux, sont attestés un peu partout au Mzab. Cependant un énorme travail d’exploration, de repérage, de collecte et de déchiffrement reste à faire pour en connaître la teneur. Si les quelques dizaines cités mortes du Mzab témoignent d'une présence amazighe antérieure à l'avènement de l'ibadhisme, le rite ibadhite, en faisant partie des écoles de la jurisprudence musulmane, s'était propagée dans la région, il y a mil ans. Il n’en demeure pas moins que les connaissances portant sur les premières peuplades qui avaient vécues dans cette région avant son islamisation, demeurent encore très limitées.

Références bibliographiques

· Brahim CHERIFI, 2003. Université de PARIS III VINCENNES-SAINT-DENIS, Thèse pour le doctorat d’anthropologie. « Etude d’Anthropologie Historique et Culturelle sur le Mzab ».

· Joël ABONNEAU, 1983. Université de PARIS I (Panthéon Sorbonne), Thèse pour le doctorat de 3ème Cycle en Art et Archéologie. « PREHISTOIRE DU M’ZAB (ALGERIE – WILAYA DE LAGHOUAT ».

· IZMULEN, Yennar 2951 (2001). Revue de l’Association Culturelle BERGAN, Numéro 01.

· Brahim BENYOUCEF, 1986. Entreprise Nationale du Livre –ALGER, LE M’ZAB : les pratiques de l’espace.

· Djilali SARI, 2003. Editions ANEP, LE M’ZAB : Une création ex-nihilo en harmonie avec les principes égalitaires de ses créateurs.

· A. RAVEREAU, 1981. Editions Sindbad, Paris, Le M’Zab, une leçon d’architecture.

· A. IBN KHELDOUN, Traduction de Slane, Paris, Geuthner, 1934, 4 Vol, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes en Afrique septentrionale.

 

 

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[1] La forme phonétique « At Mzab », qui, dans un ancien processus d’arabisation, est véhiculée par l’élite arabisante sous formes de « Beni Mzab/Mozab/Mizab/Mosâab », se compose de trois tranches : « At + M + Zab ». En bref, selon les données historiques et linguistiques que l’on n’a pas le temps d’en discuter ici, la deuxième tranche « M » devrait découler de « N » qui, en langue amazighe, est une préposition d’appartenance. La tradition orale chez les imuhaq perpétue à ce jour la prononciation « N Zab ». Le phénomène d’altération de « N » en « M » est un fait attesté en tamazight. Il est utile d’évoquer que l’anthroponyme At N Zab est en soi-même un document historique, révélateur d'un ensemble de données utiles aux chercheurs.

Par Hammou DABOUZ

 

PUBLIÉ PAR NAT MZAB

Aγrum n ufa

c 7Iggen cṛa dima yettqimad lbal gaɛ mennect i netta meẓẓi, gaɛ mennect i netta tameddurt n bekri, gaɛ mennect i’γentebbi lḥaḍaret n imaṛu s ibessiwens ittbaṛagen… Cṛayu ayen d amudi n weγrum n ufa, surtout batta yettumud lγabet f yisγaren! ul ykeffi ayen aγ’ad iniγ γefs dani ula batta uriγ d iwriren n lektub! ul keffinet dex ttṣawer… Ad tekfa balakc rriḥet igget i wasi yelluẓ astesiǧur rrigs ami llanet tira d ttṣawer sɛeggabent rrwayeḥ!… taṛwa tazdadt texsit, lwacul xsent, izeɛlak xsent, id bab n lɛumuṛ ameqwran xsent. Agellil yexsit, ameṛkanti yexsit, wi ɛezmen d wa u’neɛzim yexsit... Aγrum n ufa yessemlaga midden f lxir… wi texsed ucas aγrum n ufa!

Banuḥ n At Ḥemmi Nuḥ, At izjen, Mayyu 2012.

Ben Isguen At Izgen

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Ben Isguen  At Izgen 

ⴰⵜ ⵉⵣⵊⴻⵏ

Beni Isguen dont le nom signifie « Les fils de ceux qui détiennent la foi », fut fondée en 1347.

C’est la ville sainte par excellence et la gardienne des traditions. Elle est entourée de remparts percés de trois portes qui, jusqu’à très récemment, étaient fermées la nuit. Les coutumes y sont rigoureuses et une grande correction y est exigée.

La tour de Beni Isguen

La visite de Beni Isguen mène le long de ruelles de plus en plus étroites jusqu’à la mosquée puis à une terrasse surmontée d’une tour qui, selon les propos relatés de génération en génération, aurait était bâtie en un jour. Cette tour fait office de tour de guet.

Une fois en haut de cette tour le panorama est exceptionnel et on découvre depuis ce point de vue presque toute la vallée du Mzab.

La vente à la criée

Depuis des siècles, une pittoresque vente à la criée a lieu en fin d’après-midi. Les habitants viennent vendre les objets qui ont fait leur temps au foyer. Une tradition ancestrale à ne pas manquer lors de votre visite !

La palmeraie

La ville de Beni Isguen est côtoyée par sa palmeraie qui s’étend sur 3 kilomètres et où il est agréable de se promener pendant la période des fortes chaleurs.

Endroits à visiter à Beni Isguen :

Vieux Ksar

Tour Boulila

Marché de la vente à la criée

 

 

GHARDAIA TOURISME

 

Bergan Beryan Berigan

Bergan Beryan Berigan

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A propos de Bergan/Beryan, je te fournis ma première réflexion que je n’ai pas encore bien développé. Elle nécessetera un approfondissement…

Bergan était d’après les documents historiques les plus anciens, mais aussi selon la tradition sociale, une cité renommée pour ses activités artisanales, notamment dans le domaine du métier à tisser et le tissage des tentes tout particulièrement. En effet, l’hypothèse Berriane (Bir « puits » + Riane « nom d’un personnage inexistant ») est inadmissible, cela pour les raisons suivantes :

 La base « Bir » (puits) entrant dans la composition de ce toponyme n’existe nulle part dans le sud algérien. On emploie plutôt la base toponymique « Ḥasi (Hassi) » qui entre dans la composition d’un bon nombre de toponymes. On peut citer entre autres Hassi R’Mel, Hassi Dellaεa, Hassi Settafa, Hassi Messaoud, Hassi Lefḥel. Cela est dû à des considérationss propres au climat saharien. D’un autre côté, le nom Riane est totalement méconnu de la population, et l’on atteste aucune tribu qui porte ce supposé anthroponyme Riane, ni même pas un nom de famille ou d’individu (prénom).

 En citant les anciens documents, je puis faire remarquer que les formes qui furent véhuculées par les auteurs et chroniqueurs sont « Birigan/Berigan » (Shaler), Berygan (Shaw). A titre d’exemple, dans son ouvrage traduit de l’Anglois : VOYAGE DE MONSR. SHAW, M.D. DANS PLUSIEURS PROVINCES DE LA BARBARIE ET DU LEVANT, Tome premier, l’auteur Shaw, en passant par la région du Mzab, avait au dix-huitième siècle de l’ère grégorienne cité la cité de Berriane en disant : « Berygan qui, après Gardeiah, est la plus confédérable Dashkrah… ». Ceci va dans le sens de confirmer la prononciation par At Mẓab de ce toponyme avec un /g/ plutôt qu’un /y/. Pour dire Beryan, on prononçait Bergan.

 Par l’ancienne génération (notamment les vieilles femmes), le terme abergan, c’est-à-dire zaf n ulƔem « le poile de chameau » est bien connu. Son féminin se réalise tabergant  (= tḍuft n ulƔem teεeslit). Je dirais qu’en outre, l’ancienne génération de At Bunur, en désignant les habitants de Berriane, prononçait bien At Ibergan au lieu de At Beryan et ce, en guise de nommer les gens qui habitent cette ville. On dit par exemple TaƔerdayt pour indiquer en Tumẓabt la ville de Ghardaia, et At TƔerdayt pour désigner les habitants de cette dernière.

 Dans le cadre de la littérature traditionnelle locale, je garde le souvenir d’un ancien poème en Tumẓabt où l’on cite textuellement la forme « Beryan ». Je ne risque pas de me tromper en confirmant que pendant une étape historique la forme « Beryan » fut d’un usage populaire. Et là le parallélisme avec l’autre forme diachroniquement antérieure « Bergan » est frappant. Le rapport Bergan/Beryan est hors de doute. Il est en effet remarquable et demanderait en conséquence à être expliquée.

 Bergan d’où découle la forme toponymique diachroniquement postérieure Beryan (évolution phonétique de /g/ > /y/ attestée dans la variante amazighe du Mẓab), est le singulier de Ibergan. Attention ! Bergan, comme certains gens le pensent, ne provient pas de berkan/aberkan « noir ». La différence entre /g/ et /k/ est capitale.

 En bref, au plan lexico-sémantique, Bergan renvoie au sens de « tente en poils (de chameau) ». Ce même terme bergen est attesté chez les Imuhaq (les Touaregs) sous forme de abergen (plur. Ibergenen). Il véhicule le même sens de « tente en poils ». J’ai rencontré par ailleurs chez les Touaregs le terme tagent « tente » en rapport lexical avec bergan. Il s’agit de mot de souche linguistique amazighes issu de la racine amazighe /GN/ « dormir ».

 Pour ne pas clore le débat, le toponyme Beryan nécessite des analyses aux divers plans linguistique, historique, géographique, … et anthropologique en s’appuyant sur les buts et les techniques de la toponymie.



Hammou Dabouz

Berriane Bergan

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Berriane Bergan

ⴱⴻⵔⴳⴰⵏ

Berriane fut fondée en 1690 sur l’oued Bir, affluent de l’oued N’sa, à 45 km au Nord de Ghardaia, par deux fractions chassées de cette dernière ville.

L’oasis de Berriane est florissante avec 45.000 palmiers. L’eau est assez peu abondante mais la terre est très fertile et les jardins sont bien entretenus.

 

GHARDAIA TOURISME

Bienvenu au Mzab

Icon 08Le M’Zab

Soyez le bienvenu au Mab, terre de l’originalité et l’espoir vivace, terre de la verdure et la beauté dissimulée derrière les dunes.

Vous trouverez dans AtMzab.net tout sur Ghardaïa : Histoire contemporaine et perspectives.

« Mab d’Algérie » est une expérience humaine dans ses différentes dimensions, un amour célébré entre un homme endurant et une nature hostile.

Vous trouverez également tous les chiffres et toutes les statistiques susceptibles de vous être utile pour des études sur la région ou la visiter.

Vous êtes au Mab, vous êtes à Ghardaïa.

 

Traduit par Mr Hassan Abousseddik

Bou Noura At bounour

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Bou Noura At bounour

ⴰⵜ ⴱⵓⵏⵓⵔ

Bou Noura (La lumineuse) est située à 4 kilomètres de Ghardaia.

Fondée en 1046 par une fraction des Béni-Mthar d’Ouargla, son Ksar a été détruit lors d’une série de querelles internes. Le ksar qui existe aujourd’hui fut rebâti au-dessus du premier. La nouvelle ville juchée derrière ses remparts est néanmoins particulièrement charmante.

Endroits à visiter à Bounoura :

• Vieux Ksar

• Mosquée

 

GHARDAIA TOURISME

BOUKAMEL ABDALLAH

Icon 08BOUKAMEL ABDALLAH

Entreprise de transports publics à Djelfa-Laghouat-Ghardaia; né en 1856, à Ghardaia. Une des plus importantes entreprises de transports du Sud par voitures de dernier confort, ayant en circulation plus de quarante cars de quarante voyageurs, installée depuis 1919. Cette entreprise est dirigée par les trois fils BOUKAMEL - M'HAMED - MOHAMED et AHMED. M'HAMED, né le 25 décembre 1900, à Béni-Isguen, fait ses études à Alger et son apprentissage de mécanicien; dirige la partie commerciale de l'entreprise, à Laghouat, MOHAMED, né le 27 juillet 1897, à Béni Isguen, mêmes études que le précédent, dirige la partie commerciale à Ghardaia. AHMED, né le 23 novembre 1902, à Béni-Isguen, mêmes études, dirige le transit à Djelfa, tête de ligne. Adjudicataire des services postaux des transports de guerre.

 

 

 

Bakir Bennacer

Cheikh Tfayech

grilloir cafe 2

Cheikh Tfayech

(1818-1914)-Exégète, historien, poète, encyclopédiste

De la vallée du M’zab à… Oman

«Aucune société n’est parfaite. Toutes comportent par nature une impureté incompatible avec les normes qu’elles proclament et qui se traduit concrètement par une certaine dose d’injustice, d’insensibilité, de cruauté.» C. L. Strauss Parmi ses disciples, le révolutionnaire lybien Suleiman Bacha El Barouni, l’historien tunisien Ben Taârit et Ahmed Rifaï de Medine. Parmi ses œuvres, 3 exégèses du Coran, Taysir tafsir, Daï el Amal li yaoumi el Amal, Haïmane Ezzad ila dar el Miâd. Il a envoyé des fetwas (jurisprudence) à Oman, en Kabylie, à La Mecque. Il a correspondu avec les grandes figures du Moyen-Orient du Maghreb et d’Europe.

Evoquer cheikh Tfayech dans une notice de quelques lignes n’est pas chose aisée. Sa longue vie bien remplie, son activité au service du rite ibadite, ses voyages dans le monde arabe, ses relations avec les hommes célèbres de son temps, ses œuvres qu’il est difficile de cerner nécessitent des espaces plus grands si on veut approcher cet homme hors pair que ses compatriotes ne connaissent pas. Comment peut-il en être autrement, lorsqu’on sait que la documentation inhérente à ce savant fait largement défaut. Abul Qasam El Hafnaoui ne l’a évoqué que furtivement alors que Adel Zvaïtar, dans son Mûadjam A’lam El Djzaïr, se contente d’une énumération sèche des œuvres de notre érudit… Il est né à Ghardaïa et y a passé sa prime jeunesse. A quatre ans, il perd son père. Il est pris en charge par sa mère qui a perçu en lui un enfant doué. Elle le confie à un enseignant du Coran qu’il assimile totalement à l’âge de 8 ans et lui ouvre la voie vers les disciplines théologiques et profanes. C’est ainsi qu’il se met à la grammaire arabe, à ses secrets et aux règles du fiqh, sous la férule de son aîné Ibrahim Ben Youcef, et à la logique de son cheikh Saïd Ben Youcef et de Yenten. Il assistait assidûment avec son aîné aux cours de Omar Ben Slimane Nouf, à ceux du cheikh El Hadj Slimane Ben Aïssa à l’école des «Yesdjenny yn». Il a participé en outre aux cours de Baba Ben Younès à la mosquée de Ghardaïa. Ses premières bases acquises, il s’est attelé avec une fougue remarquable et une soif inextinguible à la recherche du savoir, aidé par une intelligence supérieure et une mémoire infaillible. Autodidacte, il n’a jamais quitté son pays pour de lointaines universités et a fait montre d’une grande volonté dans l’acquisition des écrits et les copier, malgré les difficultés de communication et les vicissitudes de la vie. Un grand érudit Le savoir acquis, il fit des voyages qui l’emmenèrent vers le lointain Oman qui pratique le même rite ibadite et où il laissa une forte impression. Tfayech naquit à Beni Izguen au cœur de ce Mizab au milieu de ses cinq villes laborieuses, fondées par les ibadites : El Ateuf, Bounoura, Melika et Ghardaïa. Après avoir entamé les premières années de l’école coranique de la localité, il prit – comme le voulait l’usage au Maghrib – le chemin des centres culturels importants. Il découvre ce Machriq fascinant dont rêvaient les assoiffés du savoir : Jérusalem, La Mecque, Médine, le Caire. Les études ne l’empêchèrent point d’élargir ses relations et son savoir. Il connut le sultan Barghrach de Zanzibar qui devint son mécène. Il publia son Hawyâne al zaïd li yaouni al mâd (un commentaire en 6 volumes paru au Caire, à Zanzibar et à Tunis). Féru de lecture et d’écriture, on raconte qu’il ne se séparait jamais de sa plume, même quand il se trouvait à bord d’un bateau qui l’emmenait d’un port à un autre ! Comme tout musulman ayant les moyens, il se rendit deux fois en pèlerinage, et profitant du grand rassemblement des croyants aux Lieux saints, il donnait des conférences sur les sujets de l’heure. Il lia des relations avec des personnalités du Hidjâz, d’Egypte, de Oman, du Maroc et de Tunisie. Il entretint de régulières relations épistolaires avec l’Egyptien cheikh Muhamed Abdû. Puissent les archives de sa bibliothèque livrer les opinions des deux hommes sur les questions qui agitaient le monde musulman du XIXe siècle. Après tant de pérégrinations, tant de contacts, voilà cheikh Tfayech de retour au pays natal. Il n’était pas difficile pour lui de «régner» dans un premier temps sur les cités ibadites de la palmeraie. Une œuvre immense Là, il se consacrera à dispenser un enseignement dont la qualité lui ramena des élèves étrangers. Là, il sut donner à l’ibadisme une perception qui le rapproche du malikisme. L’affinité très étroite qui existe entre la dogmatique ibadite et celle du madhab de Mâlik ne laisse aucune place à l’incompréhension, source de divergences qui n’auraient jamais dû exister. Ou condamner avant de connaître, un poème ibadite sur certains détails sans grande importance, publié dans RO, II 960-268, mérite une lecture objective et une analyse libérée des préjugés. Je me souviens – il y a quelques années, conduisant les étudiants d’histoire, nous avions marqué une halte au Mizab. Cheikh Bayyoud, ouvert, libéral avait bien voulu démontrer, dans un cours simple à la portée des visiteurs, les points de rencontre et les points de divergence entre les deux rites. Les étudiants furent ravis d’entendre une voix autorisée minimiser avec preuves et citations les idées préconçues. Une pareille initiative devrait se conjuguer jusqu’à l’anéantissement de ces barrières nocives. De par son érudition consacrée par une vaste culture encyclopédiste ayant donné lieu à d’inoubliables publications de son vivant, le cheikh est une référence incontournable du patrimoine ibadite contemporain. «Un authentique représentant des traditionalistes ayant fait leurs preuves séculairement», note Djilali Sari dans son ouvrage L’intelligensia algérienne. Il est demeuré à l’écoute de la nahda en restant attentif à son évolution, compte tenu de l’entretien de relations suivies avec l’extérieur, notamment avec Tunis et le Caire. Notre savant s’est investi sans relâche dans toutes les disciplines à l’origine d’un savoir encyclopédique qui a fait un pied de nez magistral aux orientalistes du XIXe siècle, si attachés à leur eurocentrisme. Le cheikh prodigua son enseignement dans la vallée du M’zab et bien au-delà, suivant une tradition bien établie et un mode de vie se rapprochant beaucoup plus de l’ascèse. Son œuvre a été éditée à l’âge de 34 ans en 14 volumes sous les auspices du sultan de Zanzibar en 1897. La seconde l’a été par le département du patrimoine et de la culture relevant du sultanat d’Oman en 1991. La troisième exégèse, comme le rapporte Djillali Sari, a été bouclée à l’âge de 80 ans ! Un modérateur Le prestige du cheikh toujours grandissant et son activité débordante, le rayonnement de ses opinions lui valurent hostilité et opposition. Comme les poètes maudits, il fut jalousé, contesté au sein-même de la communauté. Ses propres coreligionnaires le mirent en quarantaine et leur haine à son encontre fut égale à l’encensement dont il fut l’objet aux heures de sa gloire. Il ne restait que le chemin de l’exil pour ce pestiféré, ce paria. Il prit son mal en patience et laissa passer l’orage pour retourner à Beni Izguen, où il retrouva son prestige et devient même chef des Azzabas. Modération, rapprochement avec la sunna firent du cheikh Tfayech la figure de proue du M’zab et l’espoir d’une Algérie unie dans sa diversité. Surnommé à la fin de sa vie «Âlim el Ufuqaïn» (savant des deux mondes), le cheikh mourut le 23 mars 1914 à Beni Izguen à l’âge de 96 ans, non sans avoir connu deux événements marquant sa région : 1852 avec le protectorat français et l’annexion du M’zab par la France en 1882. Il lutta pour que les mosquées ibadites puissent être directement gérées par les biens Habous. La consolation pour lui, c’est d’avoir laissé des dizaines de disciplines et une bibliothèque qui n’a pas dévoilé tous ses trésors. Parcours M'hamed Benyoucef Ben Aïssa Tfayech, connu sous le pseudonyme «Pôle des imams» (1237h/1821g - décédé le samedi 25 Rabi’e athani 1332h/1914g) est né en 1818 et décédé en 1914. Le plus docte des savants ibadites au Maghreb islamique de la période contemporaine. Il est issu d’une grande famille connue pour avoir enfanté moult hommes de culture, du clan des Ba M’hamed qui remonte à la famille royale Hafcide qui a régné en Tunisie de 625/983h – correspondant à 1229-1574 g). Il fait remonter dans certains de ses écrits sa généalogie au fameux Abu Hafç, Omar Ibn El Khattab que Dieu l’agrée. Sa mère est Mama Setti, fille d’El Hadj Ben Addoun du clan des Ben Yedder de Beni Izguen.

Hamid Tahri

ayane mzab ghardaia

Chèvre Mzab

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La chèvre M’zab (la brune de M’zab) un patrimoine ancestral à protéger

La  race M’zab a été découverte en 1944 par les français, elle se caractérise par une  production laitière assez importante d’environ 400-450 litres par 8 mois de lactation, une  adaptation à l’élevage traditionnel et aléas climatiques rudes de la région de M’zab. La  brune de M’zab  se distingue par une  peau fine, une robe de couleur brune avec  poils ras, une ligne  de longs  poils  noirs le long de la partie dorsale, une petite tète,  des taches blanches dans la partie faciale, et aux alentours du gigot. La  plupart des femelles sont mottes, leur petite taille leur permet de résister au vent très fort qui caractérise cette région. Avec l’avènement des importations des races caprines améliorées, la race M’zab a subit le phénomène d’absorption des gènes au profit des races provenant de l’Europe, son effectif a été réduit d’une manière drastique,  de nos jours  l’élevage de cette race  est circonscrit au niveau des agglomérations (vallée de M’zab principalement).

Dans la cadre de programme de l’ITELV de caractérisation des races caprines  algériennes, et en vu d’établissement d’un standard  une mission a été effectuée au niveau de la wilaya de Ghardaïa Par les cadres de l’ITELV en étroite collaboration avec la chambre d’agriculture et les services agricoles  de l’adite wilaya et cela afin de prospecter les zones d’élevage de la race caprine M’zab, collecte des données concernant  son élevage  et effectuer des mensurations sur les animaux.

Publié le lundi 13 juin 2016 13:31

Écrit par Mr Houari Abderrazak, Mme KHEBIBECHE- SAADI Rebiha Département conservation et reproduction ITELV Baba Ali

itelv.dz

Climatique & Géographique

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Situation géographique, climatique et démographique

Le Mzab, hyper-aride, caractérisé par la sécheresse de l’atmosphère et la grande intensité de l’évaporation qui s’opposent à toute végétation naturelle, est une région de l'Algérie qui, en étant sis dans le Sahara septentrional, se situe à 600 km au sud d'Alger, dans la Wilaya de Ghardaia (Tagherdayt[2], en Amazighe). Cette région s’inscrit dans un ensemble géomorphologique étendu sur un plateau rocheux disséqué de couleur brune et noirâtre dont l'altitude moyenne est de 500 mètres. Ce plateau avait été marqué par la forte érosion fluviale du début du Quaternaire qui a découpé dans sa partie sud des buttes à sommet plat et a façonné des vallées organisée autour d’Ighzer[3] Mzab (Oued Mzab/Vallée du Mzab). C’est à l'enchevêtrement de ses vallées que cette région doit l’appellation de filet.

A propos de la pluviométrie, force est de constater que pendant certaines années bien exceptionnelles, comme au début du siècle passé, en 1991, en automne 1994 et, dernièrement, au début octobre 2008, de violentes crues ont déferlé sur l’ighzer Mzab en causant des pertes humaines et d’énormes dégâts dans les biens.

En l’absence d’un sérieux recensement, on peut sans trop s’éloigner de la réalité dire que les amazighes dans le Mzab constituent actuellement 60% ± 5% (soit 240.000 ± 20.000) des habitants de la Wilaya. La région du Mzab, en offrant tant d’avantages, connait depuis plus d’un siècle, un afflux progressif de populations arabophones notamment nomades de confession malékite. Elle a connu également depuis l’indépendance l’arrivée d’une population amazighophone et arabophone qui exerce dans les différents secteurs économiques.

Par Hammou DABOUZ

 

Références bibliographiques

· Brahim CHERIFI, 2003. Université de PARIS III VINCENNES-SAINT-DENIS, Thèse pour le doctorat d’anthropologie. « Etude d’Anthropologie Historique et Culturelle sur le Mzab ».

· Joël ABONNEAU, 1983. Université de PARIS I (Panthéon Sorbonne), Thèse pour le doctorat de 3ème Cycle en Art et Archéologie. « PREHISTOIRE DU M’ZAB (ALGERIE – WILAYA DE LAGHOUAT ».

· IZMULEN, Yennar 2951 (2001). Revue de l’Association Culturelle BERGAN, Numéro 01.

· Brahim BENYOUCEF, 1986. Entreprise Nationale du Livre –ALGER, LE M’ZAB : les pratiques de l’espace.

· Djilali SARI, 2003. Editions ANEP, LE M’ZAB : Une création ex-nihilo en harmonie avec les principes égalitaires de ses créateurs.

· A. RAVEREAU, 1981. Editions Sindbad, Paris, Le M’Zab, une leçon d’architecture.

· A. IBN KHELDOUN, Traduction de Slane, Paris, Geuthner, 1934, 4 Vol, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes en Afrique septentrionale.

