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bibliographie Urbanisme de Mzab

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Mzab et Urbanisme Quelques références bibliographiques

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Tour de Zelliga

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Tour de Zelliga

Inside ''Zelliga'', the mighty watch tower and fortress. Beni Isguen. Mzab valley...

Anciennes Serrure et clé

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Anciennes Serrure et clé

Tnast d W Annas

Anciennes Serrure et clé en bois, vallée du Mzab

Old wooden Lock and key from Mzab Valley

مفتاح وقفل خشبيان قديمان، واد مزاب.

André Chevrillon

Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige(1)

 

grilloir cafe 2André Chevrillon – Académie Française

De nombreux écrivains, géographes, ethnologues, architectes, explorateurs… ont écrit sur le Mzab.

Nous vous proposons quelques extraits de ces témoignages d’une grande valeur. Certains écrits datent du XIXème Siècle et témoignent de ce qu’était le Mzab autrefois.

A la lecture de ces récits anciens, nous sommes surpris par la similitude entre les temps passés et le Mzab actuel.

Malgré le progrès et le développement, le Mzab a su préserver ses particularités et son authenticité.

 

André Chevrillon:

Les puritains du désert – André CHEVRILLON, membre de l’Académie Française. Librairie Plon 1927. 272 pages.

Récit d’un voyage qui mena André Chevillon à Ghardaia au début du 20ème Siècle. Les descriptions, très détaillées, sont pour la plupart toujours d’actualité :

« Courts et replets, la plupart, bien vêtus, drapés de haïks, de mousselines immaculées, ils (les mozabites) ont des airs de sagesse rassise et confortable. (…) Mais que de richesses, quelle diversité d’étalages, au souk de Ghardaia ! Qui aurait cru que, du désert, peuvent sortir tant de choses désirables ? D’abord, par terre, parmi les chameaux déchargés, les marchandises de poids : ballots de laine, couffins de grains, fagots de r’tem qui sert de combustible, pains de sel vierge, venus de Ouargla. Mais surtout (par terre, toujours sur la poudre du sol) mille humbles assortiments : des gousses rouges de piments, les cailloux résineux du benjoin, du henné en paquets d’herbe sèche, – et tous ces petits tas précieusement rangés, de brindilles, épluchures, dont mon compagnon mzabite me dit l’usage : du bois d’aloês pour le parfum, de l’écorce de noyer pour le tan, des coques de grenades pour la teinture. Et tant de roses pastèques, tant d’oranges ! »

 

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(1) ghardaia tourisme

André Ravereau

Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige(1)

 

grilloir cafe 2André Ravereau – Architecte

De nombreux écrivains, géographes, ethnologues, architectes, explorateurs… ont écrit sur le Mzab.

Nous vous proposons quelques extraits de ces témoignages d’une grande valeur. Certains écrits datent du XIXème Siècle et témoignent de ce qu’était le Mzab autrefois.

A la lecture de ces récits anciens, nous sommes surpris par la similitude entre les temps passés et le Mzab actuel.

Malgré le progrès et le développement, le Mzab a su préserver ses particularités et son authenticité.

 

André Ravereau:

André Ravereau est certainement l’un des architectes qui a le plus étudié l’architecture du Mzab.

Dans son ouvrage de référence « Le Mzab, une leçon d’architecture », il présente nombre de croquis et photos qui sont le fruit de ses travaux de recherche sur place.

« Une architecture bonne, c’est à dire répondant au mieux aux besoins et au milieu physique – même construite avec les plus extrêmes simplicité et économie -, peut être belle. Et si elle est belle, elle peut également être prestigieuse, sans intention de l’être. Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige. »

 

 

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(1) ghardaia tourisme

Architecture du mzab

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اIl y a cinq qsur, « villages fortifiés » (ksour), localisés sur un affleurement rocheux le long de l'Wed Mzab et collectivement connus comme la Pentapolis. Ce sont Ghardaïa (« Tagherdayt »), principal village aujourd'hui, Beni Isguen (« Isjen »), Melika (« Mlishet »), Bounoura (« Bunur ») et El-Ateuf (« Tajnint »). En y ajoutant les plus récentes cités de Bérianne et El Guerara, le Mzab Heptapolis est au complet.

La combinaison d'un fonctionnement puritain de la foi ibadite avec la façon de vivre des oasis a conduit à une organisation stricte du territoire. Chaque citadelle était une sorte de forteresse-mosquée, dont le minaret servait de tour de garde. Des maisons de taille et de type standards ont été construites en cercles concentriques autour de la mosquée. L'architecture des colonies mozabites a été dédiée à une égale vie communautaire, avec le respect de l'intimité familiale. Les constructions du Mzab sont de style Libyen-phéniciens, plus spécifiquement berbère et a été répliqué dans d'autres parties du Sahara15. En été, les mozabites migrent dans des « citadelles d'été », centrées autour d'oasis de palmiers. C'est l'un des groupes majeurs d'oasis du désert Saharien, bordé par des contrées arides nommées chebka, traversées par des lits de rivières asséchées. La vallée du Mzab fait partie du patrimoine mondial16 depuis 1982, comme un exemple intact d'habitat humain traditionnel parfaitement adapté à l'environnement.

wikipedia

 

Courge blanche et melon

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Courge blanche et melon

Courge blanche et melon du M'zab

White squash and melon - M'zab – à aɣlad n iɣammayen, taɣerdayt.

amlun d tmisa n weɣlan.

Edifices défensifs

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Chaque ksar, dispose d'un système défensif qui le distingue. En plus du célèbre rempart de Béni Isguène, qui constitue le premier monument classé au Mzab, nous citerons le front du ksar de Bounoura et le rempart de Ghardaïa. Il y a aussi les tours de gué enguirlandées, tout au long de la vallée, dans l'environnement des ksars et de la palmeraie, y compris  les fameuses portes d'entrée des cités. L'ensemble, constitue avec le minaret de la mosquée un système défensif intégré.

L’étape qui suit l’élection de l’emplacement de la cité, est celle qui consiste à établir le tracé de ses remparts. Ces derniers sont intercalés de portes d’entrée et de tours. Les remparts préfiguraient les contours de la ville. Jadis, les maisons remparts constituaient, partiellement, un élément de ces infrastructures de défense

    Les cités sont protégées par des remparts ; ou des maisons remparts, ainsi que par des tours de guet et de défense .L’enceinte était percée de portes surveillées en forme de bordj (tours) percés, constituant le point d’aboutissement des rues(1).

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Le front de At Bounour(2)

Localisé dans la partie ouest du ksar de Bounoura. Il se présente sous forme d'une ceinture de maisons remparts perchées sur une roche dominant l'oued M'Zab sur la partie ouest du ksar de Bounoura. Il se présente comme une sorte de défonce naturelle.

 Les habitations forment des maisons remparts juchées sur un énorme rocher taillé par l'oued,les murs extérieurs des maisons sont percés de petites ouvertures qui sont tous simplement les fenêtres des habitations , elles sont réduites à l'état de regard car comme dans les autres ksar les maisons prennent leurs lumières et leurs aération du patio central.

 

 

01 OPVM

02 OPVM

Hassan Fathy

Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige(1)

 

grilloir cafe 2Hassan Fathy – Architecte Egyptien

De nombreux écrivains, géographes, ethnologues, architectes, explorateurs… ont écrit sur le Mzab.

Nous vous proposons quelques extraits de ces témoignages d’une grande valeur. Certains écrits datent du XIXème Siècle et témoignent de ce qu’était le Mzab autrefois.

A la lecture de ces récits anciens, nous sommes surpris par la similitude entre les temps passés et le Mzab actuel.

Malgré le progrès et le développement, le Mzab a su préserver ses particularités et son authenticité.

 

Hassan Fathy:

Hassan Fathy, architecte Egyptien (1900-1989), s’est longuement exprimé au sujet de l’architecture mozabite lors d’un entretien donné au Caire.

« Je vous comprends d’admirer l’homme qui a travaillé au Mzab avec ses propres mains. Il a lutté contre les matériaux, les contingences, avec sa culture. C’était un duel avec la matière, et lorsqu’il a résolu son problème : il avait créé la beauté. »

« Prenons un homme du Mzab, il a construit sa maison selon sa quotidienneté. Chaque ligne exprime l’être qui l’a faite. Comme dans un habit à sa taille : dedans il se sent à l’aise, il n’est ni trop grand ni trop serré. »

« Les arcades du Mzab sont faites avec des branches de palmier incorporées ; comme dans le béton, l’armature est cachée. Cela m’intriguait. C’est le premier exemple de cette sorte de construction que j’ai connu. C’est très intéressant car les matériaux locaux donnent une forme et cette forme doit être belle… Cela provient de ce que la forme concilie les forces qui agissent, donnant l’esthétique, la beauté. »

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(1) ghardaia tourisme

Ksar, la palmeraie, et les cimetières

Icon 08Ksar, la palmeraie, et les cimetières 

Chaque ville du Mzab est composée de trois espaces essentiels et différents: le village (églament appelé Ksar), la palmeraie, et les cimetières.

Each city in the Mzab valley, is made of three main and different areas: the village (also called Ksar), the palm grove, and the cemetery.

Ac iggen s iɣerman n weɣlan yulid f caṛeḍ: aɣerm, elɣabet d lemkaber.

كل مدينة من مدن مزاب مبنية على ثلاثة مساحات أساسية: المدينة، الواحة، والمقبرة.

La maison mozabite

Icon 08La maison mozabite (1)

lamaison (taddert pl. tiddart) se présente extérieurement sous la forme d’une façade nue défoncée de trois ouvertures :

la porte (taurt, pl. tiuira) surmontée d’une lucarne (ullun pl. illunen) et d’un trou carré, à gauche de la porte, par lequel on peut actionner la fermeture (serrure en bois dur à tirette et chevillettes manœuvrées à l’aide d’une clef spéciale). 

 

 

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L’entrée indirecte (imi) comprend un couloir tournant à angle droit sur le patio (ammas) en partie couvert, ne laissant au centre qu’un carré de ciel fermé d’une grille de fer. Ce patio, où, la plupart du temps, se tiennent les femmes, comporte de nombreuses niches murales carrées, un coin cuisine, surmonté d’étagères superposées (maçonnées) pour le rangement des ustensiles de ménage des produits d’usage courant, un autre coin (tahaja) est occupé par le métier à tisser.


Sur ce patio central s’ouvrent, au rez-de-chaussée, plusieurs chambres (tazka, pl. tizkaui) dont l’une, appelée tiziffri ne possède qu’une ouverture béante, elle sert de salle de prière ; les autres pièces sont à usages multiples ; des latrines se trouvent au fond du couloir.

 

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Une cave (baju, pl. ibuja), en sous-sol, est en temps normal destinée à la conservation des denrées telles que les dattes, mais elle offre, en été, un abri appréciable contre les fortes chaleurs à ceux dont les occupations ou les ressources ne permettent pas de disposer d’une résidence d’été dans la palmeraie. 

 

 

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A l’étage, on trouve une galerie d’arcades sur piliers sur deux côtés, déterminant deux portiques (ikumar). Au centre est le patio supérieur percé d’un trou carré et grillé déjà évoqué. Une chambre ouvre sur le patio, elle est dotée d’un réduit toilette (azru uaman) et bordée de latrines. C’est la chambre d’hôte ; une autre pièce donne sur la galerie ; elle sert souvent de réserve à provisions (h’ujerete).  

Des rondins de bois saillants servent de porte-manteaux.

 

 

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La porte d’entrée unique, lourde et massive, s’applique dans un cadre à piédroits supportant un linteau soulagé par un arc de décharge. Elle se compose de planches de palmier assemblées, renforcées d’un bandeau horizontal décoré qui supporte un anneau de fer forgé. Une de ces planches verticales forme gond (ided) par deux appendices saillant en haut et en bas. Côté dos, les planches sont maintenues par trois traverses sculptées de petits triangles ; celle du milieu supporte un anneau métallique (tisel-sel) servant à tirer le battant.

 

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La fermeture (duart, pl. tidduarin) est en bois dur ; on ne peut l’actionner que de l’intérieur, elle se compose d’un tirant et de chevillettes de bois descendant dans des encoches du pène. On ne peut déverrouiller qu’à l’aide d’une clef spéciale, également en bois, munie de petits tenons.

Ces maisons enjambent parfois la rue, se projetant en encorbellements supportés par des consoles maçonnées.

 

 

Icon 08La maison mozabite traditionnelle(2)

plan des etages maison mozabite

Schéma publié dans le magazine documentaire Bibliothèque de Travail – 1991 (d’après un schéma d’André Ravereau ?)

Vue de l’extérieur, les maisons sont disposées en gradins et serrées les unes contre les autres. Leur masse est aérée et allégée par des rangées d’arcades. A l’origine, les peintures des murs aux tons pastels (bleu, vert, ocre…) ne sont pas prévues pour embellir mais pour atténuer la réverbération du soleil.

 

Les matériaux de construction

Les matériaux de construction de la maison sont des matériaux naturels :

 

Le toub

Ce sont des briques d’argile, fabriquées très facilement sur le chantier de construction. Séché au soleil, le toub a une excellente qualité iso thermique.

 

Le timchent

C’est une sorte de plâtre obtenu après quelques heures de cuisson de gypse local. Il sert à faire les joints entre les briques et les pierres. Comme la terre, il peut être manié à la main sans truelle. Lui aussi a des qualités iso thermiques.

 

Le palmier

C’est avec son bois que l’on fabrique des portes et des poutres. Le palmier est l’arbre dont toute partie a son utilité à Ghardaia. Ainsi, le régime de dattes sec et débarrassé de ses fruits est employé pour l’application des enduits sur les murs.

Quel que soit le climat extérieur, la température des pièces de la maison varie très peu grâce aux murs de toub et de timchent. Cette qualité des constructions en terre suscite de plus en plus l’intérêt des architectes modernes.

 

Icon 08Visite intérieure d’une maison

plan interieur maison mozabite

Schéma publié dans le magazine documentaire Bibliothèque de Travail – 1991

Poussons discrètement l’épaisse porte de bois qui ferme l’entrée. D’abord, nous ne verrons pas grand chose parce qu’une chicane dissimule les autres pièces aux regards.

Puis, un couloir débouche dans le tizefrit (salle des femmes) également destiné à certains actes religieux.

Les pièces du rez-de-chaussée (chambre, réserve des vivres…) se répartissent autour d’un espace central, appelé « ouastdar », où l’on cuisine et prend les repas.

Une ouverture, chebek, pratiquée dans son plafond, distribue une lumière douce.

Un étroit escalier de pierre nous conduit au premier étage qui est divisé en plusieurs parties:

– au centre, un espace sans plafond appelé « tirrarghet », lieu de séjour agréable au printemps ou à l’automne ;

– ouvrant sur celui-ci par des arcades, une chambre à plafond, ikomar ;

– le salon, laali, disposant d’entrées indépendantes pour que les invités puissent entrer et sortir sans importuner les femmes de la maison.

Au second étage, une terrasse (plafond des pièces du premier) entoure la maison sur trois côtés : elle est bordée de murs de 1,50 m de hauteur, remparts contre les regards indiscrets. Cette large terrasse sert de chambre à ciel ouvert pour toute la famille pendant les chaudes nuits d’été.

En guise de meubles, des niches sont façonnées dans l’épaisseur des murs. Quelques étagères et le coffre de la mariée peint de fleurs naïves apportent une touche de couleurs qui tranche avec les murs blancs. Les fenêtres sont rares et petites, tant dans un souci de préserver l’intimité de la famille que dans un souci de conserver la fraîcheur de l’intérieur pendant la longue et étouffante période estivale.

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(1) encyclopedie berbere 

(2) ghardaia tourisme

La place du marché

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Elles sont matérialisées par les places de marché (souk) implantées dans les ksars. Chacune de ces places se distingue par des caractéristiques propres. Dans l'ensemble, elles continuent d'assumer le rôle de structuration de l'activité économique qui était le leur depuis leur création. A leur tour, elles ont  été sujettes à de multiples opérations de restauration(1).

Le souk est une place attenante à l’entrée principale. C’est un espace intermédiaire entre l’intérieur et l’extérieur de la cité pour garder sa vocation d’espace de jonction à l’extrémité de la cité, son emplacement évolue en fonction de l’évolution de ses remparts.

