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1er Voiture au M’zab

Icon 08Arrivée d’une première automobile au M’zab 1901

Les 2 Panhard et Levassor des frères belges aventureux Pierre, Jean et Joseph De Crawhez avaient atteint Ghardaïa le 14 février 1901.

Le Père David, à peine installé au Mzab, assiste à cet événement, et raconte :

Le 14 février 1901 est resté célèbre dans les annales du M’zab

Le 12, nous avions eu une fausse alerte double d’une grande déception. On avait annoncé l’arrivé à Ghardaïa de quelques « voitures automobiles ». Elles avaient franchi en 16 heures la distance d’Alger à Laghouat, soit environ 400 km.

Quelle impatience de pouvoir admirer ces engins qui marchaient tout seuls et à semblable vitesse ! …

Longtemps encore Ben Aïssa serait le roi des transports et aurait le droit de martyriser ses voyageurs pendant deux jours et deux nuits dans son affreuse cage à poulets qu’on décorait pompeusement de « service rapide » de Ghardaïa à Laghouat.

Au Sahara, les indigènes ont un système d’information qui nous déconcerte. Le 14 février … le bruit courait en ville dans l’après midi que deux automobiles allaient arriver. Comment le savait-on ? Sans doute comme on a connu la bataille de Charouin et les événements de Marguerite : plus rapidement qu’avec un télégraphe ?

De fait, vers 16h30, on apercevait deux automobiles sur la route en lacet qui descend de la crête rocheuse au fond de l’Oued M’zab. Six minutes après, elles étaient à Ghardaïa.

Tout le monde d’accourir. Nos gens sont absolument stupéfaits de la rapidité de ces voitures sans chevaux. Quelques-un éclatent de rire, d’autres battent les mains, quelques femmes pudiquement voilées, oublient toutes les consignes et font entendre de joyeux youyou ; enfin il fallait s’y attendre, l’une d’elles tombe en pâmoison.

Quelques tolbas sont là, drapés dans leur traditionnel haïk blanc, …

Les deux douze chevaux, système Panhard et Levassor de Paris, appartenaient au Baron Joseph et Pierre de Crawhez de Bruxelles, conduisant eux-même. Ils emportaient, comme invités, le Baron du Vivier, Messieurs de Barre, Daunom, le chevalier de Thiers, le Comte de Lavignan, les mécaniciens de Cordsout, Emile Gérard et Rodolphe Versmay. …

Le 15, une auto fit son apparition sur le marché de Ghardaïa au grand ébahissement des badaux qui se chauffaient au soleil.

Enfin, le 16, ces hardis voyageurs reprenaient le chemin de Laghouat.

Pour commémorer cet événement, une stèle a été dressée sur le bord du chemin environ un kilomètre de Ghardaïa.

Le Saharien.

 

houache At mẓab

grilloir cafe 2ⴰⵜ ⵎⵥⴰⴱ

ana-y-u di-s sennet twalin gwinet di-s “m” d “ẓab” at bekri ttuɣen qqaren “m” amcan n wana “n” i llan “de :préposition” ayen d asa s ẓab ɣel wass-u zeddiɣ “at warejlan” qqaren “m” amcan n wana “n” qqaren “ixef m weɣlad” dex “tageṭṭirt m waman” iziɣ “m” n “mẓab” afsu-s “nẓab” ha batta d ẓab s mani d-yusu “ẓab” s tcawit ayen d “la coline, Le plateau” “الهضبة ayen d timuṛa i wlinet f (ɣef) tininni n yidi-sent ayen d timuṛa i llent jar (Batna-Bessekra-Ṭulga-Ṭuggert) ayen d timuṛa i rewlen l di-sent “labaḍiya” si d-ɛumen ɣer-sen “banu ḥammad - lfaṭimiyyun” ɣel wass-u ayne tmuṛa qqaren-asent (les zibans)(هضاب الزاب) amaɣer taẓabbit s tcawit ayen d tamuṛt i wlin am batta teǧu tili ul d-tusi la d awrir la d tamuṛt tuli bessi s tmuṛt imenɣan i ttuɣan jar midden dessat maɣa ad d-asen at waman yeǧu illa midden imeǧura i d-usin di yuɣleb ucin-as isem y’awen tmuṛt-u i nella di-s ass-u “iɣzer n weɣlan” (isem-s amezwaru) ayen d isem (iɣzer n weɣlan) i ttuɣen dessat maɣa ad d-rnin midden s ẓab si-nni yili d “iɣzer n mẓab” timuṛa-y-u uxtenni ttuɣent ɛamrat s yijiman n midden dessat ma ad d-rnin ini-nnu n ẓab.

lan “iɣzer n weɣlan” d ijimen n yilan dessat maɣa ad yellal aser n uyuc “ɛisa n marima azul ɣef-s d mamma-s d imazzanen ayulun” iziɣ ism-u “midden n ẓab” neɣ “at mẓab” d imaziɣen rnin-d d arni f ijiman n imaziɣen izzaren i ttuɣen qqaren-asen “at weɣlan” i ttuɣen tamuṛt-u , si d-usin imeǧura-y-u s “tẓabbit” yili yettwanna-y-as “iɣzer n mẓab”ɣel wass-u midden i d-qqimen ayen lḥumet jar Batna d Bessekra d Tuggert la iles-nsen la tigemmi-nsen la wudmawen-nsen rwazen dej-neɣ nerwez di-sen .

ama ana “wad muṣab-bani meṣɛab-mizab-sufir n lkaɛbat”

wuni d asxerwec azeɛluk.

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

Le Corbusier

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Le Corbusier

A chaque fois que je me trouve à cours d'inspiration, je prends mon billet au Mzab" Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier), pionnier de l'architecture moderne.

'' Every time I find myself lacking inspiration; I take a ticket to the Mzab'' Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier), one of the pioneers of modern architecture.

 

 

Notre Dame du Haut,Ronchamp

 

 Mosquee de Sidi Brahim El Atteuf Ghardaia



?tamettant = tam +ttant

ⵜⴰⵎⴻⵜⵜⴰⵏⵜ

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tamettant= tam "huit" +ttant «Ils l’ont oublié» ????

L’étymologie tam " huit " + ttant « Ils l’ont oublié » est fantaisiste et frivole.

Le substantif féminin “ tamettant “ (fait de mourir, d’être mort, mort, agonie,… » relève du thème verbal mmet “ mourir “. Le /t/ initial est le préfixe du féminin et non pas faisant partie de l’adjectif numéral tam " huit ". D’ailleurs, l’on peut réaliser son masculin amettan (sans /t/), alors que le féminin pluriel est timettanin et nom pas tamettanten (forme nulle part attestée). Rien que dans la variante amazighe Tumẓabt, on peut relever par exemple amennittu (pl. imennitta) « mort, dépouille mortelle, défunt » qui n'a aucun rapport lexical avec l'adjectif numérale " tam " (huit).

Si le /m/ est ici un morphème dérivationnel, le /n/ est de son côté une désinence qui sert à former en langue amazighe des catégories de mots tels que dans les cas de amuqqṛan et tisemsin (...). Depuis des décennies, je n’ai pas relevé à ce jour en l’ensemble amazighe des mots qui se forment selon le modèle de composition: adjectif numéral + thème verbal.

Je pense qu’au plan diachronique la famille lexicale issue du verbe mmet nécessite un traitement approfondie, et ce, dans l’ensemble amazighe…

 

 Hammou DABOUZ

"Un c'set "igg" ou "iggen

ⵉⴳⴳⴻⵏ ⵏⵏⴻⵖ ⵉⴳⴳ

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il y a lieu de corriger comme suit: iggen (forme attestée) et non pas igg (forme non attestée).

pour l’adjectif numéral féminin igget (sur lequel il s’était appuyé pour prononcer " igg "), il s’agit pour " igget = (une) " de la chute de la consonne radicale /N/ : Igget est à considérer comme étant diachronique postérieur à iggent.

Le /n/ final est même attesté dans les autres variantes amazighes (iwwen, yan,...), voire dans d'autres langues étrangères: ūnus (Latin), énas (Grec), uno (Italien), ein (Allemand), one (Anglais), un (Français), etc... 

 Hammou DABOUZ

Abras f Twenjimt yersin

abras f twenjimt yersin

Ač ḥedd sejneγ yella yberres f ayen lehna d telwitt yettasen jajnneγ… ayen asqqaren : Ṛaḥet lbal meγ Arsa n twenjimt. Ač ḥedd sejneγ dex yella yettqimayasd iggen ubessi n uxebbel jajs. Ala yella dejneγ, netta yetteffeγ γi seɛɛat sal’d yeqqim babs weḥds, yecemmeṛ yessers mɛa yimans. Seɛɛat babs yessestan imans :

Awissen lliγ dhanneteγ meγ uhu?

Yaḍra lliγ umneγ ammanč i tella teqqar ccariɛet meγ uhu?

Ttnaqqiγasd i yimanikʷ qbel m’aydnaqqan ; ttmetriγas lbayan i yimanikʷ ya ; ttnagareγ d imanikʷ ya, wama netta awen imanikʷ fayed senn ayen d middenikʷ i lliγ jarasen. Awen imanikʷ wiḍiḍen ayen d : babakʷ, mammakʷ, ayetmakʷ, isetmakʷ, leḥbab d yirbaɛen, d wayenni ḍuren γifi gaɛ.

Mimi middenu illan uhu d ṭṭerf siji, tteffγend dima diji, tteffγenid s jaj n id jajikʷ?

Seɛɛa midden bac ad feččen icras n tmeddurt, berrsenasen i yistanen iggen isestinen bla, uhu i ysestinen istanennsen.

Lmeɛna d ssas uhu d tira. Lbayan yella yekṛem semmel bla!

Aḍris n: Mourad Benmenni, yulyuz 2012, Tadmayt.

Yṭerjemt γel tugγersant d: Banuḥ Nat Ḥemmi Nuḥ.

 

Texte original en Français

La quête de la sérénité intérieure

Chacun de nous cherche cette paix intérieure, souvent appelée Sérénité. En chacun de nous réside une instabilité résiduelle. Elle est là, présente, surgissant des fois dans des moments de débats internes. Des fois on se pose la question :

est-ce qu'on est heureux ? Sommes-nous croyant suivant les règles de l'art ?

Je me critique avant que je sois critiqué. Je cherche à me prouver à moi-même. Je me bats contre moimême, mais en réalité l'autre moi c'est ma société ; l'autre moi c'est mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs, enfin tout mon entourage.

Et comment se fait-il que tous ces gens, qui sont externes à mon corps, surgissent du fin fond de moi ?