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[2] Ce toponyme, pour des raisons qu’il serait long d’évoquer ici, a bien entendu une forme et un sens en rapport avec la langue de l’établissement humain qui l’occupe depuis la nuit des temps. En effet, la forme sémantique de Tagherdayt que l’on a voulu rapprocher de tagherdat/tagherdayt, féminin d’agherda « souris », n’est elle aussi que confusion. Il s’agit là d’un homonyme que l’on a confondu par quiproquo avec le toponyme Tagherdayt.

Selon une hypothèse appuyée, le toponyme Tagherdayt, signifiant « cuvette/dépression » se décompose comme suit : « ta---t » (indices du féminin singulier, dans tamazight) + gher (découlant de iger/ager signifiant champ) + adday (partie inférieure, bas, dessous). Ce qui va en harmonie avec le sens de « cuvette/dépression ». Par ailleurs, en tamazight d’Adrar Nfusa, en Libye, le mot Tagherdayt est bien attesté. Il donne le sens de « terre située au bord de l’oued ».

[3] Ighzer Mzab, d’origine amazighe, est l’authentique toponyme de « Oued Mzab/Vallée du Mzab ». Cette appellation d’oued Mzab, véhiculée dans les écrits, ne cesse d’essayer de supplanter la forme amazighe Ighzer Mzab.

 

PUBLIÉ PAR NAT MZAB

Couleurs Uɣmayen S Tumẓabt

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 ⵓⵖⵎⴰⵢⴻⵏ ⵙ ⵜⵓⵎⵥⴰⴱⵜ

Infra le vocabulaire portant sur les couleurs que j'avais établi avec l'appui de feu Ba-Abderraḥman Ḥuwwac.

Uɣmayen S Tumẓabt (Couleurs en langue amazighe, variante du Mẓab)

1. Aɣmay (plur. uɣmayen) « couleur ».

2. Eɣmi « teindre, être teint, se teindre ».

3. Seɣmi « faire teindre ».

4. Aseɣmi « teinture, coloration ».

5. Aẓerfi (plur. iẓerfan) « argent ».

6. Tinneɣt (plur. tinnaɣ) « beige ».

7. Amellal (plur. imellalen) « blanc ».

8. Amellal axennir/ yednes (plur. imellalen ixenniren/densen) « blanc salle ».

9. Acewraɣ (plur. icewraɣen) « blanc tirant vers le jaune ».

10. Smell « blanchir ».

11. Asmelli « blanchiment ».

12. Azizaw (plur. izizawen) « bleu ».

13. Asmawi (plur. ismawiyen) « bleu ciel ».

14. Azizaw yeɣmeq (plur. izizawen ɣemqen) « bleu foncé, indigo ».

15. Anili (plur. iniliyen) « bleu marine ».

16. Agawzi (plur. igawziyen) « bleu vert ».

17. Azenğari (plur. izenğariyen) « bleu noir ».

18. Aziza/aberčan n nnilet/ « bleu noir ».

19. Azemlal (izemlalen) « blond ».

20. Awebṛi/aqehwi (plur. iwebṛiyen/iqehwiyen) « brun ».

21. Axemṛi (plur. ixemṛiyen) « brun foncé ».

22. Aɛesli (plur. iɛesliyen) « brun clair ».

23. Ademɣi (plur. idemɣiyen) « grenat ».

24. Armaḍi (plur. irmaḍiyen) « gris ».

25. ArȘaȘi (plur. irȘaȘiyen) « gris plomb ».

26. Awraɣ (plur. iwraɣen) « jaune ».

27. Awraɣ n tiyni (plur. iwraɣen n tiyni) « jaune datte ».

28. AȘenfari (plur. iȘenfariyen) « jaune clair ».

29. Awraɣ n balbali (plur. iwraɣen n balbali) « jaune d’or ».

30. Awraɣul n kabuya (plur iwraɣen n kabuya) « jaune citrouille ».

31. Tawerɣi (plur. tiwerɣi) « jaunissement ».

32. Amiwriɣ (plur. imiwriɣen) « jaunâtre ».

33. Awraɣ zefran (plur. iwraɣen zefran) « jaune safran ».

34. Awraɣ yuker s udali « jaune vert ».

35. Aqehwi (plur. iqehwiyen) « marron sombre ».

36. Aqehwaği (plur. iqehwağiyen) « marron brun ».

37. Tinneɣt (plur. tinnaɣ) « marron clair ».

38. Amuri (plur. imuriyen) « mauve ».

39. Aberčan (plur. iberčanen) « noir ».

40. Azenği (izenğiyen) « couleur de nègre ».

41. Tabberčent (plur. tibberčnin) « noirceur ».

42. Aḥenni (plur. iḥenniyen) « orange ».

43. Aṛenği (plur. iṛenğiyen) « orange brulé »

44. Axuxi/awerdi (plur. ixuxiyen/iwerdiyen) « rose »

45. azeggwaɣ (plur. izeggwaɣen) « rouge ».

46. igermez (plur. igermzen) « rouge carmin ».

47. Aɛekri (plur. iɛekriyen) « rouge orange ou rouge clair ».

48. Tazewɣi « rougeur ».

49. Uzwiɣ (plur. uzwiɣen) « rougeâtre ».

50. Azwawaɣ (plur. izwawaɣen) « roux ».

51. Adali (plur. idaliyen) « vert ».

52. Adali yifaw (plur. idaliyen ifawen) « vert clair ».

53. Aḥcici (plur. iḥciciyen) « vert pistache ».

54. Adali n tzemmurt/ziti (plur. idaliyen n tzemmurt) « vert olive ou vert sombre ».

55. ArȘaȘi irȘaȘiyen « vert bleu ».

56. Azenğari (plur. izenğariyen) « vert de gris ».

57. Taduli « verdure ».

58. Areqqi (plur. ireqqiyen) « violet ».

59. Aweḍwiḍ (plur iweḍwiḍen) « pâle terne ».

60. D amsullas « foncé vif ».

Hammou Dabouz

Dictionnaire Amazigh/Fr Android

Un dictionnaire Amazigh Français pour votre mobile Android

Une excellente application mobile pour traduire du Tamazight au Français et vice-versa. Disponible sur les mobiles Android, Amawal Dictionnaire vous permet de rechercher le mot désiré parmi 35000 mots et expressions. La fonction "le mot du jour" vous enseignera un mot au hasard. Amawal Dictionnaire est une excellente façon de perfectionner son Amazigh, ou tout simplement de se renseigner sur cette langue pour les curieux!

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Diligence au M'zab

Icon 08L'arrivée d'une diligence au M'zab en l'an 1900

Après un long voyage pénible, fatiguant et plein de risques, " la patache " arrive au terme de son chemin " terminus " et les passagers regagnent enfin leur patrie et rentrent chez eux sains et saufs; Ce sont des moments très émouvants, où le sentiment de soulagement se confond avec la joie...... la joie des retrouvailles.

 

Bakir Bennacer

Divers

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Oeil de bœuf traditionnel au Mzab 

Oeil de bœuf traditionnel au Mzab, installé au sol au premier étage servant comme moyen pour voir qui est à la porte, ou, au pire, peut être utiliser comme meurtrière en cas d’attaque.

traditional ox-eye window in the Mzab, set on the ground of first floor as a way to look down whoever at the door step, or at worse, as a murder hole in case of attack.....

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Ksar, la palmeraie, et les cimetières 

Chaque ville du Mzab est composée de trois espaces essentiels et différents: le village (églament appelé Ksar), la palmeraie, et les cimetières.

Each city in the Mzab valley, is made of three main and different areas: the village (also called Ksar), the palm grove, and the cemetery.

Ac iggen s iɣerman n weɣlan yulid f........

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Les palmiers à l’intérieur de l’espace urbain

Les palmiers à l’intérieur de l’espace urbain des villes du Mzab servent pour absorber l’eau potable perdue dans des endroits tels que près des puits (sources publiques d’eau) ou dans la mosquée (Eg. à côté de l'endroit dédié à boire de l’eau).

The palm trees inside the villages of the Mzab are used to absorb lost drinkable water from places like next to the wells (public water sources) or in the mosques........

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La porte Est de Beni Isguen

La porte Est de Beni Isguen. C’est l’une des deux entrées principales de la troisième extension du village faite au 19eme siècle.

The Eastern gate of Beni Isguen, one of the two main entrances of the last expansions of the village, which took place in the 19th century.

Imi acerqi n at izjen, d iggen s sen imawen n us-zeɛlek amedjaru n uɣerm illan idṛa alqeṛn fayed mraw-d-tes.......

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Tour de guets 

Le Mzab contient un bon nombre de tour de guets, construites dans des contextes d’insécurité en particulier entre le 16eme et le 17eme siècles.

The Mzab contains a number of watchtowers built in order to defend the cities in contexts of insecurity, particularly between the16th and 17th century.

Aɣlan dis menaw n lebṛaj illan twabnan bec aderren f iɣerman luqat n tigʷdi.......

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Les arcades de Ba Mhammed

Les arcades de Ba Mhammed, un des beaux mausolées funéraires du M’zab (Beni Isguen)

Ba Mhammed arcades, one of the beautiful funeral mausoleums in the Mzab (Beni Isguen)

Ikomaṛ n Ba Mḥammed, d iggen s idlemṣalla ibhan n lemkaber n iɣzer n weɣlan (at izjen)........

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Anciennes Serrure et clé

Tnast d W Annas

Anciennes Serrure et clé en bois, vallée du Mzab

Old wooden Lock and key from Mzab Valley........

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Le Corbusier

A chaque fois que je me trouve à cours d'inspiration, je prends mon billet au Mzab

Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier),

pionnier de l'architecture moderne........

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 Tour de Zelliga

Inside ''Zelliga'', the mighty watch tower and fortress. Beni Isguen. Mzab valley......

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Courge blanche et melon

Courge blanche

et melon du M'zab

White squash and melon - M'zab –

à aɣlad n iɣammayen,

taɣerdayt.

amlun d tmisa n weɣlan.......

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MÉTIER À TISSER AZEṬṬA 

(plur. izeṭṭwan)

Infra, selon la numérotation adoptée, ce petit vocabulaire dumétier à tisser azeṭṭa (attesté dans le Mẓab, Algérie) avec sa traduction en souhaitant avoir leurs correspondances dans vos variantes. Tinemmirin.

1- Tirselt (plur. Tirsal) « montant vertical ».تيرسلت جمع تيرسال

2- Zaraz (plur. Izuraz) « tenant ».زاراز جمع إيزوراز

3- Afeğğaj n uğenna « ensouple supérieure ».أفجّاج ن آجنّا

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Abyannu 

Une Fête Amazighe Qui Remonte A Quand ?

Je saisis l’occasion pour évoquer un tout petit peu Abyannu en traitant brièvement de certains aspects y afférents. De nos jours, Abyannu est une fête annuelle se déroulant vers le 10 du mois de Muharrem dans le calendrier lunaire (premier mois de l’année hégirienne). Bien que dans le stade actuel des choses, cette fête ouvre l’année lunaire, son origine quant à elle demeure inconnue.

Il est évident que les variantes phonétiques (abyannu, babyannu, tabennayut, bu-inu, etc.) proviennent d’un même nom. Celle d…...

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QUELQUES PRÉNOMS MASCULINS ET FÉMININS CHEZ MZAB

PRÉNOMS MASCULINS

 Amenzu « le premier ».

 Aneğlus « l’ange ».

Prénoms Féminins

 Taziri « La Lumière lunaire ».

 Tifawt « La Clarté ».

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ẒIRIẒA

Dans le Mẓab, il est largement admissible que la consommation des dattes est associée à la bonne santé ! Et pourtant, tant de gens ne trouvent pas de nos jours très attrayante l’idée d’en manger couramment et ce, en dépit des qualités nutritives des dattes que ce soit à l'état frais ou sec.

je cite cette fois-ci un aliment à base de dattes fortement apprécié dans tout le Mẓab, notamment pendant le mois de.....

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Lalla Belghouya

 Lalla Belghouya, un moineau du Mzab que les mozabites aiment beaucoup Quand on la voit atterrir, elle est un porte bonheur. Sa couleur noire et son bout blanc nous dit qu'au bout de chaque difficulté il y a de l'espoir!

Lalla Belghouya, a Mzab sparrow that the Mozabites love very much When one sees it land, it is a lucky charm. Its black color and its white tip tells us that at the end of each difficulty there is hope!

Lalla Belɣuya d iggen wajḍiḍ n weɣlan illan at mẓab axent ameč Mi xezrant.....

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BERGAN/BERYAN/BERIGAN


A propos de Bergan/Beryan, je te fournis ma première réflexion que je n’ai pas encore bien développé. Elle nécessetera un approfondissement…

Bergan était d’après les documents historiques les plus anciens, mais aussi selon la tradition sociale, une cité renommée pour ses activités artisanales, notamment dans le domaine du métier à tisser et le tissage des tentes tout particulièrement. En effet, l’hypothèse Berriane (Bir « puits » + Riane « nom d’un personnage inexistant ») est .....

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Edifices défensifs

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Chaque ksar, dispose d'un système défensif qui le distingue. En plus du célèbre rempart de Béni Isguène, qui constitue le premier monument classé au Mzab, nous citerons le front du ksar de Bounoura et le rempart de Ghardaïa. Il y a aussi les tours de gué enguirlandées, tout au long de la vallée, dans l'environnement des ksars et de la palmeraie, y compris  les fameuses portes d'entrée des cités. L'ensemble, constitue avec le minaret de la mosquée un système défensif intégré.

L’étape qui suit l’élection de l’emplacement de la cité, est celle qui consiste à établir le tracé de ses remparts. Ces derniers sont intercalés de portes d’entrée et de tours. Les remparts préfiguraient les contours de la ville. Jadis, les maisons remparts constituaient, partiellement, un élément de ces infrastructures de défense

    Les cités sont protégées par des remparts ; ou des maisons remparts, ainsi que par des tours de guet et de défense .L’enceinte était percée de portes surveillées en forme de bordj (tours) percés, constituant le point d’aboutissement des rues(1).

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Le front de At Bounour(2)

Localisé dans la partie ouest du ksar de Bounoura. Il se présente sous forme d'une ceinture de maisons remparts perchées sur une roche dominant l'oued M'Zab sur la partie ouest du ksar de Bounoura. Il se présente comme une sorte de défonce naturelle.

 Les habitations forment des maisons remparts juchées sur un énorme rocher taillé par l'oued,les murs extérieurs des maisons sont percés de petites ouvertures qui sont tous simplement les fenêtres des habitations , elles sont réduites à l'état de regard car comme dans les autres ksar les maisons prennent leurs lumières et leurs aération du patio central.

 

 

01 OPVM

02 OPVM

El Atteuf Tajnint

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El Atteuf  Tajnint  ⵜⴰⵊⵏⵉⵏⵜ

Fondée en 1012, c’est la plus ancienne ville du Mzab. Elle est située à seulement 9 kilomètres de Ghardaia mais elle paraît déjà éloignée de tout.

El Atteuf, dont le nom signifie « Le tournant » tient son nom à sa position géographique puisqu’elle se situe au coeur du méandre de l’oued Mzab.

La mosquée Cheikh Sidi Brahim

Le long de ses hautes maisons-remparts se trouve la célèbre mosquée Cheikh Sidi Brahim vieille de 700 ans.

Son plan modeste, Ses arcades moulées et Ses niches murales ont inspiré Le Corbusier lors de l’édification de la Chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp près de Vesoul.

Endroits à visiter à El Atteuf :

Vieux Ksar

Mausolée Cheikh Sidi Brahim

 

 

GHARDAIA TOURISME

 

Ghardaia Taɣerdayt

Icon 08 Ghardaia  Taɣerdayt

Le toponyme Taɣerdayt n’est pas en rapport avec le sens de « souris »

Ghardaia est la corruption du toponyme authentique Taɣerdayt que l’on a voulu confondre injustement avec taɣerdat/taɣerdayt « souris », une autre bévue de plus. Je confirme encore une fois que ces ressemblances accidentelles existent un peu partout en langue amazighe.

Selon mes dernières conclusions, Taɣerdayt qui soit le toponyme de la métropole du Mzab, en Algérie, veut dire « dépression montagneuse, géographique ».

Je dirais succinctement que cette même suite de consonnes /ɣrdy/-/qrdy/-/grdy/-/grḍy/ (souvent sans /y/) est attestée en déhors du Mẓab/Algérie en fournissant des noms géographiques si riches d’histoire et de culture. Par exemple, à Adrar Nfus(a) en Libye, le nom taɣerdayt signifie « une aire mise en valeur située au bord d’un oued », à Figuig, le nom féminin taqerdayt (le /q/ et le /ɣ/ s’alternent en l’ensemble amazighe), autre forme phonétique de taɣerdayt, renvoie au sens de « outil, récipient, instrument de mesure pour certaines matières d’une capacité de 6 kg ». Si, au Niger, égerid veut dire « grenier à céréales », l’autre forme phonétique agerḍ qui, en variante Tamahaq, se prononce aussi ayerḍ, renvoie dans son application géographique aux sens de « partie déprimée d’une crête montagneuse, dépression d’une montagne, col ». Par ailleurs la variante de l’Anti Atlas (Maroc), par le même nom, véhicule le sens de « passage en lactes d’un chemin de montagne, goulet, passage étroit ». Je finis par écrire qu’en Tamazight de Kabylie, il est relevé le nom masculin agerḍ qui renvoie au sens de « col, encolure ». Nous sommes en présence d’une plate forme de noms géographiques relatifs au relief et cela, dans les différentes régions de Tamazgha (Maroc, Algérie, Libye…).

 

Note sur le toponyme de la métropole du Mẓab : Taɣerdayt

Le présent papier porte sur le toponyme Taɣerdayt noté aussi par les auteurs d’expression arabe et, ensuite, française, Ghardaia (à prononcer « Ɣerdaya »). On peut ici faire observer que le son final /a/de Ɣerdaya, n’est en réalité que le suffixe du féminin arabe « ة » transcrit aussi traditionnellement « ه ». Ce son est agglutiné à Ɣerdaya afin de lui permettre de gagner comme beaucoup d’autres noms propres un aspect morphologique arabe, en faisant disparaitre du même coup la marque du féminin amazighe « ta---t ». En bref, Ɣerday(a) est la transcription erronée de Ta-ɣerday-t. Il s’agit en bref d’une situation qui fait qu’un seul toponyme existe selon deux « manifestations » toponymiques, et ce dans un contexte dichotomique. Dois-je rappeler, pour le désambiguïser, que la lexie taɣerdayt n’est pas par ailleurs en rapport lexical avec le sens de « souris », comme dans beaucoup d’autres cas, on est devant le cas d’une ressemblance (formelle) accidentelle. De même les tenants et défenseurs de l’insoutenable et fantaisiste hypothèse selon laquelle le toponyme en question provient de Ɣardaya (transcrit en graphie arabe « غارداية ») oublient que ledit toponyme fut produit par une société d’anciennes pratiques linguistiques amazighes, et que la date supposée de l’érection de la cité Taɣerdayt est située selon les sources historiques entre 1038 et 1053 J.-C., alors que Baba Uǧemma (1) (« بابا و الجمه » en est la forme arabisée) que l’on présente en tant que fondateur de Ɣerdaya (2) et auquel l’on attribue la légende se rapportant à Daya, fut décédé vers 1171 J.-C. (567 Hégire) au moment où la cité de Taɣerdayt avait déjà plus d’un siècle d’existence, et que même certaines sources confirment que l’oasis (artificielle) de Taɣerdayt exitait en 970 J.-C. Ces données et bien d’autres (que je ne cite pas ici) corroborent bien la situation de l’origine du toponyme Taɣerdayt et mettent à néant l’appellation Ɣerdaya montée de toutes pièces.

En bref, le toponyme Taɣerdayt dont la suite de consonnes /ɣrdy/-/qrdy/-/grdy/-/grḍy/ (souvent sans /y/) est attestée en dehors du Mẓab/Algérie en fournissant des noms géographiques si riches d’histoire et de culture. Là on peut faire observer que la transcription graphique des toponymes de souche linguistique amazighe est bien loin d’être résolue, les données historiques objectives sont appelées à justifier la position de la toponymie dans le fonds de la langue d’usage. La toponymie est une science récente qui s'intéresse aux noms de lieux et tente de comprendre le sens et la signification des toponymes. Elle joue un rôle important chez les peuples qui cherchent à appréhender leur passé, à maîtriser leur présent et à jeter intelligemment les jalons de leur avenir. La toponymie en particulier (et l’onomastique en général) est à considérer d’ailleurs comme l'un des éléments qui aident à restituer la mémoire collective et à reconstruire l'identité culturelle d'un peuple. Elle permet en outre d'enrichir le lexique des langues altérées. C'est un aspect, parmi d'autres, qui traduit l'originalité d'un pays et de son soubassement identitaire et l'une des spécificités qui peut le distinguer de tous les autres pays. L'intérêt de cette science est de faire appel aux autres sciences connexes pour expliquer la signification d'un toponyme. Parmi ces sciences, on cite la géographie, l'histoire, la linguistique, la sociologie rurale, l'archéologie, la botanique, la géologie et l'architecture. En effet, les chercheurs d'histoire et de géographie font appel à la toponymie pour expliquer aussi le mouvement des populations. Pour un géologue, les toponymes peuvent refléter la nature géomorphologique, le type de sol et la nature des roches et des minéraux.

Selon mes dernières conclusions, Taɣerdayt qui soit le toponyme de la métropole du Mẓab (avec un /z/ emphatisé), en Algérie, veut dire « dépression montagneuse, dépression géographique ». c’est à cette morphologie physique que Taɣerdayt doit sa propre appelation. Dois-je dire là que la formation du toponyme ressemble à bien des égards à celle de l’autre cité du Mẓab, à savoir Taǧnint (on peut par ailleurs penser aussi à Tafilalt, Tawrirt,...). Il y a lieu de souligner que les noms géographiques de la région du Mẓab, ainsi formés, se réfèrent à une vallée, un point d’eau, une élévation, quand ce n’est pas à la végétation ou à une autre particularité des lieux en question. La toponymie amazighe en général, dans son fonctionnement, se sert largement des objets que l’on rencontre dans la langue naturelle et l’usage premier.

Pour mieux saisir l’entité physique de Taɣerdayt, on peut entre autres contempler le relief physique de Taɣerdayt par rapport à l’ensemble des monticules qui entourent le monticule Taɣerdayt en prenant un point culminant du côté par exemple d’At Mličt (Melika). Pour arriver au terme de mon écrit, je fais observer que le phonème /ɣ/ de taɣerdayt peut se réaliser /q/ tel que dans la variante de Figuig où le mot taqerdayt veut dire au plan lexical « boisseau, pouvant contenir un poids de 6 kg, récipient dont le contenu équivaut 6 kg ». Dans son application toponymique, taɣerdayt/taqeradyt (dans la langue amazighe, le /q/ est l’allophone de /ɣ/), peut rappeler notamment la forme dudit récipient, et cela tels que dans d’autres cas toponymiques. Si à Adrar Nfusa en Libye, le nom taɣerdayt signifie géographiquement « une aire mise en valeur située au bord d’un oued », au Niger, égerid veut dire « grenier à céréales », l’autre forme phonétique agerḍ qui, en variante Tamahaq, se prononce aussi ayerḍ, renvoie dans son application géographique aux sens de « partie déprimée d’une crête montagneuse, dépression d’une montagne,… ». Par ailleurs la variante de l’Anti Atlas (Maroc), par le même nom, véhicule le sens de « passage d’un chemin de montagne, goulet, passage étroit ». je finis ces quelques exemples illustratifs par écrire qu’en Tamaziɣt de Kabylie, il est relevé le nom masculin agerḍ qui renvoie au sens de « col, encolure ». Nous sommes en présence d’une plate forme de noms géographiques relatifs au relief et cela, dans les différentes régions de Tamazɣa (Maroc, Algérie, Libye…).

H. DABOUZ

Notes :

1. Son nom est Brahim Uw Youcef Ba-Ǧemma.

2. La forme Ɣerdaya, ainsi adaptée, traduit les sens de « anfractuosité » + Daya « nom propre féminin »), sachant que Daya est le nom supposé de la femme ayant demeurée cette même anfractuosité située sur le piton où fut érigée la cité de Taɣerdayt (près de l’ancienne mosquée). Cette anfractuosité haute d’à peine 1m et de profondeur d’environ 1 m 30 cm, ne peut pas abriter un être humain adulte. Au plan archéologique, aucun vestige faisant preuve de l’existence d’un abri humain n’y a été découvert (voir Brahim CHERIFI, ETUDE D’ANTHROPOLOGIE HISTORIQUE ET CULTURELLE SUR LE M’ZAB, Thèse de Doctorat, 2003).

 

Hammou Dabouz

Ghardaia Taghardeit

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Ghardaia Taghardeit

ⵜⴰⵖⴻⵔⴷⴰⵢⵜ

Fondée en 1048 sur la rive droite de l’Oued M’zab et en amont des quatre autres centres de la Pentapole par deux frères Slimane et Mohammed Ben Yahia, Ghardaia devint rapidement la capitale commerciale du Mzab.

La mosquée

La Mosquée et son minaret en forme de tronc de pyramide très allongé, domine toute la cité. Celle-ci, située sur les flancs d’une éminence conique au milieu de l’oued Mzab, développe l’étagement de ses maisons en un panorama qui ne manque ni d’originalité ni de grandeur.

L’ancienne place du marché

Au cours de votre visite, vous découvrirez au coeur de la ville haute l’ancienne place du marché. Son charme tient en grande partie à ses couleurs et à la présence de son puits centenaire auprès duquel un élégant palmier a poussé grâce aux inévitables éclaboussures et maladresses des habitants du quartier.

La place du marché

En arrivant à Ghardaia, vous ne pourrez pas râter la place du marché. Elle est très élégante et offre une très belle vue sur la vieille ville. Votre visite de Ghardaia commencera sûrement par une déambulation au milieu des commerçants présents sur cette place. Vous y verrez des vendeurs de dattes, des dinandiers, des marchands de tapis et toutes sortes d’étals très colorés.