Le souk est le centre d’activité de la ville et le centre public par excellence ; lieu d’attraction, de transaction, de bruit, et de rencontres, il se trouve délibérément rejeté à la périphérie de la ville. Sa position relève d’une part de son emploi dans le sens ou l’approvisionnement en marchandises nécessite un accès facile, d’autre part, d’une représentation sociale de l’espace qui sépare l’intime du public comme le sacré du profane.

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La place du marché Tajnint(2)

Elle se situe du côté Nord-est du Ksar. C’est un espace d’échanges conviviaux et de transactions commerciales par le bais de la vente à la criée. Ce marché a une  superficie estimée à 560m² environ, la place du marché est entourée de galeries et d’arcades de différentes tailles et dimensions à l’intérieur desquelles se trouvent des maisons de fraction.

A l’occasion de la célébration du millénaire la place a connu une vaste opération de restauration qui a touché l’ensemble de ses éléments en y apportant les corrections architecturales nécessaires.

    C’est dans cette place où ont eu lieu les festivités commémorant le millénaire de la ville d’El Atteuf et de la vallée du M’Zab en 1996.

 

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La place du marché De Tagherdayt(3)

La place du marché de Ghardaïa appelé « Azghar Ougharme »  qui signifie l’extérieur de la cité, se situe à la périphérie sud-ouest du Ksar. Fréquenté jadis par des commerçants caravaniers venus des territoires lointains,  cette place demeure encore à ce jour le marché le plus important et le plus dynamique de toute la région. Cette place du marché a été fondée vers les années 1884.

De forme rectangulaire avec une surface atteignant environ 3.400 m2  cette place est entourée d’une galerie ‘arcades de différentes formes et dimensions, sous laquelle s’ouvrent des boutiques et des petits commerces.

Les ruelles qui débouchent sur la place du marché ont un rôle économique dans leur partie la plus proche du souk. Autrefois, chaque type d’activité marchande se trouvait dans un secteur délimité et on y trouvait la rue des légumes, la rue des épiciers, la rue des tailleurs, celle des brodeurs, etc…, tandis que la place était ouverte  à la vente des produits venus de l’extérieur comme le sel, les épices, le blé, la laine, le bétail, etc… .

La place du marché comptait par le passé une aire de prière « M’çalla » surélevée et face du coté Ouest. Au milieu de la moitié Nord-Ouest de la place se situe la « Houita » qui est une ligne de grosses pierres enfoncées dans le sol et disposées en un demi-cercle d’environ 5m de rayon. Ces pierres constituaient jadis les sièges de chacun des membres de la « Djemaa » (assemblée de notables du Ksar)  qui s’y installaient pour débattre des affaires de la cité.

En octobre 1997 la place du marché - pour la première fois depuis son existence- une vaste opération de réhabilitation et de restauration  redonnant ainsi à cet espace son vrai visage historique (lieu de rencontres d’échanges et de convivialité).

Cette opération a touché l’ensemble des éléments constituant la place du marché commençant par le traitement des façades corrections architecturales, rétablissement des éléments endommagés, consolidation des poutres et des mures, crépissage, pavage. Le but principal de cette opération étant promotion et la réhabilitation du patrimoine architectural local.

 

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La porte Est de Beni Isguen

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La Porte Est de Beni Isguen

La porte Est de Beni Isguen. C’est l’une des deux entrées principales de la troisième extension du village faite au 19eme siècle.

The Eastern gate of Beni Isguen, one of the two main entrances of the last expansions of the village, which took place in the 19th century.

Imi acerqi n at izjen, d iggen s sen imawen n us-zeɛlek amedjaru n uɣerm illan idṛa alqeṛn fayed mraw-d-tes.

الباب الشرقي لبني يزقن، وهو أحد المدخلين الرئيسيين لآخر توسع للمدينة خلال القرن التاسع عشر........

Le barrage Ighzer N-Tissa

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Un élément structurant et marquant les espaces extra-muros dans le Mẓab

« La base authentique de toute étude sérieuse de l’art architectural est à rechercher dans les œuvres les plus modestes que les peuples ont su produire un peu partout et que les architectes ont rarement remarquées. Ces architectures populaires sont accrochées au sol, elles lui appartiennent, elles sont naturelles, elles épousent leur milieu, elles collent à la vie des gens. » Frank Lloyd Wright.

Le barrage (voir photo. infra) d’Ighzer N-Tissa (1) qui, comme partout dans le Sahara, un ouvrage vital, sert à stocker l’eau des pluies et à retenir l’eau des crues pour une meilleure exploitation hydrique. L’un des rôles principaux d’un barrage réside dans l’alimentation des nappes phréatiques qui, dans le Mẓab, traversent de nos jours une période de sécheresses « Tirmiẓin (2) ».

Ad d-yawi Yuc aman n wenẓar yllan ad sseswen Iğedlawen d ulawen.

Notes :

(1) J’avais par le passé interprété le nom géographique IƔzer N-Tissa (Oued N'Tissa, forme officialisée) comme étant un composé qui peut se traduire par « La Vallée d’Irrigations ». Grâce à un savoir-faire ancestral, cette vallée fut en fait détournée artificiellement à un point de son parcours, cela pour pouvoir arroser en aval une grande partie de la palmeraie située à des niveaux supérieurs au parcours naturel des crues de ladite vallée. Donc, on est bien devant un oued qui, après détournement artificiel, a effectivement un rôle important, celui d’irriguer une bonne partie de la palmeraie d’At Izğen (Beni-Isguen).

(2) Tirmiẓin est un nom féminin au pluriel qui peut se traduire par le sens de « grandes sécheresses ; période de sécheresses ».

hammou dabouz

Les arcades de Ba Mhammed

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Les arcades de Ba Mhammed

Les arcades de Ba Mhammed, un des beaux mausolées funéraires du M’zab (Beni Isguen)

Ba Mhammed arcades, one of the beautiful funeral mausoleums in the Mzab (Beni Isguen)

Ikomaṛ n Ba Mḥammed, d iggen s idlemṣalla ibhan n lemkaber n iɣzer n weɣlan (at izjen)

أقواس، بامحمد، أحد المصليات الجنائزية الجميلة في واد مزاب  بني يزقن.

Les cimetières

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Ils sont localisés à l’extérieur de la cité. Et ils sont nombreux, ils se trouvent  généralement hors des villes du M'zab mais organisés par elles et en fonction d'elles. Le cimetière est un espace intégré constituant une réelle ville des morts. Sa superficie est importante et contient des aires de prière mortuaire, reliés de bâtisses ouvertes à l’air libre, servant de lieu d’adoration de lecture du Coran en particulier en période d’hiver, durant laquelle une rotation pour l’accomplissement de ces rituels et la desserte des offrandes sont institués sur ces aires chaque vendredi.

Chaque quartier du cimetière porte le nom d’une célébrité religieuse ou sociale en générale qui y est enterrée. Le lieu d’enterrement y est déterminé par appartenance familiale, en fonction d’un usage rigoureusement suivie.

 

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Mausolé Chikh sidi brahim

Se localise en contrebas sur le versant sud du ksar. Fondée au 15ème siècle .Ce monument est une Mosquée funéraire et de fraction contiguë au tombeau du cheikh sidi brahim.

    Cette mosquée comprend une salle à demi souterraine. Elle est surmontée d’une petite pièce en demi niveau par  rapport au sol et au plafond de l’ensemble .La grande salle au niveau du sol extérieur est ouverte par des arcades  Sur un coté, et par un large claustra au dessus du tombeau du cheikh sidi brahim. Tout un mur est percé de niches et d’ouvertures en demi-lunes. Des piliers à l’implantation irrégulière portent arcs et liteaux qui supportent la poutraison en tronc de palmier.

    Une terrasse recouvre l’ensemble accessible par un escalier extérieur et ceinturé par un mur d’acrotère qui dessine le périmètre de la mosquée .une aire de prière prolonge la grande salle.

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Mausolé Chikh Baissa-Oualouani (3)

La mosquée est entourée de deux cotés (sud-est et sud-ouest) d'une large aire de prière maçonnée (M'çalla ).

La salle de prière a une forme rectangulaire avec une langueur de 15.50 m et une largeur de 9.00 m, elle est devisée en deux parties, la première comporte des piliers de sections carrée ou rectangulaire portent des arcs qui soutiennent des coupoles, la deuxième partie est postérieure vu sa construction.

Sur la terrasse de l'édifice, apparaissent les séries de coupoles irrégulières et plus ou moins aplaties dont certaines sont à peine esquissées .on avant il y a le Mihreb nettement formalisé, les coupoles ont une hauteur qui dégrade vers le mihreb .des pinacles marquent certains angles de l'édifice.

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Mausolé Chikh Baba-Ouljemma (4)

LOCALISATION : Mosquée de cimetière et de fraction, située au nord du ksar de Ghardaïa, sur une colline dominant le cimetière.

Baba-Oualdjemma c'est l'un des membres fondateurs du ksar de Ghardaïa. la mosquée qui porte son nom est datée du XIV° siècle.

DESCRIPTION : L'accès à la mosquée ce fait à partir d'un long escalier, la mosquée est de forme irrégulière, elle est entourée de tombeaux, se forme d'une seul pièce dont les piliers de sections carrées et rectangulaires portent des arcs qui soutiennent une série de coupoles formant le plancher.

 

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Tombeau et Mausolée Chikh Aissa (5)

Les tombeaux du Cheikh Abou Mahdi Aïssa ben Smaïl, et de ses disciples se situent au Nord du Ksar de Melika, à l’intérieur d’un grand cimetière assimilé à une véritable ville des morts.

Cheikh Sidi Aïssa, venu de la région des hauts plateaux de Ouled Naïl, vers 1500 Il eut de nombreux disciples dans la vallée du M’Zab et d’autres venus de Djerba en Tunisie et de Djabel Naffoussa en Lybie. Il laissa de nombreux écrits dans différents domaines comme le fiqh, la littérature, et autres sciences.

Mélika sa ville d’adoption, lui a gardé fidélité en lui consacrant le privilège  de rehausser ses pierres tombales et celles de ses disciples par leur matérialisation en petites œuvres réalisés en Timchemt (plâtre local). Ces œuvres assimilés à des sculptures surréalistes, offre avec leurs pinacles de différentes hauteurs une image plastique inédite et sans pareil.

 En avant de ces tombeaux s’étale une aire de prière où se rassemblent les habitants de Melika lors des funérailles et de la « Ziyara » ou visite. Celle ci est annuellement organisée au printemps par les « Azzaba »  (conseil des sages), et consiste essentiellement à divulguer l’histoire locale et assurer la perpétuité des connaissances de la mémoire collective.

 la mosquée Sidi Aïssa, située en bordure de cimetière et près de l’enceinte du Ksar, faisait partie intégrante de l’ensemble du paysage architectural de ces lieux, mais malheureusement, elle fût détruite dans les années soixante.

 

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Les palmeraies

Icon 08Les palmeraies(1)

Les palmeraies sont situées à proximité des villes, elles comportent de nombreux ouvrages hydrauliques, barrages d’absorption, galerie souterraine; puits, ruisseaux artificiels ou rigoles (seguia). Ces oasis tendent à devenir de véritables cités d’été .On y construit de plus en plus de maisons pour profiter, à la saison chaude, de la relative fraîcheur que dispense l’ombre des palmiers et de l’eau.

La palmeraie du Mzab est donc plus qu’un jardin d’agrément, elle est le fruit d’un travail difficile, anciennement, les Mozabites ne possédaient aucune habitation fixe dans l’oasis .On n’y rencontrait que quelques tours de guet ou des veilleurs, armés, montaient la garde pour prévenir la population en cas de danger et la faire refluer vers les ksours .Puis, on en vint à construire de simples zraib (huttes en terre) recouvertes de branchage, puis on fit des maisons de torchis et ( donc vers 1880),  les Mozabites ,on y construit des habitations  semblables à celles  de la ville.

Divisées en parcelles de jardins, elles se situent à proximité de chaque ksar, mais sur certains ksars, elles s’étalent longitudinalement pour occuper des distances importantes. Les oasis représentent un ordre architectural et urbanistique intégré. Les passages y sont  étroits, car étant limités par les murs des jardins, construits en terre battue, ils constituent des rigoles servant à desserte des eaux des oueds qui, périodiquement, s’écoulent au Mzab. A la base de ces murs, sont percés des ouvertures normalisées et rigoureusement gérées par un collectif d’amines chargées de la supervision de l’irrigation de la palmeraie.

 

Icon 08La palmeraie, un havre de paix d’une grande fragilité(2)

Les palmeraies sont des lieux très agréables à vivre pendant les mois les plus chauds. La palmeraie offre un paysage aux apparences si naturelles qu’on oublierait qu’elle a été entièrement créée par les hommes. Ces jardins sont la récompense de siècles d’efforts incessants pour domestiquer le désert.

Un ami mozabite vous invitera sûrement à vous reposer quelques instants dans son jardin, au milieu des plantes d’agrément, jasmins, lauriers et rosiers qui mêlent leurs parfums à ceux des orangers ou des amandiers.

Ville d’été

De nombreuses habitations ont été construites dans la palmeraie. L’ensemble constitue la ville d’été qui se retrouve noyée dans une végétation luxuriante. Dans les rues, on marche entre les hauts murs de pierre et de toub ; sur le sol, tapissé de sable, les pas sont silencieux. Ici, d’ailleurs, tout respire le calme et la sérénité.

Les cultures dans la palmeraie

A l’ombre des palmiers dattiers, les Mozabites pratiquent la culture.

De nombreux arbres fruitiers (orangers, citronniers, grenadiers, figuiers…) sont protégés de l’ardeur du soleil par les palmes des palmiers. A leur tour, les arbres fruitiers abritent sous leur feuillage des cultures de céréales et de légumes.

L’irrigation

Les jardins de la palmeraie sont traditionnellement irrigués par des seguias (petits canaux) et des rigoles. La plupart possèdent aussi des bassins qui constituent des réservoirs d’eau afin de subvenir aux besoins d’arrosage et d’irrigation des cultures. Sous le climat saharien, chaque arbre nécessite plusieurs dizaines de litres d’eau par jour.

Le palmier

Le palmier est au M’zab l’arbre par excellence et fait partie du patrimoine et des richesses locales.

Il se prête aux usages les plus divers.

Son tronc fournit :

des poutres pour les toits

des planches pour les portes

des mesures pour les commerces

des mortiers pour écraser le grain

des récipients de toutes sortes

Ses branches (ou djerid) font :

des clôtures

des toitures

des torches

on les utilise pour battre le linge et pour râcler la laine

Les épines servent d’épingles, d’aiguilles, d’alènes et de poinçons.

Avec les feuilles, ou lif, on tresse des nattes des couchettes, des cordes, des entraves, des sacs et des paniers.

La datte

La datte est la panacée. La population s’en nourrit et l’emploie comme onguent pour les plaies et les gerçures, tandis que le noyau concassé est donné aux chèvres, ânes ou chameaux.

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(1) OPVM

(2) ghardaia tourism 

 

Les palmiers à l’intérieur de l’espace urbain

Icon 08Les palmiers à l’intérieur de l’espace urbain

Les palmiers à l’intérieur de l’espace urbain des villes du Mzab servent pour absorber l’eau potable perdue dans des endroits tels que près des puits (sources publiques d’eau) ou dans la mosquée (Eg. à côté de l'endroit dédié à boire de l’eau).

The palm trees inside the villages of the Mzab are used to absorb lost drinkable water from places like next to the wells (public water sources) or in the mosques (Eg. next to dedicated spaces for drinkable water jars).

Tizdayin jaj n iɣerman n weɣlan twadjent bec adeswent aman izɛimen ifessan f idis n tirsin, ammeɣ jaj n tmejdidiwin (takerbust ameɣ imi n tmajdida mani sessen middan amen).

أشجار النخيل داخل مدن مزاب تعمل على امتصاص المياه العذبة الضائعة السائلة في أمكان مثل محيط آبار المياه، أو في المساجد مثل المكان المخصص لشرب الماء.

 

 

Les ruelles

Icon 08

A l’intérieur des villes, la circulation s’effectue à travers des ruelles généralement étroites, elles sont partiellement couvertes parfois, protégeant contre l’ardeur des gelées et des rayons solaires, et permettant une circulation d’air qui adouci la température suivant la nature et la configuration du terrain ; elles sont souvent tortueuses et très en pente.