Des fois pour résoudre les choses de la vie, les gens cherchent des questions à des réponses pas des réponses à des questions !

Ce qui est insinué est plus important que ce qui est écrit...

La preuve est ailleurs !

Mourad Benmenni, Juillet 2012, Tadmayt.

 

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At Mẓab آت مــژاب ⴰⵜ ⵎⵥⴰⴱ

Soyez le bienvenu au Mẓab, terre de l’originalité et l’espoir vivace, terre de la verdure et la beauté dissimulée derrière les dunes. Vous trouverez dans AtMzab.net tout sur Ghardaïa : Histoire contemporaine et perspectives.

« Mẓab d’Algérie » est une expérience humaine dans ses différentes dimensions, un amour célébré entre un homme endurant et une nature hostile.

Vous trouverez également tous les chiffres et toutes les statistiques susceptibles de vous être utile pour des études sur la région ou la visiter.

Vous êtes au Mẓab, vous êtes à Ghardaïa... EN SAVOIR PLUS

 

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LE M’ZAB

Le M’Zab, une région d’Algérie à 600 km au sud d’Alger. Cette région c’est un plateau rocheux dont l’altitude varie entre 300 et 800 mètres. nommé al-Shabka (filet), à cause de l’enchevêtrement de ses vallées. Le lit des oueds, qui coulent que très rarement, est constitué de sables alluviaux et éoliens. C’est dans le creux de l’oued M’Zab, sur des pitons rocheux, que s’est érigée la pentapole ou les cinq cités : al-Atteuf (Tadjnint en berbère), Mélika (At-Mlishet), Bounoura (At-Bunur) et.....

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Aperçu Historique

En abordant l’histoire des At Mzab, force est de constater qu’on ne peut que l’intégrer comme une partie de Tamazgha (Afrique du Nord). Comprendre le Mzab d’aujourd’hui, c’est aussi reprendre la voie d’une histoire riche d’événements et de leçons. A l’ancienne population amazighe proto-tumzabt qui existe dans le Mzab depuis des temps immémoriaux, s’étaient agglutinées des familles amazighes qui avaient trouvées dans cette région meilleur refuge pendant les invasions notamment romaines; ces...

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At Mzab Amazighe d’Algérie

Les At Mzab (avec un z emphatisé) qui appartiennent au monde amazighe, est une civilisation très ancienne. Les témoignages de cette civilisation remontent aux périodes préhistoriques. De son histoire, les At Mzab possèdent une architecture traditionnelle de renommée universelle. Le Mzab est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982, ses palmeraies et ses systèmes d’irrigation qui reflètent toute une technicité, sa fameuse tapisserie, son organisation sociale ont pu garder et propulser cette société oasienne au cours des....

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Rappels Historiques

En abordant l’histoire des At Mzab, force est de constater qu’on ne peut que l’intégrer comme une partie de Tamazgha (Afrique du Nord). Comprendre le Mzab d’aujourd’hui, c’est aussi reprendre la voie d’une histoire riche d’événements et de leçons. A l’ancienne population amazighe proto-tumzabt qui existe dans le Mzab depuis des temps immémoriaux, s’étaient agglutinées des familles amazighes qui avaient trouvées dans cette région meilleur refuge pendant les invasions notamment romaines ; ces populations y avaient édifié des igherman (cités) pré-islamiques. Après...

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Structuration Sociale

La religion a était l’élément clé dans la structure sociale mozabite. Une telle communauté pour qu’elle puisse subsister malgré les agressions qu’elle a subi, elle doit avoir une volonté de survivre et de vaincre. Cette volonté est fondée systématiquement sur la base des convictions religieuses et des raisons assez logiques pour se développer à travers les générations. La religion, il n’y a pas une source de vie plus forte que les convictions religieuses. Lors de notre recherche nous avons distingué que le seul élément commun entre les différentes apparitions des sociétés mozabites est le rite Ibadhites, malgré les différences ethniques. La société mozabite se...

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Origine Ethnique Des At Mzab

Loin de toute idée simpliste, il est à préciser que le renforcement du peuplement du Mzab serait non seulement consécutif à la chute de l’Etat Rustumide et l’exode définitif des populations de Warejlen (Ouargla) et d’Isedraten (qui étaient déjà amazighes ibadhisés), mais il serait aussi le résultat de la migration dans le temps de quelques familles de la région des Aurès, de l’est algérien, d’une partie de la Libye… et de la Tunisie actuelle. Si les origines géographiques de tamazgha (amazighie) qui traversent cette société du Mzab, se chevauchent bel et bien aux divers plans, les gens ignorent superbement cette donnée pour...

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L’Organisation Urbaine

L’organisation urbaine dans le Mzab est amazighe dans son essence et musulmane dans sa doctrine. Pour mieux comprendre la portée du rite ibadhite, il faut explorer en profondeur dans le milieu socioculturel de ces populations amazighes ayant embrassé l’ibadhisme[6]. L’architecture du Mzab, qui s’intègre dans un environnement spécifique et répond à des besoins stricts, se caractérise par la simplicité. C’est pourquoi il y subsiste des pratiques hostiles au luxe et aux comportements ostentatoires. Partout dans les cités du Mzab, une des...

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MṢAB; MẒAB  ou AT MẒAB

Sans vouloir toucher le fond des choses qui appellent à consacrer beaucoup de temps aussi bien que de moyens, je dirais que le fond populaire de la région du Mẓab est quasi-totalement zénète. Les At Mẓab cités par exemple par le père de l’histoire des Imazighen Abderrahmane Ibn Xeldun sous forme arabisée Beni Muṣab, sont affiliés à At Badin (Beni Badin d’Ibn Xeldun). Les sources ibadites aussi bien que non ibadites de l’époque médiévale, ont désigné la population du Mzab par dénomination principale, à...

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Mzab Unesco

Le paysage de la vallée du M’Zab, créé au Xe siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l’environnement, l’architecture du M’Zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C’est une...

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Le Corbusier

A chaque fois que je me trouve à cours d'inspiration, je prends mon billet au Mzab" Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier), pionnier de l'architecture moderne. '' Every time I find myself lacking inspiration; I take a ticket to the Mzab'' Charles-Édouard Jeanneret-Gris (Le Corbusier), one of the pioneers of...

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Aɣlan Pays Natal

Comment est-ce que et dans quelles conditions le système d'irrigation " Aɣlan " avait-il disparu dans le Mẓab ? La question aux historiens et au public de culture. Selon ma première enquête, bien que les sens donnés par les variantes du...

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AT IƔIRSAN Mr HOUACHE

AT MẒAB AT IƐUBAN et AT IƔIRSAN uhu “at iɣersan” amaɣer “iɣers” d laɛgab n westu d anni tqimen s westu i neffal,i nẓeṭṭ mi yecmer uẓeṭṭa-nneɣ mi niwaḍ tasefrest. Ama “iɣers” neɣ “iɣersan” ayen d jaluz n wastu ayen d....

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MÉTIER À TISSER AZEṬṬA 

Infra, selon la numérotation adoptée, ce petit vocabulaire dumétier à tisser azeṭṭa (attesté dans le Mẓab, Algérie) avec sa traduction en souhaitant avoir leurs correspondances dans vos variantes.  Tirselt (plur. Tirsal) «montant vertical». Zaraz (plur. Izuraz) «tenant».  Afeğğaj n uğenna «ensouple supérieure»....

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Abyannu 

Je saisis l’occasion pour évoquer un tout petit peu Abyannu en traitant brièvement de certains aspects y afférents. De nos jours, Abyannu est une fête annuelle se déroulant vers le 10 du mois de Muharrem dans le calendrier lunaire (premier mois de l’année hégirienne). Bien que dans le...

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ẒIRIẒA 

Dans le Mẓab, il est largement admissible que la consommation des dattes est associée à la bonne santé ! Et pourtant, tant de gens ne trouvent pas de nos jours très attrayante l’idée d’en manger couramment et ce, en dépit des qualités nutritives des dattes que ce soit à l'état frais ou sec. je cite cette...

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QUELQUES PRÉNOMS CHEZ MZAB 

PRÉNOMS MASCULINS Amenzu « le premier ». Aneğlus « l’ange ». Amestan « le protecteur, le défenseur ». Sifaw « le lumineux ». Prénoms Féminins  Taziri « La Lumière lunaire ».  Tifawt « La Clarté ». Illi « Ma fille ». Tala « La Fontaine ». Tasekkurt « La Perdrix »...

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Tafilalet écologique

Cette éco-ville dans le Sahara est un projet qui remonte à 20 ans dont l’objectif est de faire fleurir le désert, tous les habitants aidant à planter des arbres et recyclant leurs déchets Tandis que nous nous rendions en voiture au sommet de la colline, un jardin en terrasse entouré de murets de pierre est apparu dans le.....

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Francais/Tumzabt en ligne

Tifawin a aytma, Nella netleɛ awen-nessers ǧar ifassen-nwem awen wesmel ɣef tantala Tumẓabt. Imira-yu, asmel-u dis akan umawal n Tumẓabt-Tuggamant yeččer-d f awen tudemt n pdf. Neɣs deɣ a'nessif asmel s werni n tseftit n yimyagen. Asaǧǧa n wesmel zeddiɣ ul yenḍi, d isemmisen zeddiɣ llan usren. Ad tnejjmem ad...

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Aɣlan système d'irrigation

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Aɣlan ⴰⵖⵍⴰⵏ

Comment est-ce que et dans quelles conditions le système d'irrigation " Aɣlan " avait-il disparu dans le Mẓab ?

La question aux historiens et au public de culture.

Selon ma première enquête, bien que les sens donnés par les variantes du Mzab et de Figuig sont quasiment identiques, la variante de Figuig est celle ayant exploité productivement et mieux le nom aƔlan. Les variantes du Haut Atlas, de Djerba, de la vallée de M’goun et du Sud-Est marocain s’entendent mieux entre elles du point de vue sémantique. Je cite : 

- Mzab : aƔlan (pluriel non attesté) « pays (natal), patrie, bled ».
- Haut Atlas (Maroc), aƔlan (plur. iƔlan) « canal d’irrigation (à ciel ouvert) qui, à la fois, sert de conduit amenant et évacuant l’eau. L’utilité de aƔlan consiste à détourner une partie de l’eau de targa/tarğa (n waman) de son cours habituel vers les espaces à irriguer par submersion ».
- Figuig : aƔlan « patrie, nation », taƔla « oasis, palmeraie », aƔlaway « oasien », imeƔlan (au pluriel) « nationalistes, patriotiques, combattants, résistants ».
- Djerba : aƔlan (plur. iƔlanen) « canal, rigole d’irrigation ». 
- Vallée de M’goun, Maroc : aƔlan « canal d’irrigation, conduit creusé qui amène et évacue l’eau ». 
- Sud-Est marocain : aɣlan « ensemble de rameaux se détachant de la rigole principale (targa) ».