La palmeraie

La palmeraie de Ghardaia, située à deux kilomètres en amont de la ville mérite vraiment une visite. Elle est de loin la plus florissante de la pentapole, avec quelque 60.000 palmiers. C’est, aussi une véritable ville d’été. En effet, durant toute la saison chaude des familles entières viennent y chercher l’isolement et un peu de fraîcheur. La vie y continue comme en ville, dans les mosquées, dans les écoles coraniques, chez les artisans et commerçants qui font la saison.

Endroits à visiter à Ghardaia :

• Vieux Ksar

• Vieille mosquée

• Ancienne Place du marché

• Mosquée souterraine

• Palmeraie

• Partage des eaux

• Système d’irrigation

 

GHARDAIA TOURISME

 

Guerrara Igraren

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Guerrara  Igraren

ⵉⴳⵕⴰⵕⴻⵏ

Fondée en 1631 par les Oulad Makha, qui habitaient auparavant Ghardaia et Melika, elle est la plus excentrique des villes du Mzab, à 100 km de Ghardaia.

Cette cité, se trouve sur le passage des caravanes parcourant le Sahara d’Est en Ouest et du Nord au Sud.

Le marché

Le marché quotidien qui a lieu l’après-midi est très fréquenté par les Larbaa, les Oulad Nail et les nomades de Touggourt et de Biskra.

L’oasis

L’oasis installée au fond d’une daïa contre les dernières maisons de la ville est presque luxuriante en temps ordinaire. L’Oued Zegrir qui vient de la région des daïas la submerge de ses eaux à intervalles irréguliers.

La crue détournée et retenue par des ouvrages hydrauliques fort ingénieux, peut séjourner plusieurs mois avant de s’infiltrer.

 

GHARDAIA TOURISME

Haouache Abderrahmane

grilloir cafe 2Abderrahmane HOUACHE

Abderrahmane HOUACHE est né présumé en 1928 à Tagherdayt (Ghardaia) et il a grandi à Sougueur où son père était commerçant. C’est à l’école française de cette ville qu’il entamera ses études et qu’il décrochera son Certificat d’Etudes Primaires avant de regagner sa ville natale. Il poursuivra son enseignement à l’école française où il obtiendra, pour la 2ème fois, le Certificat d’Etudes Primaires consacré aux indigènes. En parallèle, il est inscrit dans l’école libre « El-Islah ».

Son père prend la décision de l’orienter vers l’institut « El-Hayat » de Guerrara (Wilaya de Ghardaïa) pour suivre des études en théologie. Durant une année et demie, il apprendra à réciter le Coran et il rejoindra, par la suite, le cercle de « Irwan ».

Trois ans après, en 1948, il entamera sa vie professionnelle dans le commerce à Tihert (Tiaret) où il sera élu, en dépit de son jeune âge, comme président des commerçants Mozabites exerçant à Tiaret.

En 1979, il est nommé directeur de l’institut « El-Islah » (progressiste) de Ghardaïa. Poste qu’il occupera pendant 20 ans, réussissant à améliorer et les conditions d’enseignement et le niveau des élèves.

Au début des années 1980, il est désigné membre du conseil des « آazzaba » (taâezzabt) pour une durée de 15 ans.

Par la suite, il décide de mettre fin à ses activités dans ledit conseil aussi bien que dans l’institut « El-Islah », pour se consacrer pleinement aux travaux de recherche sur la langue et l’histoire amazighes.

A l’âge de 78 ans, Abderrahmane Houache est encore très dynamique. C’est un homme nourri d’une conscience aussi bien culturelle que cultuelle.

grilloir cafe 2A Ba-Abderrahmane N At Mẓab

Il est difficilement acceptable que je doive parler dorénavant de toi, Ba-Abderrahmane au passé ! " Pour qui j'entreprends tout ceci ? " (*), tu m'avais à maintes reprises révélé cela, Ba-Abderrahmane, comme si tu regrettais quelque part le désintérêt de tant de tes concitoyens du Mzab et d'ailleurs à l'égard de leur langue maternelle, Tamazight.

Mon âme est triste et mon cœur bien douloureux. Je suis plus qu'affligé ! Les mots n’y pourront plus rien. Je garde de toi que de meilleurs souvenirs, tu étais l'homme qui prônait la pensée et le savoir, l'esprit d'analyse et de critique, l'esprit libre et d'ouverture. Je me rappelle de ta perspicacité, de ton ouverture, de ta vision épistémologique ainsi que de ton jeune et indéfectible esprit, cela en dépit de ton âge avancé. Je ne cessais de te dire que l'esprit n'a pas d'âge. C'est pour cela aussi que ton esprit reste sans retour présent. Méconnaître le grand soin que Dieu a eu de toi n'est qu'aberration. Tu étais l'homme qui ne refusait pas toute demande en faveur de l'Amazighité et du savoir. Ta générosité dépassait toute imagination, ta disposition, ta disponibilité et ta conscience du fait amazighe étaient hors du commun.

Sans que je n'entends ta réponse, sache que la longue voie que tu as empruntée sera celle que les présentes et futures générations avec toute la détermination que cela impose. Quand on pense à notre pays, 2 images s'imposent: celle d'un peuple qui veut vivre et celle d'un pays qui continue de traîner dans l'impuissance de décoller. Ce sont 2 réalités de notre pays d'à présent, 2 situations sur lesquelles il y a lieu de s'arrêter longuement.

Mass Abderrahmane Houache, depuis que j'ai fait ta connaissance dans la fin des années 1980, je n'ai pas cessé de découvrir en toi le grand homme qui s'est mis au service des siens et ce, sans rien demander en retour, si ce n'est pas promouvoir l'Amazighe, langue, culture et littérature. Tu étais plus qu'un homme de qualité que l'on ne peut pas rencontrer aussi bien parmi ta génération ou même parmi les présentes générations. Tu étais l'homme qui a toujours déployé ses efforts afin que l'Amazighe du Mzab puisse trouver la place qui lui sied. Tous les échanges, tous les travaux que j'ai effectué avec toi me sont et me seront d'une grande utilité ainsi que d'une énorme aide constructive.

Que tout ce que tu as entrepris en faveur de Tamazight ne soit pas tombé à l'eau. Ta riche bibliothèque doit contenir des titres qui n'existent pas ailleurs, et surtout tes travaux de recherche, ayant durés des décennies, doivent plus que nécessairement, plus que vitalement être sauvegardés, voire développés davantage. Puisse mon pays connaître des hommes de la trame intellectuelle de Ba-Abderrahmane, toi l'un des fils les plus valeureux que la région du Mzab ait jamais engendrés.

Tu seras pour toujours dans le cœur de ceux et celles qui ont pris, qui prennent, qui prendront conscience de la langue-culture-littérature amazighe, une lumière éclairante et cela, afin que le devenir soit meilleur. Sache que comme tu as fait preuve d'une indéfectible résistance, notre langue amazighe résistera aux vicissitudes de l'histoire. Sache que dans notre pays, il y aura toujours des Hommes (hommes et femmes) qui, tant que le monde est monde, se battront pour un avenir meilleur, pour un devenir prospère de tout ton peuple.

Ad yerḥem Yuc Amuqṛan B-Abderraḥman N At Mẓab, ad yeǧǧ Yuc Amuqṛan B-Abderraḥman N At Mẓab s At Tǧemmi-s. Que Dieu lui réserve son Vaste Paradis.

Note:

(*) Voir l'entretien que j'ai réalisé avec lui en 2006 dans l'adresse:

bonjourdesougueur

Hammou Dabouz

Houache Abderrehmane

  • HOUACHE ABDERRAHMANE

    Icon 08ⵃⵓⴰⵛ ⴰⴱⴷⴻⵔⵔⴻⵃⵎⴰⵏ

    Abderrahmane HOUACHE est né présumé en 1928 à Tagherdayt (Ghardaia) et il a grandi à Sougueur où son père était commerçant. C’est à l’école française de cette ville qu’il entamera ses études et qu’il décrochera son Certificat d’Etudes.....

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  • At mẓab

    Icon 08ⴰⵜ ⵎⵥⴰⴱ

    ana-y-u di-s sennet twalin gwinet di-s “m” d “ẓab” at bekri ttuɣen qqaren “m” amcan n wana “n” i llan “de :préposition” ayen d asa s ẓab ɣel wass-u zeddiɣ “at warejlan” qqaren “m” amcan n wana “n”....

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  • At iɣirsan

    Icon 08ⴰⵜ ⵉⵖⵉⵔⵙⴰⵏ

    uhu “at iɣersan” amaɣer “iɣers” d laɛgab n westu d anni tqimen s westu i neffal,i nẓeṭṭ mi yecmer uẓeṭṭa-nneɣ mi niwaḍ tasefrest. Ama “iɣers” neɣ “iɣersan” ayen d jaluz n wastu ayen d tinelwin ayen d iɣersan i tqiman-d deffer maɣa ad nenqed aẓeṭṭa-nneɣ nniɣ ya dex belli neqqar ula d ana “Ṛebbi as-yuc tiyti i yiɣers i sxugwaḍen” iziɣ ula neccnin.....

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  • At iɛuban

    Icon 08ⴰⵜ ⵉⵄⵓⴱⴰⵏ

    Ismawen i ɣer-neɣ iles-nneɣ n tumẓabt samman si-s(seg-s) imezwaren-nneɣ iɣerman-nsen d iɣulad-nsen d tjemmi-nsen bac mi ten-nebder ad nessen asnen taṛwa-nneɣ batta d afsu-nsen qqaren-as (la toponymie) neɣ s taɛrabt. Dessat maɣa ad ssiwleɣ f......

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  • At mlicet  At mličet 

    Icon 08ⴰⵜ ⵎⵍⵉⵛⴻⵜ

    Ass-u ad ssiwleɣ f (ɣef) uɣerm n “At mlicet” as neqqar “Mlika” batta d ana “Mlika” an dima nexs arra n yismawen n iɣerman-nneɣ d mennaw ismawen iḍiḍnin ɣel yiles n teɛrabt « At mlicet » d isem n midden i d-usin ɛemren-t yella ɣer-sen d.....

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  • At isǧen

    Icon 08ⴰⵜ ⵉⵣⵊⴻⵏ

    “At isǧen” uhu d ana “abni w skan” an manc sxerwicen midden-nneɣ neɣ taṛawa-nneɣ nniɣ ya belli nexs walu arra n yismawen-nneɣ ɣel wiwal n taɛrabt ,iwamen i ǧǧin nec i samman imezwaren-nneɣ ,dex uhu d ana “At wezǧen” “At wezǧen n webrid” amaɣer usind azǧen n webrid jar “tɣerdayt” d “At bunur” ula d ana-yu d asxerwec. “At” ayen d “ana midden n” neɣ....

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  • ⵜⴰⵊⵏⵉⵏⵜ

    Icon 08Tajnint

    Ana “Tajnint” uhu d ayen lmaɛun n tizit yeṭla s lgetṛan nses seg-s. S mani ɣa tterwes “tajnint” i awen lmaɛun “tagnint” . Iziɣ d batta “tajnint”? tawalt-u teffeɣ-d s wana “tagnitt” ɣi “g” yedwel-d d “j” (g---j) nerni-as “n” bac ad tili d “tagnint” ɣel imaziɣen iḍiḍnin “agni” i tmuṛt illan tili an ttult tuli bessi....

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  • At Bunur

    Icon 08ⴰⵜ ⴱⵓⵏⵓⵔ

    Nniɣ ya ad alseɣ (ad ɛawdeɣ) belli nettarra dima ismawen n yiɣerman-nneɣ ɣel yils n teɛrabt tuni d igget twaɣit ula d ana “at Bunur” nettar-t ɣel teɛrabt “annur” neɣ “nuṛa” batta awen usxarwec ,batta i d-yiwin awen ismawen ɣel midden-nneɣ neɣ ula ɣel wewrir iɛemren di-s “at Bunur”. Iziɣ s mani yettwasamma at Bunur, “At” yettic taddart neɣ taɛcirt (midden n) amma “Bunur” ul ufiɣ igget teɛcirt neɣ igget . ....

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  • At Ibergan / Bergan

    Icon 08ⴰⵜ ⵉⴱⴻⵔⴳⴰⵏ

    An dima a necnin nettarra ismawen n yiɣerman-nneɣ ɣel teɛrabt, zeddiɣ ɣel wass-u ul ssineɣ batta ɣen tḥazan d hami .d necnin nettic-as i ḥed waḍiḍen mani ɣa ad yeṭṭef bac aɣen-yini d necci i zzareɣ dex anni ɣa ad yini deffer wammu ad t-nelmeẓ ,nexs neɣ ul nxiss an win lemẓen tiɛeddafin amaɣer d necnin nuc-asen mani ɣa....

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  • Igṛaṛen / legṛaṛa

    Icon 08ⵉⴳⵕⴰⵕⴻⵏ

    Neqqar-as « legṛaṛa » d “igṛaṛen” neɣ “igraren” i middin izedɣen dinni ama adeg-nni ad as-nini “legṛaṛa” “L” uhu n iwalen ireṭṭalen.
    Mi nexs ad nessen s mani aɣen d-yusu isem-u ad nebres deg iẓuṛan-s.
    Ufiɣ sen ifsuten i yawen tawalt-u: Igrir/igrar/tagrara (igṛiṛ/igṛaṛ/tagṛaṛa)
    D tamuṛt tused
    ....

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  • Ismawen n Tẓilla

    Icon 08ⵉⵙⵎⴰⵡⴻⵏ ⵏ ⵜⵥⵉⵍⵍⴰ

    Yeǧǧ-aneɣ ujellid ameqran semset n tẓilla yeqqn-aneɣ seg-sent(si-sent) jar yiḍ d wass ayen d  tinniḍes - atewwab - jartẓilla -tagwẓin – tisemsin. Tinniḍes ayen d ana tenni n yiḍes d tamezwart n yiḍ d tameǧarut n tẓilla n wass deffer-s ya ɣir iḍes s wamenni neqqar-as tanni n yiḍes neɣ.....

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  • Tameṭṭut Tisednan

    Icon 08ⵜⴰⵎⴻⵟⵟⵓⵜ ⵜⵉⵙⴻⴷⵏⴰⵏ

    Dessat maɣa ad iniɣ inzan i twannen di (deg) tmeṭṭut ad iniɣ s mani i d-teffeɣ tawalt-u enɣ ana-y-u amaɣer iggen waɣyul yenna neɣ yuri belli ana tameṭṭut yus-edd s ṭemt n taɛrabt i twarayen ul yessin ula batta d ṭamt ɣer-s belli d idammen as tasen i tmeṭṭut ac uyur ama netta ṭemt uhu d idammen ini-t-as ..ṭemt d aja n tiẓiwt d tameṭṭut iḍ n wattaf-as tazeqqa mi temlec ayen d wuni d ṭemt uhu d idammen ɣa asen-nini asellili neɣ idammen n.... 

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  • Ameddučel

    Icon 08ⴰⵎⴻⴷⴷⵓⵞⴻⵍ

    Ameddučel di-s sennet twalin ddsent gginet ,di-s “amidi+ačal”, “amidi” ayen d ḥed teggu tlex-č yid-s (ɛma-s).  “amidi = ameddučel = taziwi = antij = aɣrim = amɣir = tuta = anṛaw = amɣiw” d iggen unamek. Ama “ačal” ayen d tamuṛt i nella di-s i nesgeḍḍaɛ di-s tameddurt-nneɣ necnin d imṛiwen-nneɣ. Iziɣ “ameddučel” ayen d “mmis n tmurt” s teqbaylit , “weld leblad” s ddarja. di-s ujar n wana “saḥib” neɣ “camarade” “ ami”. Ana “ačal” “akal” “acal” ayen d tamuṛt neɣ ijdi n tmuṛt fɣen-t-d si-s(seg-s) mennaw.... 

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Igṛaṛen legṛaṛa

grilloir cafe 2Igṛaṛen / legṛaṛa

ⵍⴻⴳⵕⴰⵕⴰ / ⵉⴳⵕⴰⵕⴻⵏ

Neqqar-as « legṛaṛa » “ القرارة” d “igṛaṛen” neɣ “igraren” i middin izedɣen dinni ama adeg-nni ad as-nini “legṛaṛa” “L” uhu n iwalen ireṭṭalen.

Mi nexs ad nessen s mani aɣen d-yusu isem-u ad nebres deg iẓuṛan-s.

Ufiɣ sen ifsuten i yawen tawalt-u:

• Igrir/igrar/tagrara (igṛiṛ/igṛaṛ/tagṛaṛa)

D tamuṛt tused twaṭṭa f tmuṛa n idisan-s sseɣzun-t waman d ayen tmuṛt ḥerca neɣ d legric neɣ d isri ilin aman jerwen tamuṛt-u imaziɣen iḍiḍnin qqaren-as “gṛaṛt” awen tmuṛt ttic ula d aḥawal d uduli yettili dy-s ula d unkal n tezdayt.

Llan yuɣleb s awen yismawen i s neqqar “tussan n wakkal” timuṛa n Tmazɣa an :

Grara

Zirara adday n Lemniɛa .

Tagrara timuṛa n Leqbayel.

Grira jar Batna d Beskra.

Timuṛa-u usint-d an Grara-nneɣ (Gṛaṛa-nneɣ) .

• Gaṛa neɣ gaṛet

D isem n wewrir d aqezzul yenkeḍ s ujenna-s amaɣer ayen wewrir uhu n ṣṣem ,aḍɣa-s yerci lant timuṛa dy-sent awen gaṛat (gaṛ ṭɛam-gaṛ dbaj-gaṛet lejnun-gaṛa krima.....) ,mi llant mennawt ad nini “gur neɣ grar” afsu-yu yella sy-s amaɣer s aɣa ad neẓwa ɣer-s s ubrid n bergan lac ula d igget gaṛa abrid al d-naweḍ legṛaṛa nejba(nḍal) ɣef-s ad nergeb ctayen-nnaṭ sennet neɣ ujar n id gaṛa (leɛmiyyad-talemt-leqṣeṛ leḥmeṛ-lembertex d gṛaṛa iman-s)(لعميد-تالمت-لقصر لحمر-لمبرتخ-لقرار).

Ama wenni i llan idis n tilawt (proche de la vérité) ayen d afsu amezwar.

Ama ana belli gṛaṛa tezdeɣ s midden i d-yusin s at Mlicet d Tɣerdayt ɣir hna hna..wuni lac sy-s d axerwec.

Ama nettaha tella teɛmeṛ si yijiman n yilan ( منذ آلاف السنين) dessat ma aɣ ad yellul acer n uyuc Ɛisa n Marima azul ɣef-s d mama-s.

Inzi f Gṛaṛa

 “ḥed-nni neɣ cṛa-nni ul yettedder an buɛud legṛaṛa”

Neqqar awal-u i ḥed mi yella dima aɣlan ac ma ɣa ad yiẓwa l tmuṛa n ḍḍehret bac ad yexdem si iman-s d at ɣersen ad d-yedwel ɣel uɣlan.

Awal-u d tidet buɛud i ɣer-neɣ dani ajḍiḍ inessan ul t-nergib legṛaṛa ul yiǧǧi ajelf-s deg-s uhu batta niwi-t ad yemmet, afsu-s ul iɛemmer dinni ul nessin hami, ad iɛad w’as-tiǧǧin ullunen n waydar n usalas neɣ amaɣer lac ullunen n ikumar neɣ s Ṛebbi.

Mass Ḥawwac ɛebd Reḥman

(Ṛebbi ad t-yeṛḥem) 

(بتصرف) s urni

بقلم بامون عيسى‎

Ismawen n Tẓilla

grilloir cafe 2HAOUACHE ABDERRAHMANE

Yeǧǧ-aneɣ ujellid ameqran semset n tẓilla yeqqn-aneɣ seg-sent(si-sent) jar yiḍ d wass ayen d : tinniḍes - atewwab - jartẓilla -tagwẓin – tisemsin.

Tinniḍes (العشاء): ayen d ana tenni n yiḍes d tamezwart n yiḍ d tameǧarut n tẓilla n wass deffer-s ya ɣir iḍes s wamenni neqqar-as tanni n yiḍes neɣ tinniḍes.

Atewwab (الفجر): ayen d ana lfajr s taɛrabt ayen d aziyyag n lafjar yucu ɣel tlatinit (latin) “ub” ad itwaɛzam “awb”ayen d atuwweb ad iniɣ nucu ɣel tuggamant(latin) ul qqireɣ nebbi wuni zeddiɣ ad dewleɣ ɣer-s mimi d hami.

Jartẓilla (الظهر) :ayen d jar tizzarnin aḍṛan n tfuyt d tagwẓin (jar tiẓilla).

Tagwẓin (العصر) :yettwana-ya-s amɣer d fayet ukẓet (ukkeẓ) n tẓilla mi nenta (nabda)Asiḍen(leḥsab) s tinniḍes am manci ntiɣ (bdiɣ).

Tisemsin (المغرب) :i tella d tameǧarut n tẓilla n wass yuses-d isem-s amaɣer d nettaha fayet semset tẓilla uhu an manci tɣilan midden amaɣer di-s semmes n wayniz(rakaɛat).

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

Karim amaziɣ Amyag ameǧu

Amyag ameǧu

  ali / ⴰⵍⵉ (Monter)

ari / ⴰⵔⵉ (écrier) 

kred / ⴽⵔⴻⴷ(couper) 

rẓem / ⵔⵥⴻⵎ (ouvrir)

ṣleḥ / ⵚⵍⴻⵃ (fermer) (nettoyer) 

atef / ⴰⵜⴻⴼ (entrer)

aweḍ / ⴰⵡⴻⴹ (arriver)

bbi / ⴱⴱⵉ (prendre)

bres / ⴱⵔⴻⵙ (chercher)

ččer / ⵞⵞⴻⵔ (lever)

ɛzem / ⵄⵣⴻⵎ (étudier)

ffeɣ / ⴼⴼⴻⵖ (sortir)

fren / ⴼⵔⴻⵏ (choisir)

ili / ⵉⵍⵉ (être)

ini / ⵉⵏⵉ (dire)

l'étymologie de "aẓumi" jeûne

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 ⴰⵥⵓⵎⵉ aẓumi

Juste une idée sur l'étymologie de aẓumi « jeûne, abstinence » qui frôle mon esprit.

Qu'en dites-vous ?

Si l’on cherche l’étymologie du verbe (isolé) « susem » (se taire), on serait conduit à penser dans le premier temps à une forme (primaire) telle que « sem » pour laquelle aucune trace ne puisse être décelée en l’ensemble amazighe. Il parait que ce verbe, qui doit remonter à la nuit des temps, a tellement voyagé et évolué dans le temps que tenter de l’expliquer par « sem » demeure obscure. Tentons de poser des hypothèses dont celle qui rattache le verbe « susem » au verbe primaire supposé « sem » est à écarter.

En explorant les matériaux lexicaux en notre langue, j’ai trouvé que le verbe qui explique mieux « susem » n’est que le verbe primaire « ẓem » (fermer, boucler et, par extension, presser, sucer,…), un verbe attesté partout en Afrique du Nord, y compris chez les arabo-amazighes. En Arabo-amazighe, l’expression : « ẓem fumm-ek » (ferme ta bouche) est couramment réalisée. Par ailleurs, dans une variante amazighe telle celle des At Mẓab et bien dans d’autres variantes bien éloignées les unes des autres, on a le verbe « rẓem » (ouvrir, délier, défaire, démêler,… » que je puis l’analyser comme suit :

« rẓem » = [R] (racine renfermant les notions de : négation, de privation, dépourvu de) + « rẓem m » (fermer).

En outre, la racine [R] donne « war » et « tar » qui sont d’un grand poids dans notre langue. Là si l'on demande à quelqu'un de former à partir de « rẓem » et de la racine [R], l'inverse du sens " boucler, fermer,...", ça devient quoi, la réponse ? je pense logiquement qu'on va tomber sur « rẓem » qui est bien la négation du sens de « ẓem ».

C’est pour cela j’avais dit par le passé que même le nom verbal « aẓumi » que je rattache à la racine [ẒM] ne provient pas, comme le veulent confirmer certains linguistes amazighisants, de l’Arabe, sachant d'ailleurs que nous sommes devant une pratique qui, telle que t(a)ẓallit, remonte à une période antéislamique.

Par ailleurs, on devrait être très prudent quant à l’origine d’autres mots tels que t(a)ẓallit « prière », idammen « sang », azul « salut », iles « langue »,... que certains avancent qu’ils viennent de l’arabe.

Hammou Dabouz

L'habitation

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Au Mzab les habitations dans les ksars gravitent autours de la mosquée. Leurs formes sont différentes et irrégulières. La surface de la plupart des logements n’excède pas les 100m2, leur hauteur extérieure et la répartition de leurs dépendances sont adoptées conformément aux us et coutumes de la société, à la nature de la région et aux normes religieuses, sociales, sanitaires…etc.

L’habitat se compose de deux niveaux et d’une terrasse

La structuration de l’espace d’habitation résulte du même procédé de mise en réseau de cellules simples .La maison est reliée à l’espace public (impasse ou rue), par une entrée en chicane .Le patio est le centre vital de la maison, à partir duquel s’effectue la répartition des espaces et des fonctions. L’ouverture centrale aménagée au plafond permet de faire circuler L’air et assure l’éclairage .Sur cet espace s’ouvre la chambre "tisefri", ou salon des femmes, avec un coin aménagé en cuisine et les salles d’eau .Un escalier permet d’accéder à l’étage qui est structuré d’une façon similaire au rez-de-chaussée et muni de deux portiques orientés plein sud sud/est.

 

OPVM

L’âne d’or

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L’âne d’or" Premier Romancier de l’Histoire humaine"

les Métamorphoses

Apulée de Madaure, un fils de l’Algérie, célèbre dans le monde entier, présent dans des centaines d’ouvrages historiques et d’encyclopédies reste encore bien peu connu dans son pays, voire dans la région de M’daourouch (Souk Ahras) qui l’a vu naître.