 En épousant les contours de la colline d’implantation, les ruelles du ksar sont sinueuses au gré du relief.

OPVM

M.Zeys

Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige(1)

 

grilloir cafe 2M. Zeys

De nombreux écrivains, géographes, ethnologues, architectes, explorateurs… ont écrit sur le Mzab.

Nous vous proposons quelques extraits de ces témoignages d’une grande valeur. Certains écrits datent du XIXème Siècle et témoignent de ce qu’était le Mzab autrefois.

A la lecture de ces récits anciens, nous sommes surpris par la similitude entre les temps passés et le Mzab actuel.

Malgré le progrès et le développement, le Mzab a su préserver ses particularités et son authenticité.

 

M. Zeys:

Voyage d’Alger au Mzab – M. Zeys (1887)

« On nous propose une promenade dans les jardins de Ghardaia. Nous acceptons avec empressement. On avance avec peine dans les étroites ruelles, bordées de murs bas, qui divisent l’oasis entre les divers propriétaires ; montés sur nos mules, les branches basses des palmiers fouettent le visage. Partout on entend le grincement strident des poulies car, on peut le dire jour et nuit on arrose et il y a une population entière d’hommes, d’enfants, dont l’unique labeur en ce monde est d’entretenir les dattiers dans les conditions voulues pour qu’ils vivent et prospèrent. On sait qu’un dattier doit avoir les pieds dans l’eau et la tête dans le feu : le soleil ardent du sud se charge de fournir le feu ; l’eau est fourni par le travail incessant de l’homme. »

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(1) ghardaia tourisme

M'Zab leçon d'architecture

Le M'Zab, une leçon d'architecture

Au Sahara, mille ans d’une architecture exemplaire sans architecte ont inspiré une philosophie de la ville à André Ravéreau. Les 117 photographies de Manuelle Roche composent un véritable contrepoint au texte.

Au Sahara, mille ans d’une architecture exemplaire sans architecte ont inspiré une philosophie de la ville à André Ravéreau. Le progrès technique aujourd’hui, dans sa fuite en avant, ne permet plus aux architectes que d’être ses expérimentateurs. Dans ce périlleux exercice, et privés des certitudes anciennes, il nous faut donc redoubler de vigilance pour que l’architecture garde un sens. Une société, autrefois, a été poussée à choisir, en toute connaissance des prouesses techniques et des raffinements décoratifs d’alors, de partir des besoins élémentaires de l’homme, d’étudier les matériaux présents, le climat, et de construire sans ornements, dans la plus stricte et élémentaire logique. Il en est résulté… la grâce ! Cette démarche est un enseignement. "La beauté d’une forme vient des forces conciliées pour la produire. Au M’Zab, les formes concilient toutes les forces, sociales et techniques." Hassan Fathy "Effacez l’artifice, il ne reste que la reconstruction ! Ce qui frappe l’observateur, ici, c’est l’unité générale de caractère. Il n’y a pas deux gestes, que l’on construise le barrage, la mosquée, la maison… Les bâtisseurs ont réduit et épuré toutes les raisons d’influences ou de prestige et choisi des solutions égalitaires — pas de palais au M’Zab —, ils se sont trouvés confrontés aux seuls problèmes de défense et d’environnement." André Ravéreau Les 117 photographies de Manuelle Roche, en noir et en couleurs, comme les 27 figures, ne sont pas ici de simples illustrations. Elles courent en contrepoint du texte. ..

 

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Manuelle Roche

Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige(1)

 

grilloir cafe 2Manuelle Roche

De nombreux écrivains, géographes, ethnologues, architectes, explorateurs… ont écrit sur le Mzab.

Nous vous proposons quelques extraits de ces témoignages d’une grande valeur. Certains écrits datent du XIXème Siècle et témoignent de ce qu’était le Mzab autrefois.

A la lecture de ces récits anciens, nous sommes surpris par la similitude entre les temps passés et le Mzab actuel.

Malgré le progrès et le développement, le Mzab a su préserver ses particularités et son authenticité.

 

Manuelle Roche:

Manuelle Roche (1931-2010), photographe, enseignante à l’Ecole des Beaux Arts d’Alger, compagne d’André Ravereau, auteur de nombreux livres sur l’Algérie et le M’zab et réalisatrice de film et documentaire. Dans la préface rédigée pour le l’ouvrage « Le Mzab, une leçon d’architecture » d’André Ravereau elle écrit :

« La maison mozabite est grande. Elle l’est, d’une part, car les matériaux sont sur place et la main-d’oeuvre est en principe communautaire, donc non rémunérée ; d’autre part, afin d’offrir plusieurs possibilités climatiques selon les heures et les saisons. » 

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(1) ghardaia tourisme

Mzab est prestigieux

Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige(1)

André Ravereau – Architecte

De nombreux écrivains, géographes, ethnologues, architectes, explorateurs… ont écrit sur le Mzab.

Nous vous proposons quelques extraits de ces témoignages d’une grande valeur. Certains écrits datent du XIXème Siècle et témoignent de ce qu’était le Mzab autrefois.

A la lecture de ces récits anciens, nous sommes surpris par la similitude entre les temps passés et le Mzab actuel.

Malgré le progrès et le développement, le Mzab a su préserver ses particularités et son authenticité.

 

grilloir cafe 2Simone de Beauvoir

Dans « La force des choses » Simone de Beauvoir, écrivaine française (1908-1986) décrit son arrivée à Ghardaia en ces termes :

« C’était un tableau cubiste, magnifiquement construit : des rectangles blancs et ocres, bleutés par la lumière s’étageaient en pyramide; à la pointe de la colline était fichée de guingois une terre cuite jaune qu’on aurait crue sortie, géante, extravagante et superbe, des mains de Picasso : la mosquée. Les rues grouillaient de marchands et de marchandises : des carottes, des poireaux, des choux à la peau si brillante et si lisse qu’ils semblaient non des légumes mais des fruits. Gras, la face reposée, les Mozabites avaient l’air bien nourris : la plupart des épiciers d’Algérie étaient originaires du M’zab où ils retournaient après fortune faite. »

grilloir cafe 2Manuelle Roche

Manuelle Roche (1931-2010), photographe, enseignante à l’Ecole des Beaux Arts d’Alger, compagne d’André Ravereau, auteur de nombreux livres sur l’Algérie et le M’zab et réalisatrice de film et documentaire. Dans la préface rédigée pour le l’ouvrage « Le Mzab, une leçon d’architecture » d’André Ravereau elle écrit :

« La maison mozabite est grande. Elle l’est, d’une part, car les matériaux sont sur place et la main-d’oeuvre est en principe communautaire, donc non rémunérée ; d’autre part, afin d’offrir plusieurs possibilités climatiques selon les heures et les saisons. »

 

 

grilloir cafe 2Hassan Fathy – Architecte Egyptien

Hassan Fathy, architecte Egyptien (1900-1989), s’est longuement exprimé au sujet de l’architecture mozabite lors d’un entretien donné au Caire.

« Je vous comprends d’admirer l’homme qui a travaillé au Mzab avec ses propres mains. Il a lutté contre les matériaux, les contingences, avec sa culture. C’était un duel avec la matière, et lorsqu’il a résolu son problème : il avait créé la beauté. »

« Prenons un homme du Mzab, il a construit sa maison selon sa quotidienneté. Chaque ligne exprime l’être qui l’a faite. Comme dans un habit à sa taille : dedans il se sent à l’aise, il n’est ni trop grand ni trop serré. »

« Les arcades du Mzab sont faites avec des branches de palmier incorporées ; comme dans le béton, l’armature est cachée. Cela m’intriguait. C’est le premier exemple de cette sorte de construction que j’ai connu. C’est très intéressant car les matériaux locaux donnent une forme et cette forme doit être belle… Cela provient de ce que la forme concilie les forces qui agissent, donnant l’esthétique, la beauté. »

grilloir cafe 2André Ravereau – Architecte

André Ravereau est certainement l’un des architectes qui a le plus étudié l’architecture du Mzab.

Dans son ouvrage de référence « Le Mzab, une leçon d’architecture », il présente nombre de croquis et photos qui sont le fruit de ses travaux de recherche sur place.

« Une architecture bonne, c’est à dire répondant au mieux aux besoins et au milieu physique – même construite avec les plus extrêmes simplicité et économie -, peut être belle. Et si elle est belle, elle peut également être prestigieuse, sans intention de l’être. Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige. »

 

 

grilloir cafe 2André Chevrillon – Académie Française

Les puritains du désert – André CHEVRILLON, membre de l’Académie Française. Librairie Plon 1927. 272 pages.

Récit d’un voyage qui mena André Chevillon à Ghardaia au début du 20ème Siècle. Les descriptions, très détaillées, sont pour la plupart toujours d’actualité :

« Courts et replets, la plupart, bien vêtus, drapés de haïks, de mousselines immaculées, ils (les mozabites) ont des airs de sagesse rassise et confortable. (…) Mais que de richesses, quelle diversité d’étalages, au souk de Ghardaia ! Qui aurait cru que, du désert, peuvent sortir tant de choses désirables ? D’abord, par terre, parmi les chameaux déchargés, les marchandises de poids : ballots de laine, couffins de grains, fagots de r’tem qui sert de combustible, pains de sel vierge, venus de Ouargla. Mais surtout (par terre, toujours sur la poudre du sol) mille humbles assortiments : des gousses rouges de piments, les cailloux résineux du benjoin, du henné en paquets d’herbe sèche, – et tous ces petits tas précieusement rangés, de brindilles, épluchures, dont mon compagnon mzabite me dit l’usage : du bois d’aloês pour le parfum, de l’écorce de noyer pour le tan, des coques de grenades pour la teinture. Et tant de roses pastèques, tant d’oranges ! »

 

 

M. Zeys

Voyage d’Alger au Mzab – M. Zeys (1887)

« On nous propose une promenade dans les jardins de Ghardaia. Nous acceptons avec empressement. On avance avec peine dans les étroites ruelles, bordées de murs bas, qui divisent l’oasis entre les divers propriétaires ; montés sur nos mules, les branches basses des palmiers fouettent le visage. Partout on entend le grincement strident des poulies car, on peut le dire jour et nuit on arrose et il y a une population entière d’hommes, d’enfants, dont l’unique labeur en ce monde est d’entretenir les dattiers dans les conditions voulues pour qu’ils vivent et prospèrent. On sait qu’un dattier doit avoir les pieds dans l’eau et la tête dans le feu : le soleil ardent du sud se charge de fournir le feu ; l’eau est fourni par le travail incessant de l’homme. »

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(1) ghardaia tourisme

 

 

Mzab irrigation

Icon 08LE SYSTEME TRADITIONNEL DE REPARTITION DES EAUX

LES OUVRAGES HYDRAULIQUES((1):

    Le système de partage des eaux au Mzab repose sur le principe d'exploitation maximale et équitable des eaux de pluie et leur juste répartition dans l'ensemble de la palmeraie. En plus se système comprend des tours et des espaces  qui permettent une surveillance permanente des crues, afin de veiller à la bonne répartition des eaux et d'éviter les éventuels dégâts qui peuvent être provoqués. Ces infrastructures revêtent une importance capitale dans la création des palmeraies du Mzab. Elles continuent à assumer le même rôle dans leur préservation. C'est pour cela qu'en grande partie, ce système d'irrigation s'est vu faire l'objet de restaurations périodiques.

Icon 08LE SYSTEME TRADITIONNEL DE REPARTITION DES EAUX DE CRUES(2):

    La vallée du M’Zab étant un site aride et  désertique où l’eau y est d’une très grande rareté, à contraint les fondateurs de la civilisation ksourienne du M’Zab à entreprendre la réalisation d’un ouvrage hydraulique et ils ont crée un système très efficace pour capter les eaux des crues qui servent à alimenter les puits et la nappe phréatique par des réserves d’eaux pour le domptage des crues de l’oued M’Zab.

    Il se caractérise un système de gestion judicieuse d’une haute précision et d’une extrême rationalité.

    Ce système est constitué de plusieurs digues de retenue d’eau, des puits capteurs d’eau et des ruelles canal et des canaux souterrains qui dirigent l’eau vers les palmeraies.

    Le cheminement de distribution dans les canaux peut aller jusqu'à une distance de trois à quatre kilomètres depuis l’ouvrage de retenu Il est à signaler que cet ouvrage ancestral demeure toujours fonctionnel

    Chaque jardin reçoit exactement la quantité d’eau nécessaire à l’arrosage du nombre de palmiers concernés

    Ce système hydraulique complexe datant du 14ème siècle composé de digues, diguettes, canaux, séguias, tissanbad, rasfates, puits de captage des eaux...etc. est géré depuis sa création par une commission de sages experts, appelés «Oumanas»

 

Icon 08Mzab : irrigation(3).

« C’est avec émotion que nous contemplions l’ensemble édifié au cœur du désert, véritable miracle de la volonté humaine.

Quelle foi devait animer ces hommes qui s’acharnaient à demeurer là, défiant les forces de la nature, imposant la vie à ces terres arides !

A mon avis, ces Berbères austères et opiniâtre, avaient crée quelque chose de plus valable pour l’humanité que les anciens moines ascétiques du Sahara oriental.

N’ont-ils pas fait surgir des rochers et du sable un jardin fantastique un lieu désormais habitable ?

Au point de montrer au monde que lorsque l’intelligence se double, chez l’homme, de vertus spirituelles l’incitant à créer plutôt qu’à méditer, à capter les sources souterraines d’eau plutôt qu’à végéter sur un sol ingrat, le désert lui-même finit par se soumettre à sa loi ».

 

Icon 08L’irrigation et les puits dans le Mzab(4)

L’eau, source de vie

Par leur travail, leur énergie, leur persévérance et leur endurance, les Mozabites ont réussi à transformer en de riantes oasis un sol aride qui semblait destiné à demeurer stérile.

Pour eux, comme pour toutes les populations vivant dans le Sahara, l’eau a une importance vitale.

Il pleut en moyenne dix jours par an dans la région. Une forte pluie de plusieurs heures est nécessaire pour provoquer une crue des oueds et ceci n’arrive qu’une ou deux fois par an, voire une fois tous les deux ou trois ans.

Aussi, les habitants ont-ils tout prévu pour récupérer le maximum du précieux liquide.

Icon 08Le système de partage des eaux et d’irrigation

L’ingénieux système de partage des eaux de crues et d’irrigation des cultures est constitué de différents ouvrages : barrages, digues, rigoles, canaux souterrains…

Ce système, vieux de plus de 7 siècles, est admirable par sa très grande précision et son mode de distribution équitable.

L’irrigation des jardins et en particulier des palmiers de la palmeraie se fait de manière très rationnelle : la quantité d’eau distribuée à chaque parcelle dépend de la quantité des plantations présentes sur cette parcelle.

Des barrages ont été construits sur le cours de plusieurs oueds. Certains alimentent des canaux (parfois souterrains) qui acheminent l’eau jusqu’au coeur des oasis. D’autres canaux retiennent les eaux qui s’infiltrent lentement dans le sous-sol pour rejoindre la nappe phréatique et les puits.

Icon 08Les puits

puits mzabPour aller chercher l’eau, les Mozabites utilisent des puits pouvant atteindre cent mètres de profondeur et ayant coûté près de trente ans de travail à leurs ancêtres.

Une poulie permet de descendre et de remonter le delou (outre en peau de chèvre) attaché à l’extrémité d’un cordage tracé par un animal ; celui-ci, âne ou mulet le plus souvent, va et vient sur une rampe de terre appelée « chemin de l’âne ».

Cette rampe qui est en pente est d’une longueur égale à la profondeur du puits. L’outre est terminée par un tuyau ouvert à l’extrémité duquel est attachée la petite corde qui le maintient relevé et par conséquent fermé pendant que l’outre descend, se remplit d’eau et remonte.

Dès qu’elle reparaît, la petite corde entraîne le tuyau dehors tandis que la plus grande continue à élever le delou. Le tube s’allonge et l’eau s’écoule dans le petit bassin ou asfi, d’où elle passe dans le grand bassin.

Le crissement des poulies anime encore aujourd’hui la palmeraie même si l’ancien système est peu à peu remplacé par des mono-pompes.

Des canaux (ou seguias) établis avec le plus grand soin irriguent les palmeraies.

Dans les jardins se trouvent des conduits (ou tissenbot), dont la section est soigneusement fixée suivant la superficie et la situation du terrain à arroser.