Je fais remarquer que la région de Figuig atteste le nom aƔlan qui renvoie aux sens de « patrie, nation », sachant que, contrairement au Mzab, dans cette dernière région, le pluriel iƔulan est attesté dans l’usage. Par ailleurs, le dérivé en m-, à savoir imeƔlan « nationalistes, patriotiques et, par extension, combattants », est peut-être le seul cas de l’ensemble linguistique amazighe.
J'ai été conduit à penser qu'il se peut que la vallée du Mzab (IƔzer Mẓab) ait été à un moment donné de l’histoire irriguée grâce au système aƔlan, ce qui conduisait les At Mẓab à la dénommer ainsi. Dans cette hypothèse, quelles seront les causes ayant conduit à abandonner dans le temps un tel signifié au point qu’il ne se manifeste de nos jours que sous forme d’un toponyme, sachant qu’un tel canal d’irrigation pose problème de gaspillage d’eau ? Est-ce l’on peut dire que son utilisation fut par exemple tributaire des périodes de crue ?

Dans son intervention intitulée « Remarques sur l’histoire urbaine et sociale de l’oued Mizab », Slimane Daoud Ben Youcef, sans donner une référence, écrit (le texte est en langue arabe): « … On appelle la région « Aghlan » (en faisant allusion à la région du Mzab) qui veut dire le lit de l’oued, et Taɣerdayt en langue berbère est un endroit occupé d’une rigole provenant d’aghlan… ». Puis le même auteur poursuit en écrivant : « … Et le mot aghlan et taɣerdayt avec ce sens est encore utilisé au Maroc et en Libye, même le savant vénéré Abou Bakr ben Al-Arbi fut circoncis à Aghlan, près de Fès… ». Dans ce récit portant sur la région du Mzab, je puis relever les constats suivants:
1- Le nom propre AƔlan renvoie au sens de « lit de l’oued ».
2- Le toponyme TaƔerdayt est mis en relation avec une rigole provenant d’aghlan, c’est-à-dire (selon l’auteur) du lit de l’oued (Mzab ?).
3- L’auteur dénote indirectement que le nom aƔlan est d’origine hydronymique. 
4- Il évoque l’existence du mot « aƔlan » au Maroc et en Libye avec le même sens. 
5- L’auteur confirme l’existence d’un agherm (cité fortifiée) du nom d’Aghlan, près de Fès. Cela me conduit à conclure que Aghlan (près de Fès) devait dater de l’époque du savant Abou Bakr ben Al-Arbi. 
6- Ceci étant donné, je suppose que dans le Mzab le substantif aƔlan est à l’origine un hydronyme désignant un élément qui fait partie du système d’irrigation traditionnelle et obéissant à une hiérarchisation.
Ceci étant donné, je suis conduit à conclure que le toponyme AƔlan, dans le sens de « rigole, canal » se concorde avec les substantifs renvoyant aux derniers sens. 
Pour ne pas conclure, l’unité lexicale aƔlan doit avoir une loi selon la fonction de chaque élément qui soit conditionné par son entourage et par la position qu’il occupe dans le mot. Au stade actuel, je songe à une racine de forme [гLN] ou [гL]. Dans le domaine portant sur la recherche de l’étymologie d’un nom tel que celui d'aƔlan, on peut parler de résultats définitifs, mais guère de point de vue définitif. Les résultats définitifs, absents de nos jours, sauront venir avec le développement des recherches actuelles et à venir.


Il doit y avoir une loi selon la fonction de chaque élément est conditionnée par son entourage et par la position qu’il occupe dans le mot. Ici, le /n/ final de aɣlan est contaminé par le /l/ (aɣlal) pour finir à se prononcer /l/. Comme le système des signes peut être soumis à l’arbitraire de l’usage de la langue et puisque le sentiment de la langue ne peut pas être déterminé comme cela se fait en mathématiques, il est clair qu’on ne peut pas, comme pour les influences phonétiques des sons, pouvoir établir des lois strictes et applicables à l’ensemble linguistique. Sommes-nous dans la logique de songer au fait que la situation de l’Amazighe n’est pas suffisamment analysée au plan de la psychologie phonétique ?

N.B.: Je m'excuse de ne pas avoir eu le temps d'arranger mon écrit.

 

Hammou Dabouz

Ameddučel ⴰⵎⴻⴷⴷⵓⵞⴻⵍ

grilloir cafe 2ⴰⵎⴻⴷⴷⵓⵞⴻⵍ

Ameddučel di-s sennet twalin ddsent gginet ,di-s “amidi+ačal”, “amidi” ayen d ḥed teggu tlex-č yid-s(ɛma-s).

“amidi=ameddučel=taziwi=antij=aɣrim=amɣir=tuta=anṛaw=amɣiw” d iggen unamek.

Ama “ačal” ayen d tamuṛt i nella di-s i nesgeḍḍaɛ di-s tameddurt-nneɣ necnin d imṛiwen-nneɣ.

Iziɣ “ameddučel” ayen d “mmis n tmurt” s teqbaylit , “weld leblad” s ddarja. di-s ujar n wana “saḥib” neɣ “camarade” “ ami”.

Ana “ačal” “akal” “acal” ayen d tamuṛt neɣ ijdi n tmuṛt fɣen-t-d si-s(seg-s) mennaw twalin :

1. “Ačel” igget tgeḍfett ttett takercuct d usɣer d lluḥ s teɛrabt “الأرَدة” amaɣer tṣeč (tbenna) aɛmar-s s ucal d tɣuri n tmuṛt ɣer-s dex isem bla “timdi”.

2. “Ačla” asegḍeɛ n was ɣel ḥed, d aqimi ɣel tmuṛt, asegḍeɛ n wass ɣel midden neɣ i nella nečlu ɣer-sen almendad-s (contraire) d ansa ayen d asegḍeɛ n yiḍ iggen wumcan.

3. “Tičli”d ayǧur tamuṛt s yiḍarren-nneɣ adsil deffer udsil.

4. “Ačelčeq” d tičli tamuṛt tebzeǧ sa ɣa ad yili aḍar iḥeṣṣal tlext n tmuṛt-nni yili yettǧǧa iggen usalli “čleq”.

5. “Ačellu” yettwaǧǧa jar sen yifassen s tlext neɣ ula s cṛa waḍiḍen, yella dex “tačellet” i wanni yettwaǧǧan jar yifassan s tɣuri taleqqaqt neɣ s malus.

*Twareg “imuhag” qqaren-as i tlefsa “aččel” amaɣer ikeṛṛem “ačal” “ijdi”.

6. “Acellel” (č c) aḥukki n yiggen lmaɛun s yijdi s “acal/cal” d usegdaɛ ɣef-s aman amaɣer di-s “cel” i llan d “cal” tamuṛt s yijdi-s, at bekri ṣabun-nsen d ijdi .

7. “Cleṭ” mi nekli ḥed ɣel tmuṛt.

Neqqar ula d ana “yecleṭ an uɣerda” mi t-yeṭṭef ḥed s tceḥwelt-s yezweṭ ɣel tmuṛt ayen d wu “acleṭ” ctayen di-s “cl” I llan d “cal” i llan d tamuṛt.

“Ačal” I llan d ijdi n tmuṛt yella ɣel Imaziɣen iḍiḍnin qqaren “akal” ula d necnin ɣer-nneɣ awal-u.

S iwalen i di-sen “k” amcan n "č"

8. “Akli” d asiyyeb n cṛa ad yuḍa tamuṛt.

9. “Sikel” ɣel mennaw Yimaziɣen an necnin d “aṣafer” “tičli” neɣ “tikli” dennej tmuṛt amaɣer bekli ayulu usikel-nsen yettili nnej wačal neɣ dennej wakal :nnej tmuṛt.

10. “Ankal” i llan d aja n teẓnin tamuṛt bac ad teɣmi ctayen di-s “kal”.

11. “Tikelkelt” i llan “takelfeffut” tɛada seggud uɛeddis n ulem tili s uḥukki-s tamuṛt amaɣer iras ɣef-s uɛeddis-s tḥukka ɣef-s ayulu tiẓayt n ulem.

Ula d ayenni i ttasen iḍaren-nneɣ tufet am batta aysum yeksa “takelfeffut” yettili s uḥukki n deffer uḍar tamuṛt mi nella netẓalla c tayen afsu-s “tufet s tmuṛt” “ kel d uf”.

12. “Askal” “askal n tiṭṭawin” d uqul (argab) ɣel wakal ɣel tmuṛt i llan d “kel” neɣ “akal” (bissé les yeux), maca dani di-s sen inumak (lmaɛani).

*“askal n tiṭṭawin" (Baissez les yeux) (غض البصر)

*“askal n tiṭṭ” d tamettant, ḥedenni teskel tiṭṭ-s (yemmut) uji d netta i sekkel tiṭṭ-s, twaskel-as.

13. “adehkel” di-s sen twalin “adeh” d “akal” “kel” , “awdah” s tmuṛt d aɛya s tičli akal neɣ tamuṛt .

14. “akellal” d ijdi i yeǧǧu Ṛebbi tamuṛt yettuwwa nettaǧǧa si-s yuɣleb n id cṛa d mennaw lemmaɛin d ikruten, ameǧǧaru n ukellal dani iɣzer n waɣlan yettuɣ adday n at Mlicat, tlext-s qqaren-as “aẓṛu” neɣ tlaxt n ukellal.

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

Aperçu historique

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Préhistoire:

Plusieurs zones de la Wilaya de Ghardaïa ont recélé des vestiges datant de la préhistoire, en particulier de l’âge du premier quaternaire. Les vestiges de l’homme préhistorique ont été découverts dans la région, grâce aux fouilles entreprises par les professeurs : Pierre Roffo , YVES Bonnet, Joël Abonneau, Nadjib Ferhat , Malika hachid…etc.

A)- L’industrie de la pierre :

- Site de la région d'El-Menéa

- Site de la région de Metlili,

- Site de la région de Noumerate.

- Site de la région de Laâdira Ghardaïa

B)- Les vestiges funéraires symboliques :

-  Site Aâmud Laâmiyed Guerrara,

- Site Garat Et-ttaâm Bounoura…etc.

- Site Bouhraoua.

C)- Les gravures rupestres disséminées dans les régions de:

- Site Oukhira à El-Atteuf.