Cet érudit berbère qui a vécu à l’époque romaine, plus précisément au 2eme siècle après Jésus-Christ, est considéré par les historiens de la littérature comme le premier romancier au monde.

Apulée est l'un des premiers exemples d'une carrière littéraire entièrement faite en dehors de Rome. C'est un esprit brillant, universel, bien dans la ligne du mouvement de la Seconde Sophistique.

Né vers 125, d'une famille riche de Madaure (en Numidie, dans l'actuelle Algérie), il fit d'abord ses études à Carthage, où il apprit l'éloquence latine, avant d'aller chercher à Athènes un enseignement philosophique supérieur, de voyager beaucoup, puis de retourner en Afrique. Carthage deviendra sa résidence et où il y mourra après 170.

« L’âne d’or ou les Métamorphoses », un récit en 11 tomes écrit par Apulée, est cité en effet comme le premier livre roman d’Afrique et même du monde.

 

l’architecte André Ravéreau

grilloir cafe 2

Né en 1919, l’architecte André Ravéreau cumule aujourd’hui une œuvre construite et écrite qui est un manifeste en faveur d’une architecture cohérente et située. Il s’est beaucoup consacré à l’étude des architectures et cultures méditerranéennes, toujours dans le souci de comparer la pertinence du geste savant à celui du savoir-faire vernaculaire.

Élève d’Auguste Perret à l’école des beaux-arts de Paris entre 1946 et 1950, André Ravéreau reçoit l’enseignement rigoureux d’un « poète, qui parle et pense en construction » . En 1949, alors qu’il est encore étudiant, il se rend dans la vallée du M’zab, en Algérie. L’architecture mozabite, par l’harmonie qu’elle dégage, est décisive dans son appréhension de la construction ; ce voyage lui inspire une véritable  leçon d’architecture. « Comme tout le monde, j’ai reçu la séduction de Ghardaïa avant d’en faire l’analyse. On a l’intuition que les choses possèdent un équilibre que l’on appelle esthétique, et cela avant de savoir comment c’est, un équilibre […]. [C'est] l’analyse qui me l’a appris par la suite, j’ai vu dans le M’Zab à la fois la rigueur que j’aimais chez Perret, dont j’étais l’élève, et les formes exaltantes que l’on trouve chez Le Corbusier […]. » [André Ravéreau, Le M’zab, une leçon d’architecture, Paris, Sindbad, collection « La Bibliothèque arabe » , 1981, p. 25-26]

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En 1965, André Ravéreau est pressenti par le ministère de l’information et de la culture d’Algérie pour devenir architecte en chef des Monuments historiques. Installé à Ghardaïa, il parvient dans le cadre de ses fonctions à sauver une grande partie du patrimoine culturel et architectural du pays. Il obtiendra, entre autres, la classification au Patrimoine Mondial de l’U.N.E.S.C.O. de la ville de Ghardaïa et de la mosquée de Sidi Okba. En 1970, il crée un premier atelier du ministère – l’atelier d’étude et de restauration de la vallée du M’Zab – qui permit à quelques jeunes architectes, qui s’y étaient présentés, de réaliser de nombreux relevés des maisons mozabites.

Insatisfait des moyens limités qu’offrait le ministère, André Ravéreau crée en 1973, à l’aide de Naït Ali, haut fonctionnaire algérien du ministère de l’Intérieur, un second atelier, l’E.R.S.A.U.R.E. (Établissement Régional Saharien d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement) plus communément appelé l’atelier de Ghardaïa ou, a posteriori, l’atelier du désert. Il y voit l’opportunité de proposer un enseignement différent de celui qu’il avait reçu aux beaux-arts, basé sur l’apprentissage d’une culture constructive par la pratique, par le chantier. Bien qu’il ne s’agisse pas de protections, de nombreuses maisons furent ainsi restaurées et quelques constructions neuves réalisées dont les logements économiques de Sidi Abbaz.

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En 1975, par un fâcheux concours de circonstances, André Ravéreau est éconduit de l’atelier et contraint de se retirer en France où il s’installe définitivement. Aidé de son bras droit, sa compagne Manuelle Roche, il rédige et publie son premier livre, Le M’Zab, une leçon d’architecture. Depuis sa résidence ardéchoise, il continue à concevoir une architecture située. C’est ainsi qu’il obtient en 1980 le prix d’architecture Aga Khan pour le centre de santé de Mopti. Puis, en 1983, la médaille d’argent de l’urbanisme lui a été décernée par l’académie d’architecture pour l’ensemble de son œuvre. C’est récemment, en 2012, qu’il a reçu la médaille du mérite de l’Algérie pour sa contribution à la valorisation du patrimoine de ce pays.

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André Ravéreau n’imite pas les formes de l’architecture vernaculaire mais cherche à la comprendre pour mieux inscrire ses réalisations dans l’épaisseur d’une culture. « Je me penche beaucoup sur l’architecture dite « populaire ». J’y trouve des subtilités constructives savoureuses, des inventions, une rigueur qui, à mes yeux, fait défaut à certaines architectures « de représentation ». [...] [L]’architecture dite populaire est aussi savante dans la mesure où elle est le fruit d’un savoir très élaboré. » [André Ravéreau dans Vincent Bertrand du Chazaud, André Ravéreau, Maya Ravéreau, Du local à l’universel, Paris, éditions du Linteau, 2007, p. 105.]

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Par la suite, son travail en tant qu’architecte conseil du C.A.U.E. de Lozère de 1985 à 1993, lui inspire de nombreuses publications aux ambitions renouvelées. Suite aux études approfondies de différents lieux, du M’Zab au Caire en passant par Alger, qui ont abouti pour la plupart à des publications, André Ravéreau entame alors une série de travaux portant sur le détail des éléments d’architecture savantes et vernaculaires, à travers l’ensemble de la méditerranée : la baie, le chapiteau, le portique… Aujourd’hui, à l’âge de 95 ans, il poursuit inlassablement, ces divers travaux, fidèlement illustrés des fonds photographiques de Manuelle Roche, et sans cesse enrichis de nouvelles réflexions. 

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 La villa M.

réalisation – avec collaboration de Philippe Lauwers, et la participation de Paul Pedrotti

localisation  Ghardaïa, vallée du M’Zab (Algérie) – nature  résidence privée – date  1967-1968 – client  particulier

 « La villa M. a été conçue en cohérence avec les traditions de la vie ibadite, principalement conduites par le climat, et la religion. La construction, disposant en tout de 700m2 de plancher, comporte plusieurs niveaux. Au rez-de-chaussée se trouvent le west ed-dar, l’espace central de vie pour les heures les plus chaudes des jours d’été, le aali, salle de prière, un bureau, des entrées séparées pour les hommes et les femmes et, de part et d’autre de la piscine, plusieurs jardins et salles de séjour. Un astucieux système de portes crée des espaces privés nécessaires aux hommes et aux femmes. Les deux étages supérieurs sont organisés autour de patios ouverts et de terrasses flanquées de galeries (traditionnelles ikomar) qui constituent autant d’espaces de vie répondant à l’usage mozabite. Ainsi, le premier étage accueille notamment une salle de prière pour les femmes.

D’un côté, il y a la maison familiale proprement dite. L’autre côté est entièrement occupé par la douira, la maison des invités, dans le respect de la tradition. La cour d’accès est située sur l’espace central, suivie de la piscine. Celle-ci est prévue en élévation de telle manière qu’elle puisse se vider naturellement, selon la pente, pour irriguer le jardin au fond. Par un système de fermeture amovible, la piscine est accessible soit aux invités, soit à la famille. Depuis la douira, il n’y a pas de point de vue sur la piscine alors qu’il en existe du côté familial : les femmes ne doivent pas être vue des étrangers mais ont toute licence de les voir.

Dominant l’une des salles des hommes en double-hauteur, un moucharabieh permet aux femmes d’observer les réunions masculines et même d’y participer oralement, ce qui n’est en rien interdit par les préceptes religieux. À la différence des moucharabieh du projet de la poste, ceux de la villa s’ouvrent sur les espaces privés du jardin ; ceux-ci sont alors suspendus au dessus de la fenêtre, en console, afin de conserver une vue plongeante entièrement libre, tout en protégeant l’intimité de la famille des espaces publics lointains.

Le chantier ayant débuté peu après celui de la poste de Ghardaïa, les matériaux et les systèmes constructifs sont les mêmes. À l’exception des glaces trempées et des matières plastiques, tous les matériaux ont été choisis parmi ceux que le marché local proposait : pierres, parpaings de ciment, poutrelles de béton armé et voûtains de plâtre. »

 

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Logements à Sidi Abbaz

réalisation – avec la participation de Michel Meert (suivi de chantier), et dans le cadre de l’ERSAURE

localisation  Ghardaïa, vallée du M’Zab (Algérie) – nature  logements économiques – date  1976 – client  Ministère de l’intérieur algérien, ERSAURE

 « Le site du projet se trouve à l’est de Ghardaïa, au cœur de la vallée du M’Zab. Les constructions se trouvent au pied d’une colline qui bénéficie d’un panorama sur la ville historique de Bounoura vers le sud et sur la palmeraie vers l’est. Il s’agit d’une vingtaine de logements, en amorce d’un groupement de plusieurs centaines d’autres. La circulation a été cherchée par des rues étroites, dont le réseau est ponctué de placettes plantées de palmiers. L’étroitesse des rues tempère l’échauffement des murs. Dans certains types de logement, une chambre se développe sur rue pour former un passage couvert, une solution bénéfique pour apporter de l’ombre à la circulation des piétons sous la chaleur.

Les logements reproduisent les rapports intérieur/extérieur propres à la coutume mozabite. Au rez-de-chaussée, on trouve la sqiffa, l’entrée en chicane qui permet de laisser la porte ouverte tout en arrêtant les regards indiscrets ; des accès au séjour sont différenciés, et peuvent être séparés par une cloison modulable. À l’étage, on retrouve la terrasse favorable au sommeil en été, bordée d’un auvent, l’ikomar traditionnel, et protégée, côté rue, par un mur d’acrotère. Cette terrasse constitue la couverture de la cuisine, placée à mi-niveau, permettant ainsi de servir indifféremment le rez-de-chaussée ou l’étage, selon la saison ou l’heure : la terrasse les soirs d’été ou le midi en hiver, le rez-de-chaussée dans le cas échéant.

Les matériaux de construction sont les mêmes que pour la poste de Ghardaïa et la villa M. La plupart des unités possèdent trois murs mitoyens et ne disposent que de peu d’ouvertures sur leur façade. La hauteur de construction n’excède pas sept mètres soixante, et la taille des fenêtres est limitée à 1m2. Une protection thermique accrue fut obtenue via la construction d’un double mur extérieur aux niveaux supérieurs, mur-masque, et grâce au percement d’ouvertures dans le toit et dans le plafond, permettant une bonne circulation de l’air. »

 

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Hôtel des postes de Ghardaïa

réalisation – en association avec Michel Rossier et Béatriki Gattou

localisation  Ghardaïa, vallée du M’Zab (Algérie) – nature  réception, bureaux, logement – date  1966-1967 – client  Ministère des PTT

« Cette construction, implantée au sud-est de Ghardaïa, et au sud de l’espace réservé au centre administratif, constitue la première réalisation de détail du plan directeur de la vallée du M’Zab, sur lequel j’avais travaillé précédemment. Avant tout, les volumes de la poste sont définis par leur situation dans le plan d’urbanisme de détail de la place.

Sur la surface réduite de la placette d’accès, la hauteur des bâtiments ne devait pas excéder une cote de sept mètres, soit deux niveaux, plus un mur d’acrotère d’environ 1,40m. C’est à peu près ce que la tradition mozabite exige de ses constructions domestiques. La construction comprend l’appartement du receveur et, en rez-de-chaussée, la salle pour l’accueil du public. Sur la rue passante qui autorisait des hauteurs plus importantes, se trouve le central téléphonique. Le bâtiment présente une série de décrochés, permettant de conserver le point de vue sur le minaret depuis la rue.

Les matériaux ancestraux étaient alors depuis longtemps abandonnés et économiquement impraticables. À défaut d’une recherche sur ce point, j’ai utilisé les matériaux d’emploi courant : la pierre pour l’assise des murs, mais employée en blocs extraits de carrières -contrairement au long ramassage traditionnel-, et l’ « universel » parpaing de ciment. Pour palier à la mauvaise qualité isotherme du ciment -couramment compensée par le climatiseur que l’on commençait à voir fleurir sur les maisons mozabites-, j’ai alors conçu le « mur-masque » : un mur en parpaing doublé d’une cloison légère en extérieur, laissant entre les deux parois un espace de ventilation.

Les différents moucharabieh, réalisés par Abro Deraprahamian à partir d’une esquisse au 1/50è, sont en timchent, un plâtre avec une armature en tiges de palme, qui est traditionnel au pays. L’enduit couvrant l’ensemble de la maçonnerie en parpaing était également issu d’une pratique ancestrale, que peu de gens savaient encore faire : un enduit de chaux et de sable, fouetté avec les régimes de dattes qui, une fois le fruit enlevé, présentent naturellement des tiges pleines d’aspérités. »

 

aladar

L’artisanat du M’Zab

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Ghardaïa est réputée depuis fort longtemps par la diversité de son artisanat, notamment le tissage du tapis (Tapis haute laine, tapis ras, tapis motifs berbères, carpette, coussins, hambels…et), ce tissage traditionnel  connu par son unicité, son authenticité, ses formes… Le travail de la laine fournit plusieurs types de vêtement familiaux ' Kachabia, burnous, gandoura Mozabite, Khomris...autre forme d'artisanat la dinanderie, la poterie. la tannerie…

 

Site du Mzab Photos

l’écriture de Tamazight

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l’écriture de Tamazight en graphie arabe ou l’alphabet gréco-latin ou Tifinagh

Par Hammou DABOUZ

Une écriture n'est pas de caractère divin, loin s'en faut. N’est-il pas encore temps que l’on apprenne à nos enfants, à nos élèves et aux générations présentes le système de transcription le plus développé, le plus étudié et le plus adapté à notre langue, à savoir l’alphabet gréco-latin avec lequel l’on enseigne les variantes de la langue amazighe (y compris Tumẓabt) dans les universités d’Europe, d’Amérique et, même, d’Algérie ?

Ecrire Tamazight en graphie arabe est soutenu seulement par ceux qui, en leur quasi-totalité, n'ont jamais fait preuve d'avoir travaillé Tamazight même un tant soit peu. La question qui se pose, c’est : comment des individus qui n’ont rien fait pour la langue amazighe, voire qui, au fond, sont contre Tamazight, peuvent dicter aux pratiquants et promoteurs de la langue amazighe leur conduite graphique ?? Je fais remarquer là que l'alphabet arabe est d'origine araméenne, variante nabatéenne (ou syriaque) qui remonte au système alphabétique phénicien ayant aussi donné naissance à l'alphabet hébreu.

 

Si l’écriture arabe est née aux alentours du 6ème siècle de l’écriture cursive nabatéenne, les gens ignorent que l'alphabet nord-africain est beaucoup plus ancien. Là je puis résumer en écrivant que le système alphabétique amazighe (dit libyque), c’est-à-dire l’ascendant des Tifinagh qu’emploient les Imuhaq (Touaregs), devait connaitre une très longue phase de balbutiements et de gestation et ce, à travers un art géométrique amazighe. La préhistorienne Malika HACHID en s’appuyant sur des éléments linguistiques, archéologiques et historiques, fait remonter l’apparition du système alphabétique amazighe à la fin du 2ème millénaire Av. J.-C., entre 1500 et 1000 ans av. J.-C., et le vieux stock pré-alphabétique quant à lui le fait remonter aux proto-amazighes (prot-berbères) d’il y a 7000 ans, voire aux Capsiens d’il y a 10000 ans. Et depuis ces lointaines périodes il y en eut très vite diverses formes à travers cette immense Tamazgha (Berbérie) couvrant plus de 5 millions de km². Auparavant des chercheurs ont développé une thèse selon laquelle les Tifinagh seraient issues du Phénicien apparu vers 1300/1200 Av. J.-C., alors que les dernières conclusions ouvrent une nouvelle et sérieuse piste quant à une naissance nord-africaine de l’alphabet amazighe. Au sujet du système alphabétique libyco-amazighe, les chercheurs ne sont pas profondément instruits et n’ont pas pu encore tirer beaucoup de renseignements pour saisir et appréhender le passé le plus lointain de l’alphabet amazighe en allant à ses origines artistiques préhistoriques.

Des spécialistes ont tant réfléchi sur la possibilité de transcrire Tamazight selon les trois graphies en question et de dire quels sont les inconvénients et les avantages de telle ou telle graphie. Ce qui est encore très important, c’est que la graphie gréco-latine cumule la meilleure expérience et une meilleure insertion, une meilleure adaptation et une meilleure acceptation auprès de la quasi-totalité de ceux qui produisent en Tamazight, notamment en Algérie qu'à l'échelle internationale. Outre la graphie gréco-latine, le Maroc est entrain de mener une autre et nouvelle expérience avec les Tifinaɣ-IRCAM.

Il y a un plus qu'un énorme problème qui se pose là-dessus sans que les pratiquants ne s'en rendent compte ! Ecrire l'Amazighe (dans ses variantes) en graphie arabe fait et fera un obstacle à son développement, à son épanouissement et à son rayonnement comme langue autonome et insoumise, comme langue dont les détenteurs aspirent à un devenir meilleur. Les raisons les plus objectives montrent et démontrent que la graphie gréco-latine en tant que système alphabétique de l'Amazighe, est un fait incontournable, voire quasiment accompli. Je cite à titre d'exemple:

1. l'enseignement, le travail et la recherche dans la langue amazighe dans toutes ses variantes (y compris Tumẓabt) se font dans les milieux les plus sérieux en système de transcription gréco-latine (universités d’Europe, d’Amérique, de Belgique, d'Allemagne, d’Algérie,...).

2. Le système de transcription gréco-latine forme de nos jours une écriture conventionnelle et ce, contrairement à la graphie arabe utilisée dans des cercles restreints, comme par des gens du Mẓab.

3. Il n'existe pas une langue de grande transmission qui exploite plus d'un système d'écriture.

4. Ecrire Tamazight en exploitant le système de transcription gréco-latine a connu une très longue période d'amélioration et d'adaptation aux réalités de l'Amazighe, et ce, depuis le 19ème siècle.

C'est pour ces raisons que d'autres que je n'évoque pas ici qu'il est plus que trop tard de penser à l'exploitation de la graphie arabe pour transcrire Tumẓabt. C'est un peu comme 2 produits à consommer dont le plus avantageux, le plus utile, le plus conventionnel et le plus économique des 2 qui est appelé à être plus demandé et plus consommé. Le fait de ne pas considérer cette épineuse question, comme on le fait de nos jours, ne fait que profiter à la complication de la problématique dans le temps et minimiser les chances d'une sortie définitive de l'agonie de notre langue.

Comme tout autre problème auquel on apporte des solutions technique et scientifique, il y a lieu de traiter la question du choix de la graphie la plus pertinente techniquement et d'écarter les tendances subjectives. Pour ce faire, il faut bien savoir distinguer entre ce qui est utile à la langue et ce qui est utile à certaines attitudes envers cette même langue.

L’alphabet arabe forme un système d’écriture consonantique. Dans la pratique écrite courante de la langue arabe, on ne transcrit en graphie arabe que les consonnes. Alors pour quelqu'un qui ne maîtrise pas la grammaire arabe, il ne peut pas se passer des signes diacritiques, chose qui ne peut que défavoriser l'exploit de la graphie arabe par l'Amazighe. Le caractère latin fait partie d’un système d’écriture international qu’on peut qualifier de type consonantique–vocalique auquel appartient aussi l’alphabet Tifinaɣ. Les deux systèmes alphabétiques latin et Tifinaɣ, les voyelles aussi bien que les consonnes sont bien notées. En fait, lorsqu'on transcrit notre langue en caractères latins, on utilise en effet cette même essence basique à laquelle obéit notre système d’écriture Tifinaɣ qui est la graphie historique et originale de Tamazight aussi bien que latin (selon certaines recherches soutenues). Ce qui change, c'est seulement la forme graphique. A cet égard, le système de transcription latin est à considérer comme étant une variante de celui des Tifinaɣ. Par voie de conséquence, la graphie latine répond bien aux particularités et aux exigence scripturales de la langue amazighe, et ce, contrairement à l’alphabet arabe qui relève d’un système d’écriture différent et d'une autre nature. L'aspect conceptuel de l'alphabet arabe est d'une nature telle qu'elle représente bel et bien à l'Amazighe des handicaps (scripturaux et grammaticaux). Cela étant donné, le signe diacritique n’est pas seulement une caractéristique propre à la graphie arabe, mais plutôt à la langue arabe même dont les mots obéissent à une grammaticalisation variable et ce, contrairement à l'Amazighe. Vouloir coûte que coûte l’appliquer à une langue telle que Tumẓabt est un non sens. Cependant, par rapport à l'affinité latine-tifinaɣ, sur le plan de l'écrit, toute phrase peut se lire facilement et correctement, même si l'on ignore la grammaire. autrement dit, la lecture précède bien le sens, alors que par rapport à la langue arabe, l'appréhension de la chose grammaticale est préalable à la lecture-écriture. Sans entrer dans les détails (...), je dirais qu'il s'agit objectivement d'une nature spécifique et propre à l'Arabe où les signes diacritiques changent en fonction de la situation grammaticale des mots des phrases, d'où le recours obligatoire aux signes diacritiques. Les exemples n'en manquent pas.

Déjà un grand problème se pose par rapport à la langue arabe qui utilise un alphabet qui, sans signes diacritiques, complique d’ores et déjà l'écriture de cette langue. L’Arabe n'a pas de voyelles en tant que lettres à part entière que les consonnes, et Tamazight serait condamnée à perdre (dans la graphie arabe) pratiquement tous les mots si les voyelles ne sont pas transcrites au même titre que les consonnes (on va le voir dans l’exemple infra). L’Arabe n’utilise pas aussi systématiquement les signes diacritiques, et c’est tant pis pour tous ceux qui ignorent les règles de cette langue, puisqu’avec cette graphie arabe, il n’est pas possible de prononcer correctement un écrit arabe.

Imaginons par exemple que quelqu’un voudrait transcrire en alphabet arabe l’expression amazighe :

تمرت ن تمرت د تمرت.

Est-ce que c’est tamurt n tmart di tmirt ? Ou timirt n tmart di tmurt ? Ou timirt n tmurt di tmart ? Ça je ne le sais pas ?

Tamart : barbe.

Timirt : durée.

Tamurt : pays.

Ecrire Tumẓabt en usant de la graphie arabe, c’est aussi bloquer le développement, étouffer l'épanouissement et tuer Tumẓabt. C’est mettre cette langue sur une voie problématique, sans issue. Entre la vie et la mort d'une langue, il y a une meilleure voie à emprunter, celle de la science et de l'objectivité. L’emprise idéologique sur l’individu, voire l'embrigadement ne doit pas être une fatalité fatale. Le problème de transcrire Tamazight ne cesse de se poser jusqu’aujourd’hui et ce, en caractères gréco-latins, en néo-tifinagh ou en graphies arabes. En effet, je pense que vouloir imposer la graphie arabe est totalement idéologique aussi bien que subjectif, pour ne pas dire anti-amazighe. En outre, ça n’a aucun rapport avec l'objectivité des données.

A bon entendeur, salut.

NB.: A ne pas confondre entre système de transcription et langue. Par exemple, les frères ABDESSALAM ont publié Tome I d'un ouvrage de grammaire de la langue Tumẓabt (Tome II n'est pas encore mené à terme, selon le co-auteur mass Brahim) en usant de la transcription gréco-latine avec des explications en langue arabe.

N'est-il pas déjà une bonne expérience à suivre et à développer ?

LA GASTRONOMIE

La gastronomie locale présente un éventail riche et varié de plats et condiments traditionnels.

 

 

 

 

La maison mozabite

Icon 08La maison mozabite (1)

lamaison (taddert pl. tiddart) se présente extérieurement sous la forme d’une façade nue défoncée de trois ouvertures :

la porte (taurt, pl. tiuira) surmontée d’une lucarne (ullun pl. illunen) et d’un trou carré, à gauche de la porte, par lequel on peut actionner la fermeture (serrure en bois dur à tirette et chevillettes manœuvrées à l’aide d’une clef spéciale). 

 

 

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L’entrée indirecte (imi) comprend un couloir tournant à angle droit sur le patio (ammas) en partie couvert, ne laissant au centre qu’un carré de ciel fermé d’une grille de fer. Ce patio, où, la plupart du temps, se tiennent les femmes, comporte de nombreuses niches murales carrées, un coin cuisine, surmonté d’étagères superposées (maçonnées) pour le rangement des ustensiles de ménage des produits d’usage courant, un autre coin (tahaja) est occupé par le métier à tisser.


Sur ce patio central s’ouvrent, au rez-de-chaussée, plusieurs chambres (tazka, pl. tizkaui) dont l’une, appelée tiziffri ne possède qu’une ouverture béante, elle sert de salle de prière ; les autres pièces sont à usages multiples ; des latrines se trouvent au fond du couloir.

 

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Une cave (baju, pl. ibuja), en sous-sol, est en temps normal destinée à la conservation des denrées telles que les dattes, mais elle offre, en été, un abri appréciable contre les fortes chaleurs à ceux dont les occupations ou les ressources ne permettent pas de disposer d’une résidence d’été dans la palmeraie. 