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(1) (2),OPVM

(3) Témoins de l'histoire 

(4) ghardaia tourisme

Oeil de bœuf traditionnel au Mzab

Icon 08Oeil de bœuf traditionnel au Mzab 

Oeil de bœuf traditionnel au Mzab, installé au sol au premier étage servant comme moyen pour voir qui est à la porte, ou, au pire, peut être utiliser comme meurtrière en cas d’attaque.

traditional ox-eye window in the Mzab, set on the ground of first floor as a way to look down whoever at the door step, or at worse, as a murder hole in case of attack.

Ullun n uḍalli, twadja ṭamuṛt n leɛli annej bec wasi illa imi n twurt a ditwaxzer ameɣ betta ibres f tacetmi attenfeɛ i wenɣas (s ukebbi n zit teḥma meɣ s tamṛut). 

فتحة تقليدية للرؤية في منطقة مزاب، تكون على أرضية الطابق الأول، تستعمل من أجل رؤية من بالباب، أو، في حال هجوم على المنزل، يمكن أن تستعمل كفتحة دفاعية (مثل الغزلان الموجودة على الأسوار).

Simone de Beauvoir

Le Mzab est prestigieux sans intention de prestige(1)

 

grilloir cafe 2Simone de Beauvoir

De nombreux écrivains, géographes, ethnologues, architectes, explorateurs… ont écrit sur le Mzab.

Nous vous proposons quelques extraits de ces témoignages d’une grande valeur. Certains écrits datent du XIXème Siècle et témoignent de ce qu’était le Mzab autrefois.

A la lecture de ces récits anciens, nous sommes surpris par la similitude entre les temps passés et le Mzab actuel.

Malgré le progrès et le développement, le Mzab a su préserver ses particularités et son authenticité.

 

Simone de Beauvoir:  

Dans « La force des choses » Simone de Beauvoir, écrivaine française (1908-1986) décrit son arrivée à Ghardaia en ces termes :

« C’était un tableau cubiste, magnifiquement construit : des rectangles blancs et ocres, bleutés par la lumière s’étageaient en pyramide; à la pointe de la colline était fichée de guingois une terre cuite jaune qu’on aurait crue sortie, géante, extravagante et superbe, des mains de Picasso : la mosquée. Les rues grouillaient de marchands et de marchandises : des carottes, des poireaux, des choux à la peau si brillante et si lisse qu’ils semblaient non des légumes mais des fruits. Gras, la face reposée, les Mozabites avaient l’air bien nourris : la plupart des épiciers d’Algérie étaient originaires du M’zab où ils retournaient après fortune faite. »

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(1) ghardaia tourisme

Tafilalet ville écologique

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Tafilalet : première ville écologique dans le désert algérien

Cette éco-ville dans le Sahara est un projet qui remonte à 20 ans dont l’objectif est de faire fleurir le désert, tous les habitants aidant à planter des arbres et recyclant leurs déchets

Tandis que nous nous rendions en voiture au sommet de la colline, un jardin en terrasse entouré de murets de pierre est apparu dans le paysage désertique, électrisé par des touches de fruits orange et jaunes.

Une route goudronnée séparait cette ceinture verte de bâtiments en forme de cube, aux extérieurs teintés des mêmes couleurs pastel et aux ouvertures étroites. La ville que nous avons découverte derrière une impressionnante porte faite de branches de palmiers était si calme qu’elle ressemblait presque à une forteresse inoccupée.

Cette oasis de calme, c’est Tafilalet, un ensemble de plus de 1 000 maisons construites manuellement en pierre locale. Tafilalet est nichée au sommet d’un plateau qui domine la vallée du

M’Zab dans la région de Ghardaïa, au sud de l’Algérie.

Les défenseurs de l’écologie en l’Algérie

Ghanya était toujours en train de cuisiner lorsqu’elle a reçu Middle East Eye. Une chorba, une soupe traditionnelle algérienne avec des boulettes de viande, mijotait sur le feu tandis que la jeune femme séparait les déchets alimentaires des autres déchets. Le recyclage est devenu l’une des nouvelles habitudes de Ghanya depuis qu’elle a emménagé avec son mari et leur petit garçon à Tafilalet.

En échange des déchets alimentaires, lesquels sont récupérés pour nourrir les animaux du zoo local ouvert récemment, elle obtient du lait et des œufs frais gratuitement, dans le cadre du programme de recyclage local. « Le recyclage est devenu une habitude à Tafilalet », a expliqué Ghanya à MEE. « C’est un accord équitable : nous aidons à recycler les déchets organiques et, en retour, nous sommes autorisés à manger ce que la communauté produit. »

Après une montée éprouvante jusqu’au sommet du jardin à flanc de colline, Abdelaziz, coiffé d’un bonnet de laine noir rabattu sur le front et vêtu d’une veste bleue, a commencé à creuser des trous pour planter des bougainvilliers. « Il n’y a pas assez de place pour un potager. Voilà pourquoi nous étendons l’éco-parc », a indiqué le jardinier de 45 ans à MEE, désignant un groupe de maçons juste à côté en train de construire des clôtures sur un niveau inférieur.

Près d’Abdelaziz, Mohamed supervisait la construction en profitant d’une vue incomparable sur la palmeraie de Beni Isguen.

« Une fois l’expansion terminée, les habitants devront faire pousser des plantes et des légumes dans le cadre du programme de partage de la nourriture de la ville. Les récoltes qui en résulteront seront gratuites pour tout le monde », a précisé à MEE l’inspecteur en bâtiment vêtu d’un sarouel, le pantalon traditionnel algérien. « Nous aspirons tous à devenir autosuffisants sur le plan alimentaire. »

L’éco-parc de Tafilalet abrite une grande variété de palmiers dattiers, d’arbres fruitiers et d’arbustes qui poussent sans l’utilisation d’engrais chimiques ou de pesticides. Le jardin présente également un large éventail d’espèces de plantes médicinales, notamment la lavande, la verveine et le romarin.

« Tafilalet sera équipée d’un laboratoire pharmaceutique sophistiqué dans un avenir proche. Nous prévoyons de produire nos propres remèdes traditionnels », a déclaré Mohamed, qui était parmi les premiers habitants de cette ville écologique saharienne.

Un sol de mauvaise qualité

Cependant, faire fleurir ce désert est difficile à plus d’un titre. « Nous avons dû couvrir entièrement le sol rocheux avec quatre couches de terre arable. Il nous a fallu trois ans pour être en mesure de commencer à faire pousser la moindre plante en raison de la mauvaise qualité du sol », a expliqué Abdelaziz. Ces défenseurs de l’écologie du Sahara ont également mené des expériences sur des stratégies durables contre les pénuries d’eau. Ils ont commencé à tester un système innovant de traitement des eaux usées.

« Rien ne se perd, tout se transforme à Tafilalet », a déclaré Mohamed, montrant trois réservoirs et des tuyaux en béton, mis en place dans un coin de l’éco-parc. « Nous utilisons la technique de la phyto-épuration et, jusqu’à présent, c’est assez réussi. Nous avons pu arroser les plantes médicinales avec l’eau recyclée », a-t-il poursuivi.

À Tafilalet, le respect de l’environnement est la priorité de tous. Alors que dans le reste du pays des sacs poubelles débordants polluent encore les trottoirs, les rues étroites de la charmante ville saharienne sont exemptes de détritus. Outre les équipes de ramassage des ordures, les familles sont en charge du nettoyage de leur quartier par rotation d’une semaine.

« C’est le travail des hommes », a rapporté Meriem, une femme de 34 ans drapée dans un haïk (vêtement traditionnel blanc allant de la tête aux pieds et ne laissant apercevoir qu’un seul œil). « En outre, les familles ne sortent pas les poubelles avant 19 heures afin que l’odeur des poubelles qui pourrissent n’emplisse pas l’air », a-t-elle ajouté.

Cette communauté subsaharienne avant-gardiste en matière d’environnement a également choisi la formation la plus verte possible pour les jeunes. À l’école, on enseigne aux enfants des questions environnementales complexes et ils se rendent régulièrement dans l’éco-parc. « De cette façon, nous nous familiarisons avec la diversité des espèces de plantes », a déclaré Ayoub, le fils de Meriem âgé de 7 ans, à MEE.

« Ce qui me plaît le plus à Tafilalet, c’est que personne ici n’a une mentalité consumériste. En fait, il n’y a qu’une rue commerçante dans la ville. Nous nous efforçons de construire une vie durable, mettant l’accent sur ce qui compte vraiment », a affirmé à MEE Ali Ramdani, un forgeron de 40 ans portant un calotte mozabite traditionnelle.

Un projet respectueux de l’environnement à but non lucratif

Tafilalet n’a pas toujours été une oasis florissante. Il y a vingt ans, un groupe d’intellectuels, d’architectes et de scientifiques originaires du ksar (« château » en arabe) de Beni Isguen, se sont regroupés et ont créé la Fondation Amidoul dans le but de lutter contre la crise du logement locale. « À cette époque, des milliers de personnes vivaient dans des bidonvilles dispersés dans la vallée du M’Zab parce qu’il y avait trop peu de maisons, qui coûtaient souvent trop cher », a raconté à MEE Ahmed Nouh, un ancien pharmacien qui dirige désormais la Fondation Amidoul.

Alors que le gouvernement a lancé un programme de logement sans précédent, en utilisant les recettes engendrées par le pétrole pour construire des villes-dortoirs à travers le pays, la Fondation Amidoul a acheté une colline rocheuse dans le but de la transformer en une ville respectueuse de l’environnement, en fournissant des logements à des gens à faible revenu.

« Tafilalet est une initiative populaire avec une conscience à la fois écologique et sociale qui veut reloger les familles sans abri, tout en préservant la façon dont la communauté mozabite [peuple berbère amazighophone originaire de la vallée du M’Zab] vivait en harmonie avec la nature », a expliqué Nouh.

« Le Saint Coran nous enseigne à nous entraider. C’est le véritable islam », a-t-il ajouté. Son bureau est décoré de plusieurs images du désert algérien. « Voilà comment était Tafilalet au départ. Il n’y avait tout simplement rien », a poursuivi Nouh, montrant une photo d’une zone désertique isolée prise en 1997.

Logement à prix réduit

Selon le président de la fondation, les studios et villas de Tafilalet ont été construits pour un coût « trois fois moins élevé que la moyenne du pays ».

L’organisation à but non lucratif n’attend pas des habitants que ceux-ci paient en une seule fois. « Nous voulons des jeunes couples et familles qui ont besoin de posséder l’endroit où ils vivent. Voilà pourquoi nous leur donnons la possibilité d’étaler le coût de la propriété sur des années », a expliqué Nouh.

« Nous n’aurions jamais osé rêver de nous offrir une maison aussi confortable, meublée et spacieuse sans cet échéancier de paiement », a confirmé Meriem, assise dans son magnifique salon.

« Si une société travaille et prend soin de sa terre, les gens ne pensent pas à risquer leur vie pour aller ailleurs et même si certains s’installent à l’étranger pour travailler, ils finiront par retourner dans leur pays », a déclaré Nouh.

Mais tout le monde ne peut pas résider dans la première ville écologique d’Algérie. « La vie à Tafilalet est régie par une charte verte que tous les habitants ont dû signer avant d’acheter une propriété », a signalé Nouh. « Notre charte verte comprend l’obligation, entre autres, pour tous les occupants de planter et cultiver trois arbres : un palmier et deux sortes d’arbres fruitiers. »

« Tafilalet a été créée avec l’idée que les humains et la nature peuvent coexister », a déclaré à MEE Moussa Amara, le concepteur de cette éco-ville, qui vient de rentrer d’une exploration à Tamanrasset, ville de l’extrême sud de l’Algérie.

Tafilalet a été calquée sur Ghardaïa, un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, connu notamment pour ses maisons blanchies à la chaux serrées les unes contre les autres. « Les cinq villes de Ghardaïa ont certainement été une source d’inspiration pour nous. Nous avons conservé les maisons traditionnelles mozabites car c’est un modèle d’écoconstruction et de bâtiment économe en énergie. Nous n’avons ajouté qu’un nouvel élément : un patio », a expliqué Amara.

Neïla, la belle-sœur de Ghanya récemment arrivée d’Alger, admire l’éco-conscience des habitants de Tafilalet, qui a reçu le Prix de la Ligue arabe pour l’environnement en 2014. « Ils nous donnent une leçon de citoyenneté. Nous ne devrions pas attendre des réformes écologiques du gouvernement. Le peuple algérien devrait prendre des initiatives qui peuvent potentiellement affecter de manière positive l’environnement. »

 

middle east eye

 

Tafilalt Tamaynut

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Tafilalt Tamaynut (Tajdidt): Décrochement du premier prix de ville durable

Face à la montée galopante de l’individualisme, l’agglomération Tafilalt tamaynut (tajdidt) d’At Izğen, avec ses équipements d’accompagnement (centre culturel, espaces de loisirs, salles de sports, mosquée, tours,…) fut créée en appliquant le principe d’entraide collective Twiza sans lequel une telle cité n’aurait pas vu le jour. C’est la meilleure réponse à une crise de logements aussi bien quantitative que qualitative tout en répondant en outre à la question de l’environnement et respectant jusqu’à un degré une typologie architecturale traditionnelle et cela, malgré l’absence au plan de la morphologie urbaine du principe de la centralité et du plan radioconcentrique régissant les anciennes igherman (cités) du Mẓab. Par ailleurs, l’un des principes se rapportant au choix du site est celui d’occuper des sols rocheux permettant de préserver les sols cultivables et celui de rendre rationnelle toute utilisation de l’espace urbanisable.

Je rappelle que dans la région du Mẓab, l’implantation d'un aƔerm traditionnel se fait sur un tertre dégagé afin de répondre aux quatre principes primordiaux :

1. Protéger la cité de toute incursion et/ou attaque extérieure en mettant à profit les accidents de terrains qui entourent l’aƔerm.

2. Protéger et dégager les terres cultivables.

3. Mettre à l’abri les habitations et les activités urbaines d’aƔerm de tout risque d’inondation.

4. Avoir la meilleure protection contre les rigueurs climatiques.

L’implantation d’aƔerm avec la palmeraie forme le noyau-socle de la vie socio-humaine qui fait partie d’une étendue géographique. Les espaces vitaux desquels est tributaire la population sédentaire sont comme suit :

1. AƔerm (cité fortifiée) : enclos habité et assurant la vie familiale et sociale.

2. Tiğemmiwin (Palmeraies) : espaces de subsistance et de fraîcheur.

3. Tinḍal (Cimetières) : espace des morts.

Chaque aƔerm s’organise suivant trois espaces qui sont les éléments de structuration, avec un réseau de parcours (rue, ruelle et impasse) :

1. Centre spirituel sacré, la mosquée (tamesğida).

2. Domaine d’habitation intime et intra-muros (tiddar).

3. Centre public, masculin et profane, le marché (souk).

 

Hammou Dabouz

 

Tour de guets

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Tour de guets

Le Mzab contient un bon nombre de tour de guets, construites dans des contextes d’insécurité en particulier entre le 16eme et le 17eme siècles.

 

The Mzab contains a number of watchtowers built in order to defend the cities in contexts of insecurity, particularly between the16th and 17th century.

 

Aɣlan dis menaw n lebṛaj illan twabnan bec aderren f iɣerman luqat n tigʷdi

مزاب يحتوي عددا من أبراج الحراسة، بنيت من أجل الدفاع عن المدن، خلال الأزمات الأمنية وبخاصة خلال القرنين 16 و17 ميلادي.

آبار القصر ⵜⵉⵔⵙⵉⵏ ⵏⵓⵖⴻⵔⵎ

Icon 07ومن أوّل ما تتّجه إليه عزيمة المنشئين للمدينة حفر البئر العمومية التي بدونها لا يمكن تصوّر الحياة. ثمّ تتلو هذه البئر آبار أخرى كلّما امتدّ العمران. وليست عملية الحفر هذه بسهلة، إذ تتمّ في الصخر وعلى عمق قد يزيد على سبعين مترا وبالوسائل القديمة.