- Site Intiça et Moumou à Béni Isguène,

- Site Bouhraoua

- Site le vieux ksar de Baba Saad à Ghardaïa,

- Site de Sidi Mbarek à Berriane…etc.

- Site Atfat Al katba à Daïa ben Dahoua.

- Ainsi qu’au long des deux rives de Oued Mzab.

  D'après des recherches scientifiques ces gravures datent entre 18.000 ans A.J.C et  5.000 ans A. J.C. de la période LYBYCO BERBER de l'age de bronze.

- ROFFO. Pierre

   Les civilisations paléolithiques du M'Zab   1934

- YVES Bonnet

    Gravures rupestres du M’zab. 1962.  

- JOEL abonneau:

    La préhistoire du M'zab 1986

- NADJIB Ferhat:

   De l'art rupestre intégré dans un lotissement urbain (le cas du site du Belvédère de Béni – Isguène) 2001

Moyen age

     Les Ibadhites qui furent les pionniers de cette civilisation  et les premiers bâtisseurs de la vallée du M'zab y ont élu domicile après avoir choisi le chemin de l’exil qui les conduisit de la ville de TAHERT, capitale de l’état Rostomide, après la destruction de celle ci en 909, et après une  épisode de galère et d’errance ont opté en fin de compte pour s’installer définitivement dans la vallée du M’zab pourtant hostile à toute forme de vie, inhospitalière, et caractérisée par la forte aridité de son sol ainsi que la rareté de ses ressources en eaux.

     Les Ibadhites ont entrepris l’urbanisation progressive de cette vallée, conséquemment à l’avènement de la halqua des Azzaba ibadite a partir du (10ème siècle J.C.). En institutionnalisant la pratique cultuelle, en inculquant aux populations de la vallée le sens de l’institution et sa primauté sur l’action tribale ou individuelle et en établissant la normalisation comme base de toute action, les cheikhs des halqua ont réussi à enclencher un processus d’urbanisation de toute la vallée et au-delà du Mzab, qui s’est étalé sur une période de plus de dix siècles.

    Auparavant, la vallée du Mzab avait connu un enguirlandement de groupements tribal, datés entre le 8ème et le 10ème siècle, il s'agit des ruines des premiers ksours Berbères de la vallée précédant la création de la pentapole. Parmi les vestiges célèbres, figurent les ksours tombés en ruine.

A titre d’illustration,  nous pouvons citer les vestiges des ksars suivants :

-         Ksar de Talazdit (pelote de laine) près du barrage d’El Atteuf.

-         Ksar de Aoulawal (martyr) dans l’oasis d’El Atteuf.

-         Ksar de Tamezert dans la palmeraie de Bounoura

-         Ksar de Agherm-N’ouadday au sud de la cité de Mélika fondé en 1012.

-         Ksar de Baba Saâd qui surplombe la ville de Ghardaïa fondé en 1004. 

-         Ksar Taourirt a El-menéaa en 10ème siècle.

-         Ksour Tirichine, Agnounay, Tlat Moussa dans la palmeraie de Béni-Isguène

    Avec l’avènement de la halqua, les mozabites ont réussi à asseoir les fondements d’une nouvelle vie distinguée par une urbanisation perfectionniste, qui a abouti à la mise en valeur de ces contrées réfractaires – à l’origine - à toute implantation durable.

    Cette installation a donne naissance à cinq magnifiques cités dotées chacune de sa palmeraie. Ces villes furent construites successivement selon le même schéma structurel durant la période allant de 1012 à 1353 le long du lit d'Oued M’ zab.

OPVM

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  • "Un c'set "igg" ou "iggen

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    ⵉⴳⴳⴻⵏ ⵏⵏⴻⵖ ⵉⴳⴳ
    il y a lieu de corriger comme suit: iggen (forme attestée) et non pas igg (forme non attestée). 
    pour l’adjectif numéral féminin igget (sur lequel il s’était appuyé pour prononcer " igg "), il s’agit pour " igget = (une) " de la chute de la consonne radicale /N/ : Igget est à ...
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Asemdi n Tesreḍt

ⴰⵙⴻⵎⴷⵉ ⵏ ⵜⴻⵙⵔⴻⴹⵜ 

S yisem n yella amellay amesmullu

Tẓallit d uzul ɣef waser-neɣ Moḥammed  Tẓallit d uzul ɣef-s

Yenna Bab-neɣ Lquran :

« Faᶁekkir fa inna ᶁᶁikraa tefaɛu lmuuminiin »

Asemdi n tesreḍt

A id bab n wul ! A wasi yeččer-d aǧa n tyetti ! A wasi iteqqel ɣel dessat, yessers jar tiṭṭawin-s ayn i yeẓwan ! A wasi tiṭṭ-s tella dy useǧmi wiǧi day tɣawsa-s!

Al melmi nejju iles-neɣ yettewuwwu, itett iman-s, iqedda bessi bessi. Iles-neɣ d iles n tumẓabt, nexs nneɣ wel nɣis, d ayn i yeǧu Ṛebbi.

Iles-neɣ neṭṭed-t aɣi n mamma-neɣ, Ad yeqqim imaṛu neǧ-as kukku n zaza, nexs ad nejjumi ayen i wel nettujumuy; ctud necin neqqar lac i batta aɛzam-s, i batta aseɛzem-s, i batta ad t-nesselmed ?! Yak nella nessen-as ! Batta neqqel ɣer-s, ini d aweḍḍer. Mahella, d batta netta gaɛ, idles d tseka n tumẓabt ?!

Taleqqi n yiles, taleqqi n yidles, taleqqi n tsekla, taleqqi-neɣ ctud, necnin nerǧel ɣef-s tawurt nekli-y-as tagzint, d necnin nɣas, ami ɣi nella nedra ɣef wayen i aɣen-d-qqnen !

Twaɣit wel telli day ‘‘aḍɣa taǧa’’, twaɣit tameqqwrant dy ‘ulɣem yeḥfeẓ ɣef tedra, yeqqim iteddi ḍar.

A wissen mimi ? a wissen hami ? a wissen ha mimi ? awen tmeǧa-y-u d awen uɣasi-y-u ?

Wi ɣer-s awal-s d wenni d awal; awal widiḍen d aɛrak dy weɛrak, as-yeɛrek wedlil, ul-s ad yaḍen, tiṭṭ-s ad-ttwaden, ad-d-yedwel ixezzer lili d tamemt s’ad yili s tma-s.

Wel ssineɣ hami, ač tičelt, mi d-niwi aɣlad gaɛ a-y-at weɣlan, a-y-at yiɣersan, nessawal ɣef uẓur-neɣ, nessawal ɣef umezruy-neɣ, nbedder gaɛ ma yella cṛa, ad yeqqim iles-neɣ, nettic-as tunt-s ɣi iɣef n umur ; am batta neggʷed ad d-uḍan ɣef-neɣ yifraɣ n ujenna.

As-d ɣi ussan-u, tamejjida n keṛkuṛa, ḍran dy-s sawussan n tsekla “lhuwiyya lmizabiya beyn lmaaḍi wa lḥaaḍir”. A yezɛemen d iwalen ayen i yettwannan dy-s, ad yeqqim an dima, iles tleqqi-s, tameddit igget teḍḥa-y-as-d; ami ɣi tella d jar tsemsin d tinniḍes; ammenni d “selha wi hellken tejjed mucc ad iṛaṛ”.

Tammeddit nni yewwa-neɣ Ɛumer u Sliman n Buseɛda, Ṛebbi ad yeǧǧ dy-s tanemmirt, yuc-as azel d ameqqʷran i wiwal n tumẓabt, nettaha tili ujar. Gaɛ mɛa wammen, yettbayan-d an wi ucin ẓiriẓa i tɣiḍaḍ.

Imar n warusun tamurt n at ɛrab, yettwales ɣef-sen, ttuɣen neḍḍlen yessi-tsen d tineǧlas netniti ddrent.

Imar-u ncnin, dessat tiṭṭawin, nẓar iles-neɣ yettwaṭṭef yettwaḥnek yettleggef, yeqqim yettnusa, wiǧi s at wezɣar, netta s id bab-s ininni i llan wwten iẓuran, sčin tifeɣsa qqimen-as dy-sent i w’ad xsen attaf, qqimen tebbčen ɣef wuḍar iggen, qqnen-as lḥenni i ḍar wiḍiḍen, jjen-t ammeni d netta yeqqen, d netnin ɣilen yella irenni d aswa, assenni as-fečen, ad d-yeffeɣ, yeǧu taǧerfi !!! Aw ɣilen s wamwu llan ttarran ɣef Ddin, llan ttarran ɣef teɛrat; batta tuni-y-u tgaḥer-tt tumẓbt ad teẓwa d iwzan ! tifeɣsa ttwaɣent d wemčan yeẓwa ! am batta iles yeskeḥḥaz yewma-s ! wiǧi ttemwatan wiǧi ttemsaman ! yak wi ten-ssnen gaɛ rennin dy-s d arni.

Ddin wel asen-yenni ttat ilsen-wem ttat iman-nwem. Zeddiɣ ad yas was ad taɣem Ddin s awen tečli-y-u, amaɣer Yuc - bab n tidet - wel yenni amwu. Yak yeqqar-aneɣ « Tella dy uselfi n yiǧenwan d tmurt d unufli n yilsawen-nwem d wuɣmayen-nwem, igget llayat i midden »

Umẓab neɣs-it yemda yeṭṭef iman-s, yeṭṭef tisreḍt-s, an yimaziɣen imezwar:

Tariq u Ziyad, Yucef u Tacfin, ccix Ḥemmu u Lḥaǧ, ccix Ṭfeyec, ccix Beyyuḍ, ccix Saleḥ u Yeḥya Taleb Baḥmed, ccix Ḥemmu Ɛisa Nnuri, ccix Muḥemmed Ɛli Debbouz, Remḍan Ḥemmud, Mufdi Zakariya, lalla Mamma n Sliman …

Umẓab wel yiniz wel yettinez ɣi Uǧellid ameqqʷran. Yeqqen-aneɣ ad nili nbedd nemsed, wiǧi neǧu taleqqi neqqim umetri.

Tacma n midden wel ggʷiden i Ṛebbi wel ttiǧin cra dessat, tadrusi d tdummict igget teṭṭef dy Ṛebbi, d ufulles-nsen yewwet iẓuran.

Umẓab s tečli-s d yiles-s d uɣil-s, ixef-s wel yiniz, tawejimt-s wel tekkurreẓ. Wel t-yettɣiḍi ɣi asennan n ṭṭebsi amwa asennan n tẓiwa nessen d amčan-s.