 

 

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A l’étage, on trouve une galerie d’arcades sur piliers sur deux côtés, déterminant deux portiques (ikumar). Au centre est le patio supérieur percé d’un trou carré et grillé déjà évoqué. Une chambre ouvre sur le patio, elle est dotée d’un réduit toilette (azru uaman) et bordée de latrines. C’est la chambre d’hôte ; une autre pièce donne sur la galerie ; elle sert souvent de réserve à provisions (h’ujerete).  

Des rondins de bois saillants servent de porte-manteaux.

 

 

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La porte d’entrée unique, lourde et massive, s’applique dans un cadre à piédroits supportant un linteau soulagé par un arc de décharge. Elle se compose de planches de palmier assemblées, renforcées d’un bandeau horizontal décoré qui supporte un anneau de fer forgé. Une de ces planches verticales forme gond (ided) par deux appendices saillant en haut et en bas. Côté dos, les planches sont maintenues par trois traverses sculptées de petits triangles ; celle du milieu supporte un anneau métallique (tisel-sel) servant à tirer le battant.

 

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La fermeture (duart, pl. tidduarin) est en bois dur ; on ne peut l’actionner que de l’intérieur, elle se compose d’un tirant et de chevillettes de bois descendant dans des encoches du pène. On ne peut déverrouiller qu’à l’aide d’une clef spéciale, également en bois, munie de petits tenons.

Ces maisons enjambent parfois la rue, se projetant en encorbellements supportés par des consoles maçonnées.

 

 

Icon 08La maison mozabite traditionnelle(2)

plan des etages maison mozabite

Schéma publié dans le magazine documentaire Bibliothèque de Travail – 1991 (d’après un schéma d’André Ravereau ?)

Vue de l’extérieur, les maisons sont disposées en gradins et serrées les unes contre les autres. Leur masse est aérée et allégée par des rangées d’arcades. A l’origine, les peintures des murs aux tons pastels (bleu, vert, ocre…) ne sont pas prévues pour embellir mais pour atténuer la réverbération du soleil.

 

Les matériaux de construction

Les matériaux de construction de la maison sont des matériaux naturels :

 

Le toub

Ce sont des briques d’argile, fabriquées très facilement sur le chantier de construction. Séché au soleil, le toub a une excellente qualité iso thermique.

 

Le timchent

C’est une sorte de plâtre obtenu après quelques heures de cuisson de gypse local. Il sert à faire les joints entre les briques et les pierres. Comme la terre, il peut être manié à la main sans truelle. Lui aussi a des qualités iso thermiques.

 

Le palmier

C’est avec son bois que l’on fabrique des portes et des poutres. Le palmier est l’arbre dont toute partie a son utilité à Ghardaia. Ainsi, le régime de dattes sec et débarrassé de ses fruits est employé pour l’application des enduits sur les murs.

Quel que soit le climat extérieur, la température des pièces de la maison varie très peu grâce aux murs de toub et de timchent. Cette qualité des constructions en terre suscite de plus en plus l’intérêt des architectes modernes.

 

Icon 08Visite intérieure d’une maison

plan interieur maison mozabite

Schéma publié dans le magazine documentaire Bibliothèque de Travail – 1991

Poussons discrètement l’épaisse porte de bois qui ferme l’entrée. D’abord, nous ne verrons pas grand chose parce qu’une chicane dissimule les autres pièces aux regards.

Puis, un couloir débouche dans le tizefrit (salle des femmes) également destiné à certains actes religieux.

Les pièces du rez-de-chaussée (chambre, réserve des vivres…) se répartissent autour d’un espace central, appelé « ouastdar », où l’on cuisine et prend les repas.

Une ouverture, chebek, pratiquée dans son plafond, distribue une lumière douce.

Un étroit escalier de pierre nous conduit au premier étage qui est divisé en plusieurs parties:

– au centre, un espace sans plafond appelé « tirrarghet », lieu de séjour agréable au printemps ou à l’automne ;

– ouvrant sur celui-ci par des arcades, une chambre à plafond, ikomar ;

– le salon, laali, disposant d’entrées indépendantes pour que les invités puissent entrer et sortir sans importuner les femmes de la maison.

Au second étage, une terrasse (plafond des pièces du premier) entoure la maison sur trois côtés : elle est bordée de murs de 1,50 m de hauteur, remparts contre les regards indiscrets. Cette large terrasse sert de chambre à ciel ouvert pour toute la famille pendant les chaudes nuits d’été.

En guise de meubles, des niches sont façonnées dans l’épaisseur des murs. Quelques étagères et le coffre de la mariée peint de fleurs naïves apportent une touche de couleurs qui tranche avec les murs blancs. Les fenêtres sont rares et petites, tant dans un souci de préserver l’intimité de la famille que dans un souci de conserver la fraîcheur de l’intérieur pendant la longue et étouffante période estivale.

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(1) encyclopedie berbere 

(2) ghardaia tourisme

La Mosquée

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Les mosquées des ksars, les mosquées des oasis et les aires de prière mortuaire. L'intérêt de ces édifices réside dans la simplicité de leur forme contrairement aux autres mosquées dans le monde musulman qui se distinguent du tissu urbain de leur implantation par leur forme imposante et leur décoration excessive.

  Les mosquées du Mzab par contre se confondent dans les ksars de leur implantation sans dénoter de l'ensemble des habitations qui les composent

    Considérée comme l’élément ordonnateur et structurant de la ville, elle siège dans le centre du ksar et imposant par son volume et sa position dominante. Cette position ainsi que l’évidence de son minaret (d’une forme imposante, pyramidale allongée), traduisent l’importance de la mosquée; et son minaret occupe le point le plus haut. Dans les mosquées du Mzab, la simplicité a été scrupuleusement adoptée, à tous les nivaux, intérieurs et extérieurs(1)

 

 

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La mosquée du vieux ksar de BOUNOURA(2)

 Fondé au XI Siècle .l'ancienne mosquée de Bounoura localisé au centre du noyau primitif du ksar de Bounoura.

Les dimensions de cette mosquée et de son minaret sont plus réduites que celles des autres villes de la pentapole, car proportionnellement aux nécessités moins importantes du premier établissement, celui-ci actuellement en ruines, était habite essentiellement par des familles qui ont émigré au ksar de Mélika, suite à une guerre intestine, il y a plusieurs siècles.

 Dû à l'effet d'abandon et au vieillissement naturel, la mosquée est tombée en ruines.

Cependant, grâce à la reprise de conscience des citoyens du ksar et à la collaboration d'architectes spécialisés, une grande campagne de Touiza s'est organisée pour sa restauration.

L'utilisation des techniques traditionnelles et des matériaux de construction récupérés sur site, sur la base d'une étude approfondie de sa structure et de son organisation ont permit la réhabilitation de ce monument en restituant son aspect original

De forme irrégulière, la mosquée est composée d'une salle de prière, dont les piliers et les arcs, de formes très simples, portent la couverture en terrasse, et d'une vaste aire de prière qui l'entoure.

 

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La grande mosquée de Ghardaia(3)

Lors de la fondation du Ksar de Ghardaïa en 1048, elle  fut le premier bâtiment à avoir été construit sur le point le plus élevé et le plus domine de la colline.

En plus de deux salles de prières, plusieurs autres infrastructures s’articulent autour de la mosquée notamment les « Mahdrates » situées au Nord et qui sont des lieux réservés pour l’apprentissage du livre saint, ainsi que la gestion du système de surveillance et de défense de la cité.

La mosquée possède en outre, deux minarets, le premier, plus ancien, et nettement plus petit de taille, ne dépassant  pas  six mètres de hauteur, et dont il ne reste actuellement que la partie supérieure, la partie inférieure étant dégagée pour permettre un passage, suite aux différents travaux d’extension. Le deuxième minaret, fondé en 16ème siècle a l'époque du cheikh Ammi Saïd, elle a  une forme pyramidale s’élève, quant à lui à 23 mètres partir d’une base d’environ six mètres carrés.

Les déférents espaces composants la grande mosquée, demeurent animés même en dehors des heures de prière.

Cependant et contrairement aux autres mosquées du monde,  la mosquée possède une caractéristique bien spécifique, au M’zab en général est dépourvue de tout élément décoratif ou superflu.

 

La mosquée, cœur de la cité(4)

Dans toutes les villes du M’zab la mosquée est visible de tous les points de la cité mais elle est discrètement protégée par le dédale de ruelles et de maisons qui l’entourent.

La cour

La première partie de la mosquée est une cour à arcades dans laquelle sont suspendus les objets les plus hétéroclites : burnous, sacoche, manteaux, clés… Ce sont des objets trouvés dans la cité qui sont à la disposition de leurs propriétaires.

Le minaret

La mosquée est surmontée d’un minaret représenté par une tour pyramidale d’une vingtaine de mètres environ. Ce minaret est prolongé aux angles par quatre « doigts » pointés vers le ciel.

L’intérieur de la mosquée

La salle de prière est baignée d’une douce lumière et bénéficie d’une agréable fraîcheur. La salle de prière est très sobre, dénuée de toute décoration.

L’intérieur de la mosquée est rythmée par les arcs dont l’ossature est le « squellette » de la palme du palmier dattier, c’est à dire sa tige qui reste prise dans le plâtre. De même que la nature ne fait jamais deux arbres semblables, la voûte de la mosquée se compose d’arcs irréguliers et tous différents.

La décoration

Au dehors comme au dedans, la décoration est pratiquement inexistante : la mosquée n’a pas besoin de « signes extérieurs de richesse ».

ronchamp

Chapelle de Ronchamp située en France. L’architecte Le Corbusier s’est inspiré de la mosquée d’El Atteuf pour créer cette chapelle.

Une leçon d’architecture

Les mosquées du M’zab sont, par leur simplicité même, une « leçon d’architecture » et les plus grands bâtisseurs du XXème siècle comme Le Corbusier sont venus y puiser des sources d’inspiration ou de réflexion.

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Ainsi, Le Corbusier s’est largement inspiré de l’architecture mozabite et de la mosquée Sidi Brahim d’El Atteuf pour édifier la Chapelle de Ronchamp située en France.

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(1) OPVM

(2) OPVM

(3) OPVM 

(4) ghardaia tourisme

La place du marché

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Elles sont matérialisées par les places de marché (souk) implantées dans les ksars. Chacune de ces places se distingue par des caractéristiques propres. Dans l'ensemble, elles continuent d'assumer le rôle de structuration de l'activité économique qui était le leur depuis leur création. A leur tour, elles ont  été sujettes à de multiples opérations de restauration(1).

Le souk est une place attenante à l’entrée principale. C’est un espace intermédiaire entre l’intérieur et l’extérieur de la cité pour garder sa vocation d’espace de jonction à l’extrémité de la cité, son emplacement évolue en fonction de l’évolution de ses remparts.

Le souk est le centre d’activité de la ville et le centre public par excellence ; lieu d’attraction, de transaction, de bruit, et de rencontres, il se trouve délibérément rejeté à la périphérie de la ville. Sa position relève d’une part de son emploi dans le sens ou l’approvisionnement en marchandises nécessite un accès facile, d’autre part, d’une représentation sociale de l’espace qui sépare l’intime du public comme le sacré du profane.

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La place du marché Tajnint(2)

Elle se situe du côté Nord-est du Ksar. C’est un espace d’échanges conviviaux et de transactions commerciales par le bais de la vente à la criée. Ce marché a une  superficie estimée à 560m² environ, la place du marché est entourée de galeries et d’arcades de différentes tailles et dimensions à l’intérieur desquelles se trouvent des maisons de fraction.

A l’occasion de la célébration du millénaire la place a connu une vaste opération de restauration qui a touché l’ensemble de ses éléments en y apportant les corrections architecturales nécessaires.

    C’est dans cette place où ont eu lieu les festivités commémorant le millénaire de la ville d’El Atteuf et de la vallée du M’Zab en 1996.

 

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La place du marché De Tagherdayt(3)

La place du marché de Ghardaïa appelé « Azghar Ougharme »  qui signifie l’extérieur de la cité, se situe à la périphérie sud-ouest du Ksar. Fréquenté jadis par des commerçants caravaniers venus des territoires lointains,  cette place demeure encore à ce jour le marché le plus important et le plus dynamique de toute la région. Cette place du marché a été fondée vers les années 1884.

De forme rectangulaire avec une surface atteignant environ 3.400 m2  cette place est entourée d’une galerie ‘arcades de différentes formes et dimensions, sous laquelle s’ouvrent des boutiques et des petits commerces.

Les ruelles qui débouchent sur la place du marché ont un rôle économique dans leur partie la plus proche du souk. Autrefois, chaque type d’activité marchande se trouvait dans un secteur délimité et on y trouvait la rue des légumes, la rue des épiciers, la rue des tailleurs, celle des brodeurs, etc…, tandis que la place était ouverte  à la vente des produits venus de l’extérieur comme le sel, les épices, le blé, la laine, le bétail, etc… .

La place du marché comptait par le passé une aire de prière « M’çalla » surélevée et face du coté Ouest. Au milieu de la moitié Nord-Ouest de la place se situe la « Houita » qui est une ligne de grosses pierres enfoncées dans le sol et disposées en un demi-cercle d’environ 5m de rayon. Ces pierres constituaient jadis les sièges de chacun des membres de la « Djemaa » (assemblée de notables du Ksar)  qui s’y installaient pour débattre des affaires de la cité.

En octobre 1997 la place du marché - pour la première fois depuis son existence- une vaste opération de réhabilitation et de restauration  redonnant ainsi à cet espace son vrai visage historique (lieu de rencontres d’échanges et de convivialité).

Cette opération a touché l’ensemble des éléments constituant la place du marché commençant par le traitement des façades corrections architecturales, rétablissement des éléments endommagés, consolidation des poutres et des mures, crépissage, pavage. Le but principal de cette opération étant promotion et la réhabilitation du patrimoine architectural local.

 

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Le barrage Ighzer N-Tissa

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Un élément structurant et marquant les espaces extra-muros dans le Mẓab

« La base authentique de toute étude sérieuse de l’art architectural est à rechercher dans les œuvres les plus modestes que les peuples ont su produire un peu partout et que les architectes ont rarement remarquées. Ces architectures populaires sont accrochées au sol, elles lui appartiennent, elles sont naturelles, elles épousent leur milieu, elles collent à la vie des gens. » Frank Lloyd Wright.

Le barrage (voir photo. infra) d’Ighzer N-Tissa (1) qui, comme partout dans le Sahara, un ouvrage vital, sert à stocker l’eau des pluies et à retenir l’eau des crues pour une meilleure exploitation hydrique. L’un des rôles principaux d’un barrage réside dans l’alimentation des nappes phréatiques qui, dans le Mẓab, traversent de nos jours une période de sécheresses « Tirmiẓin (2) ».

Ad d-yawi Yuc aman n wenẓar yllan ad sseswen Iğedlawen d ulawen.

Notes :

(1) J’avais par le passé interprété le nom géographique IƔzer N-Tissa (Oued N'Tissa, forme officialisée) comme étant un composé qui peut se traduire par « La Vallée d’Irrigations ». Grâce à un savoir-faire ancestral, cette vallée fut en fait détournée artificiellement à un point de son parcours, cela pour pouvoir arroser en aval une grande partie de la palmeraie située à des niveaux supérieurs au parcours naturel des crues de ladite vallée. Donc, on est bien devant un oued qui, après détournement artificiel, a effectivement un rôle important, celui d’irriguer une bonne partie de la palmeraie d’At Izğen (Beni-Isguen).

(2) Tirmiẓin est un nom féminin au pluriel qui peut se traduire par le sens de « grandes sécheresses ; période de sécheresses ».

hammou dabouz

le chat mucc ⵎⵓⵛ

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mucc / amnic / amcic

il n'y a pas de doute que le nom ṃucc (mucc, amcic,...) soit de souche linguistique amazighe. Parmi les variantes amazighes, la tendance de prononcer ṃucc (avec /m/ emphatique) est attestée dans le Mẓab. L'emphase ici n'obéit pas au cas de aḷem ( < alɣem), c'est le phonème /m/ et non pas /cc/ qui, dans le nom ṃucc, est emphatisé. Le tendance de Tumẓabt de prononcer /ṃ/ est remarquable. Il me paraît qu'ici l'emphase de /m/ est causée la voyelle /u/ qui le suit. Cette emphase est de la même formation que pour le cas de aṃṃu(ni), sachant qu'à l'origine aṃṃu(ni) découle de la composition: am " comme " + wuni " celui-ci, pronom démonstratif ".

En bref, mucc/ṃucc, tels que d'autres noms d'animaux (aɣyul, amellal, tamilla, etc.), est une dénomination associée à la couleur " grise " (de la robe d'animal), sachant que des formes verbales et adjectivales telles que sṃucci " rendre gris et "ṃucci " gris " sont attestées en l'ensemble amazighe. Je puis aisément émettre la thèse que primitivement la dénomination mucc/ṃucc se soit appliquée dans la langue amazighe après que le chat gris, qualifié par sa couleur (le gris), s'y soit répandu.

Depuis la haute antiquité si ce n’est pas la préhistoire (j’aurais besoin d’un appui archéologique se rapportant aux gravures rupestres…), le chat est indissociable du paysage social nord-africain. Les anciennes sociétés amazighes avaient-elles pris connaissance et domestiqué plusieurs races de chats parmi ces animaux ? Existe-t-il un type de chats qui puisse être qualifié d’autochtone ? Y a-t-il depuis les temps fort anciens des types allogènes ayant concurrencé un chat nord-africain pour qu’ils puissent être mêlés au cours des siècles ? Est-ce que nous pouvons trouver une piste qui puisse renforcer une étymologie de (a)mucc propre à l’Amazighe ? Tant de questions que l’on peut se poser. Cela nécessite des moyens et une étude approfondie.

Ce que je constate dans un premier temps, c’est que les données lexicales nord-africaines actuelles pourraient constituer une sérieuse trace de l’existence ancienne d’au moins 2 variétés de chats, l’une s’appelle (a)mucc/amnic/amcic (selon les variantes amazighes) et l’autre gaṭṭus. La première dénomination si elle est la plus répartie dans la langue amazighe (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Parlers de l’extrême sud de Tamazgha), la 2ème forme (gaṭṭus) est bien restreinte (Tunisie, Libye,… ?). Il existe même dans le dialectal nord-africain le nom mucc xelwi qui veut dire le chat sauvage. Il provient sans aucun doute de la langue amazighe.

J’attire votre aimable attention que la forme gaṭṭus (takeṭṭust, à Ghdamès) est très proche du Grec gátos, du bas latin cattus « chat (domestique) », du Proto-slave kat’, de l’Anglais cat, du gaulois cattos, du Géorgien kata, du Maltais qattus (dont le félinin est qattus) que de l’Arabe qiṭṭ (قط ).

Avant de trancher sur la question de la souche linguistique des variantes (a)mucc/amnic/amcic et gaṭṭus, il faudrait analyser les données aussi bien amazighes qu’extra-amazighes. Là il y a du pain sur la planche. Faute de moyens, je ne pourrais pas aller dans les détails.

Avant de trancher sur la question de savoir si gaṭṭus est amazighe tandis que (a)mucc/amnic/amcic est d’origine latine, il faudrait analyser les données aussi bien amazighes qu’extra-amazighes. Là il y a du pain sur la planche. Faute de temps, je ne vais entrer dans les détails. Quant à la forme (a)mucc, il est bien légitime que raisonnable de penser aux 3 hypothèses suivantes :

1- (a)mucc appartient à un fond linguistique méditerranéen.

2- (a)mucc fut passé de Tamazight vers d’autres langues.

3- (a)mucc est un emprunt à une autre, voire d’autres langues notamment indo-européennes.

Pour trancher sur l’une des 3 hypothèses, nous avons besoin aussi en la matière de nous appuyer sur des études étymologiques.

En effet, le chat a depuis d’anciens temps (préhistoriques) fait partie de la faune de Tamazgha. Sa domestication doit en particulier être très reculée dans le temps et ses aires de distribution restent à établir. L’art rupestre nous renseigne par ailleurs sur l’existence de cet animal ayant vécu au néolithique (voir site Awis, Tadrart,... » : gravure rupestre mettant en scène un chat d’espèce plausiblement domestique).

Tanemmirt.

Hammou Dabouz

 

Le Ksar

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L’urbanisme du Mzab présente plusieurs caractéristiques, en dépit de l’austérité imposée par la rigueur due à l’idéal social de rationalité et de fonctionnalité qui est dicté par la dureté du milieu .L’image en perspective que la ville du Mzab (le Ksar), offre au regard, est celle d’une masse bâtie dressée sur un piton rocailleux qui impose son ordre serré de maisons agglomérées harmonieusement et étagées en terrasses au point le plus haut, le minaret dressé vers le ciel annonce la ville et la protège, il en est le garant et le système nerveux. Par son ordre et son aspect compact, la ville traduit la cohérence et la cohésion de son corps social.

Les villes créations d’hommes ayant déjà une longue expérience urbaine, se sont dés le début organisées, et la structure urbaine indique ses priorités : les mosquées, les enceintes, les rues de chacune des villes sont à la fois semblables aux autres dans leur texture ; leurs éléments, leur couleur, et particulièrement par leur appréhension du site .Ghardaïa occupe sur toutes ses faces un piton au milieu de l’oued. Melika constitue l’embout d’une crête au bord du plateau rocheux, Béni-Isguène occupe un site convexe, El-Atteuf est construite sur un site raviné, et Bounoura établie à l’origine sur le sommet d’un plateau en bordure de l’oued, et descendue sur la partie ouest dont elle n’occupe plus que la partie basse.

    Chaque ville dessine un tracé concentrique autour de la mosquée et est entourée soit d’un rempart de type moyenâgeux ; soit d’une ceinture de maisons mitoyennes, faisant elles-mêmes office de rempart(1).

 

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Ksar de At Bounour(2)

Le Ksar de Bounoura a été fondé durant le XIème siècle sur le sommet de la colline au pied de laquelle se croisent l’Oued M’Zab avec l’un de ses affluant « Oued Azouil ».

La lecture de l’organisation urbaine reflète l’existence de deux Ksours sur ce même site. Le premier noyau aujourd’hui en ruine mais dont la mosquée et les fortifications ont été restaurée, occupait la partie la plus élevée  ou l’on peut encore distinguer l’étroitesse des ruelles et les dimensions des maisons qui sont plus petites que celles de l’extension réalisée au XIIIème siècle et actuellement habitées.

La particularité de ce deuxième Ksar réside dans l’utilisation de la limite de l’assiette rocheuse avec l’Oued comme assise des maisons remparts formant ainsi un véritable front défensif du côté ouest, d’une hauteur atteignant environ 20 mètres. Du côté opposé, à mi-hauteur de la bute, les fortifications du premier noyau constituent la limite Est de l’actuel Ksar.

Comme pour chaque Ksar de la pentapole du M’zab, Bounoura est entourée de vaste cimetières qui s’étendent sur des surfaces importantes et cernent pratiquement la ville. Ces véritables cités des morts occupent une place très importante dans la mémoire collective et par respect restent les seules espaces non constructibles. Ce fait permet d’éviter l’étouffement des Ksar en leur garantissant un périmètre libre de toute édification.

 

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Ksar de Tajnint(3)

    El Atteuf, la mère des Ksour, a été fondé en 1012 en aval de la vallée du M’zab par le Cheikh Khalifa Ben Abghour. Ce Ksar constitue le point de départ et l’enclenchement d’un processus d’urbanisation de la vallée M’zab. Parmi les particularités de ce Ksar, l’existence de deux mosquées dans son enceinte même. Chacune de ces deux mosquées possède son propre minaret de forme pyramidale.

     El Atteuf a célébré son millénaire en décembre 1996 sous le mot d’ordre: « Gaieté, Espoir et Amour de l’Algérie ». Ce fut un véritable déclic, permettant une véritable « Intifada » dans le domaine urbanistique et architectural. De ce fait le Ksar s’est vu bénéficier d’une attention particulière visant à sauvegarder et à promouvoir le patrimoine architectural et urbanistique local par le bais de la réhabilitation des techniques anciennes de construction.

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Ksar de Tagherdayt (4)

Fondé en 1048, Ghardaïa « Taghardaït » appelée aussi la perle des oasis et la capitale de la vallée du M’zab, est situé en amont de la vallée du M’zab, et s’organise autour d’une colline.

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Ksar de At Mlichet (5)

Melika, fondée au début du XIème siècle, se situe à équidistance entre Ghardaïa et Béni Isguène, sur le flanc est du lit de Oued M’Zab. Elle demeure le symbole de la confraternité, de la cohabitation et du bon voisinage entre les populations d’origines différentes....

 

Les villes anciennes (ksour)

Les villes du M’zab, même si elles possèdent chacune une particularité, présentent toutes un plan pyramidal et concentrique qui s’organise autour de la mosquée et de son minaret.

Un mur d’enceinte délimite la partie basse où se situe la place du marché qui, contrairement à la tradition musulmane, n’est pas au centre de la ville.

Les rues de la partie basse sont suffisamment larges pour permettre aux chameaux bâtés de parvenir jusqu’à la place du marché.

En montant vers le haut de la ville, les ruelles et impasses deviennent plus étroites et sinueuses, se transformant parfois en escaliers. Certaines d’entre elles sont des impasses desservant plusieurs foyers.

A l’extérieur, le crépissage est grossier : chaque zone d’ombre créée par le relief garantit un peu plus de fraîcheur à l’intérieur.

Puits dans le ksar de GhardaiaLes puits

Bien qu’un système moderne d’alimentation en eau ait été mis en place, on tombe encore sur d’anciens puits, surplombés d’un palmier. Ce palmier, puisant le précieux liquide, fournissait des dattes dont la vente permettait à la communauté d’entretenir l’ouvrage.

Porte en bois dans la vieille ville de GhardaiaL’utilisation du palmier

D’une grande simplicité et jamais démesurée, l’architecture traditionnelle mozabite est dimensionnée par la taille des palmiers dattiers et des bras de l’homme.

En effet, tout est accessible à la main de l’homme, les arches ne dépassent pas la courbe d’une palme de dattier et les plafonds ne peuvent être plus large que la longueur d’un tronc (environ 4 mètres) car c’est le tronc qui sert de poutre.