 

إلحاق منطقة مزاب بالمحتل الفرنسي

إلحاق منطقة مزاب بالمحتل الفرنسي

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بتاريخ 30 نوفمبر من عام 1882 القوات الفرنسية تبسط سيطرتها على منطقة مزاب و تعلن ألحاقها رسميا بفرنسا وتضعها تحت إدارتها المباشرة مخترقة بذلك معاهدة 1853 التي ابرمتها مع ممثلي قرى مزاب السبعة بالأغواط.

فبأمر و تكليف من الحاكم العام للجزائر Louis TERMANفي 26 أكتوبر 1882 ، قام الجنرال de la Tour d'Auvergneقائد المقاطعة العسكرية للمدية بتجهيز جيش مكوّن من ضباط و صف ضباط و جنود قوامه 1175 فردا و 458 فرسا و 1295 جملا محمّلا بالمؤونة و الذخيرة و المعدات المختلفة ، و في 10 نوفمبر من نفس السنة و انطلاقا من مدينة الأغواط حرّك قواته تجاه مزاب ، لتصل إلى مدينة بريان بعد أربعة أيام ثم تحط رحالها بضواحي تغردايت في اليوم 17 من نفس الشهر ، ليعلن بصفة رسمية في الثلاثين منه ضم منطقة مزاب الى الأقاليم الفرنسية من خلال بيان رسمي " Proclamation d'annexion "وجهه لسكان مزاب وخاطبهم بإسمهم - النص الحرفي للبيان مذكور في المصادر الفرنسية - .

و لقد بررت السلطات الفرنسية خطوتها آنذاك بما أسمته بنقض المزابيين لبنود الإتفاقية و أخذهم منها ما يتماشى مع مصالحهم و ترك أخرى ، حيث إتهمتهم بدعم و مساعدة المتمردين بالسلاح و الذخيرة ( البارود) و فتح أسواقهم لأعداء فرنسا بالجنوب و إيواء الخارجين عن القانون في قراهم ( و تقصد بالمتمردين ثوار حركات المقاومة خاصة بمنطقة الغرب الجزائري la province d'Oran )

وورد في نص إعلان الإلحاق ، أن دخول القوات العسكرية إلى مزاب إنما جاء لغرض بسط الأمن ووضع حد للفوضى التي تعيشها المنطقة ، في إشارة إلى الاغتيالات و الصراعات الدموية و أعمال التخريب التي حدثت في الفترة التي تلت الاتفاقية و التي راح ضحيتها العشرات من الاشخاص نتيجة الصراع المحموم حول الزعامة و التعصب و طغيان بعض القياد و فسادهم في بعض قرى مزاب ، و مما زاد الأمور تعقيدا إستعانة بعض الأطراف المتنازعة بمرتزقة للإستقواء على خصومهم ، ولا يستبعد أن يكون للإحتلال يد في هذه الإضطرابات .

هكذا و ابتداء من هذا التاريخ يدخل مزاب مرحلة جديدة من تاريخه ستكون لها لاحقا تأثيرات عميقة في النواحي الإجتماعية و العمرانية و الاقتصادية و الديمغرافية أيضا ، حيث ستشهد التركيبة البشرية لساكنة المنطقة تغييرات واضحة و ستفقد جزء كبير من إستقلاليتها و سلطتها العرفية .

 

منقول Bakir Bennacer

استعمال المواد المحلية في البناء

الفن المعماري عند مزاب

استعمال مواد المحلية في  البناء

 

الحجارة المقتلعة من طبقات الصخور الكلسية البيضاء.

نوع من الجبس يسمّى (تِمْشَمْتْ) يستخرج من الهضبة الكلسية على عمق مترا واحد تقريبا ويعالج في أفران لمدّة أربع وعشرين ساعة.

الجير الذي يعالج في أفران معدل ارتفاعها متران يستهلك من الحطب خمسة أضعاف ما تحتاجه التِمْشَمْتْ.

الرمل غير الصلصالي يستخرج من مجاري الأودية.  

النخلة يستعمل منها في البناء جذعها وجريدها وسعفها.

و فيما يلي بعض الملاحظات في الموضوع ننقلها عن الشيخ القرادي: «لقد كان الاعتماد على استعمال الموارد المحلية المتوفرة والاكتفاء بها...و ممّا نستطيع أن نضيفه إلى هذا المعنى صنع الأثاث ضمن البناء كالرفوف و الكوى والدكاكين التي تصلح كَأَسِرَّةٍ للنوم و الصّلاة...

هذا وإنّ بناء الجدران بالتِيمْشَمْتْ مع الحجارة الصغيرة يجعل الدار مناسبة للمناخ القاري شديد الحرارة صيفا وشديد البرد شتاء».

و يضيف الشيخ القرادي قائلا:  «هناك ملاحظات داخل الدور، منها:

الإقلال من الأبواب الخشبية وتصغيرها...

تصغير مداخل البيوت يحفظ لها المناخ المناسب...

تقصير السقوف...

ترك الكوات فوق السارية وبين الأقواس، إنّها تدلّ على مقدار تمكّن الأجداد في فنّ الهندسة، فهم يعلمون أنّّها لا تحمل شيئا، ولذلك تركوها فارغة لنصيب من الشمس، واقتصاد مواد البناء، و وضع الآلات المضرّة للصبيان كالموس والمقص والكبريت»[1].


[1]محمّد ناصر: الشيخ القرادي  156 ـ 158.

استلهام لوكوربوزييه من مزاب

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استلهام المهندس لوكوربوزييه من مزاب كتابه نحو عمارة عصرية

إن الهندسة المعمارية لمزاب في بساطتها وتشكلتها ملائمة للبيئة وللبنية العائلية فكانت مصدر الهام للمعماريين الحديثين مثل "لوكوربوزييه" "Le corbusier" الذي يعتبر مهندس معماري القرن.وقد استلهم هذا الأخير من ضريح سيدي إبراهيم تاجنينت (العطف) لبناء كنيسة "رونشامب" "Ronchamp"المشهورة في منطقة "لي فوج" الفرنسية.

غرداية هذه المدينة الأَلفيّة التي شُيّدت في منطقة وادي مزاب، وهي منطقة صحراوية قاسية المناخ، كانت مواجهة الحرّ والهجير معضلة المؤسسين الذين ابتدعوا، بالاعتماد على الطين، طريقة فريدة في خلق تكييف طبيعي للهواء دون التفريط بالإضاءة، وعملوا على تضييق الشوارع التي أصبحت بمثابة أروقة تفادياً لأشعة الشمس الحارقة. هذه التقنيات المصاغة بجمالية مُدهشة جعلت لوكوربوزييه يصف غرداية بأنها "مدينة متلألئة". زيارته إلى وادي مزابأثمرتتصميم كنيسة "نوتر ديهو" "Notre Dame du Haut" في مقاطعة "رونشامب" "Ronchamp"، شرق فرنسا، التي تحاكي بهاء العمران المزابي.

 لقد قال عنه المهندس الفرنسي لكوربيزييه في كتابه *نحو عمارة عصرية* عندما تقل في رأسي أفكار البناء أذهب إلى المسجد في غرادية حيث أجلس في ساحته لتواتيني الأفكار. إنه لم يكتف بالجلوس في ساحة المسجد فقط ولكنه نقل تصميمه المعماري الداخلي لينفذه في كنيسة رون شون في مقاطعة بيرباتي الفرنسية.

هندسة قرى مزاب و تأثيرها على المهندس المعماري Le Corbusierلوكور بوزيي

زار المهندس منطقة مزاب سنة 1931 و قد جاءها بالسيارة من باريس مرورا بإسبانيا و المغرب الاقصى متوغّلا في الصّحراء . لقد كانت صدمة و مفاجأة بالنسبة له بعد ان اكتشف هذه الكنز الحضاري في مكان لم يكن ابدا يتوقّعه .حضارة حياتيّة ، راقية ، منعزلة، عمرها ألف سنة في قلب الصحراء.

يقول: "مع كلّ ما ذاقته هذه القبيلة من الاضطهاد عبر الزّمن ، ومع ذلك لم تندثر بعد، ربّما السرّ في هذا الاستمرار هو ايمانها العميق بمقومات راسخة في نفوس اهلها تختلف عن الآخرين".

مزاب هي مجموعة من المدن المتقاربة pentapoleلم تتأثّر أبدا بمعالم خارجية أو دخيلة منذ قرون -كما حدث لحضارات اخرى- قصور مترامية رائعة، تشكّلها بيوت مبنية بنمطٍ مُبهر .

هؤلاء النّاس هم في حركية و اصرار دائمة للبناء و التّشييد ، لسدّ متطلباتهم في الحياة ورغباتهم الرّوحيّة ، يُترجمها نمط بناء فريد من نوعه ضمن بيوت مشيّدة مثل فسيفساء باهرة او مقطع غنائي ملهم .

بالنّسبة لـ "فرانسسكو تونتوري" "francesco tentori"احد الدّارسين لرحلات "Le Corbusier" كانت الرّحلة والتي دامت 26 يوما في الغالب ، الرّحلة الأكثر تجربة و اكتشاف، و الثّانية بعد رحلته الى الشّرق، ممّا جعله يغوص في حضارات منسيّة لم تكتشف بعد، والتي ستدخل في التّراث العالمي لا محالة .

بعد عامين، وبالضبط في مارس 1933 يعود "Le Corbusier"الى مزاب في رحلة اخرى لكن هذه المرّة في طائرة صغيرة بقيادة صديقه دورافور، بعد ترتيب مذكّراته للملاحة الجوّيّة هو يعرف ان رحلته هذه لن تدوم اكثر من 8 ساعات، لذلك يريد استغلالها جيّدا .

يقوم Le Corbusierفي غرداية عاصمة مزاب بالالتفاف حول القصر لتتاح له رؤية فوقيّة من الطّائرة،

فيقول: "هذه البيوت المتراصّة افقيّا أتخيّلها منشأة تتربّع فوق ربوة في منظر بديع"، ثمّ يطلب من قبطان الطائرة الدّوران بطريقة حلزونيّة حتّى قمّة القصر في لفّات متتالية لتكتمل عنده صورة للمخطّط الهندسي البديع، وفي آت ايزجن و من الطّائرة دوما يستمتع بمنظر السطح الهندسي المتناسق للمنازل يبدأ من القاعدة و ينتهي الى القمّة في شكل يشبه كثيرا قاعدة لعبة الشطرنج و ترتصّ مكوّناتها كمحار البحر، أمّا الواحات و البساتين بعيدا عن قُدسيّة هذه المدن فهي حكاية اخرى من الإبداع المنمّق لهاته المدن المشرقة والزّاهية دوما وسط الصّحراء و التي يتمنّى المهندس دوما العودة اليها لدراستها .

كنيسة رونشامب (1953- 1955م)

Notre Dame du Haut,Ronchamp

 

مقام الشيخ ابراهيم بن مناذ تاجنينت واد مزاب

 Mosquee de Sidi Brahim El Atteuf Ghardaia

مصلى الشيخ ابراهيم بن مناد يوجد داخل المقبرة التي تعد من أقدم مقابر وادي مزاب و يقع أسفل قصر العطف من الجهة الجنوبية، و يتكون المصلى من قاعة صغيرة دائرية الشكل نصفها مغمور في الأرض تشكل النواة الأصلية له، كان الشيخ يدرس فيها ويلتقي بطلبته، تم وسعت بقاعة نصف علوية عن سقف المصلى وسطح الأرض كان الشيخ يقضي فيها جل أوقاته، ويتم الدخول إلى هاتين القاعتين عبر قاعة الصلاة. ونظرا لموقعه المتميز المتكون من أشكال هندسية بسيطة و وجود تلك الفتحات و الكوات بأماكنها المختارة بدقة وألوانه الساطعة، فقد جلب إليه أنظار واهتمام العديد من المهندسين العالميين و الباحثين والفنانين، منهم المهندس المعماري الكبير لكوربيزيي Le Corbusierالذي استوحى منه عناصره المعمارية و شكله الهندسي لبناء كنيسة ( شبال ديرونشون (بفرنسا. المصلى مفتوح على الصحن بأقواس ذات أشكال وأحجام متفاوتة جميلة وبسيطة وبارتفاع متناسب مع قامة الإنسان، و كذا مجموعة من الفتحات ذات أشكال هندسية مختلفة موضوعة على رفوف عريضة محاذية لجدار ضريح الشيخ. و فيما يخص تقنيات بناء هذا المعلم ، فتتمثل أساسا في المواد المحلية التقليدية كالحجر الممزوج ببلاط الجير لإنشاء الجدران الحاملة، وكذا جذوع النخل كوسيلة لتسقيف الأروقة التي تبدو على أنماط مختلفة .والمبنى ملبس بملاط الجير الذي أنجز بطرق مختلفة الأيدي – عرجون النخلة... .والمبنى يصبغ بانتظام بمادة الجير قصد حمايته من تقلبات الطقس من أجل الحفاظ على نظارة لونه الأبيض الناصع لمدة أطول.

   


جامع سيدى ابراهيم هو العمل الفنى الذي جمع بين الابداع والبساطة 

قادنى صاحبي إلى جامع سيدى ابراهيم على مشارف بلدة العطف اقدم المدن المزابية والتى تبعد عن غردايه سبعة كيلو مترات وهو اول مسجد اقيم في مزاب إلى مكان اثرى , يبدوا شكل الجامع وكأن المعمارى الذي اقامه كان يطوع الحجر ويلاينه ويخرج منه هذا العمل الفنى الذي جمع بين الابداع والبساطة , فالمبنى على نفس شكل الحجر , ويتسق مع البيئة من حوله .
والجامع لديهم ليس مكان للعبادة فحسب بل ومركزا للحياة , يأخذ هذا الجامع بفكرة القبلة المفتوحة والتى تتجه إلى الفضاء الواسع , ولديهم تقليد فريد بالا يقوم في المدينة سوى جامع واحد , يتسع مع اتساع المدينة , فلا يقام سواه فوحدة الجامع تعنى وحدة المجتمع والعقيدة .

 ويؤكد مرافقى مسؤلول الاثار في مزاب الفنان عبد الحميد عرعور : (( ان عددا كبيرا من المعماريين الفرنسيين يجدون هنا الكثير الذي يتعلمونه من هذا الجمال المعمارى المتكامل , وهذا الانسجام بين الوظيفة والشكل )).


ويقف وراء كل هذا الفن ذلك الإنسان الذي عمل بيديه المجردتين في صراعه الطويل مع البيئة ومواد البناء , لكي يتمخض من هذا الصراع ذلك الجمال المعماري القائم , ويأتي جمال الشكل من التوافق والتوازن الذي يعبر عن الوحدة والمساواة في ظل الأيمان , وترى هنا كيف تمثل الزخرفة الفطرية القديمة جمالا باقيا , لم تصل إليه بعد التشكيلية المصطنعة الحديثة .

 

إبراهيم بن مناد* العطفاوي

 (النصف الأوَّل ق: 6هـ / 12م)

من علماء العطف بـ مزاب، عاصر الشيخ باعبد الرحمن الكرثي ، والشيخ بابه السعد الداوي، والشيخ أبا جعفر مسعود. اجتهد مع هؤلاء العلماء الأعلام في نشر المذهب الإباضي بين واصلية بني ميزاب - ومن المعروف أنَّ الميزاببين كانوا واصلية معتزلة، وظلَّ بعضهم على ذلك المذهب إلى غاية القرن السادس الهجري. من علماء الخمسين الأولى من المائة السادسة للهجرة, ( 550 هـ) ويعود في أصله لقبيلة زناته البربرية التي سكنت شمال إفريقيا وعمرت في جبال بني مصعب, يعتبر من أشهر علماء العطف القدامى, وقد عاصر الشيخ باعبد الرحمن الكرتي والشيخ بابا السعد الغرداوي والشيخ أبي جعفر مسعود المليكي, وحسب رواية بعض المؤرخين فهو تلميذ العلامة أبى عبد الله محمد بن بكر الفرسطائي، أخد منه مبادئ وأصول العلوم واستزاد و تبحر في الفروع, وقد اجتهد رفقة هؤلاء الأعلام في نشر المذهب الإباضي وتوضيح مبادئه وأحكامه بين الأهالي, الذين كانوا من قبل واصلية معتزلة, و تابع نهج من سبقه في ذلك خاصة أستاذه أبى عبد الله محمد بن بكر. وللشيخ مساهمة كبيرة في المجال الاجتماعي والإصلاحي, لهذا يعتبر من أبرز الشخصيات التي تحتفظ بها ذاكرة العطفاويين بل أنه محل اهتمام الناس حتى من خارج المنطقة. زيادة للقيمة الروحية التي حازها الشيخ إبراهيم بن مناد من خلقه و أعماله و نشاطه الدعوي، فإن مقامه الموجود بالعطف زاد له علوا وشأنا وجعله محط الأنظار

 

المصادر:

القطب اطفيّش الرسالة الشافية

حفَّار: السلاسل الذهبية (مخ)، 24

دبوز: نهضة الجزائر، 1/254

متياز : تاريخ مزاب (مخ)، 42

متياز : نظام العزابة (مخ)، 1

الحاج سعيد: تاريخ بني مزاب، 55

مجهول: رسالة حول زيارة مشاهد ميزاب (مخ)، 4، 15، 16، 87

بحاز: الميزابيون المعتزلة،   http://tourath.org     دورية الحياة، عدد 1 (رمضان 1418ه/1998م) ص124-133.