« batta wel ay-tumined a ccix Baba ultǧemma, aɣ fuḥ aɣerraf-ikʷ.

Wi samman “madaɣ”? batta d lmeɛna-s? Awissen hami ttwattes leblaket s wemčan-s awen yilan-u?

Init-i hemmu, at Iṛan (Lfuṛs) batta asen-yeḍra si kutren iles-nsen ? A wissen imaṛu mani llan iwḍen! yak netnin llan d iggen si yimselmen ?! Maneč iteqqel ɣer-sen wasi wel yiɣis Lislam yenkeṛ id bab-s ?!

Ha taɣerma n at Ṛustum ! iǧuren abrid n tidet d tesreḍt i gedden i d-yuzen sy-s uǧellid n yiǧeldan aser neɣ Muḥamed “ tẓallit d uzul ɣef-s ”. S yidles-nsen iwḍen itran, d yiles-nsen d yiles n teɛrabt ɣer-sen batta urin, ula d iggen sy-sen wel ten-yerri ɣel deffer ; bedden ɣef yiḍaren sy-sen ay snin, ṭṭefen ssiǧuren tamurt n tefriqt, iwḍen ssiwḍen.

Wel n tetti dex, tabejna n at waman, tinez, texs nneɣ wel tɣis, teǧ s Dzayer-neɣ, s wayn i ssersen d wayni d-jjin iẓuran neɣ.

Taɣerma-y-u tunu, wel tunu tesreḍt, si ttuẓunen wawwaten ǧen fus dy way jar asen; wu d ayen i jeǧu Ṛebbi tamurt-s. Aseyyeb ɣi bessi bessi yella yessawaḍ ɣel temsi.

Yak Ṛebbi yettwelleh-aneɣ ɣef llayat-s bac ad t-neqra nfulles sy-s afulles n tidet. Ad neggʷed ɣef iman-neɣ, ǧ amwu yekli-aneɣ akḍi udaymun Iblis, teḍfer-t timlewweḥt.

Mi nella nettaǧǧa s wayen i yenna Ṛebbi, necnin nettajja ayen aɣen-d-baynen wel netteffeɣ dy-s; ad nessen neẓwa dy-s, ula, abrid i niwi yessu s tedduli. Dinni, adaymun ad yaf iman-s yerkes s tbeḥnak.

Ɣel mani neẓwa a tawmat s wekrad n tɣeggwaḍin?

Ɣel mani neẓwa s weṛwal ɣef tili-neɣ?

Batta aɣen d-asen? s waǧa an usil mi t-teṭṭef tiggʷdi?

Batta iwalen-u llan day d ahertef, sečret-i s yiḍes tinim-i mani lliɣ, ad taɣem tanemmirt.

Yak yella yiles d azedda jar midden, manč i yella dex d aseffi n yidles (izelwan d yinzan d yiwalen n yizemniyen d tenfas n zzman); mi yeccuṛ useffi ideggwel-

d d tisit n iǧenwan, ammas n sulles ad naf yenkel dy-s uyur. Aseffi ! si-s ad tsew tǧemmi ! ; yella wi t-neddlen w’as-yiwi ẓaẓa, itteqqel ɣi ɣel temčalt n wuzzal d tininni n plaṣtik, d jaj n wul-s yeqqar : tanemmirt yuɣ-it uggwaman ‘’Lebeau’’ ; ɣi llimet a tirsin ! ẓwan ya wussan ncemt ! Iɣil llan wussan as-qqimen ɣi ɣef wudem iggen.

Tẓukki tessif tičli n tḥejjamt ɣef tečli n mamma-s, taf iman-s wel telli la dy tečli-s wala dy ukusi !

Yewwa-neɣ Ɛebdelwahab u Ḥemmu n Fexxar yenna :

S’aɣa ad tafed tiẓnent tesxumbur ɣef waman

D tecmist i tẓeṭṭed tḍtika ɣef wulman

Taleqqi n w’ad inin, taleqqi n w’ad arin

S yilis n mamma-kw tifirt-s dimudan

Yewwa-neɣ Salaḥ u L ḥaǧ Ɛumeṛ n Tricin yenna :

Tameddurt an ufejjaj taleqqi n waɣa t-namen

Mi yefrires ad yuzur wel yettif w’aɣa t-naden.

A wasi mi sell awal, yettqima iḍerren yesmeḍran dy-s, wiǧi yettqima wiwal day timeẓɣin-s ! sell ɣel yiwalen-u tinid awal-č :

A i yettmunkuẓen iqedda

A i yettasen yattaweḍ-d

Fus n ujenna yif fus n wadday.

Ad nili fus dy ufus, w’aɣen yetteṭṭef čus ; ula d iggen usuf maneč i yexs yili w ‘aɣen-yettiwi, nawi sy-s taḍfi.

W’aɣen-ẓẓlen fus yas-d s tzeɛmi, as-neṭṭef fus neǧ-it seǧ-neɣ.

Gaɛ wi haten ad yeǧǧ deǧ-neɣ fus, yerr-t-id umaṛu yaɣ s deffer ufus.

Tamemt tteffeɣ-d dy buḍ n ubaǧu, s ad tili teyni ayniw di weyniw an yixsan n tbejna lac disen uxmir lac disen tasemmi. Tazizawt i uṛebbeb n ubaǧu, d uṛebbeb s ultqbala ɣi ini d aserbi, s wač cra mčan-s ad tgedd taǧuri alin-d yiɣerman ifawen wussan ; wi usmen yusem, ad yasem ɣef iman-s ; mi d tuli tfuyt cṛa ad yellisew cṛa ad icac.

Wi xsen yeggʷed i Ṛebbi, aǧellid n yiǧeldan, ula d cṛa wel t-yettirri ɣef webrid n tzeɛmi d werni ɣel dessat.

Wi hessen, yeggʷed i bercen ɛeffu, yettami-y-as iḍaren, yettwenneɣ-as i wemcum laɣna isellek sy-s, ad yeqqim dinni, d yinni iteddi-t. ureɣ-s ad-t-yessewreɣ, tamurt-s ad-t-tecc yader-t umadun.

Ṛebbi ixellef ɣef ccejṛet wel ixellef ɣef wi ttnettfen.

A Ṛebbi a Bab-neɣ, a wennni wel t-itebbi la azellal la iggen yiḍes , a Yella a Yuc,

Tadergit ɣer-č ɣef yir n bab n tesmin mi yusem. Awes-aneɣ dy wuṭuf abrid i gedden, abrid n wasi trid-t tǧed dy-s tinemmirin, wiǧi abrid n ininni i uɣin tiwri-č, d ininni ijemḍen,

Stum tidiwt-neɣ, a y-Amegdah, sifaw-aneɣ abrid, teǧed ul-neɣ d aklu n tzeɛmi, teǧed iles-neɣ ineffes-d tidet mani ɣ’ad tili. Ad nili d imsifawen d inaren ttarran-d we ḥfẓen ticutar. Tlaɣbed-aneɣ s waman d laman, ad ssedren ulawen d yijedlawen, ad ccaṛent tersin, alinet tersal.

Ammen a Yuc !

Yenna Ṛebbi adlis-s :

“Wamaa aṛselnaa min ṛasuulin illa bilisaani qawmihi liyubeyyina lhum fayuḍillu men yacaa wa yehdii men yacaa wa huwa lɛazizu lḥakiim” tsurrit n Ibṛahim, llayet 4

“inna fi xelqi ssamaawaati wa larḍi wa xtilaafi llelyli wa nnahaṛ la aayatin la aayaatin li uuli l albab” tsurrit n aali ɛimṛan, llayet 190

“inna fi xelqi ssamaawaati wa larḍi wa xtilaafi alsinatikum wa lwaanikum la aayatin lilɛaalamin -22- wamin aayatihi manaamukum billayli wa nnahaari la ayaatin liqawmin yesmaɛuun -23- … al llayet: fa aqim wejhaka li ddin ḥaniifen fiṭrata llahi llatii faṭara nnasa ɛalehaa laa tendiila lixelqi llahi ᶁaalika ddinu lqeyyimu walaakinna aktara nnasi laa yesmaɛuun -30-” tsurrit n ṛṛum, llayat si 22 al 30

Yenna dex ɣel dessat:

“Wamaa anta bihaadi lɛumyi ɛen ḍalaalatihumu in tusmiɛu illa man yuminu bi aayaatinaa fa hum muslimuun ” tsurrit n ṛṛum, llayet 53.

- ntidet ayen I yenna Yella –

At Bunur

grilloir cafe 2At Bunur

ⴰⵜ ⴱⵓⵏⵓⵔ

Nniɣ ya ad alseɣ (ad ɛawdeɣ) belli nettarra dima ismawen n yiɣerman-nneɣ ɣel yils n teɛrabt tuni d igget twaɣit ula d ana “at Bunur” nettar-t ɣel teɛrabt “annur” neɣ “nuṛa” batta awen usxarwec ,batta i d-yiwin awen ismawen ɣel midden-nneɣ neɣ ula ɣel wewrir iɛemren di-s “at Bunur”.

Iziɣ s mani yettwasamma at Bunur, “At” yettic taddart neɣ taɛcirt (midden n) amma “Bunur” ul ufiɣ igget teɛcirt neɣ igget teddart qqaren-as Bunur neɣ ula idi-s n awen yisem.

Ama netta ufiɣ mennaw imucan s yisem-u yella

• “Bunur” jar “Lexrub d ɛin bayḍa” (lexroub et ain bayda).

• “Bunwaṛa” lḥumat n “Qsantina” (constantine).

• “Bennur” lḥumat n “dzayir” (alger) ,“Bennur” d isem n iggen usfar (dwa) s tumẓabt “tilutin” (النباتات الطبية) neɣ “aɣemmay n usesfer”.

Iziɣ “at Bunur” d isem n igget tmuṛt neɣ lḥumet i d-dusin si-s(seg-s).

Mass Ḥawwac ɛebd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

(بتصرف) s urni

بقلم بامون عيسى‎

At Ibergan Bergan

grilloir cafe 2At Ibergan / Bergan

ⴰⵜ ⵉⴱⴻⵔⴳⴰⵏ / ⴱⴻⵔⴳⴰⵏ

An dima a necnin nettarra ismawen n yiɣerman-nneɣ ɣel teɛrabt, zeddiɣ ɣel wass-u ul ssineɣ batta ɣen tḥazan d hami .d necnin nettic-as i ḥed waḍiḍen mani ɣa ad yeṭṭef bac aɣen-yini d necci i zzareɣ dex anni ɣa ad yini deffer wammu ad t-nelmeẓ ,nexs neɣ ul nxiss an win lemẓen tiɛeddafin amaɣer d necnin nuc-asen mani ɣa ad ɛuɛcen ɣer-neɣ.