Les maisons

Conçue pour préserver les résidents des regards étrangers, les maisons – espace traditionnellement réservé à la femme – sont précédées d’une entrée en chicane. Centrées sur elles-mêmes, elles sont ouvertes sur le ciel par un patio.

Le tissage étant l’activité féminine principale, on y trouve encore souvent un métier à tisser.

À l’extérieur, on ne verra jamais deux portes face à face, « afin de ne pas gêner le voisinage », expliquent les habitants.

Les murs extérieurs ont des lignes sobres et pures. Les rues sont étroites, pour conserver la fraîcheur, et en lacets, pour casser le champ de vision et couper la force des tempêtes de sable.

« Pour vivre heureux, vivons cachés » semble être la devise des Mozabites.

 

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Le M’Zab

Icon 08Le M’Zab

Le M’Zab, une région d’Algérie à 600 km au sud d’Alger. Cette région c’est un plateau rocheux dont l’altitude varie entre 300 et 800 mètres. nommé al-Shabka (filet), à cause de l’enchevêtrement de ses vallées. Le lit des oueds, qui coulent que très rarement, est constitué de sables alluviaux et éoliens. C’est dans le creux de l’oued M’Zab, sur des pitons rocheux, que s’est érigée la pentapole ou les cinq cités :

al-Atteuf (Tadjnint en berbère), Mélika (At-Mlishet), Bounoura (At-Bunur), Beni-Isguen (At-Isdjen), Ghardaïa (Taghardayt), et. Chacune de ces cinq cités est entourée par des collines ravinées par l’érosion pluviale.Deux autres cités, Berriane et Guerrara font partie aussi de la région, mais qui se situent en dehors de la vallée ; la première à 45 km au nord, la seconde à 110 km au nord-est.  

Le nom Mẓab en Afrique du nord

Icon 08 Tlemcen Biskra Annaba Maroc

Nous sommes devant une situation onomastique complexe. J’en suis conscient. La toponymie en particulier et l’onomastique amazighe en général est à considérer comme l’une des rares sources qui permettent d’explorer le passé nord-africain, bien qu’au prix d’immenses difficultés, dues aux influences exogènes qu'aux altérations dues au temps.

Au sujet de la suite des consonnes /zb/, je dirais rapidement que le nom Mẓab est en Afrique du nord d’une application toponymique largement attestée. Par exemple dans la Wilaya de Tlemcen le nom de lieu « forêt Mzab » obéit aussi à la suite des trois consonnes /mẓb/. Les anciens textes avaient porté sur des informations se rapportant à la langue amazighe sont d’un intérêt. Leur exploration est d’une grande importance dans le sens de permettre de clarifier et de dégager de nombreux renseignements linguistiques, lexicaux, phonétiques...

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L’une des régions nord-africaines ayant diffusé le nom « Zab » est celle de Biskra, capitale des monts Zab (pluriel Ziban). Bechalgia de nos jours fut jadis une antique ville connue sous l’autre forme de Zabi que les sources médiévales la citent sous formes de Azba, Adna et Arba. S’agit-il d’erreurs commises par des copistes, sachant la représentation graphique de la lettre arabe /D/ est très proche de celle de /R/ : (/ز/ ≠ /ر/ ≠ /د/), d’autant plus que l’omission du signe diacritique de la lettre arabe /Z/ transforme cette dernière en /R/... Pas loin de la Wilaya Biskra, en allant vers le Nord-Est, il existe un oued qui porte ne nom de Iɣzer n Ẓab. La forme dérivée de Ẓab parait plus répandue. Elle s’applique aussi bien sur la toponymie que l’anthroponymie : Mẓab (Sahara septentrional d’Algérie), Mẓab (Région de Casablanca/Maroc), Tazbent (un village dans la Wilaya de Annaba),... et la forêt Mẓab (Dans la Wilaya de Tlemcen). Ces noms ont à mon sens de fortes chances d'être apparentés les uns aux autres. Je fais remarquer succinctement que la forme primaire azabu attestée dans la variante Tamahaq, est à rapprocher au sens de « fait de camper, de descendre… ».

Dans l’état actuel de mes recherches, ces formes bien que d’autres non citées sont à relier à une racine bilitère [ZB] renvoyant à la notion fondamentale de « camper, installer un campement… » dont sont issus divers dérivés...

Tanemmirt.

Hammou Dabouz

Le Patrimoine Immatériel

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La convention de l’UNESCO 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel définit ce "patrimoine culturel immatériel" par l’ensemble des pratiques, représentations et expressions, des connaissances et savoir-faire que les communautés et les groupes et, dans certains cas, les individus, reconnaissent comme partie intégrante de leur patrimoine culturel. Ledit patrimoine, appelé parfois "patrimoine culturel vivant", concerne les domaines suivants :

les traditions et expressions orales, y compris la langue en tant que véhicule pour le patrimoine culturel immatériel, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers, les savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel.

Transmis de génération en génération, le patrimoine culturel immatériel, est recréé de manière permanente par les communautés et les groupes en fonction du milieu dans lequel ils vivent, des rapports qu'ils entretiennent avec la nature et de leur histoire. Le patrimoine culturel immatériel procure aux populations et aux communautés un sentiment d'identité et de continuité ; la sauvegarde de ce patrimoine promeut, nourrit et favorise le développement de la diversité culturelle et de la créativité.

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Les cimetières

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Ils sont localisés à l’extérieur de la cité. Et ils sont nombreux, ils se trouvent  généralement hors des villes du M'zab mais organisés par elles et en fonction d'elles. Le cimetière est un espace intégré constituant une réelle ville des morts. Sa superficie est importante et contient des aires de prière mortuaire, reliés de bâtisses ouvertes à l’air libre, servant de lieu d’adoration de lecture du Coran en particulier en période d’hiver, durant laquelle une rotation pour l’accomplissement de ces rituels et la desserte des offrandes sont institués sur ces aires chaque vendredi.

Chaque quartier du cimetière porte le nom d’une célébrité religieuse ou sociale en générale qui y est enterrée. Le lieu d’enterrement y est déterminé par appartenance familiale, en fonction d’un usage rigoureusement suivie.

 

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Mausolé Chikh sidi brahim

Se localise en contrebas sur le versant sud du ksar. Fondée au 15ème siècle .Ce monument est une Mosquée funéraire et de fraction contiguë au tombeau du cheikh sidi brahim.

    Cette mosquée comprend une salle à demi souterraine. Elle est surmontée d’une petite pièce en demi niveau par  rapport au sol et au plafond de l’ensemble .La grande salle au niveau du sol extérieur est ouverte par des arcades  Sur un coté, et par un large claustra au dessus du tombeau du cheikh sidi brahim. Tout un mur est percé de niches et d’ouvertures en demi-lunes. Des piliers à l’implantation irrégulière portent arcs et liteaux qui supportent la poutraison en tronc de palmier.

    Une terrasse recouvre l’ensemble accessible par un escalier extérieur et ceinturé par un mur d’acrotère qui dessine le périmètre de la mosquée .une aire de prière prolonge la grande salle.

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Mausolé Chikh Baissa-Oualouani (3)

La mosquée est entourée de deux cotés (sud-est et sud-ouest) d'une large aire de prière maçonnée (M'çalla ).

La salle de prière a une forme rectangulaire avec une langueur de 15.50 m et une largeur de 9.00 m, elle est devisée en deux parties, la première comporte des piliers de sections carrée ou rectangulaire portent des arcs qui soutiennent des coupoles, la deuxième partie est postérieure vu sa construction.

Sur la terrasse de l'édifice, apparaissent les séries de coupoles irrégulières et plus ou moins aplaties dont certaines sont à peine esquissées .on avant il y a le Mihreb nettement formalisé, les coupoles ont une hauteur qui dégrade vers le mihreb .des pinacles marquent certains angles de l'édifice.

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Mausolé Chikh Baba-Ouljemma (4)

LOCALISATION : Mosquée de cimetière et de fraction, située au nord du ksar de Ghardaïa, sur une colline dominant le cimetière.

Baba-Oualdjemma c'est l'un des membres fondateurs du ksar de Ghardaïa. la mosquée qui porte son nom est datée du XIV° siècle.

DESCRIPTION : L'accès à la mosquée ce fait à partir d'un long escalier, la mosquée est de forme irrégulière, elle est entourée de tombeaux, se forme d'une seul pièce dont les piliers de sections carrées et rectangulaires portent des arcs qui soutiennent une série de coupoles formant le plancher.

 

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Tombeau et Mausolée Chikh Aissa (5)

Les tombeaux du Cheikh Abou Mahdi Aïssa ben Smaïl, et de ses disciples se situent au Nord du Ksar de Melika, à l’intérieur d’un grand cimetière assimilé à une véritable ville des morts.

Cheikh Sidi Aïssa, venu de la région des hauts plateaux de Ouled Naïl, vers 1500 Il eut de nombreux disciples dans la vallée du M’Zab et d’autres venus de Djerba en Tunisie et de Djabel Naffoussa en Lybie. Il laissa de nombreux écrits dans différents domaines comme le fiqh, la littérature, et autres sciences.

Mélika sa ville d’adoption, lui a gardé fidélité en lui consacrant le privilège  de rehausser ses pierres tombales et celles de ses disciples par leur matérialisation en petites œuvres réalisés en Timchemt (plâtre local). Ces œuvres assimilés à des sculptures surréalistes, offre avec leurs pinacles de différentes hauteurs une image plastique inédite et sans pareil.

 En avant de ces tombeaux s’étale une aire de prière où se rassemblent les habitants de Melika lors des funérailles et de la « Ziyara » ou visite. Celle ci est annuellement organisée au printemps par les « Azzaba »  (conseil des sages), et consiste essentiellement à divulguer l’histoire locale et assurer la perpétuité des connaissances de la mémoire collective.

 la mosquée Sidi Aïssa, située en bordure de cimetière et près de l’enceinte du Ksar, faisait partie intégrante de l’ensemble du paysage architectural de ces lieux, mais malheureusement, elle fût détruite dans les années soixante.

 

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Les Fêtes

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MARIAGE COLLECTIF OU GROUPE :

La région de Ghardaïa est célèbre pour l’organisation de mariage collectif en signe de solidarité avec les couples démunis.

FETE ‘’YENNER ‘’:

Janvier nouvel an Amazigh : célébré chaque année par la préparation d’un met sucré dénommée ‘’ arfis’’.

FOURAR  Février :

A l’orée de la saison du printemps, les habitants de la région effectuent des visites des mausolées funéraires et les saints de la région ou des cercles de Dikr  et des donations sont effectuées a l’occasion.

LA FETE DU TAPIS :

 Annuellement en mois de Mars, la région de Ghardaïa célèbre par l’organisation d’un défilé de chars ornés de tapis des différentes régions d’une foire de produits de l’artisanat des jeux et chants folkloriques.

MOIS DU PATRIMOINE :

A travers l’ensemble des localités de la région et du Maghreb Plusieurs activités scientifique et culturels sur le patrimoine sont organisées entre le 18 avril ‘’journée mondiale du patrimoine ‘’ et le 18 mai ‘’journée mondiale des Musée’’ décidé a la suite de la conférence de Casablanca en 1995.

LA NAISSANCE DU PROPHETE ‘’ MOHAMED ‘’ QLSSL :

Cette fête très prisée dans la région est célébrée en présence des habitants de la région  par .des chants religieux  des visites familiales. A Ben Izgen, une tradition veut que les enfants allument des flambeaux a base d’huile. par ailleurs, une quantité d’huile est offert traditionnellement a la mosquée.

FETE "AAMAR":

En mois de juin début des chaleurs, les habitants du ksar effectuent le déplacement vers les résidences d’été se trouvant dans leurs palmeraies et jardins. A l’occasion de cette transhumance, les enfants sont vêtus d’habits traditionnels , des campagnes de nettoiement des palmeraies sont effectues sous l’autorité des ‘’ Oumanas El sil ‘’ assemblée de notables chargée de la gestion de leau et du réseau traditionnel de distribution

LA COLLECTE DES DATTES :

    Cette fête est célébrée a travers l’ensemble des  palmeraies et jardins de la région  ou il existe plus de 150 variétés de dattes  dont: Bent akbala, Tamdjouhart, Deglet nour  une foire de la datte est également organisé

FETE DE ACHOURA :

Une fête religieuse célébrée au mois de Mouharem de chaque année lunaire ou un met dénomme ‘’Ibaoun ‘’ est préparé a l’occasion .des chants de Abianou ‘’ abina  nouh sont chanté par les enfants .visites familiales sont également effectuées..

FETE " ALLAY": LE RETOUR DES RESIDENCES D’ETE VERS LES KSAR:

 En commencement de  la période hivernale a partir le début du mois de Novembre, les habitants résidés dans la palmeraies font le retour vers le ksar, un met dénommé ‘’Iouzan cheikh Hamou El Hadj" est préparé a base de graine de blé et les filles se vêtissent d’habits traditionnel.

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Les matériaux de constructions

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L'impérieuse nécessité d’adaptation au site et à la rigueur du climat, que distingue des écarts de chaleur considérables, a imposé à la population de la Chebka du Mzab de recourir à l’optimalisation de l’usage du matériaux locaux disponibles. Ils répondront ainsi aux impératifs de la solidité et de l’isolation sans négliger l’esthétique qui constituera une donne immanente dans toute réalisation.

1)  La pierre:    

Blanche, extraite de la couche de calcaire constituant la roche superficielle. Elle s’y présente sous différentes dimensions. Adaptée aux conditions de transport vers le lieu de travail, sa taille définitive sera l’œuvre du constructeur qui lui apportera les ajustements appropriés à la nature du bâti. Une fois élevé, le mur sera couvert d’une couche de mortier de chaux qui harmonisera sa forme.

2)- La chaux :

Disponible dans la région à profusion. Son extraction s’opère de la couche superficielle des collines. Il est disposé dans des fours d’une hauteur de près de deux mètres.  Son brûlage s’opère de la même manière que le timchemt, mais consomme de 05 à 06 fois la quantité nécessaire au plâtre. Ce qui rend la tache plus coûteuse.

3)-  Le Timchemt

Plâtre local, de couleur blanc-cendré extrait d’une couche superficielle ou de gisements à une profondeur maximale d’un mètre. Ce plâtre est brûlé dans un four disposant d’une ouverture en-bas. Cette dernière est fournie en bois et en divers déchets. Le gibs est entassé sur le dôme du four sur une profondeur de près d’un mètre et demi pour être brûlé pendant vingt quatre heures. Lorsque la quantité de bois est consommée, la pierre devient tendre ; le plâtre doit être séparé des déchets de cendre pour être prêt à la consommation.

4)- Le Toub, (l'adobe)

Des briques fabriquées en terre argileuse. Après l’avoir imbibé d’eau, cette dernière est malaxée pour être ensuite versée dans des moules. Les briques fabriquées sont laissées pour sécher au soleil. Parfois une quantité de foin est mélangée au gâchis pour lui donner plus de résistance.

 

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Les palmeraies

Icon 08Les palmeraies(1)

Les palmeraies sont situées à proximité des villes, elles comportent de nombreux ouvrages hydrauliques, barrages d’absorption, galerie souterraine; puits, ruisseaux artificiels ou rigoles (seguia). Ces oasis tendent à devenir de véritables cités d’été .On y construit de plus en plus de maisons pour profiter, à la saison chaude, de la relative fraîcheur que dispense l’ombre des palmiers et de l’eau.

La palmeraie du Mzab est donc plus qu’un jardin d’agrément, elle est le fruit d’un travail difficile, anciennement, les Mozabites ne possédaient aucune habitation fixe dans l’oasis .On n’y rencontrait que quelques tours de guet ou des veilleurs, armés, montaient la garde pour prévenir la population en cas de danger et la faire refluer vers les ksours .Puis, on en vint à construire de simples zraib (huttes en terre) recouvertes de branchage, puis on fit des maisons de torchis et ( donc vers 1880),  les Mozabites ,on y construit des habitations  semblables à celles  de la ville.

Divisées en parcelles de jardins, elles se situent à proximité de chaque ksar, mais sur certains ksars, elles s’étalent longitudinalement pour occuper des distances importantes. Les oasis représentent un ordre architectural et urbanistique intégré. Les passages y sont  étroits, car étant limités par les murs des jardins, construits en terre battue, ils constituent des rigoles servant à desserte des eaux des oueds qui, périodiquement, s’écoulent au Mzab. A la base de ces murs, sont percés des ouvertures normalisées et rigoureusement gérées par un collectif d’amines chargées de la supervision de l’irrigation de la palmeraie.

 

Icon 08La palmeraie, un havre de paix d’une grande fragilité(2)

Les palmeraies sont des lieux très agréables à vivre pendant les mois les plus chauds. La palmeraie offre un paysage aux apparences si naturelles qu’on oublierait qu’elle a été entièrement créée par les hommes. Ces jardins sont la récompense de siècles d’efforts incessants pour domestiquer le désert.

Un ami mozabite vous invitera sûrement à vous reposer quelques instants dans son jardin, au milieu des plantes d’agrément, jasmins, lauriers et rosiers qui mêlent leurs parfums à ceux des orangers ou des amandiers.

Ville d’été

De nombreuses habitations ont été construites dans la palmeraie. L’ensemble constitue la ville d’été qui se retrouve noyée dans une végétation luxuriante. Dans les rues, on marche entre les hauts murs de pierre et de toub ; sur le sol, tapissé de sable, les pas sont silencieux. Ici, d’ailleurs, tout respire le calme et la sérénité.

Les cultures dans la palmeraie

A l’ombre des palmiers dattiers, les Mozabites pratiquent la culture.

De nombreux arbres fruitiers (orangers, citronniers, grenadiers, figuiers…) sont protégés de l’ardeur du soleil par les palmes des palmiers. A leur tour, les arbres fruitiers abritent sous leur feuillage des cultures de céréales et de légumes.

L’irrigation

Les jardins de la palmeraie sont traditionnellement irrigués par des seguias (petits canaux) et des rigoles. La plupart possèdent aussi des bassins qui constituent des réservoirs d’eau afin de subvenir aux besoins d’arrosage et d’irrigation des cultures. Sous le climat saharien, chaque arbre nécessite plusieurs dizaines de litres d’eau par jour.

Le palmier

Le palmier est au M’zab l’arbre par excellence et fait partie du patrimoine et des richesses locales.

Il se prête aux usages les plus divers.

Son tronc fournit :

des poutres pour les toits

des planches pour les portes

des mesures pour les commerces

des mortiers pour écraser le grain

des récipients de toutes sortes

Ses branches (ou djerid) font :

des clôtures

des toitures

des torches

on les utilise pour battre le linge et pour râcler la laine

Les épines servent d’épingles, d’aiguilles, d’alènes et de poinçons.

Avec les feuilles, ou lif, on tresse des nattes des couchettes, des cordes, des entraves, des sacs et des paniers.

La datte

La datte est la panacée. La population s’en nourrit et l’emploie comme onguent pour les plaies et les gerçures, tandis que le noyau concassé est donné aux chèvres, ânes ou chameaux.

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(1) OPVM

(2) ghardaia tourism 

 

Les ruelles

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A l’intérieur des villes, la circulation s’effectue à travers des ruelles généralement étroites, elles sont partiellement couvertes parfois, protégeant contre l’ardeur des gelées et des rayons solaires, et permettant une circulation d’air qui adouci la température suivant la nature et la configuration du terrain ; elles sont souvent tortueuses et très en pente.

 En épousant les contours de la colline d’implantation, les ruelles du ksar sont sinueuses au gré du relief.

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NIR OSRA

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موقع نير

nir-osra.org

MZAB HOUSE

VEECOS

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موقع فيكوس

www.veecos.net

CHEIKH TELLAI

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موقع الشيخ طلاي

cheikh-tellai.net

AYANE MZAB GHARDAIA

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مجلس أعيان قصر غرداية

www.ayanemzabghardaia.org

ISTIQAMA

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موقع الاستقامة

stiqama.net

TIZAFRI

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منتدى أعــــــــزام

tizafri

FM TAWAT

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FM TAWAT

www.fmtawat.com

Guides Officiels

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Guides Officiels

ghardaiatourisme.net

IRWANE

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مؤسسة عمي سعيد

www.irwane.org

Mozabites Histoiredalgerie Weebly

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دور الميزابيين في تاريخ الجزائر

mozabites-histoiredalgerie.weebly.com

EL MINHAJ

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جمعية الشيخ أبي إسحاق إبراهيم اطفيش

www.elminhaj.org

CHABAKA MIZABYA

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الشبكة المزابية

mzab.50megs.com

EL MANAR

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مركب المنار بالحميز

www.elmanar.org

Tira s Tumzabt

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Tira s Tumzabt

www.tumzabt.tk

Aladar Assoc Andre Ravereau

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Aladar Assoc Andre Ravereau

www.aladar-assoc.fr

TAWALT

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موقع تاوالت

www.tawalt.com

TAMATART

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موقع تاماتارت

http://www.tamatart.com

M'Zab Unesco

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M'Zab Unesco

unesco.org

M'Zab Wikipedia

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M'Zab  Wikipedia

wikipedia.org

 

Livres et Ouvrages

 

Les PDF Sur le Mzab en général

Voici quelques livres (pdf) sur la région du Mzab.

  • المعجم العربي الأمازيغي أحمد شفيق
  • 02 leçon darchitecture 2
  • 03 le mzab manuel roche 02
  • 03 le mzab parcour lilinair
  • 03 lumier du mzab
  • 04 le mzab
  • 04 le mzab 02
  • 05 le mzab espace et societe
  • 05 le mzab espace et societe 02
  • 10 les maisons mozabite
  • 11 dictionair mozabit fr
  • 16 bni mzab
  • 17 mosque mozabite
  • 34 nachaat ibadhya khalifat
  • 42 ibadhit sociologie
  • 30 Le MZab Études danthropologie historique et culturelle
  • 31 Le MZab Études danthropologie historique et culturelle 2
  • 12 histoir hibadit maghreb
  • 17 mosque mozabite
  • 17 mosque mozabite

Carte du Mzab afficher  / telecharger

les beni mzab 1 afficher / telecharger

les beni mzab 2 afficher  / telecharger 

Morand M. (1903) - Les kanouns du Mzab   afficher  / telecharger 

Moulieras 1895 Les Beni Isguen Mzab  telecharger 

Soleillet 1874 Afrique occidental Mzab  telecharger 

Zeys 1886 Législation mozabite  afficher  / telecharger 

Alport-1954 Mzab  afficher  / telecharger

 

Les PDF Sur la langue mozabite

Voici quelques textes (pdf) sur la langue mozabite.

Abdessalam 1996 orthographie Tumzabtafficher  / telecharger

Basset R 1890 Une Etude sur la legende de Loqman Berbère telecharger  

Basset R 1893 Langue zenati du Mzab telecharger

Basset R 1893 Etude sur la Zenatia du Mzab de Ouargla et de l'Oued-Rir telecharger

Delheure 1989 Etude sur le mozabitetelecharger

Delheure 1989 Systemes verbaux ouargli-mozabite telecharger

Khalainou 2006 Tajerrumt Grammaire Mozabite afficher  / telecharger  

Samuda 1840 Essai de la langue des Beni-Mzabs afficher  / telecharger 

ILUGAN N TIRRA Règles d’écriture afficher  / telecharger

Dictionnaire Mozabite - Français - Lexique Français-Tumẓabt. - Conjugaison de verbes mozabites. - Racines de mots. - Exemples de textes en mozabite et leurs signification en français. Possibilité de contribuer dans le dictionnaire en proposant des mots pour les ajoutés. - Plus de 570 pages. Existe en version en ligne et PDF téléchargeable.

 

Plus de 60 Dictionnaires et lexiques en tamazight (de toutes les dialectes berbères : kabyle,mzab,touareg,...etc) En téléchargement libre (PDF) 

 

AǦRAW N YIWALEN Tumẓabt T-tfransist J. Delheure - Lexique Français-Tumẓabt. - Racines de mots. - Exemples de textes en mozabite et leurs signification en français. - Édition : 1984 - Plus de 340 pages. Existe en version papier et PDF téléchargeable

 

Les PDF Sur le patrimoine

Voici quelques textes (pdf) sur le patrimoine: l'agriculture, le système d'arrosage etc.

Biarnay 1924 Les dattiers dans lOasis de Berriane afficher  / telecharger

Bouchair & Dupagne 2003 declin du Mzab afficher  / telecharger

Bouchair 2004 Traditions de construction de Mzab (Anglais) afficher  / telecharger

Delheure J. (1975) - LHydraulique traditionnelle à Ouargla et au Mzab telecharger

Hurlaux 1903 La culture du palmier dans les oasis du Mzab et de Ouargla telecharger

 

 

Bibliographie préhistorique du M'zab

ABONNEAU J. Préhistoire du M'zab, thèse 3e cycle, Art et Archéologie, Paris, Sorbonne, 1983.

-AUMASSIP G., Le Bas-Sahara dans la Préhistoire, Études d’Antiquités africaines, CNRS, Paris, 1985.

-AUMASSIP G., DAGORNE A., ESTORGES P., LEFÈVRE-WITTER P., MAHROUR M., MARMIER F., NESSON C, ROUVILLOIS-BRIGOL M. et TRÉCOLLE G., « Aperçu sur l’évolution du paysage quaternaire et le peuplement de la région de Ouargla », Libyca, 1972, t. XX, p. 205-257.

-BALOUT L. L’Algérie préhistorique, Paris, AMG. 1958.

-BASSET, « Deux stations tardenoisiennes d'Algérie : Mélika et Bou Saada », Bulletin de la Société préhistorique de France, 1926, vol. 23, numéros 3-4, pp. 111-112.

-BONETE Yves, « Gravures rupestres du M'zab », in BLS, n° 13, 3/1962, pp. 16-29.