مجلة العربي وادي ميزاب تراث جزائري حي محمد المنسي قنديل العدد 445

مزاب منذ 31 سنة عالم مزاب المسحور رحلة إلي الصحراء الجزائرية منقول من مجلة العربي الصادرة من الكويت العدد 286 سبتمبر 1982م

http://www.fondationlecorbusier.fr/CorbuCache/2049_4497.pdf

ملاحظة:

وورد: إبراهيم بن أيوب بن مناد، غير أنَّ الأشهر ما ذكرنا.

*يعود إبراهيم بن مناد في أصله إلى قبيلة زناتة البربرية

الارتفاع

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تعتبر الحاجة أساس بناء المساكن في سهل وادي مزاب، فلا توضع مقاييس تزيد عن حاجة ساكنيها، فلا الفضاءات خضعت لهذه القاعدة خاصة ما تعلق منها بالارتفاع، الأمر الذي ينعكس مباشرة على الارتفاع الكلي للمسكن، وما تجدر الإشارة إليه أن طبيعة المواد المستعملة ومقاومتها لم يكن لها تأثير كبير تديد العلو، بل خضعت لمبدأ عدم الإسراف والتبذير، والمساكن في الغالب مزلفة من طابق أرضي، وطابق أول، وسطح أي ما يعادل حوالي سبعة أمتار ونصف 7.5م.

وقد سار العرف على ضوء القاعدة النبوية -لا ضرر ولا ضرار- (حديث شريف) فمن ذلك منع كشف الجار لجاره "حرمة الدّار"، كما يمنع جعل الظّل على الجدار، إلا إذا كانت بينهما عمارة أو تركت ثلاثة أدرع، أما منع الريح فيعود تحديد ذلك للأمناء، بمعنى أنه يجوز أن يرتفع تحويط الدار الموالي للشارع وإذا أراد أحد السكان أن يبني دار متصلة بالجيران، حيث يتوجب أن يرفع الجدار الموالي لجاره الجوفي على ما كان عليه السابق فبمقدار ما لا يحجب الشمس القبلية، ويحترم الارتفاعمن الجهة الغربية، حتى لا يحجب الشمس على جاره الشرقي،

ولا يحق للجار في استغلال المساحة المتروكة لعدم ملكيته لها، ويمكنه ان يحيطها بسلك لينتفع بوضع الحطب فيها عن ان لا يحجب الشمس عن جاره وغذا رفع احد جداره لستر سطحه لا بد عليه ان يترك مسافة بقدر علو الحائط، اما في حالة ما وجد زقاق بينهما فلا حرج في ذلك.

المصدر  opvm :

الباب تاورت ⵜⴰⵡⴻⵔⵜ

خلافا لبقية الأبواب في المساكن فإن الباب الخارجي يكون عادة كبير الحجم وارتفاعا وعرضا وذلك نتيجة استعماله بصفة متكررة طوال النهار، خاصة كان يمثل مدخل للدابة التي عادة ما تكون محملة بالمحصول الفلاحي أوالحطب أو دلاء الماء مما يستوجب فتحة كبيرة لتسهيل دخولها.

التوصيات التقنية لديوان حماية وادي ميزاب و ترقيته

 

التخطيط المحكم وتوزيع الهياكل الضرورية في القصور مثل: المساجد والمنازل والشوارع والأزقة، كان لها الأثر في خلق نوع من التوازن في الحياة اليومية على مستوى الأحياء. فالقصر يستجيب بذلك لكل الاحتياجات المادية والروحية للسكان.

ويستند هذا التخطيط المثالي على القوانين والقواعد العرفية التي تحكم التعمير في وادي ميزاب. هذه القوانين لا تزال راسخة، رغم التغيرات التي لا مفر منها في التعمير المحلي. بعض هذه القواعد والقوانين ضاربة في الزمن القديم. وأخرى جاءت بمبادرة واجتهاد المشايخ على مستوى المجالس التشريعية المحلية (مجلس عمي سعيد ومجلس باعبد الرحمان الكرثي).

ونفس الشيء بالنسبة لتلك التي لا تزال تطبق بشكل دائم من قبل مختلف مجالس الأمناء والتي ترجع إلى عدة قرون، ومن بينها قواعد تنظيم الشوارع والبناء ونظام تقسيم مياه السيل.

هذه القواعد جاءت في شكل توصيات غير مقيدة لا بالزمان ولا بالمكان، وتم إدماجها في المنشآت الحضرية الحديثة لوادي ميزاب.

القواعد المنظمة للسكن:

البساطة في الشكل  

يجب أن يكون ارتفاع البناية منسجم مع المساكن المحيطة بها، ويمنع على أي شخص حجب أشعة الشمس على الجيران.

وفي حالة من زاد عن ارتفاع مسكن جاره من هذه الجهة فعليه ترك فضاء من مسكنه بقدر الارتفاع الذي يريده، على أن لا يتعدى العلو الكامل 7.50م من مستوى الأرض. كما يمنع إنشاء الشرفات، وخصوصا التي تطل مباشرة على الشارع لأنها لا تتماشى مع تقاليد المنطقة من جهة ومع العمارة الصحراوية المحلية من جهة أخرى.

جميع البنايات تكون مغطاة بأسطح أفقية، وتمنع جميع أنواع وأشكال الأسطح الأخرى، ما عدا كوات التهوئة (المدخنة) وأسقف الدرج.

*_علو البنايات لا يتعدى طابقين وسطح (طابق أرضي+ طابق أول+ سطح)، أما البنايات الواقعة خارج القطاع المحمي فلا يعدى ارتفاعها 9م.

الملكية المشتركة مسموح بها (أي البيوت المتراصة والمتلاصقة ببعضها البعض). وإن وجدت، فإن المسافة التي يجب أن تفصل بين المبنى والآخر يجب أن تكون على الأقل مترين. يحظر إنشاء أي فتحة تطل على الجار.

كما يجب اجتناب أكثر من باب واحد للمرآب (المستودع)، ويجب ألا تتجاوز مقاييسه x2.50 x 2.50 م. ومن المستحسن أن يدرج المرآب ويندمج مع شكل وحجم البناية. كما يمنع استعمال أي زخرفة على الواجهة.

يجب أن تخضع جميع البنايات إلى شرط التوازن والانسجام العام من أجل حماية دائمة للمنظر العام للمدينة.

يجب أن تكون جدران الأسوار مطابقة للمعايير المحلية، بمعنى، بنيت بمواد محلية في أبسط صورة لها، وتجنب الزخرفة الأجنبية عن المنطقة، فضلا عن غيرها من أشكال بناء الأسوار الحديثة.

وحدة الشكل:

يجب أن تبدي جميع البنايات بساطة في الحجم ووحدة في المظهر من أجل تناسق عام.

يجب أن تكون جميع الواجهات متكاملة ضمن الإطار العام وهيكل المباني في المدينة بهدف تحسين الانسجام في الشكل.

تكون الفتحات، وخصوصا التي تطل على الشارع، ضيقة ومحدودة، لتسمح من تخفيض تسرب الهواء الساخن صيفا والبارد شتاء وتجنب العواصف والرياح الرملية، والحفاظ على درجة حرارة مستقرة في الداخل. مع احترام عادات وتقاليد المنطقة.

أما بالنسبة للون، فإن جميع المباني الجديدة أو القديمة يجب أن تعتمد اللون الرملي أو ما يقاربه. ويتميز هذا اللون بتكامله الكلي في المحيط المبني، بالإضافة إلى أن تغييره بمرور الزمن محدود، على عكس الألوان الأخرى التي تخضع لتغيرات نتيجة تأثير العوامل الطبيعية عليها تقربها في نهاية المطاف من اللون الرملي.

الجدران الخارجية يجب أن لا تكون ملساء، لحمايتها من العوامل المناخية وتخفيض تعرضها لأشعة الشمس من خلال توفير قدر من الظل الدائم عليها.

يجب أن تكون الملصقات مدمجة في الهيكل المعماري العام، باستثناء تلك التي هي في حد ذاتها، تشكل عنصرا من عناصر التصميم الحضري.

يمنع إنشاء الأقواس باستثناء الساحات العمومية والشوارع التجارية والتي تكون محل دراسة لإبداء الرأي حولها.

النموذج المعماري الذي يتلاءم مع المناخ الجاف والحار هو الذي يسمح بتوفير حد أدنى من الكسب الشمسي صيفا ومن الضياع الحراري شتاء، ولهذا السبب يتم توجيه المساكن نحو الجنوب الشرقي للاستفادة من أشعة الشمس شتاء والحماية منها صيفا. بالنسبة للأسطح المكشوفة، فمن الأفضل أن تكون خاضعة لدراسة متأنية تسمح بتكييف أفضل لحجمها وشكلها بحيث تسمح بتوفير أقصى تظليل مما يزيدها جمالا متميزا.

كل بناية تخل بالانسجام مع المواقع المصنفة، ومهما كانت طبيعتها، تعتبر ممنوعة. كما يحظر اقتلاع النخيل وأي مساس بالمساحات الخضراء بصفة عامة. (يجب أخذها بعين الاعتبار عند كل دراسة.

 

الجسور لمصارف ⵍⴻⵎⵚⴰⵕⴻⴼ

مزاب : فيضان يوم 5 جوان 1961

بدأت العاصفة يوم 4 جوان في حدود الحادية عشر صباحا ، وتهاطلت الامطار بداية من منصف الليل

والحصيلة أكثر من 20 ضحية و عدد كبير من الماشية والسيارات جرفها الواد وقامت هيلكبتر بالتحليق بحتا عن المفقودين.

لمصارف ان سالم او عيسى

 لمصارف ان سالم او عيسى

سد (قنطرة) سالم او عيسى – تغردايت

في الصورة امناء السيل ورجال الحي مجندين

 

 

تنصراف نلقنطرة انسالموا عيسى

تنصراف نلقنطرة انسالموا عيسى * البيت الصغير هو مركز الهلال الاحمر حاليا *

 

 

 

 



الصقيفة تسكيفت ⵜⴰⵙⴽⵉⴼⵜ

تأخذ السقيفة موقعا في زاوية المسكن كما هو الأمر في المساكن الموجودة في شمال إفريقيا، فهي تعتبر فضاء فاصلا بين المسكن وخارجه، فبينما تحجب رؤية ما في المسكن فإن السقيفة تكون مراقبة من الداخل بواسطة فتحة تكون عادة بينها وبين –تيزفري- أو وسط الدار, كما ان للسقيفة دور العزل الصوتي بين المسكن وخارجه، وتؤدي أيضا دور تعتبر فضاء الانتظار لمن يطلب الإذن بالدخول ,

للسقيفة دور مهم داخل المسكن، حيث تعمل على نظام التهوية من خلال التيار الهوائي الذي يصل المسكن من فتحة الشباك وباب المنزل، مما يساعد على توفير المناخ الملائم داخل المسكن وخاصة في فصل الصيف.

 

المصدر  opvm :

الطابق العلوي

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السّطح: تِغرْغرتْ

باعتبار ان وسط الدّار في الطّابق الأرضي غير مفتوح كليّا، حيث تقتصر فتحته على شباك أفقي، وباعتبار قلة الفضاءات المسقوفة في الطابق العلوي فإن ذلك يوفّر مساحة كبيرة غير مغطّاة تستعمل طيلة السّنة، نهارا خلال الشتاء وليلا خلال الصّيف.

أروقة السطح: إيكُومار

هو قسم مسقّف محمول فوق أروقة مفتوحة نحو السطح بواسطة لسلسة من الأقواس وهي دوما تكون متجهة نحو الجنوب الغربي والجنوب الشّرقي لضمان الاستغلال الأمثل لأشعة الشمس في فصل الشتاء حيث يكون معرّضا لأشعة الشمس طيلة النهار تقريبا، تحوّل إليه جل الأنشطة كالمنسج، كما يحتوي على مطبخ ثاني ويعتبر كذلك فضاء انتقالي بين الغرف في الطابق العلوي والأرضي من جهة والسطوح من جهة اخرى.

الدراج: تيسونان

تمثل فضاء انتقاليا للربط بين الطابق الأرضي والعلوي وغالبا ما تكون الناحية الشمالية من المسكن، حتّي لا تحجب أشعة الشمس عن فتحة الشّباك .

السّطح العلوي: تامنايت

مساحة مفتوحة فوق الفضاء المغطّى من الطّابق العلوي تقضي فيه الأسرة ليالي فصل الصيف.

المصدر  opvm  

العتبة

c 7

تمثل الحاجز والخط الفاصل بين الفضاءالعام وهو الطريق والفضاء الخاص وهوالمسكن، كما أن للعتبةالتي ترتفع حوالي 10 سنتيمترات، دورا آخر يتمثل في حماية المسكن من تسرب ماءالمطر، الهواء البارد في الشتاء، الرياح الرملية، كما انها تعتبر حاجزا مانعا من دخول الزواحف والحشرات السامة التي لا تخلو منها منطقة مزاب.

للعتبة إلى جانب الدور الرّمزي في حياة المجتمع المزابي دور آخر لا يقل أهمية عن الأول، جاء تلبية لضروف الطبيعية، فمثلا نجدها تقي الدار من دخول التربة المحمولة برياح الزوابع الرملية وكذا حركة الرجل، بالإضافة إلى حماية المسكن من تسرب ماء المطر إليه والهواء البارد شتاء كما أنها حاجزا مانعا يصد الحشرات السامة والزواحف الهائمة إلى داخل المسكن، وتعتبر علامة يرجع إليها البنّاء أو صاحب الدار المنهدمة، أو الذي يريد إعادة بناءها فهو ملزم بها أيما وجدها، كونها محددة للمدخل ولا يمكن الحيد عنها قيد انملة او تغييرها مثلما يدهب إليه الشيخ ابي العباس أحمد بن محمد.

المصدر  opvm :

العمارة الأصيلة

العمارة الأصيلة  وفق صيانة العُرف والحريم ، تراث مزاب الثّمين

 

الهندسة المعماريّة لقصور مزاب

لاريب أنّ من أهمّ العوامل الرّابطة لأواصر المجتمعات البشريّة، هي تلك القوانين العادلة والنّظم التي تضع أمور الناس في موضعها من غير حيف، سعيا منها لحفظ كرامتهم وصيانة مكاسبهم وأعراضهم، فمن هنا شيّدت قصور مزاب على نمط يصون لكل فرد منهم حقوقه، ولم يكن تشييد القصور إلا بطريقة مدروسة روعيت في ذلك مصلحة الجميع، فالمسجد إتُّخذ له موقعا ناجذا وسط القصر وخطوا مواقع المساكن وسبل الأزقّة والشوارع ومكان السّوق وحدّدوا حدود الأسوار والأبراج والبوّابات المؤدّية إلى أحياء القصر ورسموا حدود المقابر و الواحة ومجرى الأودية والقناطر وآبار المياه وغيرها ممّا يحتاجه النّاس إليه في معاشهم وتتقاطع مصالحهم فيما بينهم على مدى حياتهم، ثم تركوا مسافة معلومة بدون عمارة بين كل مكوّن من مكوّنات القصر سمّوها بالحريم وهي شتى، مثلا للمساكن حريمها وللشوارع حريمها وللسور حريمه و للمقبرة حريمها وللوادي حريمه و للبئر حريمه وللواحة حريمها وللنّخلة الواحدة حريمها وهكذا دواليك ..