Neqqar « bir rayan » tirest teṛwa d nettaha teṛwa ?! Neɣ tesṛugga tu d tumẓabt !! Neɣ d taɛrabt !! afsu-yu ul d-yusi d almendad la ɣelda la ɣelda. D tamuṛt d tazdayt i ṛuggan s tirest uhu d tirest iman-s, ujar n wammu hami lḥumet n ay tulu taneẓruft-nneɣ qqaren-as i tirest « lḥasi » hami ɣir tirest-nneɣ nnan-as « bir ».

Iziɣ ana « bir rayan » d txerwic azeɛluk.

Ama isem illan d almendad i yuɣerm n berriyan ayen d “Bergan” d “at ibergan” “g” yedwel-d “y”

An wana:

• Agsum---- aysum s tumẓabt

• Agur ---- ayur s tumzabt

D batta “Bergan” neɣ “At ibergan” ayen d ana “taxxamt” s yiles-nneɣ amaɣer yeẓwa ya s midden iggen yimaṛ (tallit-lwaqt) imezwar-nsen zedɣen ifri (في العراء) neɣ igget texxamt dessat ma ɣa ad ǧǧen tiddar d yiɣerman, iziɣ ana “bergan” dy-s sen n id wafsu:

• afsu amezwar: ayen d midden imeǧǧura iẓwan ssani (taɣerdayt d iḍiḍnin) zedɣen tixxamin aggwud uɣerm sijek ɣa ad seccen tiddar.

• Afsu fayed sen: tuɣen midden ẓeṭṭen uflij “aflij” ayen d anni ẓeṭṭen ,ijennin sy-s taxxamt yettuẓeṭṭ iẓeṭṭwan jedṛaṛi d tifuɣalin (ḥizamat) s lewbaṛ d uẓaw bac ul yesgeḍḍiɛ aman, bac ad tili taxxamt.

Midden iẓwan sani d imeǧǧura bedren sy-sen (at nuḥ - at ben naser - at baxxa - leɛfafra - ncacba) (ات نوح - ات بن ناصر- ات باخا-لعفافرة – نشاشبة ) qqaren balli netnin ucin-as isem-s i yuɣerm.

Awen uɣerm yettuɣ ya yeɛmer s midden d ijiman n yilan amaɣer timuṛa-s d tiweḥdiyin d mennaw isaffan (suf) kellin deg-s, ul igemman ad tili bergan teɛmer ɣir hna hna .

Anni aɣen-seccnen imekras taddart n ncacba n bergan i ɣer-sen tinzar,ininni ykelben f umezruy-nsen ufin yuɣleb n id cṛa d yidsilen ɣef ininni nettuɣ nessawal ɣef-sen iɛemren timuṛa-yu s yijiman n yilan, ufin yuɣleb n yizmulen-nsen iwriren d yineɣran inḍen s uɣerm n bergan, ufin ula d tira-nsen deg yuɣleb n yimucan tira-yu illan ɣer-s d yijiman n yilan,ufin ula d lḥerǧ-nsen,awen yizmulan llan an tiṭ n tfuyt i wasi xsen ad t-yergeb,tfuyt i xsen ad adnen s bu siyyar,ayen izmulan qqaren-aneɣ nella da d azmul n ayen midden i tillim tessercusem ɣef-sen,llan ɣel wass-u (leḥniyet - infusen –baba seɛd –ccuf –balluḥ n wadday d ujenna) ufin dex ula d tira-nsen Tifinaɣ iwriren;ibessiwen-u qqaren belli ɣer-neɣ yijiman d yijiman n yilan (الاف السنوات).

“Bergan neɣ birigan” isem-u yella di mennaw n idlisen ttwarin dessat ma ɣa ad d-asen at waman d deffer wasa-nsen; urin “bergan” neɣ “birgan” batta nessiwel f uɣerm neɣ “iberganen” batta nessiwel f midden-s.

Yella s at waman d iggen uɛrab i yurin s bergan an:

• Charle Willyan eng 1826 p16

• Dr.Chaw Tomar 1743

• Ibn din aɣwaṭi 1826 p26

Mass Ḥawwac ɛebd Reḥman

(Ṛebbi ad t-yeṛḥem)

(بتصرف) s urni

بقلم بامون عيسى‎

At iɛuban

grilloir cafe 2ⴰⵜ ⵉⵄⵓⴱⴰⵏ

Ismawen i ɣer-neɣ iles-nneɣ n tumẓabt samman si-s(seg-s) imezwaren-nneɣ iɣerman-nsen d iɣulad-nsen d tjemmi-nsen bac mi ten-nebder ad nessen asnen taṛwa-nneɣ batta d afsu-nsen qqaren-as (la toponymie) neɣ (علم دراسة اسماء الامكنة) s taɛrabt.

Dessat maɣa ad ssiwleɣ f (ɣef) awen ismawen qqaren-aneɣ midden “at iɛuban” “at iɣirsan” “at mẓab” batta d afsu n ac yigg(yiggen) n awen ismawen.

zzar batta d “at iɛuban” mi nessiwel f (ɣef) igg (iggen) ad nini “ug ɛuban” ama batta nessiwel f (ɣef) mennaw ad nini “at iɛuban” ayen d ininni n waɛban ama aɛban ayen d aḥuli n ḍḍuft i teqqnen irǧazen bakri yettili yeddi yeẓẓa yizi bessi tazeǧret-s addan si-s (seg-s) d uqun am manci nniɣ ayen d aḥuli i teqqnen “Infusiyen” (at nafusa) “Libiyan” ɣel wass-u nettusamma ɣer-s amaɣer imezwar-nneɣ ttuɣen ẓaṭṭen-t tteqqnen-t ufuɣ-nsen ɣel weɣlad tadnen si-s (seg-s) tessun-t i yiḍas ayen d wuni d “aɛban”

ttuɣen ula “d Ruman” ttiṛḍen-t bbin-t s ɣer-neɣ lmeden-t s “imaziɣen” qqaren-as ula d ana “le pany” ctayen ula d ana “pany” “p” d “b” d iggen yerwaz-d i wana “aɛban” yucu dex s tuggamant “pon” i llan d taǧḍat n waɛban ama aḥuli i teqqnen iɛezzaben-nneɣ qqaren-as “aḥuli aɣrizi” amaɣer yettas-d yettuẓeṭ “aɣriz” igg(iggen) uɣerm yidi-s n “Mɛasker” yettili yefsus (yexfif) ul yeddi yuɣleb ama d aḥuli i tteqqen tameṭṭut-nneɣ ass-u d “aḥuli n Gafṣa” “Tunis” yili yettuẓeṭ ula dani uhu gaɛ d ḍḍuft yettili meɣlut ama aɛban i nettusamma ɣer-s ul d-yeqqim la aẓeṭṭa-s wala uqun-s s wanni yella yizi tazeǧrat neqqar ula d ana i ḥed ittalin i huggan iɣulad d war cɣal mebla taḍfi neqqar ḥad-nni yella yeffal aɛban ayen d ana yella (yetkeyyel iɣulad)

bekri yettuɣ uɛban yettubecca ammas n rrammet n wumdan i wexdam saɣa ad it-tubec yettaǧǧa aɛebbun an wenni i taǧǧa timelḥaft n tmeṭṭut neɣ ticbart n werǧaz mi ttubeccen “aɛebbun” ayen d ljib n yidmaren n at bekri ctayen ula d ana aɛebbun yeffeɣ-d s wana aɛban ula d uqun yella wasi s yimaziɣen yeqqar-as “aben” i wcin aɛban d uɛebbun ula d “tbanit” ttwaqqan bac ul txugweḍ

ɣer-neɣ dex “awebben” i llan uqun n ḥad yessuǧum i ḥad waḍiḍen yeqqen ɛma-s(yid-s) ad mlagan w’as-d-yusi (ul as-d-yusi) ad d-ini iwebben-yi ayen d ana yeqqan-yi ssuǧumeɣ-as.

ɣer-neɣ dex ayṛiḍ igget lmeḥḥemet n tbejna neqqar-as “tbaniqt” amaɣer ula d nettaha twaqqan tabejna ɣel wecṛum n tmeṭṭut tjerru si-s(sig-s) ẓaw-s tḥeḍḍat mi yili yebzej teffeɣ-d s usired neɣ s waman i ḥman.

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

At iɣirsan

grilloir cafe 2ⴰⵜ ⵉⵖⵉⵔⵙⴰⵏ

uhu “at iɣersan” amaɣer “iɣers” d laɛgab “حثالة , بقايا” n westu d anni tqimen s westu i neffal,i nẓeṭṭ mi yecmer uẓeṭṭa-nneɣ mi niwaḍ tasefrest.

Ama “iɣers” neɣ “iɣersan” ayen d jaluz n wastu ayen d tinelwin ayen d iɣersan i tqiman-d deffer maɣa ad nenqed aẓeṭṭa-nneɣ nniɣ ya dex belli neqqar ula d ana “Ṛebbi as-yuc tiyti i yiɣers i sxugwaḍen” iziɣ ula neccnin aɣen-yuc tiyti axaṭer d iɣersan iziɣ ul igemmen ad nettusamma s jaluz i tqimen s uẓeṭṭa mi yecmer yenqeḍ uẓeṭṭa-nneɣ ayen d anni i tqimen itwaṭṭaf s tsefrest.

S at imaṛ-u yella wasi yettḍabbeɛ-t d aḍebbeɛ (iɣersan) ul ileḥḥi ula d alḥa i wuqun-nsen d waja si-sen (seg-sen) iggen uẓeṭṭa waḍiḍen ,ama bekri tqiman-t-as tiwessarin cersen-t igg(iggen) ɣel wiḍiḍen ẓeṭṭen si-s (seg-s) igget taziret n ameẓẓanen neɣ igg n usammaṛu i wazuɣ(suq) at bekri ɛemṛi ul ḍebbɛen cra lexxer ad nettusamma ɣel westu neɣ wulman dex hami nettusamma ɣel cra xedmen-t neɣ ẓeṭṭen-t d tisednan-nneɣ iziɣ ana i llan d almendad “at iɣirsan” ayen d tirest taẓeǧrart(taẓeǧṛaṛt)

i ɣer-neɣ dani iɣzer n weɣlan n seẓẓ n tmeṛwin(60) n yiɣallen d ujar ,nettusamma ɣer-sent amaɣer d necnin imezwar i d-nesseɣẓu d irǧazen-nneɣ imezwar-nneɣ netnin ḥfaren-ten

wa’ɣen yezzar ḥad timura-y-u neɣ ula timura n tmeddurt-u i d-yesselfa ujellid ameqran wa’ɣen yezzar ḥah aseɣẓu n awen ijiman (Des milliers) n tirsin igget fidis n tiḍiḍat

mennect n tecṛumin i d-qqimen buḍ-nsent telli ɣer-sen tirest-nni zeddiɣ ul tiwiḍ aman zeddiɣ ul yeqdi aseɣzu-s

batta netwasmma f awen tirsin d iggen cna d azeɛluk yizi amaɣer d irǧazen s yiɣellen-nsen s tezmert-nsen s tyetti-nsen neǧmen seɣẓun ayen yijiman n tersin aren-d awen tamurt-u ayulu d tadalit .

ctayen nẓun, nettwasamma ɣel wayen ixedman tisednan-nneɣ ayen « at iɛuban » nettusamma dex ɣel wanni iseɣẓun irǧazen-nneɣ ayen d tirsin tiẓeǧrarin ayen « at iɣirsan » necnin d at tirsin uhu d at jaluz i tqiman s uẓeṭṭa.