-JACQUET, « Notes au sujet d'un monolithe de Guerrara », in Rec. Notes et Mém. Soc. Archv., 1898, Constantine.

-CAMPS G., Les civilisations préhistoriques de l’Afrique du Nord et du Sahara, Doin, Paris, 1974.

-MARMIER F. et TRÉCOLLE G., « Étude de l’industrie du gisement d’Hassi Mouillah, région de Ouargla, Sahara algérien. I. L’œuf d’autruche », Libyca, t. XIX, 1971, p. 53-114. II. Le matériel de broyage, Libyca, t. XX, 1972, p. 135-148.

-MOREL J. « Notules de préhistoire mozabite », Libyca, tome XXIV, 1976, pp. 173-180

-ROFFO Pierre, « Note sur les Civilisations Paléolithiques du Mzab », (Congrès Préhistorique de France), 1933.

-ROFFO P., « Sépultures indigènes antéislamiques en pierres sèches, étude sur trois nécropoles de l’Algérie centrale », Rev. afric, t. 82, 1938, p. 197-242.

-SAVARY J.P. « Gravures rupestres d’âge historique au Mzab », Libyca, tome VIII, 1960, pp. 299-308.

-SAVARY J.-P., « Industries préhistoriques de la région de Fort Thiriet (Sahara oriental) », Bull. Soc. préhist. franç., t. 58, 1961, p. 605-620.

-SOYER R. « Les gisements préhistoriques du grand Erg oriental : Hammadas - grand Erg Chebka du M’zab », Bulletin de la Société préhistorique de France, 1926, vol. 23,

-LEFEBVRE G. « Mission Berriane, Djelfa, Libyca, t. 24.

 

Bibliographie sur la langue

Abdesslam, Ibrahim; Abdesslam, Bakir (1996): Précis d'écriture et de grammaire de la langue berbère (mozabite). Ghardaia.

Basset, René (1883-1888): Notes de lexicographie berbère. In: Journal Asiatique.

Basset, René (1887): Argot du Mzab. In: Journal Asiatique (4), S. 437–442.

Basset, René (1888): Loqman berbère (14 Textes mozabites): Leroux, Paris.

Basset, René (1893): Etude sur la Zenatia du Mzab, de Ouargla et de l'Oued-Rir'. Paris: Leroux (Publications de l'école des lettres d'Alger. Bulletin de correspondance africaine, 12).

Brugnatelli, Vermondo (2004): Notes d'onomastique jerbienne et mozabite. In: Kamal Naït-Zerrad, Rainer Vossen und Dymitr Isbriszimow (Hg.): Nouvelles études berbères. Le verbe et autres articles. Actes du « 2. Bayreuth-Frankfurter Kolloquium zur Berberologie », Bd. 8. Köln: Rüdiger Köppe Verlag (Berber Studies, 8), S. 29–40, Last check 23.03.2007.

Dallet, Jean-Marie (1969): Contribution à l'étude des parlers berbères. Pour une vérification des notations berbères d'Ernest Gourliau. Fort-National, Algeria: Fichier de Documentation Berbère, Fort-National.

Dallet, Jean-Marie (1970): Berbère de l'Oued-Mzab. Le verbe, glossaire, classification: Fichier de Documentation Berbère, Fort-National.

Delheure, Jean (1984): Agras n yiwalen Tumzabt t-transist - Dictionnaire Mozabite-Francais: SELAF, Paris (Etudes ethno-linguistiques Maghreb-Sahara, 2).

Delheure, Jean (1986): Etude sur la Langue Mozabite. Paris. Kopie.

Delheure, Jean (1989): Étude sur le mozabite. In: Etudes et documents berbères (6), S. 120–157.

Duveyrier, Henri (1858): Vocabulaire Mzabite. In: Zeitschrift der deutschen morgenländischen Gesellschaft (XII), S. 176–186.

Grand'Henry, Jacques (1976): Les Parlers Arabes de la Region du Mzab (Sahara Algerien). Leiden: Brill (Studies in Semitic languages and linguistics, 5).

Ighoulad, Brahim (1986): Deux textes de l'Oued Mzab. In: Etudes et documents berbères 1, S. 64–67.

K'halainou, Mohammed (2006): Tajerrumt n Tmazitt (Tumzabt). Grammaire Berbère. Le Mozabite. Ghardaia.

Kirchner, Arne (2011): Language Diversity Endangered. Französisch, Arabisch, Berber: die sprachliche Situation der Mozabiten in Algerien. In: Anja Overbeck, Wolfgang Schweickard und Harald Völker (Hg.): Lexikon, Varietät, Philologie. Romanistische Studien : Günter Holtus zum 65. Geburtstag. Berlin ;, Boston: De Gruyter, S. 103–121.

Kirchner, Arne (2012): Etat actuel de la langue mozabite : résultats d'un sondage. In: Dymitr Ibriszimow, Rainer Vossen und Harry Stroomer (Hg.): Études berbères VI. Essais sr la syntaxe et autres articles. Köln: Rüdiger Köppe Verlag (Berber Studies, 35), S. 175–190.

Masqueray, Emile (1879): Comparaison d’un vocabulaire des Zenaga. Avec les vocabulaires correspondants des dialectes des chawia et des beni mzab. In: Archives des missions scientifiques et litteraires (3/5), S. 473–533.

Masqueray, Émile (1995): Les kanoun des Beni-Mzabs (1878). In: Etudes et documents berbères 13, S. 211–228.

Motylinski, Gustave Adolphe Calassanti de (1885): Bibliographie du Mzab. Les livres de la secte abadhite. In: Bulletin de Correspondance Africaine (3), S. 15–72.

Moulieras, Auguste (1895): Les Béni-Isguen (Mzab), essai sur leur dialecte. Oran: Fouque.

Nouh-Mefnoune, Ahmed; Abdessalam, Brahim (2011): Dictionnaire mozabite-français. Réghsïa, Algérie: ENAG.

de Samuda: Essai sur la langue des Beni-Mzabs. In: Le Moniteur algérien 1840.

Zouaoui, Yasmina (1996): La variation linguistique dans six parlers berbères d'Algérie. (étude fonctionnelle et comparative des unités syntaxiques du kabyle de la soummam et des Babors, du chaoui, du mozabite et du touareg de l'Ahaggar). Lille: Atelier national de Reproduction des Thèses, Lille.

Culture

L'Islam tolérant et pacifiste de Mohammed Messen

 

mzab house

LIVRES SUR GHARDAIA ET LE MZAB

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LIVRES SUR GHARDAIA ET LE MZAB

Ghardaïa et le Mzab ont toujours attiré des architectes, sociologues, ethnologues et aventuriers du monde entier car la Vallée du Mzab est une source inépuisable de recherches, réflexions, découvertes…

De très nombreux livres, études et reportages sur le Mzab ont été publiés. Nous vous proposons une large bibliographie incluant des livres d’André Ravereau, Emmanuelle Roche, Claude Pavard, Anne-Marie Goichon…, afin de vous permettre d’approfondir votre découverte de la région.

c 22Le Mzab, une leçon d’architecture – André RAVEREAU

Hommes et Sociétés. Editions Sindbad, 1981. 282 pages.

Au Sahara, mille ans d’une architecture exemplaire sans architecte ont inspiré une philosophie de la ville à André Ravereau.

Pouvoirs, urbanistes, sociologues s’épuisent à freiner la croissance des mégapoles, les bâtisseurs ne savent plus comment ni pourquoi ils construisent. Partir des besoins élémentaires de l’homme, étudier les matériaux locaux, le climat, arrêter de « technifier », telle est la nécessité, tel est l’avenir.

Ce livre nous entraîne des maisons du Mzab -admirables et inventives- aux temples grecs, de Ledoux à Gaudi, des cathédrales aux HLM pour recueillir et transmettre l’enseignement offert par une architecture toute de confort véritable, de tradition et de lumière.

Cet ouvrage contient 177 photos et 27 figures pour l’éblouissement du lecteur.

c 22L’atelier du désert – André RAVEREAU

Ed. Parenthèses, 2003. 183 pages.

La fascination du désert, ce milieu qui s’apparente à l’infini, évocateur de l’hostile et de l’inhumain, aura encore opéré, comme sur tant d’autres voyageurs du Sahara.

Lorsque André Ravereau découvre les cités du Mzab, par-delà le choc émotionnel, il prend conscience de ce que peut apporter cette architecture dans la définition de nouvelles pratiques. Et c’est pour renforcer sa compréhension du lieu qu’il y anime un atelier destiné à perpétuer et à protéger ce patrimoine ; un  » atelier du désert » qui verra se succéder plusieurs générations de jeunes architectes venus se confronter à cette gestion du territoire tout à la fois respectueuse du contexte naturel et des cultures locales.

C’est à partir de cette expérience inaugurale que sont présentés les projets et réalisations d’André Ravereau, dont l’architecture a su s’émanciper de tout formalisme. Privilégiant toujours une approche éthique plutôt qu’esthétique, son oeuvre révèle une écriture patiente et cultivée du projet qui restitue au constructeur et à l’usager la propriété de son geste et l’authenticité de sa parole.

Une véritable leçon d’architecture où le bâti reprend sans fioritures l’expression d’un mode de vie  » situé « .

c 22Le Mzab. Cités millénaires du Sahara – Manuelle ROCHE

Etudes et Communication Editions, 2003. 120 pages. Préface de Mouloud Mammeri.

Ecrit au présent vers la fin des années soixante, cet ouvrage a connu publication (Artaud 1970, 1973, 1978) sous une forme différente et moins complète. Il a pu aider André Ravereau, son inspirateur, alors architecte en chef des monuments historiques d’Algérie, et son directeur Si Ahmed Baghly à obtenir son classement de la Vallée du Mzab pour sa qualité architecturale.

De là, cette précieuse entité a été ensuite inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Bien des « objets » ici photographiés ont peut-être aujourd’hui disparu ce qui fait de leur représentation dans ce livre, autant de précieuses images d’archives.

 

c 22La vie féminine au Mzab. Etude de sociologie musulmane – Anne-Marie GOICHON

Ed. Geuthner, 1927. 389 pages. A fait l’objet d’un 2ème volume édité en 1931.

Melle Anne-Marie Goichon a su inspirer pleine confiance aux femmes Mozabites, et par là s’explique le fait qu’elle ait pu réunir l’abondante matière du présent livre. Les renseignements réunis sur la vie féminine au Mzab ont été obtenus au cours d’un séjour de quelques mois.

Des femmes Mozabites ont conté leurs coutumes et Melle Goichon s’est chargé de retranscrire ces paroles après les avoir confrontées avec les dires d’autres femmes Mozabites pour en extraire les bases communes de la vie féminine au Mzab.

 

 

c 22Lumières du Mzab – Claude PAVARD

Editions Delroisse, 1974. Livre trilingue français-anglais-arabe.

Claude Pavard est licencié de Sociologie et Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques. Photographe, cinéaste, journaliste et conférencier.

Il a effectué de très nombreux séjours à Ghardaia et dans le Mzab, pour réaliser 2 films en couleurs dont le premier : « La lumière du Mzab », a déjà obtenu le label et la prime à la qualité du Centre National de la Cinématographie.

Ses travaux sur le Mzab lui ont valu le Prix de la « Fondation de la Vocation« .

 

 

c 22Habiter le désert, les maisons mozabites – Donnadieu et Didillon

Ed : Pierre Mardaga, 1977. 254 pages.

Ce volume se veut une approche à caractère scientifique d’une architecture traditionnelle – sans architecte – replacée dans son vécu.

« Habiter dans le désert » est le fruit tardif de quelques années de vie dans le Sahara algérien au milieu des habitants de la Vallée du Mzab, un regard et une recherche sur les hommes, sur leurs constructions, sur les rapports qu’ils entretiennent avec elles.

Cette étude a été entreprise au cours de la mission d’implantation de l’Atelier d’Etudes et de Restauration de la Vallée du Mzab à laquelle les auteurs ont participé entre février 1970 et décembre 1972.

L’Atelier a été créé par le Gouvernement Algérien sous l’impulsion d’André Ravereau, alors architecte en chef des Monuments Historiques.

Pour mener à bien cette étude, les auteurs ont effectué des recherches bibliographiques, procédé à des visites, à des entretiens aussi bien avec les notables qu’avec les plus simples et les plus démunis. Ils ont pris de nombreuses photographies, ont cherché à connaître avec précision le plus d’éléments possibles : techniques de construction, mise en oeuvre des matériaux…

c 22Maurice Bouviolle. Peintre, écrivain du Mzab – Élisabeth Cazenave

Éditeur : Association Abd El Tif. 2002, 64 pages

Peintre, écrivain du Mzab, 1893-1971, Bouviolle se sent attiré par la peinture. Ne pouvant trouver d’évasion dans la grisaille des ciels de sa région, il devient un peintre nomade en Algérie plantant son chevalet là où une scène provoque son émotion.

Il est lauréat du concours pour le prix de la villa Abd-el-Tif en 1921 avec son camarade Jean Bouchaud. Le Sud l’attire, c’est pour lui un « Orient pur », et c’est dans le MZab qu’il va transformer son esthétique ; il va recevoir de ces terres ensoleillées, une illumination intérieure qu’il idéalise.

En 1922, sa toile Marché à Ghardaia exposée au Salon des artistes Français lui assure un succès total. Bouviolle devient le peintre du Mzab par excellence. Il reçoit le grand prix artistique de l’Algérie en 1931. Aux expositions coloniale et internationale de 1931 et 1937, le gouvernement général de l’Algérie, le charge d’exécuter de grands dioramas. Magie de l’art, avec des couleurs, des pinceaux et quelques mètres de toile, Bouviolle nous permet d’accomplir un étonnant voyage.

La Société des peintres orientalistes algériens le récompense en 1936. Une grande exposition au musée de la France d’Outre-mer est consacrée aux sept villes du Mzab en 1939. Il met son talent au service de la colonie et comme beaucoup s’en fait le propagandiste. Il ne quitte pas l’Algérie après son séjour à Abd-el-Tif. Avec Louis Fernez, entre 1956 et 1958, il réalise la décoration du vestibule du lycée de jeunes filles de Kouba représentant La Joie de vivre. C’est l’amour de la vie, son exaltation, cette joie de vivre, qui fuit sans cesse qu’il exprime.

c 22Le Mzab, une oasis algérienne – Bibliothèque de Travail n°1028

Publications de l’Ecole Moderne Française

27 mars- 20 avril 1989, 28 élèves du collège Gérard-Yvon de Vendôme dans le Loir-et-Cher et quatre de leurs professeurs parcourent plus de 3000 km à travers l’Algérie.

Que d’expériences, d’images, de souvenirs accumulés au cours de ces trois semaines de voyage ! Mais s’il est, en Algérie, une région fascinante entre toutes, c’est bien… le Mzab et ses villes saintes. Cette revue vous invite à la découverte de cette aventure sur les rivages du Sahara.

c 22Au Mzab, désert dans le désert. José GERS

Librairie de l’Oeuvre Saint Charles, Bruges (Belgique) 1936, 226 pages.

« Ce livre est un récit d’un voyage et d’un séjour au Mzab : désert dans le Désert, situé dans le Sud Algérien et s’étendant sur une superficie de 3 800 000 hectares de terre nue, roc et sable, erg et hamada. (…) je voudrais définir, en la résumant, l’intention de ce livre ; introduire le lecteur parmi les villages de sable et de rêve érigés en plein désert et vers où conduisent les pistes calcinées… ; l’initier à l’histoire et à la vie des peuplades Mozabites qui se disent « les purs entre les purs… » ; apprendre à connaître leur passé leurs moeurs, leur farouche et fanatique idéal spirituel... ; visiter les oasis, ces jardins miraculeux (où toutes les fleurs et tous les fruits poussent dans un sol réputé stérile par excellence) et les cimetières sans nombre, où les vivants conversent familièrement avec les murs… ; exposer très objectivement, des problèmes coloniaux qui se posent pour tous les peuples colonisateurs, dans toutes les colonies du monde… ; évoquer les grandes figures sahariennes, dont la plus grande et la plus pure : Charles de Foucault… ; feuilleter le livre précieux de la poésie musulmane… D’autre part, si ce modeste carnet de route pouvait contribuer à donner au lecteur une notion plus haute, sinon nouvelle du voyage, à savoir : que l’intérêt du voyage ne consiste pas uniquement à découvrir des paysages nouveaux mais, surtout, à découvrir l’Homme, le but que je me suis proposé, serait largement atteint. »

c 22Les puritains du désert – André CHEVRILLON de l’Académie Française

Librairie Plon 1927. 272 pages.

Récit d’un voyage qui mena André Chevrillon à Ghardaia au début du XXème Siècle.

Les descriptions, très détaillées, sont pour la plupart toujours d’actualité :

Un livre d’une grande richesse.

« Courts et replets, la plupart, bien vêtus, drapés de haïks, de mousselines immaculées, ils (les Mozabites) ont des airs de sagesse rassise et confortable. (…) Mais que de richesses, quelle diversité d’étalages, au souk de Ghardaia ! Qui aurait cru que, du désert, peuvent sortir tant de choses désirables ? D’abord, par terre, parmi les chameaux déchargés, les marchandises de poids : ballots de laine, couffins de grains, fagots de r’tem qui sert de combustible, pains de sel vierge, venus de Ouargla. Mais surtout (par terre, toujours sur la poudre du sol) mille humbles assortiments : des gousses rouges de piments, les cailloux résineux du benjoin, du henné en paquets d’herbe sèche, – et tous ces petits tas précieusement rangés, de brindilles, épluchures, dont mon compagnon M’zabite me dit l’usage : du bois d’aloes pour le parfum, de l’écorce de noyer pour le tan, des coques de grenades pour la teinture. Et tant de roses pastèques, tant d’oranges ! »

 

c 22Faits et dires du Mzab. Timgga d-yimln n at-M’zab. J. Delheure

Selaf, Paris, 1985. 332 pages.

Qui sont les Mozabites, les gens du Mzab ? Quelles sont leurs croyances, leurs pratiques, leurs coutumes, leurs habitations, leurs occupations ? Depuis la naissance, au long de leur vie, à travers mariage, vie de famille, vie en société, jusqu’à la mort, quel est leur comportement ?

Par tranches, plus ou moins longues cela nous est ici conté, dans leur propre langue, berbère du Mzab, de façon vivante et non sans humour parfois, illustré et moralisé par quelques contes, paraboles et légendes.

Le texte berbère écrit sous la dictée des divers transmetteurs ou conteurs, tous mozabites, est accompagné de sa traduction française et de quelques notes.

Tout le M’zab ne se lit pas dans ces pages, certes, et il y a, comme partout, des coins qui restent cachés. Cependant, quel riche aperçu nous est donné dans ces Faits et Dires du M’zab sur le pays, ses habitants, leur coeur et leur âme !

c 22Le Mzab, espace et société – Brahim Benyoucef

Imp. Aboudaoui, 1992. 292 pages.

L’auteur, lui-même originaire du Mzab est diplômé en planification, urbanisme et aménagement (Université de la Sorbonne) et en Langues et Civilisations Orientales (Sorbonne Nouvelle).

La formation et la croissance des villes le long de l’Oued Mzab a été et reste un mystère pour des non initiés.

Comment une population armée seulement de volonté et de courage a-t-elle pu s’installer dans une vallée au sol aussi rocailleux ? Comment les Mozabites ont-ils pu mener à bien un développement aussi harmonieux, rationnel et humain de leur agglomération ?

L’auteur répond ici à ces questions et à bien d’autres.

c 22Le Mzab Parcours millénaire – Brahim Benyoucef

Editions Alpha, 2010

Cet ouvrage est le résultat d’une recherche et d’une réflexion très fouillées qui analysent profondément l’originalité urbanistique des villes du Mzab. L’auteur s’intéresse de près à ce modèle d’approche que représente le M’zab dans le contexte d’aujourd’hui où la dichotomie tradition-modernité met la cité ancienne devant le défi de son propre renouvellement pour advenir sans se perdre dans la modernité.

 

 

 

c 22Ghardaia Le M’zab – Chemins de fer Paris Lyon Méditerranée Réseau Algérien

Editions Baconnier, 1930, 80 pages.

Brochure touristique publiée par le Paris-Lyon-Méditerranée réseau Algérien avec 2 cartes.
Cette ouvrage constitue certainement le 1er guide touristique sur Ghardaia et le Mzab. Il est très complet et reste, en grande partie, complètement d’actualité.

Les auteurs se sont attaché à faire découvrir et à expliquer le Mzab avec des thématiques très variés et de nombreuses illustrations.

Cet ouvrage débute par une introduction « Qu’est-ce que le Mzab ? » complétée par une présentation détaillée de l’histoire, des spécificités et des points d’intérêts de chacune des villes du Mzab.

Une section historique présente ensuite les événements qui ont poussé les ibadites à s’installer dans la vallée du Mzab.

Puis, une section sociale présente la population du Mzab, la gestion de l’eau et l’architecture locale.

c 22Le Mzab, une création ex-nihilo en harmonie avec les principes égalitaires de ses créateurs – Djilali SARI

Editions Anep. Ouvrage édité avec le concours du Commissariat Général de l’Année de l’Algérie en France. 80 pages.

L’auteur décrit le parcours original de la construction du Mzab devenu un chef d’œuvre d’une ingénierie hydraulique sans hydrauliciens, un chef d’œuvre d’architecture sans architectes et un chef d’œuvre d’urbanisme sans urbanistes.

 

 

 

 

c 22Le Mzab – Smaïl Benhassir et Hocine Seddiki

Editions Al Bayazin (Alger) 2013, 176 p.

Paru dans la collection “Les régions d’Algérie et d’ailleurs” des éditions Albayzin, ce beau livre est une sorte de guide qui transporte le lecteur de 911 après l’Hégire à aujourd’hui. Il fait découvrir le mode de vie des habitants, de la culture, vestiges et monuments de cette vallée.

Composé de treize chapitres, chaque partie est accompagnée par de jolies photographies prises par les deux auteurs.

Pour mettre le lecteur dans le bain et le faire voyager dans cette belle région du pays, chaque illustration est accompagnée de textes et de légendes pour une meilleure description des lieux, des vestiges et monuments de la vallée du Mzab.

c 22Architecture traditionnelle méditerranéenne – Commission européenne – Meda-Euromed Heritage

Ecole d’Avignon – 144 pages, livré avec un Poster et un CD-rom

Cette ouvrage est consacré à tous les pays qui bordent la méditerranée mais Ghardaia est à  l’honneur sur la couverture du livre. Nacer, un des guides de notre Association est en photo sur cette couverture.

L’architecture traditionnelle est ici doublement envisagée comme patrimoine transmissible et comme parc immobilier. Valeur et usage. Elle est lieu de travail, de repos et de rencontres : un espace organique qui accueille toujours l’activité et la vie quotidienne du méditerranéen. Elle est un facteur important de développement social et économique, et se nourrit de l’identité des peuples. Sa réhabilitation, quelquefois sa protection, sont essentielles pour maintenir vivantes richesse et diversité de nos paysages, de nos façons de vivre dans la continuité de l’espace et du temps.

 

du http://ghardaiatourisme.net/livres/

Melika At mlichet

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Melika At mlichet

ⴰⵜ ⵎⵍⵉⵛⴻⵜ

Melika (La Reine) se dresse à quelques centaines de mètres de Ghardaia. Le périmètre de la ville est défini par des de hautes maisons qui font office de rempart.

Le cimetière

Son cimetière accueille les tombeaux de Cheikh Sidi Aissa et de sa famille. Ces tombeaux prennent la forme de monticules touchants de simplicité et ressemblant à des doigts de torchis chaulés pointés vers le ciel.

Endroits à visiter à Melika :

• Vieux Ksar

• Cimetière de Cheikh Sidi Aïssa

 

GHARDAIA TOURISME

 

Métier à tisser azeṭṭa

Métier à tisser  azeṭṭa(plur. izeṭṭwan)

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Infra, selon la numérotation adoptée, ce petit vocabulaire dumétier à tisser azeṭṭa (attesté dans le Mẓab, Algérie) avec sa traduction en souhaitant avoir leurs correspondances dans vos variantes. Tinemmirin.

1- Tirselt (plur. Tirsal) « montant vertical ».تيرسلت جمع تيرسال

2- Zaraz (plur. Izuraz) « tenant ».زاراز جمع إيزوراز

3- Afeğğaj n uğenna « ensouple supérieure ».أفجّاج ن آجنّا

4- Afeğğaj n wadday « ensouple inférieure ».أفجّاج ن آجنّا

5- Azlum (plur. izelman) « grosse corde ».آزلّوم جمع إيزلمان

6- Aɛmud n wadra (plur. iɛumad n wadra) « barre d’appui, tendeur ».أعمود ن أدرا جمع إيعوماد ن آدرا

7- Tsadert (plur. tisudar) « cordelette servant à maintenir la tension des fils de chaîne et le blocage de l’ensouple inférieure, anneau (ancré dans le sol) ».تسادرت جمع تيسودار

8- Taɣda (plur. tiɣedwin) « barrette (sur laquelle se fixe la chaînette ».تاغدا ن...... جمع تيغدوين ن .....