وكذلك جعل المزابيّون لهندسة قصورهم ضوابط نظاميّة ولكل منها ترتكز على سند شرعيّ ويخدم مصالحهم العامة ويحفظ حقوقهم الخاصة فاتفقوا عليها وتعارفوا فسمّوه بالعُرف ، فالزّائر لقصور مزاب يلاحظ ثمرة حفظ المهندسين الاوائل لأعرافهم، فيرى المنازل متساوية العلوّ وهي على اتجاه معلوم لغرض التكيّف مع اشعة الشّمس والتهوئة اللازمة، ولا يجد للمنازل نوافذ كبيرة إلا منافذ ضيّقة وكوّاة تفي بغرض التهوئة من غير إضرار لكشف عورة جارهم، ولا يرى باب منزل يقابل باب جاره ولا يُترك وسط المنزل مكشوفا عند فتح الباب من غير حائل من جدار حفظا لعورته ولاتتّخذ الميازيب فوق باب الجار المقابل لكي لا يصبّ عليه ماؤها وغيرها من الامور المتعارف عليها تجنبا للضرر بأحدهم وسهرا لإضفاء روح الاخوّة بينهم وربط لحمة الجوار وتقويته...

فالمحافظة على هذه القيم من أسرار تماسك تلك المجتمعات.

     

منقول  منشور في الفايسبوك للأستاذ  noureddine fekhar

العمران في مزاب

العمران في مزاب

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قصور مزاب عبارة عن منظومة عمرانية متأصلة ، وهي امتزاج بين الإبداع العملي الذي اكتنفه الصّمود من أجل البقاء تأقلما وتكيفا حسب مناخ وطبيعة المنطقة الصعبة ، وبين الصيانة للحقوق الجوارية المدعمة بترسانة من النظم والأعراف الأخلاقية المعبر عنها بالحريم إذ تجد لكل موضع عمراني حيوي له حريمه سواء داخل القصر أو على مسافات محددة خارج أسوارهم...مما كساها لمسة جمالية بديعة وميزة عمرانية تكاد تنفرد عن غيرها...

الفتحات والنوافذ

بالنسبة لاستحداث الفتحات فإنه لا يحدث أحد نافذة مهما كان حجمها إلا بمشورة الجيران لتحديد المكان الذي يمكن أن تحدث فيه، بحيث يمنع تقابل النوافد او فتحها مباشرة على أملاك الغير وفي حال فتحها على الأفنية الخاصة او الشوارع العامة لكن مقابلة أملاك الغير يجب

مناسبة بمحاذاة السقف، بحيث لا يمكن لأحد يطّلع منها على سطوح الجيران مهما حاول ، لن سقف يحده، وكل هذا حتى لا يؤذي الآخرين بالكشف عن حرماتهم فللمنزل حرمته المرعية.

 

 

المصدر  opvm :

الفن المعماري لقصور وادي مزاب

  • العمران في مزاب

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    قصور مزاب عبارة عن منظومة عمرانية متأصلة ، وهي امتزاج بين الإبداع العملي الذي اكتنفه الصّمود من أجل البقاء تأقلما وتكيفا حسب مناخ وطبيعة المنطقة الصعبة، وبين الصيانة للحقوق الجوارية المدعمة بترسانة من النظم والأعراف الأخلاقية المعبر عنها بالحريم إذ تجد لكل موضع عمراني حيوي له حريمه سواء داخل القصر أو على...


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  • المبادئ السامية المساعدة في نشأة قصور وادي مزاب

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    مبدأ حفظ الدين
    مبدأ حفظ النفس
    مبدأ حفظ العرض
    مبدأ حفظ العرض
    مبدأ حفظ المال
    المصادر التاريخية لعف الباء التقليدي بوادي مزاب...


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  • التوصيات التقنية لديوان حماية وادي ميزاب و ترقيته

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  • الفن المعماري عند مزاب

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    الهندسة المعمارية المميزة لوادي مزاب جذبت المهندسين من جميع أنحاء العالم.

    المدينة
    المنازل
    الواحة
    مواد البناء
    ....

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  • ARCHITECTURE DU MZAB

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    اIl y a cinq qsur, « villages fortifiés » (ksour), localisés sur un affleurement rocheux le long de l'Wed Mzab et collectivement connus comme la Pentapolis...

    LE M'ZAB, UNE LEÇON D'ARCHITECTURE ANDRÉ RAVÉREAU 

    SAVOIR PLUS

  • العمارة الأصيلة وفق صيانة العُرف والحريم، تراث مزاب الثّمين

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    شيّدت قصور مزاب على نمط يصون لكل فرد منهم حقوقه، ولم يكن تشييد القصور إلا بطريقة مدروسة روعيت في ذلك مصلحة الجميع، فالمسجد إتُّخذ له موقعا ناجذا وسط القصر وخطوا مواقع المساكن وسبل الأزقّة والشوارع ومكان السّوق وحدّدوا حدود الأسوار والأبراج والبوّابات المؤدّية إلى أحياء القصر ورسموا حدود المقابر و الواحة ومجرى الأودية والقناطر وآبار المياه و...

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  • بعض المراجع في الهندسة العمرانية المزابية

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    La civilisation urbaine au M'zab
    Architecture religieuse de l'île de Jerba, du M'zab et d'Oman, Institut d'Urbanisme de Gronoble.
    Un conservatoire des arts et métiers et un musée de l'architecture ibadite
    ...


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مآذِنُ مساجد مزاب

  • مئذنة مسجد آتْ ازجنْ " بني يزقن " نموذجا

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    لمئذنة قصر آت ازجن (8 هـ ، 14م ) شكلها المتميّز ذات قاعدة مربّعة تقريبا و ترتفع جدرانها انسيابيّا مائلة فتكوّن شكلا هرميّا غير مكتمل ، وترى مئذنة بني يزقن مائلة إلى اتجاه معين كمئذنة غرداية " تغردايتْ " ممّا يزيدها سندا زيادة إلى شكلها الهرمي وقوّة أكثر للصّمود ومقاومة للرّياح ، وتتألّف المئذنة حسب صاحب كتاب " العمارة الإسلامية مساجد مزاب ومصلّياته الجنائزيّة "الدكتور الحاج معروف ، من طابق ارضي يمثّل القاعدة وسبعة طوابق ، ويتكون...

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  • مئذنة مسجد غرداية العتيق نموذجا

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    ترتكز المئذنة على قاعدة مربعة كبيرة ثم ترتفع واجهاتها الأربعة إلى أعلاها مائلة في شكل إنسيابي و تضيق في أفقها فيتخذ شكلها هرما غير مكتمل لقمته ، ثم ترتفع من فوقها أربعة أعمدة من زوايا المئذنة كأنه إكليل ربما له خاصية معرفة إتجاه القبلة و الحد من ضغط الرياح على قمة المئذنة فتحد من تأثيره عليها زيادة لمنظرها الفني ، وشيدت المئذنة بجدران سميكة ﻻيقل عن 01متر في قاعدتها حتى يصل اعلاها إلى 30 سنتيمتر ، ويلاحظ أنّ للمئذنة شكلا مائلا إلى جهة الشمال ، ليكون لها قوة تزيد من صلابتها وصمودها أمام هبوب الرياح الشمالية عليها ، وتتكون المئذنة من...

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  • مئذنة المسجد الكبير لقصر تڤرار

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    كغيرها من مئاذن مزاب بنيت على نمطها مئذنة لڤرارة عام 1080هـ/1670م وتكاد تلك المئاذن تنفرد بشكلها المعماري بحيث باستطاعة الناظر لها تمييزها من غيرها وتوجد مئاذن تشبهها في بعض المناطق من الشمال الإفرقي... وللمئذنة قاعدة كبيرة شبه مربّعة و ترتفع جدرانها السّميكة انسيابيّا مائلة إلى الدّاخل بحيث ينقص سمكها كلما ارتفعت تلك الجدران إلى أعلاها فتكوّن شكلا هرميّا غير مكتمل ، وتتألّف المئذنة حسب ما أشار إليه صاحب كتاب " العمارة الإسلامية مساجد مزاب ومصلّياته الجنائزيّة "الدكتور الحاج معروف ، من قاعدة شبه مربّعة وعلى ستّة طوابق ، يتم الصعود إلى طوابقها العلوية عبر سلّمها الذي يشتمل على 83 درجة ، إذ يلتف حول...

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  • مسجد تمجيدا ن وامان

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    رسمة بالألوان المائية والحبر الصيني للفنان نورالدين فخار مئذنة المسجد العتيق لقصر بريان بنيت عام 1688م ويبلغ ارتفاعها حوالي 19,50 م...

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المسكن التقليدي وعرف العمران بوادي مزاب

  • المسكـــن تادّارت ⵜⴰⴷⴷⴰⵔⵜ

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    تحيط المساكن في قصور وادي ميزاب حول المسجد. أشكالها مختلفة وغير منتظمة. لا تتجاوز أغلبيتها مساحة 100 متر مربع، أما ارتفاعها الخارجي وتوزيع فضاءاتها، فقد اعتمد وفقا لعادات المجتمع، وطبيعة المنطقة، والمبادئ الدينية والاجتماعية والصحية... الخ. يتكون المسكن من طابق أرضي، طابق أول وسطح إن هيكلة فضاءات المسكن تتبع نفس الأسلوب في البساطة. إذ يوصل...

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  • المسكن التقليدي وعرف العمران بوادي مزاب

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    لقد كان المعمار التاريخي في مزاب استجابة حقيقية لحاجيات المجتمع الفطرية وانعكاسا مباشرا لنمط حياته وطبيعة نشاطه ومستلزمات بيئته وذلك ضمن منظومة المجتمع الفكرية واطاره الطبيعي، لذلك فإننا لا نكاد نجد جزئية في هذا المعمار لا تؤدي وظيفة معينّة او ترمز إلى هدف ما. لقد اهتم العديد من الباحثين والمهندسين بموضوع السكن التقليدي بوادي مزاب ونهم على سبيل المثال الدكتور ابراهيم بن يوسف في كتابه  ESPACE ET  SOCIÉTÉوالباحث ...

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  • هيكلة المسكن ومكوناته

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    رغم أن المسكن في وادي مزاب يخضع في تخطيطه وهيكلته لأسس المسكن المنتشر حول البحر الأبيض المتوسط وفي شمال إفريقيا بالخصوص، وذلك باعتماده على فضاء يتوسطه ويهيكل مختلف الفضاءات حوله، والذي من خلاله تنفذ أشعة الشمس ويتم تهوية مختلف مجالات المسكن الأخرى، إلا أن له خصوصيات تميزه عن غيره وذلك ناتج عن تفاعله مع محيطه الطبيعي: الجغرافي والمناخي، إضافة إلى انه...

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  • وسط الدار أماس ن تيدار

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    يعتبر وسط الدار الفضاء الرئيسي في المسكن، من حيث شكله ومقاييسه وتوزيعه وهيكلته لمختلف الفضاءات فيه، إضافة إلى كونه شبه مغطى إلا انه من خلال فتحة الشباك التي تساعد على الإضاءة والتهوية، وفيما يخص استعمالاته فإنه...

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  • غرفة الاستقبال

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    غرفة الاستقبال للرجال لعلي هذه الغرفة لها اتصال مباشر بالسقيفة وهي مخصصة أصلا للرجال دون النساء، وتكون عادة في الطابق العلوي حيث تكون معزولة أكثر بواسطة أدراج مستقلة عن فضاء النشاط اليومي للنساء. غرفة الاستقبال للنساء تيزفري هي غرفة مخصصة للنساء، فيها يجتمعن و...

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  • المطبخ إينّاين ⵉⵏⵏⴰⵢⴻⵏ

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    غرفة الاستقبال للرجال لعلي لايوجد للمطبخ داخل المسكن بوادي مزاب قديما فضاء خاص مستقلبه، بالمفهوم المتداول حاليا، وإنما يقتصر فقط على موقد يختار لموقعه زاوية من وسط الدار بشكل تستطيع المرأة من خلاله مراقبة كل ما يحدث في المسكن و...

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  • فضاءات أخرى

    Icon 07الغرف تيزقوين غرفة المؤونة هي عبارة عن غرفة صغيرة ذات مشاكي حائطية باجو الفضاء الصحي نجده في الطابقين العلوي والأرضي وفي...

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  • الطابق العلوي

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    السّطح تِغرْغرتْ باعتبار ان وسط الدّار في الطّابق الأرضي غير مفتوح كليّا، حيث تقتصر فتحته على شباك أفقي، أروقة السطح إيكُومار هو قسم مسقّف محمول فوق أروقة مفتوحة نحو السطح بواسطة لسلسة من الأقواس الدراج تيسونان تمثل فضاء انتقاليا للربط بين الطابق الأرضي والعلوي، السّطح العلوي تامنايت مساحة مفتوحة فوق الفضاء المغطّى من الطّابق العلوي تقضي فيه...


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  • لمسات حضارية واجتماعية للمسكن

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    الأثاث داخل المسكن لا يوجد في مزاب إلا بعض الأثاث البسيط كالمستلزمات السعفية من قفاف ومضلات... 
    المحافظة على الغطاء النباتييراعى عند إنشاء المساكن في الواحات عدم التّعرّض لاقتلاع النخيل والأشجار إلا في...

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  • العـــــــــــــــــــــــتبة

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    تمثل الحاجز والخط الفاصل بين الفضاءالعام وهو الطريق والفضاء الخاص وهوالمسكن، كما أن للعتبة التي ترتفع حوالي 10 سنتيمترات، دورا آخر يتمثل في...

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  • الباب  تـــــــــاورت  ⵜⴰⵡⴻⵔⵜ

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    خلافا لبقية الأبواب في المساكن فإن الباب الخارجي يكون عادة كبير الحجم وارتفاعا وعرضا وذلك نتيجة استعماله بصفة متكررة طوال النهار، خاصة كان.....

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  • الكوّات الحائطية تِيبُوجا إيبوجا

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    تْباجتْ  تطلق باللسان المزابي الأمازيغي على الكوّات والتّجاويف الغائرة في الجدار وهي غير نافذة ، والنّافذة منها تسمّى(أُولُّونْ ). كثر استعمال تيبوجا في المعمار المزابي على فضاءات عمرانية واسعة وبأحجام مختلفة منها على شكل مستطيل ومنها المربعة والمثلّثة ومنها على شكل نصف دائري ولها تشابه كبير لهذا النوع من الكوّات في مناطق من شمال إفريقيا ، وهي بمثابة رفوف ثابتة تستعمل لحفظ وحمل أغراض المنزل من أواني و...

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  • الصقيفة تسكيفت ⵜⴰⵙⴽⵉⴼⵜ

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    تأخذ السقيفة موقعا في زاوية المسكن كما هو الأمر في المساكن الموجودة في شمال إفريقيا، فهي تعتبر فضاء فاصلا بين المسكن وخارجه، فبينما تحجب رؤية ما في المسكن فإن السقيفة تكون مراقبة من الداخل بواسطة فتحة تكون عادة بينها وبين –تيزفري- أو وسط الدار, كما ان للسقيفة دور العزل الصوتي بين المسكن و...

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  • رواق مدخل الدار تهْجَ ⵜⴰⵀⵊⴰ

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    فضاء انتقالي بين السقيفة ووسط الدار يستغل عادة للقيام بنشاط الرحي بواسطة الرحى المثبتة في ركن منه، وهو مكان مناسب لوقوف الدابة حال إنزال الحمولة من الحطب و...

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  • الواجهـــــــــــــــــــات

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    عبارة عن واجهات صماء خالية من أشكال الزخرفة والنّقوش، بل إنّها لا تعدو ان تكون حيطانا عادية متساوية في الارتفاع، بها فقط البواب الخشبية للمساكن مع بعض...

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  • الارتفاـــــــــــــــــــــع

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    تعتبر الحاجة أساس بناء المساكن في سهل وادي مزاب، فلا توضع مقاييس تزيد عن حاجة ساكنيها، فلا الفضاءات خضعت لهذه القاعدة خاصة ما تعلق منها بالارتفاع، الأمر الذي ينعكس مباشرة على الارتفاع الكلي للمسكن، وما تجدر الإشارة إليه أن طبيعة المواد المستعملة و...

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  • الفتحات والنوافذ

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    بالنسبة لاستحداث الفتحات فإنه لا يحدث أحد نافذة مهما كان حجمها إلا بمشورة الجيران لتحديد المكان الذي يمكن أن تحدث فيه، بحيث يمنع تقابل النوافد او فتحها مباشرة على أملاك الغير وفي حال...