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

At isǧen

grilloir cafe 2Ismawen n yiɣerman

ⴰⵜ ⵉⵣⵊⴻⵏ

“At isǧen” uhu d ana “abni w skan” an manc sxerwicen midden-nneɣ neɣ taṛawa-nneɣ nniɣ ya belli nexs walu arra n yismawen-nneɣ ɣel wiwal n taɛrabt ,iwamen i ǧǧin nec i samman imezwaren-nneɣ ,dex uhu d ana “At wezǧen” “At wezǧen n webrid” amaɣer usind azǧen n webrid jar “tɣerdayt” d “At bunur” ula d ana-yu d asxerwec.

“At” ayen d “ana midden n” neɣ “ininni n” neɣ “taṛwa n” ctayen awen “At” neḍṛen-t d almendad ɣel taɛrabt “ben” ama “sǧen” “zǧen” an wana “mlikeč” yedwel-d “mlika”

“At isǧen” leṣl-ess “At isgen” s “g” wuni uhu d aɛrak ayen d ammen amaɣer “g” i duwwel-d “ǧ” iles-nneɣ d mennaw id wana ctayen neqqar “deǧǧiḍ” batta nessiwel f (ɣef) cra yetwaǧǧ di (deg) yiḍ ama netta “deg yiḍ” “ di yiḍ” “g” yedwel-d “ǧ” nini neqqar “diǧǧiḍ” ayen d ammen uhu d aɛrak ctayen dex “At warejlen” qqaren ɣel wass-u “deg iḍ” dex mi nexs ad nini “iggen” ama netta yuɣleb n Imaziɣen qqaren “ iǧǧ” iziɣ maɛlic ad nini “At isǧen” amcan n wana “At isgen” awen “isgen” d batta ?

“Isgen” an “Mlikeč” d igget teddart tazeɛlukt al tizi d Imaziɣen id baba-s s wanni llan di yuɣlub takkurrez ɣef-sen tamuṛt d terḍunt yili yegmen ad ẓunen bac ad bersen f uɣṛum ,yella dex ula d imenɣan ,ul ẓunen f tiččelt igget ,di mennaw teččal, dac tnada teẓwa ɣel igget tma taddart-u qqaren-as “Segniya” d Imaziɣen d mummu n Yimaziɣen ufiɣ-ten di mennaw imucan tamuṛt n Tmazɣa “ jar Tbatent d Vgayet (Batna-Bijaya) - Ɛin mlila – Sirta (constantine) - Ɛin bayḍa – Tbessa –Tizi ouzou” awen wasa-yu ɣer-s timmaḍ d yijiman n yilan ,maca ttuɣen-t ya timuṛa-yu ɛmarent “Agnunay – Murki – Bukyaw – Tafilalt – Tercin d ujar” d iɣerman nḍan si d-usin “At isgen” d imeǧura n wi i d-usin ɣel tmuṛt i llan di-s imaṛ-u ucin-as isem-nsen i yuɣerm i llan di-s ass-u amaɣer usin-d di yuɣleb ujar n ininni i ten-azzaren timuṛa-y-nni dex tayetti-nsen d uyetli-nsen ujar d ujar s wammen yetwewc-as isem-nsen “At isgen” neqqar ula d ana “yessegni”

Ɣel wass-u ujar n mṛaw n teddart i llant “At isgen” llant dex timuṛa i bderex-ten .

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

At mlicet At mličet

grilloir cafe 2Ismawen n yiɣerman

ⴰⵜ ⵎⵍⵉⵛⴻⵜ

Ass-u ad ssiwleɣ f (ɣef) uɣerm n “At mlicet” as neqqar “Mlika” batta d ana “Mlika” an dima nexs arra n yismawen n iɣerman-nneɣ d mennaw ismawen iḍiḍnin ɣel yiles n teɛrabt « At mlicet » d isem n midden i d-usin ɛemren-t yella ɣer-sen d yijiman n yilan (آلاف الاعوام) qqaren-asen y’awen midden “At mlikeč” “At” ayen d ana “midden n” neɣ “ininni n” neɣ “taṛwa n” dani “At mlikeč” midden n “mlikeč” At mlikeč d igget teddart d igget teɛcirt tazeɛlukt al d tizi n Imaziɣen tella di (deg) yuɣlub n yimucan n Tmazɣa .

Ẓunen midden n ayen teɛcirt tazeɛlukt amaɣer ilin di (deg) yuɣlub neɣ ẓunen s yimenɣan fel jal n weɣṛum d wudur an ma yella ḥed waḍiḍen ayulu timuṛa n awen tmeddurt ul d-usin ayulu ɣer awen tmuṛa-yu ufiɣ-ten di (deg) yuɣlub iɣerman d lḥumat ,llan ɣel wass-u ayulu n tmuṛa i nḍent f uwrir azeɛluk i seqqaren « Djeṛjṛa »llan dex lhumAt n « Setif –lburj – Aqbu – Tubirt(bouira) – draɛ lmizan(tizi ouzou) – bgayet (bijaya) » ufiɣ dex di awen “At mlikeč” ɣer-sen mennaw teddar illan-t ɣel wass-u “At mlicet” imenɣan d uẓuni n midden llan si (seg) taṛwa n baba-nneɣ amezwar ,midden tmenɣan ,tẓunan bac ad ɛemṛen-t awen tmuṛa-yu ɛma wammu tkellben f uɣṛum , nella nɛezzem adlis(aḍlis) n uyuc yenna-y-aneɣ di-s (deg-s) belli “sen si teṛwa n baba-nneɣ amezwar mmenɣen yenna yenɣ igg (iggen) waḍiḍen” .

Si d-usin “At mlikeč” ɣel tmuṛa-yu ɣer-sen yuɣleb n yijimen am manci nniɣ (ijiman n yilan) si d-usin ,timuṛa-yu ttuɣen-t ya ɛmeṛen-t ula d mani yella di-s “At mlicat” ass-u yettuɣ ya di-s midden dessAt-nsen ama netnin usin-d d imeǧura, ama netta usin-d di yuɣlub neɣ iwin-d ɛma-sen (yid) yuɣlub n uyetli s wammen yebbi uwrir i yellan di-s isem-nsen ad iniɣ alseɣ belli timuṛa-yu i nella di-sent ayulu n yiɣerman-nneɣ ttuɣen-t ya ɛamrAt si jar “tam tmeṛwin n yijimen al tmiḍi s sennet tmeṛwin n yilan”

( 80 -120الف عام قبل ميلاد المسيح ).

Timuṛa-yu ttuɣen-t ɛamrAt ya ammu dessAt maɣa ad yellal aser n uyuc ɛisa n marima azul ɣef-s d mamma-s .ayen d anni s qqaren (Palaeolithic) (العصر الحجري القديم) uhu an manci sxerwicen midden-nneɣ uhu “ɣir ajim n yilan” ana-yu d asxerwec .ad yeqqim maɛlic ad nini “At mlicat” amcan n wana “ At mlikeč” amaɣer mennaw isemawen mi kebren yettili di-sen aḍṛan n usekkil neɣ sen .

Iziɣ s mani i d-yusu wana “mlika” “M” d “L” d “K” ctayen ay caṛḍin lan di isem amezwar “mlikeč” twabbi ssa nili neqqar “mlika”

Ama “At mlikeč” i d-tedwel “At mličet” ɣer-neɣ yuɣleb tiwalin iḍaṛen “K” ɣel “c” an wana “kuz” yedwel-d d “čuz” , “ kemmed ” “ čemmed ” , “ d kel ” “ d čel ” , “ameddukel” “ameddučel”.

Inzan f “At mlicet” "امثال"

1. “S mani as tuli-d ( teẓwid) y At mlicAt ,gaɛ d tagergubt (lɛegbet)”

2. “Ḥad-nni isel aṭṭan At mlicet , yessu-y-as"

3. “Aṣemmeṛ d umlicet”

Mass Ḥawwac Abd Reḥman

(Ṛebbi at yeṛḥem)

بقلم بامون عيسى‎

At Mzab Société Amazighe d’Algérie

Icon 08

At Mzab, Une Société Amazighe d’Algérie A l’Epreuve des Temps

Prologue

Les At Mzab[1] (avec un z emphatisé) qui appartiennent au monde amazighe, est une civilisation très ancienne. Les témoignages de cette civilisation remontent aux périodes préhistoriques. De son histoire, les At Mzab possèdent une architecture traditionnelle de renommée universelle. Le Mzab est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982, ses palmeraies et ses systèmes d’irrigation qui reflètent toute une technicité, sa fameuse tapisserie, son organisation sociale ont pu garder et propulser cette société oasienne au cours des douze derniers siècles.

Ce papier et d’ordre informationnel. Il montrera aussi de manière succincte les relations qui peuvent exister entre une nature inhospitalière et une société amazighe encore profondément attachée à ses valeurs, mais qu'on aurait tort de croire immuable, où la langue amazighe forme l’indispensable socle de son existence, où la religion est gestuellement appliquée, mais infiniment plus profonde qu'on ne l'imagine souvent, où les jeunes générations sont appelées à bien vivre dans le monde de l’humanité qui avance à une vitesse vertigineuse, mais où les leçons du passé doivent bien s'apprendre et servir.