9- Tasefrest (plur. Tisefras) « cordelette tenant la baguette de la chaînette ».تاسفرست جمع تيسفراس 

c 7

10- Aɣeddu (plur. iɣedwan) « lisière, fils du bord, bordure de la nappe de chaîne ». أغدّو جمع إيغدون

11- Ustu « nappe de chaîne enroulée à l’ensouple supérieure, chaîne ».اوستو

12- Inelli (plur. inelwan) « fil de lisse, écheveau de fil torsadé servant à monter la lisse, lisse ».إينلّي جمع إينلوان

13- Mawal (plur. imawalen), taɣda n yinelli « roseau, baguette de lisse faite d’un roseau ».ماوال جمع إيماوالن

14- Tmijja (plur. timijja) « fil torsadé retenant et séparant les mailles le long de la baguette de lisse ».تميجّا جمع تيميجّا

15- Mawal n uzeṭṭa (plur. imawalen n izeṭṭwan) « roseau de tissage que l’on abaisse et relève pour croiser les fils de chaîne arrière et avant ».ماوال ن آزطّاجمع إيماوالن ن إيزطوان

16- Mawal (plur. imawalen) « roseau supérieur (immobile) ».ماوال جمع إيماوالن

17- Mawal (plur. imawalen) « roseau supérieur (mobile) ».ماوال جمع إيماوالن

18- Tajebbadt (plur. tijebbadin) « tirant tendeur en corde, dispositif servant à tendre la nappe tissée sur le plan de la largeur en vue de garder celle-ci constante ».تاجبّادت جمع تيجبّادين

19- Taɛeḍḍaḍt (plur. tiɛeḍḍaḍin) « mâchoire de fer, tendeur »

20- Tajebbadt (plur. tijebbadin) « tendeur en corde ».

المصدر: منشور في الفايسبوك

 

 

 

 

 

 

Minaret de M'Zab et d'Agadez

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- « C'est en particulier au M'Zab que notre monument dut emprunter la structure de son minaret. »

- « Encore une fois, c'est l'architecture mozabite qu* évoque la sobriété de la grande mosquée d'Agadez. »

- « A Ghardaïa et dans les autres centres de la pentapole, se retrouvent ces mêmes monuments élancés, légèrement pyramidaux, dont le sommet est marqué par les coins dressés de la plate-forme. Les similitudes sont trop frappantes pour qu'il soit besoin d'insister. Si l'influence du M'Zab sur Agadez est ainsi clairement suggérée, encore une fois elle ne pourra pas être prouvée : c'est que subsiste le problème de l'antériorité du minaret mozabite. »

« Cressier Patrice, Bernus Suzanne. La grande mosquée d'Agadez. In: Journal des africanistes, 1984, tome 54, fascicule 1. pp. 5-40 »

 

Hammou Dabouz

Moufdi Zakaria

grilloir cafe 2Moufdi Zakaria, auteur des paroles de l’hymne national algérien et poète de la révolution

Moufdi Zakaria Al Cheikh est né en avril 1908 à Beni lsguen où il a commencé ses études. Il intégra ensuite des écoles tunisiennes et acheva ses études à la mosquée Ezzaytouna de Tunis.

Dès le début des années 30, il s’engage dans l’action politique et patriotique. Il était, à ce titre, un militant actif au sein de l’Association des étudiants musulmans nord africains, ainsi que dans les partis Etoile Nord Africaine, Parti du Peuple Algérien, Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques, Front de Libération Nationale.

Il a contribué à l’activité littéraire et politique dans tout le Maghreb. De 1937 à 1959, il a été emprisonné à cinq reprises. Il a occupé le poste de Secrétaire général du Parti du Peuple Algérien et de rédacteur en chef du journal Echaâb qui appelait à l’indépendance de l’Algérie dès 1937.

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Sa poésie reflète la réalité algérienne et maghrébine à travers ses différentes phases du combat de 1925 à 1977. Il était un partisan de l’union des pays du Maghreb. Ses poésies se caractérisent par une sincérité dans l’expression, et une éloquence dans les paroles. Il excellait dans la poésie patriotique.

Il est le parolier des chansons de la Révolution et de l’hymne national “Qassaman” ainsi que de plusieurs chansons populaires.

Il possède une riche production littéraire dont une partie n’est pas encore éditée. Parmi ses oeuvres on peut citer «La flamme sacrée», «A l’ombre des oliviers», «Inspiration de l’Atlas», et sa merveille éternelle «L’Iliade algérienne».

Moufdi Zakaria est décédé à Tunis le 1er jour du mois sacré de Ramadhan de l’année 1397 de l’Hégire correspondant au 17 août 1977.

Il est inhumé à Beni lzguen.

 

 

http://ghardaiatourisme.net/moufdi-zakaria/

Mṣab Mẓab At Mẓab

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Mṣab / Mẓab  / At Mẓab

Sans vouloir toucher le fond des choses qui appellent à consacrer beaucoup de temps aussi bien que de moyens, je dirais que le fond populaire de la région du Mẓab est quasi-totalement zénète. Les At Mẓab cités par exemple par le père de l’histoire des Imazighen Abderrahmane Ibn Xeldun sous forme arabisée Beni Muṣab «مصاب », sont affiliés à At Badin (Beni Badin d’Ibn Xeldun).

Les sources ibadites aussi bien que non ibadites de l’époque médiévale, ont désigné la population du Mzab par 1 dénomination principale, à savoir M(u)ṣab. Ibn Kheldun lui-même utilise la forme « Muṣab » pour les compter au nombre des différents groupes apparentés aux Zénètes qui peuplaient (à quelle époque ?) la région du Ẓab, mais aussi le Sahara (et en particulier le petit sud). Par ailleurs, Ibn Kheldun décrit les Badin et leurs ramifications tribales y compris les Beni Muṣab comme suit : « les Beni Badin ibn Mohamed descendant de Zahhik (1) par une filiation dont je ne m’occuperai pas à présent. Parmi leurs nombreuses ramifications, on peut citer les Beni Abd-El-Ouad, les Beni Tuğğin, les Beni Muṣab et les Beni Aerdan,… sous les Zenata de la première race, on désignait toutes ces tribus par le nom de Beni Ouacin ; mais cela se faisait avant l’époque où elles étendirent leurs nombreuses ramifications sur l’Ifrikia, sur le désert de Barka et sur le Zab » (Ibn Kheldun, Tome III, p. 303). Par ailleurs, sans arriver à placer sa thèse dans un cadre historique, W. Esterhazy, dans « Origines et migrations des tribus berbères et particulièrement des Beni-Mzab », fut le premier à établir le lien entre le Zab et la dénomination Mzab. En outre, H. Aucapitaine évoque de sa part que les Mozabites tirent leur nom du Zab, pays qu’ils ont quitté pour se fixer dans la région où ils sont aujourd’hui.

Je voudrais attirer l’attention que les Habitants du Mzab se sont depuis un temps immémorial nommés At Mẓab, jamais At Muṣab (مصاب), At Muḍab (مضاب) (2), ni At Muṣɛab (مصعب) ou AT Mizab (ميزاب), comme ils n’ont jamais employé d’ailleurs le toponyme Ghardaia, c’est toujours Taɣerdayt. Ces cas sont nombreux et nécessitent d’être pris sérieusement en études. En outre, je voudrais préciser que la forme Mizab « gouttière » (avec un /z/ non emphatique) qui est de création relativement récente (voir Cheikh Tfeyyeche). Elle doit dans les meilleures conditions remonter à l’époque de Cheikh Tfeyyeche, c’est-à-dire au dix-neuvième siècle ou même un peu avant. Cheikh Tfeyyeche, sans jamais étudier la langue amazighe du Mzab, avait tenté de ramener le nom Mẓab à Mizab. Et pour étayer cette nouvelle thèse, il avait véhiculé ce qu’il entendait probablement dans son entourage (des « histoires » montées de toutes pièces et connues de tout le monde).

Si je prends le coté linguistique de la chose, je serais conduit à faire remarquer que les schèmes de Muṣab et Muṣɛab qui sont respectivement de type CVCVC et CUCCVC n’existe pas dans la langue amazighe du Mẓab. Aussi étrange et aberrant que cela paraisse, les élites arabisantes et arabisées ne cessent de nous montrer qu’une population étrangère à l’arabe se serait désignée depuis des temps immémoriaux par des noms qui ne font pas partie de leur langue. Encore sans aller au vif du sujet, j’attire votre aimable attention que les auteurs médiévaux avaient opté dans la transcription en graphie arabe de noms propres (anthroponymes et toponymes) pour l’usage presque conventionnel de la lettre arabe «ص » au lieu de l’authentique « ẓ » (/z/ emphatisé), car cette dernière n’existe pas dans l’alphabet arabe. Tant de cas illustrent bien ma thèse y compris le cas de Beni Mṣab (بني مصاب) : Beni Mṣab < Beni Mẓab < At Mẓab.

Toujours au plan linguistique, la forme Mẓab/Nẓab dérive du nom primaire ẓab qui, de son coté, est un toponyme qui couvre une province ou un groupe d’oasis situées dans une dépression limitée par les montagnes des Aurès et de Tell (montagnes de l’Atlas). Par ailleurs, ce que je fais remarquer, c’est qu’actuellement, les monts du Zab sont situés dans la Wilaya de Biskra, dont la variante amazighe employée est Tacawit. Je rajoute que d’après mes souvenirs, il existe à Batna un endroit qui s’appelle iɣzer n ẓab. Quant à l’étymologie de ẓab, des idées primaires aussi bien que non appuyées qui ne cessent de venir à l’esprit. Les évoquer, ça sera peut-être dans le futur.

Le nom Mẓab, si l’on veut éviter de le réduire aux seuls récits particuliers, doit être envisagé et étudié à la fois sous son aspect géographique, anthropologique, linguistique, épigraphique et historique. D’ailleurs, l’étude d’un ethnonyme-toponyme est appelée à être interdisciplinaire. Et si l’érection des cités du Mzab était dictée par une unité ethnique ayant la même langue, il serait difficile de songer que le nom Mzab puisse découler d’une autre langue que celle des Amazighes du Mzab.

Notes :

(1) je pense là qu’il y a glissement d’une autre erreur de transcription de type : Zeğğik > Zahhik, «ج » # « ح » sachant que les signes diacritiques ont toujours posé problème dans les différents manuscrits, et un copiste peut bien omettre de transcrire lesdits signes, par exemple : «ص » peut devenir «ض », « ج » « ح » et «ز » « ر », etc…)

(2) Même avec une petite tache (d’une mouche, par exemple), un copiste non averti peut s’induire en erreur en transcrivant «مضاب » au lieu de «مصاب ».

Tanemmirt.

Hammou Dabouz

Mystère de deux minarets

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El-Ateuf et le mystère de deux minarets

Yves Bonet

El Atteuf aurait été précédée par trois villages : « Oughira » dont il reste la mosquée plus ou moins entretenue, à quelques centaines de mètres de la ville actuelle ; « Tilesdite », qui aurait été le premier de tous les établissements ibadhites au Mzab, et « Aoulaouel », ces deux derniers villages dans la palmeraie d’El-Atteuf.

Jusqu’à présent on s’étonnait toujours de l’existence de deux mosquées à El Atteuf. Et Tristram nous en signale trois en 1859 ! Les explications proposées pour expliquer la présence de deux minarets (conflit interne et scission) ne sont peut-être pas satisfaisantes. Qu’il me soit permis d’avancer une hypothèse. Je préciserai d’abord qu’il y a, à l’extérieur d’El Atteuf, contre la face ouest de l’enceinte, le cimetière de la ville. Une partie, la plus ancienne et qui n’est plus utilisée, est appelée le cimetière « Soleyman ben Abdeljebar el Motazili » et aurait été le lieu d’inhumation des Motazilites qui vivaient autrefois en cet endroit. On sait que les Motazilites (appelés aussi Wacilites du nom d’un de leurs chefs Wâcil ibn ‘At’a) formaient une secte dissidente en conflit avec les ibadhites et qu’ils occupaient, entre autres, la région du Mzab où ils avaient le nom de Beni Mzab. Il se pourrait alors que les premiers ibadhites soient venus s’installer près d’El Atteuf où ils trouvèrent au moins un ou deux villages. Ce qui expliquerait les trois anciens villages cités plus haut. Ayant ensuite converti (mais tardivement) les Wacilites à l’ibadhisme ils se seraient réunis pour former une seule ville divisée en trois quartiers, d’où les trois mosquées. 
Le principe de l’unicité de la mosquée dans chaque ville dut l’emporter ce dernier siècle pour réunir les deux quartiers ibadhites dans une seule enceinte religieuse, le quartier des anciens motazilites conservant la sienne. 
Un petit argument en faveur de cette hypothèse est le minaret de cette dernière mosquée qui n’est pas de la même proportion que tous les autres. En effet, il n’a que douze à treize mètre de haut au lieu de vingt, … et de ce fait parait effilé. …
L’hypothèse avancée n’est qu’une base de travail. D’autres recherches plus complètes pourront confirmer ou, au contraire, infirmer ces données. 
(Bonet Yves, "Le Mzab vu par un Anglais en 1859", Bulletin de Liaison Saharienne, juin 1962, n °46, pp. 129-139).

Photo : Tajninte (El-Ateuf, 1863). Source :

Ville Ludovic, Exploration géologique du Beni Mzab, du Sahara et de la région des steppes de la Province d'Alger, 1872, 570 p.

Mzab est prestigieux

Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige(1)

André Ravereau – Architecte

De nombreux écrivains, géographes, ethnologues, architectes, explorateurs… ont écrit sur le Mzab.

Nous vous proposons quelques extraits de ces témoignages d’une grande valeur. Certains écrits datent du XIXème Siècle et témoignent de ce qu’était le Mzab autrefois.

A la lecture de ces récits anciens, nous sommes surpris par la similitude entre les temps passés et le Mzab actuel.

Malgré le progrès et le développement, le Mzab a su préserver ses particularités et son authenticité.

 

grilloir cafe 2Simone de Beauvoir

Dans « La force des choses » Simone de Beauvoir, écrivaine française (1908-1986) décrit son arrivée à Ghardaia en ces termes :

« C’était un tableau cubiste, magnifiquement construit : des rectangles blancs et ocres, bleutés par la lumière s’étageaient en pyramide; à la pointe de la colline était fichée de guingois une terre cuite jaune qu’on aurait crue sortie, géante, extravagante et superbe, des mains de Picasso : la mosquée. Les rues grouillaient de marchands et de marchandises : des carottes, des poireaux, des choux à la peau si brillante et si lisse qu’ils semblaient non des légumes mais des fruits. Gras, la face reposée, les Mozabites avaient l’air bien nourris : la plupart des épiciers d’Algérie étaient originaires du M’zab où ils retournaient après fortune faite. »

grilloir cafe 2Manuelle Roche

Manuelle Roche (1931-2010), photographe, enseignante à l’Ecole des Beaux Arts d’Alger, compagne d’André Ravereau, auteur de nombreux livres sur l’Algérie et le M’zab et réalisatrice de film et documentaire. Dans la préface rédigée pour le l’ouvrage « Le Mzab, une leçon d’architecture » d’André Ravereau elle écrit :

« La maison mozabite est grande. Elle l’est, d’une part, car les matériaux sont sur place et la main-d’oeuvre est en principe communautaire, donc non rémunérée ; d’autre part, afin d’offrir plusieurs possibilités climatiques selon les heures et les saisons. »

 

 

grilloir cafe 2Hassan Fathy – Architecte Egyptien

Hassan Fathy, architecte Egyptien (1900-1989), s’est longuement exprimé au sujet de l’architecture mozabite lors d’un entretien donné au Caire.

« Je vous comprends d’admirer l’homme qui a travaillé au Mzab avec ses propres mains. Il a lutté contre les matériaux, les contingences, avec sa culture. C’était un duel avec la matière, et lorsqu’il a résolu son problème : il avait créé la beauté. »

« Prenons un homme du Mzab, il a construit sa maison selon sa quotidienneté. Chaque ligne exprime l’être qui l’a faite. Comme dans un habit à sa taille : dedans il se sent à l’aise, il n’est ni trop grand ni trop serré. »

« Les arcades du Mzab sont faites avec des branches de palmier incorporées ; comme dans le béton, l’armature est cachée. Cela m’intriguait. C’est le premier exemple de cette sorte de construction que j’ai connu. C’est très intéressant car les matériaux locaux donnent une forme et cette forme doit être belle… Cela provient de ce que la forme concilie les forces qui agissent, donnant l’esthétique, la beauté. »

grilloir cafe 2André Ravereau – Architecte

André Ravereau est certainement l’un des architectes qui a le plus étudié l’architecture du Mzab.

Dans son ouvrage de référence « Le Mzab, une leçon d’architecture », il présente nombre de croquis et photos qui sont le fruit de ses travaux de recherche sur place.

« Une architecture bonne, c’est à dire répondant au mieux aux besoins et au milieu physique – même construite avec les plus extrêmes simplicité et économie -, peut être belle. Et si elle est belle, elle peut également être prestigieuse, sans intention de l’être. Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige. »

 

 

grilloir cafe 2André Chevrillon – Académie Française

Les puritains du désert – André CHEVRILLON, membre de l’Académie Française. Librairie Plon 1927. 272 pages.

Récit d’un voyage qui mena André Chevillon à Ghardaia au début du 20ème Siècle. Les descriptions, très détaillées, sont pour la plupart toujours d’actualité :

« Courts et replets, la plupart, bien vêtus, drapés de haïks, de mousselines immaculées, ils (les mozabites) ont des airs de sagesse rassise et confortable. (…) Mais que de richesses, quelle diversité d’étalages, au souk de Ghardaia ! Qui aurait cru que, du désert, peuvent sortir tant de choses désirables ? D’abord, par terre, parmi les chameaux déchargés, les marchandises de poids : ballots de laine, couffins de grains, fagots de r’tem qui sert de combustible, pains de sel vierge, venus de Ouargla. Mais surtout (par terre, toujours sur la poudre du sol) mille humbles assortiments : des gousses rouges de piments, les cailloux résineux du benjoin, du henné en paquets d’herbe sèche, – et tous ces petits tas précieusement rangés, de brindilles, épluchures, dont mon compagnon mzabite me dit l’usage : du bois d’aloês pour le parfum, de l’écorce de noyer pour le tan, des coques de grenades pour la teinture. Et tant de roses pastèques, tant d’oranges ! »

 

 

M. Zeys

Voyage d’Alger au Mzab – M. Zeys (1887)

« On nous propose une promenade dans les jardins de Ghardaia. Nous acceptons avec empressement. On avance avec peine dans les étroites ruelles, bordées de murs bas, qui divisent l’oasis entre les divers propriétaires ; montés sur nos mules, les branches basses des palmiers fouettent le visage. Partout on entend le grincement strident des poulies car, on peut le dire jour et nuit on arrose et il y a une population entière d’hommes, d’enfants, dont l’unique labeur en ce monde est d’entretenir les dattiers dans les conditions voulues pour qu’ils vivent et prospèrent. On sait qu’un dattier doit avoir les pieds dans l’eau et la tête dans le feu : le soleil ardent du sud se charge de fournir le feu ; l’eau est fourni par le travail incessant de l’homme. »

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(1) ghardaia tourisme

 

 

Mzab irrigation

Icon 08LE SYSTEME TRADITIONNEL DE REPARTITION DES EAUX

LES OUVRAGES HYDRAULIQUES((1):

    Le système de partage des eaux au Mzab repose sur le principe d'exploitation maximale et équitable des eaux de pluie et leur juste répartition dans l'ensemble de la palmeraie. En plus se système comprend des tours et des espaces  qui permettent une surveillance permanente des crues, afin de veiller à la bonne répartition des eaux et d'éviter les éventuels dégâts qui peuvent être provoqués. Ces infrastructures revêtent une importance capitale dans la création des palmeraies du Mzab. Elles continuent à assumer le même rôle dans leur préservation. C'est pour cela qu'en grande partie, ce système d'irrigation s'est vu faire l'objet de restaurations périodiques.

Icon 08LE SYSTEME TRADITIONNEL DE REPARTITION DES EAUX DE CRUES(2):

    La vallée du M’Zab étant un site aride et  désertique où l’eau y est d’une très grande rareté, à contraint les fondateurs de la civilisation ksourienne du M’Zab à entreprendre la réalisation d’un ouvrage hydraulique et ils ont crée un système très efficace pour capter les eaux des crues qui servent à alimenter les puits et la nappe phréatique par des réserves d’eaux pour le domptage des crues de l’oued M’Zab.

    Il se caractérise un système de gestion judicieuse d’une haute précision et d’une extrême rationalité.

    Ce système est constitué de plusieurs digues de retenue d’eau, des puits capteurs d’eau et des ruelles canal et des canaux souterrains qui dirigent l’eau vers les palmeraies.

    Le cheminement de distribution dans les canaux peut aller jusqu'à une distance de trois à quatre kilomètres depuis l’ouvrage de retenu Il est à signaler que cet ouvrage ancestral demeure toujours fonctionnel

    Chaque jardin reçoit exactement la quantité d’eau nécessaire à l’arrosage du nombre de palmiers concernés

    Ce système hydraulique complexe datant du 14ème siècle composé de digues, diguettes, canaux, séguias, tissanbad, rasfates, puits de captage des eaux...etc. est géré depuis sa création par une commission de sages experts, appelés «Oumanas»

 

Icon 08Mzab : irrigation(3).

« C’est avec émotion que nous contemplions l’ensemble édifié au cœur du désert, véritable miracle de la volonté humaine.

Quelle foi devait animer ces hommes qui s’acharnaient à demeurer là, défiant les forces de la nature, imposant la vie à ces terres arides !

A mon avis, ces Berbères austères et opiniâtre, avaient crée quelque chose de plus valable pour l’humanité que les anciens moines ascétiques du Sahara oriental.

N’ont-ils pas fait surgir des rochers et du sable un jardin fantastique un lieu désormais habitable ?

Au point de montrer au monde que lorsque l’intelligence se double, chez l’homme, de vertus spirituelles l’incitant à créer plutôt qu’à méditer, à capter les sources souterraines d’eau plutôt qu’à végéter sur un sol ingrat, le désert lui-même finit par se soumettre à sa loi ».

 

Icon 08L’irrigation et les puits dans le Mzab(4)

L’eau, source de vie

Par leur travail, leur énergie, leur persévérance et leur endurance, les Mozabites ont réussi à transformer en de riantes oasis un sol aride qui semblait destiné à demeurer stérile.

Pour eux, comme pour toutes les populations vivant dans le Sahara, l’eau a une importance vitale.

Il pleut en moyenne dix jours par an dans la région. Une forte pluie de plusieurs heures est nécessaire pour provoquer une crue des oueds et ceci n’arrive qu’une ou deux fois par an, voire une fois tous les deux ou trois ans.

Aussi, les habitants ont-ils tout prévu pour récupérer le maximum du précieux liquide.

Icon 08Le système de partage des eaux et d’irrigation

L’ingénieux système de partage des eaux de crues et d’irrigation des cultures est constitué de différents ouvrages : barrages, digues, rigoles, canaux souterrains…

Ce système, vieux de plus de 7 siècles, est admirable par sa très grande précision et son mode de distribution équitable.

L’irrigation des jardins et en particulier des palmiers de la palmeraie se fait de manière très rationnelle : la quantité d’eau distribuée à chaque parcelle dépend de la quantité des plantations présentes sur cette parcelle.

Des barrages ont été construits sur le cours de plusieurs oueds. Certains alimentent des canaux (parfois souterrains) qui acheminent l’eau jusqu’au coeur des oasis. D’autres canaux retiennent les eaux qui s’infiltrent lentement dans le sous-sol pour rejoindre la nappe phréatique et les puits.

Icon 08Les puits

puits mzabPour aller chercher l’eau, les Mozabites utilisent des puits pouvant atteindre cent mètres de profondeur et ayant coûté près de trente ans de travail à leurs ancêtres.

Une poulie permet de descendre et de remonter le delou (outre en peau de chèvre) attaché à l’extrémité d’un cordage tracé par un animal ; celui-ci, âne ou mulet le plus souvent, va et vient sur une rampe de terre appelée « chemin de l’âne ».

Cette rampe qui est en pente est d’une longueur égale à la profondeur du puits. L’outre est terminée par un tuyau ouvert à l’extrémité duquel est attachée la petite corde qui le maintient relevé et par conséquent fermé pendant que l’outre descend, se remplit d’eau et remonte.

Dès qu’elle reparaît, la petite corde entraîne le tuyau dehors tandis que la plus grande continue à élever le delou. Le tube s’allonge et l’eau s’écoule dans le petit bassin ou asfi, d’où elle passe dans le grand bassin.

Le crissement des poulies anime encore aujourd’hui la palmeraie même si l’ancien système est peu à peu remplacé par des mono-pompes.

Des canaux (ou seguias) établis avec le plus grand soin irriguent les palmeraies.

Dans les jardins se trouvent des conduits (ou tissenbot), dont la section est soigneusement fixée suivant la superficie et la situation du terrain à arroser.

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(1) (2),OPVM

(3) Témoins de l'histoire 

(4) ghardaia tourisme

Mzab leçon d'architecture

Mzab  leçon d'architecture André Ravereau

 

 

Mzab Unesco

grilloir cafe 2La Vallée du M’zab(1)

Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1982

La reconnaissance par l’Unesco

L’Unesco décrit le M’zab en ces termes :

« Le paysage de la vallée du M’zab, créé au Xème siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l’environnement, l’architecture du M’zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C’est une source d’inspiration pour les urbanistes d’aujourd’hui. »

Monuments et sites

Les monuments et sites ayant permis le classement de la vallée du M’zab au Patrimoine Mondial de l’Unesco sont :

– les ksour

– les maisons traditionnelles

– les mosquées

– les minarets

– les aires de prières et mausolées

– les remparts

– les tours

– les systèmes de partage des eaux

– les barrages

– les jardins de la palmeraie

– les puits traditionnels

Décision d’inscription du Mzab au Patrimoine Mondial de l’Unesco

Pour figurer sur la Liste du Patrimoine Mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection définis par l’Unesco dans la Convention du Patrimoine Mondial.

La décision de l’inscription du M’zab sur la Liste du Patrimoine Mondial, est justifiée par le respect de 3 critères, qui sont :

– témoigner d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages

– apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue

– être un exemple éminent d’établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d’une culture (ou de cultures), ou de l’interaction humaine avec l’environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l’impact d’une mutation irréversible.

 

Vallée du M'Zab(2)

Le paysage de la vallée du M’Zab, créé au Xe siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l’environnement, l’architecture du M’Zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C’est une source d’inspiration pour les ur