Des sites préhistoriques datant du Paléolithique ont été repérés dans la région, et des indices décrivent la présence de communautés primaires troglodytes dont l'habitat est creusé à même la roche calcaire des collines. Les signes alphabétiques libyco-berbères, quant à eux, sont attestés un peu partout au Mzab. Cependant un énorme travail d’exploration, de repérage, de collecte et de déchiffrement reste à faire pour en connaître la teneur. Si les quelques dizaines cités mortes du Mzab témoignent d'une présence amazighe antérieure à l'avènement de l'ibadhisme, le rite ibadhite, en faisant partie des écoles de la jurisprudence musulmane, s'était propagée dans la région, il y a mil ans. Il n’en demeure pas moins que les connaissances portant sur les premières peuplades qui avaient vécues dans cette région avant son islamisation, demeurent encore très limitées.

Références bibliographiques

· Brahim CHERIFI, 2003. Université de PARIS III VINCENNES-SAINT-DENIS, Thèse pour le doctorat d’anthropologie. « Etude d’Anthropologie Historique et Culturelle sur le Mzab ».

· Joël ABONNEAU, 1983. Université de PARIS I (Panthéon Sorbonne), Thèse pour le doctorat de 3ème Cycle en Art et Archéologie. « PREHISTOIRE DU M’ZAB (ALGERIE – WILAYA DE LAGHOUAT ».

· IZMULEN, Yennar 2951 (2001). Revue de l’Association Culturelle BERGAN, Numéro 01.

· Brahim BENYOUCEF, 1986. Entreprise Nationale du Livre –ALGER, LE M’ZAB : les pratiques de l’espace.

· Djilali SARI, 2003. Editions ANEP, LE M’ZAB : Une création ex-nihilo en harmonie avec les principes égalitaires de ses créateurs.

· A. RAVEREAU, 1981. Editions Sindbad, Paris, Le M’Zab, une leçon d’architecture.

· A. IBN KHELDOUN, Traduction de Slane, Paris, Geuthner, 1934, 4 Vol, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes en Afrique septentrionale.

 

 

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[1] La forme phonétique « At Mzab », qui, dans un ancien processus d’arabisation, est véhiculée par l’élite arabisante sous formes de « Beni Mzab/Mozab/Mizab/Mosâab », se compose de trois tranches : « At + M + Zab ». En bref, selon les données historiques et linguistiques que l’on n’a pas le temps d’en discuter ici, la deuxième tranche « M » devrait découler de « N » qui, en langue amazighe, est une préposition d’appartenance. La tradition orale chez les imuhaq perpétue à ce jour la prononciation « N Zab ». Le phénomène d’altération de « N » en « M » est un fait attesté en tamazight. Il est utile d’évoquer que l’anthroponyme At N Zab est en soi-même un document historique, révélateur d'un ensemble de données utiles aux chercheurs.

Par Hammou DABOUZ

 

PUBLIÉ PAR NAT MZAB

Aγrum n ufa

c 7Iggen cṛa dima yettqimad lbal gaɛ mennect i netta meẓẓi, gaɛ mennect i netta tameddurt n bekri, gaɛ mennect i’γentebbi lḥaḍaret n imaṛu s ibessiwens ittbaṛagen… Cṛayu ayen d amudi n weγrum n ufa, surtout batta yettumud lγabet f yisγaren! ul ykeffi ayen aγ’ad iniγ γefs dani ula batta uriγ d iwriren n lektub! ul keffinet dex ttṣawer… Ad tekfa balakc rriḥet igget i wasi yelluẓ astesiǧur rrigs ami llanet tira d ttṣawer sɛeggabent rrwayeḥ!… taṛwa tazdadt texsit, lwacul xsent, izeɛlak xsent, id bab n lɛumuṛ ameqwran xsent. Agellil yexsit, ameṛkanti yexsit, wi ɛezmen d wa u’neɛzim yexsit... Aγrum n ufa yessemlaga midden f lxir… wi texsed ucas aγrum n ufa!

Banuḥ n At Ḥemmi Nuḥ, At izjen, Mayyu 2012.

Ben Isguen At Izgen

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Ben Isguen  At Izgen 

ⴰⵜ ⵉⵣⵊⴻⵏ

Beni Isguen dont le nom signifie « Les fils de ceux qui détiennent la foi », fut fondée en 1347.

C’est la ville sainte par excellence et la gardienne des traditions. Elle est entourée de remparts percés de trois portes qui, jusqu’à très récemment, étaient fermées la nuit. Les coutumes y sont rigoureuses et une grande correction y est exigée.

La tour de Beni Isguen

La visite de Beni Isguen mène le long de ruelles de plus en plus étroites jusqu’à la mosquée puis à une terrasse surmontée d’une tour qui, selon les propos relatés de génération en génération, aurait était bâtie en un jour. Cette tour fait office de tour de guet.

Une fois en haut de cette tour le panorama est exceptionnel et on découvre depuis ce point de vue presque toute la vallée du Mzab.

La vente à la criée

Depuis des siècles, une pittoresque vente à la criée a lieu en fin d’après-midi. Les habitants viennent vendre les objets qui ont fait leur temps au foyer. Une tradition ancestrale à ne pas manquer lors de votre visite !

La palmeraie

La ville de Beni Isguen est côtoyée par sa palmeraie qui s’étend sur 3 kilomètres et où il est agréable de se promener pendant la période des fortes chaleurs.

Endroits à visiter à Beni Isguen :

Vieux Ksar

Tour Boulila

Marché de la vente à la criée

 

 

GHARDAIA TOURISME

 

Bergan Beryan Berigan

Bergan Beryan Berigan

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A propos de Bergan/Beryan, je te fournis ma première réflexion que je n’ai pas encore bien développé. Elle nécessetera un approfondissement…

Bergan était d’après les documents historiques les plus anciens, mais aussi selon la tradition sociale, une cité renommée pour ses activités artisanales, notamment dans le domaine du métier à tisser et le tissage des tentes tout particulièrement. En effet, l’hypothèse Berriane (Bir « puits » + Riane « nom d’un personnage inexistant ») est inadmissible, cela pour les raisons suivantes :

 La base « Bir » (puits) entrant dans la composition de ce toponyme n’existe nulle part dans le sud algérien. On emploie plutôt la base toponymique « Ḥasi (Hassi) » qui entre dans la composition d’un bon nombre de toponymes. On peut citer entre autres Hassi R’Mel, Hassi Dellaεa, Hassi Settafa, Hassi Messaoud, Hassi Lefḥel. Cela est dû à des considérationss propres au climat saharien. D’un autre côté, le nom Riane est totalement méconnu de la population, et l’on atteste aucune tribu qui porte ce supposé anthroponyme Riane, ni même pas un nom de famille ou d’individu (prénom).

 En citant les anciens documents, je puis faire remarquer que les formes qui furent véhuculées par les auteurs et chroniqueurs sont « Birigan/Berigan » (Shaler), Berygan (Shaw). A titre d’exemple, dans son ouvrage traduit de l’Anglois : VOYAGE DE MONSR. SHAW, M.D. DANS PLUSIEURS PROVINCES DE LA BARBARIE ET DU LEVANT, Tome premier, l’auteur Shaw, en passant par la région du Mzab, avait au dix-huitième siècle de l’ère grégorienne cité la cité de Berriane en disant : « Berygan qui, après Gardeiah, est la plus confédérable Dashkrah… ». Ceci va dans le sens de confirmer la prononciation par At Mẓab de ce toponyme avec un /g/ plutôt qu’un /y/. Pour dire Beryan, on prononçait Bergan.

 Par l’ancienne génération (notamment les vieilles femmes), le terme abergan, c’est-à-dire zaf n ulƔem « le poile de chameau » est bien connu. Son féminin se réalise tabergant  (= tḍuft n ulƔem teεeslit). Je dirais qu’en outre, l’ancienne génération de At Bunur, en désignant les habitants de Berriane, prononçait bien At Ibergan au lieu de At Beryan et ce, en guise de nommer les gens qui habitent cette ville. On dit par exemple TaƔerdayt pour indiquer en Tumẓabt la ville de Ghardaia, et At TƔerdayt pour désigner les habitants de cette dernière.

 Dans le cadre de la littérature traditionnelle locale, je garde le souvenir d’un ancien poème en Tumẓabt où l’on cite textuellement la forme « Beryan ». Je ne risque pas de me tromper en confirmant que pendant une étape historique la forme « Beryan » fut d’un usage populaire. Et là le parallélisme avec l’autre forme diachroniquement antérieure « Bergan » est frappant. Le rapport Bergan/Beryan est hors de doute. Il est en effet remarquable et demanderait en conséquence à être expliquée.

 Bergan d’où découle la forme toponymique diachroniquement postérieure Beryan (évolution phonétique de /g/ > /y/ attestée dans la variante amazighe du Mẓab), est le singulier de Ibergan. Attention ! Bergan, comme certains gens le pensent, ne provient pas de berkan/aberkan « noir ». La différence entre /g/ et /k/ est capitale.

 En bref, au plan lexico-sémantique, Bergan renvoie au sens de « tente en poils (de chameau) ». Ce même terme bergen est attesté chez les Imuhaq (les Touaregs) sous forme de abergen (plur. Ibergenen). Il véhicule le même sens de « tente en poils ». J’ai rencontré par ailleurs chez les Touaregs le terme tagent « tente » en rapport lexical avec bergan. Il s’agit de mot de souche linguistique amazighes issu de la racine amazighe /GN/ « dormir ».

 Pour ne pas clore le débat, le toponyme Beryan nécessite des analyses aux divers plans linguistique, historique, géographique, … et anthropologique en s’appuyant sur les buts et les techniques de la toponymie.



Hammou Dabouz

Berriane Bergan

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Berriane Bergan

ⴱⴻⵔⴳⴰⵏ

Berriane fut fondée en 1690 sur l’oued Bir, affluent de l’oued N’sa, à 45 km au Nord de Ghardaia, par deux fractions chassées de cette dernière ville.

L’oasis de Berriane est florissante avec 45.000 palmiers. L’eau est assez peu abondante mais la terre est très fertile et les jardins sont bien entretenus.

 

GHARDAIA TOURISME

Bienvenu au Mzab

Icon 08Le M’Zab

Soyez le bienvenu au Mab, terre de l’originalité et l’espoir vivace, terre de la verdure et la beauté dissimulée derrière les dunes.

Vous trouverez dans AtMzab.net tout sur Ghardaïa : Histoire contemporaine et perspectives.

« Mab d’Algérie » est une expérience humaine dans ses différentes dimensions, un amour célébré entre un homme endurant et une nature hostile.

Vous trouverez également tous les chiffres et toutes les statistiques susceptibles de vous être utile pour des études sur la région ou la visiter.

Vous êtes au Mab, vous êtes à Ghardaïa.

 

Traduit par Mr Hassan Abousseddik