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  • المسكن حقوق الغير

    Icon 07المسكن والنّشاطات الخرى: للجيران الحق في منع جاره من ان يتّجذ من بيته فندقا أو حوانيت، او بيت رحى او حمّام او...
    الغراسة والجار: من اراد غرس نخلة أو شجرة فعليه ترك حريم لجاره مقداره أربعة أذرع وإذا ما...
    المسكن الطريق: : عند إنجاز المدخل يمنع إخراج الدرج إلى الطريق كما يجب فتح دفة الباب أو النافدة نحو الداخل من...

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  • تأقلم المسكن المزابي مع البيئة والمناخ

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    تلتف المساكن في مدن مزاب حول المسجد، وهي ذات أشكال مختلفة لكنها منسجمة في مجملها مشكلة وحدة متجانسة بمجموعها، مساحة غالبيتها لا تتجاوز 2100 مائة متر مربع، تجمّعت على شكر كتل متراصّة أفقيا ورأسيا و...

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  • ملحق من العرف المحلي في العمران

    Icon 07العرف يحتمل ثلاث معان بالنسبة للبيئة العمرانية:
    المعنى الأول للعرف: عادة أهل بلدة ما...
    المعنى الثاني للعرف: إقرار الشريعة لما هو متعارف عليه في العمران بين الناس...
    المعنى الثالث للعرف: فهو النماط البنائية وهو اكثر الأنواع الثلاثة تأثيرا في...

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  • المداخل نماذج من العرف العمراني المتّبع في سهل وادي مزاب

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    هو ما يعرف محليا باسم "إيماون ن تيدّار" ⵉⵎⴰⵡⴻⵏ ⵏ ⵜⵉⴷⴷⴰⵔ ، وخلافا لبقية المداخل داخل المسكن في سهل وادي مزاب نجد ان الباب الخارجي عادة ما يكون كبير الحجم ارتفاعا وعرضا وفي بعض اللأحيان نجد للمسكن أكثر من مدخل، حيث...

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  • الفن المعماري عند مزاب المدينة

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    لإنشاء بني مزاب مدينة من مدنهم يختارون لها موقعا مراعين في ذلك قدرة المدينة على الدفاع ضدّ المغيرين، ووقايتها من فيضانات الأودية، و الحفاظ على الأراضي الزراعية ذات التربة الطيّبةأوّل ما يقوم به المنشئون بعد اختيار الموقع، تعيين مكان إقامة المسجد، وتحديد رقعة المدينة بتخطيط سورها. في القديم غالبا ما كان السور يتكوّن من ظهور منازل لا تفتح أبوابها إلاّ إلى الداخل. أمّا في الامتدادات الأخيرة للمدن المزابية أصبح بعضها يتمتّع بأسوار مستقلة عن المنازل، بينها وبين هذه الأسوار شارع عريض. ذلك هو الحال بالنسبة إلى...

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  • القصـــر آغــــــــــــــــرم

    Icon 07يتميز العمران بوادي ميزاب بعدة خصائص، رغم البساطة التي فرضتها الحياة الاجتماعية المثالية المتمثلة في العقلانية والظيفية والتي تأثرت بعوامل الطبيعة وقسوة البيئة. فالمشهد العام الذي تمنحه مدينة ميزاب (القصر)، يوحي بوجود كتلة مبنية في قمة تلة صخرية، تفرض تسلسلا محكما لمساكنها المتلاصقة والمتناسقة والمتدرجة من الأعلى إلى الأسفل، وترتفع المئذنة في أعلى القمة، تحرس المدينة وتعلن عن وجودها، وتعتبر...

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  • الشوارع والأزقة ⵉⵖⵓⵍⴰⴷ

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    الأزقة فهي عادة ذات ثلاثة أذرع عرضا، روعي في عرضها أقلّ ما يكفي لتلاقي دابتين، ولتمرير جنازة، كما روعي في تخطيطاها مقاومة الرياح، والتقليل من مدّة إشعاع الشمس أيّام الحرارة، و الاعتدال في انحدارها بحيث.....

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    تجِّوَين مفردها تاجَّا أىي تابوت او نعش وهو إسم لشارع طويل ودائري على حسب الجبل من جهتي الأعلى جدار للمسجد العتيق لقصر غرداية بمحادات غرفة تابعة للمسجد فيها توابيت منها سمي...

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  • السوق  في واد مزاب

    Icon 07السوق فقد زادت مساحتها لتصبح ساحة واسعة بعد أن كانت شارعا، كما تطورت وظيفتها الاجتماعية. كانت أوّل الأمر مكانا لتبادل المنتجات بين أهل المدينة، وبينهم وبين قوافل البدو التي تقصد التجمعات السكانية للتجارة. ثمّ أصبحت بعد ذلك تؤدّي وظيفة اجتماعية أساسية، إذ هي المكان العمومي الوحيد بعد المسجد، الذي يمكن لأهل البلدة أن يجتمعوا فيه، ويتبادلوا الأخبار، ويتفقّدوا أحوالهم يوميا، ويستريحوا من تعب العمل، بالإضافة إلى . ...

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  • الميزاب نموذج من العرف العمراني المتّبع في سهل وادي مزاب ⵙⵓⴼⵉⵔ

    Icon 07يطلق عليه محليا -سوفير- ⵙⵓⴼⵉⵔ هو أحد أهم العناصر في المسكن التقليدي ، بالنظر إلى الوظيفة المنوطة به وما ينجرّ عنه من علاقة فيما بين المسكن ومحيطه، حيث تخصص الميازيب لصرف مياه المطار من على السطوح إلى ...
     

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  • آبار القصر ⵜⵉⵔⵙⵉⵏ  ⵏⵓⵖⴻⵔⵎ

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    ومن أوّل ما تتّجه إليه عزيمة المنشئين للمدينة حفر البئر العمومية التي بدونها لا يمكن تصوّر الحياة. ثمّ تتلو هذه البئر آبار أخرى كلّما امتدّ العمران. وليست عملية الحفر هذه بسهلة، إذ تتمّ في الصخر وعلى عمق قد يزيد على سبعين مترا وبالوسائل القديمة....

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  • المنشآت الدينية

    Icon 07المنشآت الدينية تتمثل في المساجد التاريخية العتيقة المتوضِّعة في كل قصر، وفي المصليات الجنائزية داخل المقابر. تمتاز كلها بالبساطة التامة في أشكالها وفي مظهرها المعماري الفريد، وبمآذنها الهرمية الشكل، وهي مجردة من اية. ...

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  • المسجد  ⵜⴰⵎⴻⵊⵊⵉⴷⴰ 

    Icon 07
    يراعى في مساجد مزاب البساطة والتقشّف والابتعاد عن كلّ ما قديشغل المصلّي عن الخشوع في عبادته. حتّى المحراب فإّنه خال من كلّ زخرفة.
    على الركن الشمالي للمسجد تنتصب المئذنة على شكل هرمي مقطوع ذي قاعدة مربعة. على سبيل المثال فإنّ مئذنة غرداية بها 122درجة، علوها اثنان وعشرون مترا، عرض قاعدتها ستة أمتار وعرض أعلاها. ...

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  • المنشآت الدفاعية

    Icon 07 الأبراج والأسوار المحصّنة في منطقة مزاب، من أهمّ المنشآت الدّفاعية و القلاع الرّاصدة الّتي بقيت شاهدة على ما شيّدته سواعد أجداد المزابيّين وعلى ما أجادته قرائحهم وذلك لما تقتضيه ضروريات صون معاشهم وحماية قصورهم وذودهم عن حريمهم ، وهي من المعالم الأثرية التي صنّفت كتراث عالمي منها سور بني يزڤن والواجهة الدّفاعية لمنازل قصر بنورة وسور غرداية ، وغيرها من قصور مزاب بقي بعضها على حالها كسور بني يزقن ومنها ما....
     

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  • الجسور لمصارف ⵍⴻⵎⵚⴰⵕⴻⴼ

    Icon 07 لمصارف ان سالم او عيسى
    إجتاح وادي مزاب فيضان يوم 5 جوان 1961 بدأت العاصفة يوم 4 جوان في حدود الحادية عشر صباحا ، وتهاطلت الامطار بداية من منصف الليل والحصيلة أكثر من 20 ضحية و عدد كبير من الماشية والسيارات جرفها الواد وقامت هيلكبتر بالتحليق بحتا عن المفقودين....

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  • الواحـــــــــــات تاجمّي

    Icon 07 إجتاح وادي مزاب فيضان يوم 5 جوان 1961 بدأت العاصفة يوم 4 جوان في حدود الحادية عشر صباحا ، وتهاطلت الامطار بداية من منصف الليل والحصيلة أكثر من 20 ضحية و عدد كبير من الماشية والسيارات جرفها الواد وقامت هيلكبتر بالتحليق بحتا عن المفقودين....
     

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  • عبقرية نظام السقي في مزاب

    Icon 07 منشآت الري
    النظام التقليدي لتقسيم مياه السيل : لايتمزا تجنينت
    السدود
    مهن قديمة بمزابْ وواقعها : خدمة النخيل وحفر الآبار في مزاب ملحمة حقيقية
    نزح الماء من البئر
    فيديو عن تقسيم المياه بوادي مزاب 
    .....

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  • نداء للعودة إلى استعمال المواد المحلية في البناء بوادي مزاب حوار مع الفاضل عبد اللاوي جمة باحث في التراث يوم الخميس 14 / 11 / 2013 حاوره الإعلامي الفاضل  محمد بنور

 

النوافد

 

 سور القصر وبابه

 

الجسور

 

إستلهام لوكربوزييه 

 

معلم أمّي إبراهيم

 

 مجلة العلم والحياة

 

opvm

منزل تقليدي

شوارع وطرقات

مؤلفات عن العمران في مزاب

 

الكوّات الحائطية تِيبُوجا إيبوجا

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فن معماري مْزابي... الكوّات الحائطية 

تِيبُوجا / إيبوجا

Tibuja ibuja

ⵜⵉⴱⵓⵊⴰⵉⴱⵓⵊⴰ

"تْباجتْ " تطلق باللسان المزابي الأمازيغي على الكوّات والتّجاويف الغائرة في الجدار وهي غير نافذة ، والنّافذة منها تسمّى(أُولُّونْ ) ..كثر استعمال تيبوجا في المعمار المزابي على فضاءات عمرانية واسعة وبأحجام مختلفة منها على شكل مستطيل ومنها المربعة والمثلّثة ومنها على شكل نصف دائري ولها تشابه كبير لهذا النوع من الكوّات في مناطق من شمال إفريقيا ، وهي بمثابة رفوف ثابتة تستعمل لحفظ وحمل أغراض المنزل من أواني وأدوات نفعية وعلى مستوى ارتفاع مختلفة حسب الغرض والعالية منها عادة ماتكون حاملة لما قد يشكل خطرا للاطفال فتثبت بمنأى من متناولهم ونراها كذلك في المصلّيات الجنائزية و في المساجد لحمل المصاحف وألواح الكتابة قديما كما في الصورة أعلاه* ولنوى التمر (إخْسانْ نْ تيني) ، ولو نلاحظ البناء المزابي قديما فلا نكاد نجد بناية أوجدار أوسارية أوأعمدة اللآبار من غيركوّة " تْباجتْ " ولقد صار هذا النّمط من البناء في هذا العصر في تضاؤل لما حلّ محلّها الرّفوف والخزائن الخشبيّة وغيرها ..ولقد رأيت بعض البيوت لازالت محافظة على هذا النمط المعماري رغم حداثتها فتمازج جمالها العصري مع فنّها الأصيل ، فباستطاعة البناء الحالي أن يجعل هذا النمط من أساليب بنائه فتكون له خصلة المحافظة على ماهو موروث معماري أصيل قد تغنيه عن جلب كل ماهو دخيل ..

صورة من داخل مصلى الشيخ عمي إبراهيم بن مناد الزناتي الإباضي بقصر تجنينت/العطف ..الصورة من النت..

بقلم : نور الدين فخار

المداخل نماذج من العرف العمراني المتّبع في سهل وادي مزاب

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هو ما يعرف محليا باسم "إيماون ن تيدّار" ⵉⵎⴰⵡⴻⵏ ⵏ ⵜⵉⴷⴷⴰⵔ ، وخلافا لبقية المداخل داخل المسكن في سهل وادي مزاب نجد ان الباب الخارجي عادة ما يكون كبير الحجم ارتفاعا وعرضا وفي بعض اللأحيان نجد للمسكن أكثر من مدخل، حيث الرئيسي منها يؤدي مباشرة إلى وسط الدار، أما الآخر فيؤدي إلى لعلي أو غرفة استقبال الضيوف، كل مداخل المسكن مصممة بشكل يحجب النضار إلى ما في الداخل، لذا نجد أنه قد استعين بالمدخل المنكسر أو السقيفة –تيسكيفين- في أغلب المساكن.

يمنع أصحاب المساكن الملاصقة للسور من فتح مداخلهم نحو خارج القصر، بل عليهم توجيه ضهور المساكن نحو الخارج، لتشكّل بمجملها سورا دفاعيا للمدينة،وفي حال شراء أناس لدار مهدمة، فإنهم وإن اختلفوا على موضع بابها يبحثون حتى يتبين لهم، فغن وجدوا علامة بابها فغنهم يقتدون به، وإن لم يتبين فلينظروا اي موضع اصلح لهم فيجعلوه منه، فإن اشتروا دار فوجدوا لها بابين أو أكثر فادعى أحدهم إلى نزع بعض تلك البواب، وأبى ذلك الآخرون، فالرأي لمن دعا إلى إبقائها حيث كانت،يخضع تحديد عدد وموقع مداخل المساكن حين إنشاء القصر إلى ما يتّفق عليه بين من يشتركون في الحي، وفي حال الخلاف يرد الرأي إلى أهل النظر والصلاح منهم في إحداث ما يحدثونه أو نزع ما كان قبل ذلك، إلا أن المتفق عليه أن لا تفتح البواب في الطريق الخاصة إلا بإذن أهلها واتفاق أصحابها كلهم وبدون استثناء، وفي حالة ما إذا كانت الطريق العامة فيمكن إحداثها ما لم تضر بالجيران او تقابل باب أحدهم.

 

المصدر  opvm :

 

المدينة

الفن المعماري عند مزاب المدينة

إنشاء القرى :

لإنشاء بني مزاب مدينة من مدنهم يختارون لها موقعا مراعين في ذلك قدرة المدينة على الدفاع ضدّ المغيرين، ووقايتها من فيضانات الأودية، و الحفاظ على الأراضي الزراعية ذات التربة الطيّبة.

أوّل ما يقوم به المنشئون بعد اختيار الموقع، تعيين مكان إقامة المسجد، وتحديد رقعة المدينة بتخطيط سورها. في القديم غالبا ما كان السور يتكوّن من ظهور منازل لا تفتح أبوابها إلاّ إلى الداخل. أمّا في الامتدادات الأخيرة للمدن المزابية أصبح بعضها يتمتّع بأسوار مستقلة عن المنازل، بينها وبين هذه الأسوار شارع عريض. ذلك هو الحال بالنسبة إلى بني يزقن التي يبلغ طول آخر أسوارها 2500 مترا وارتفاعه حوالي ثلاثة أمتار، تتخلّله خمسة أبواب وأبراج متفاوتة الأهمية ،أشهرها البرج المنسوب إلى الشيخ بالحاج المدفون قربيا منه. هذا البرج يعلو المدينة، وارتفاعه حوالي أربعة عشرا مترا و يتألف من خمسة طوابق، يستند إلى دعامتين تسمّى الواحدة منها بالمزابية بُولِيلاَ.

 

 

المسجد ⵜⴰⵎⴻⵊⵊⵉⴷⴰ

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يراعى في مساجد مزاب البساطة والتقشّف والابتعاد عن كلّ ما قديشغل المصلّي عن الخشوع في عبادته. حتّى المحراب فإّنه خال من كلّ زخرفة.

على الركن الشمالي للمسجد تنتصب المئذنة على شكل هرمي مقطوع ذي قاعدة مربعة. على سبيل المثال فإنّ مئذنة غرداية بها 122درجة، علوها اثنان وعشرون مترا، عرض قاعدتها ستة أمتار وعرض أعلاها متران. سمك جدرانها يتناقص من متر واحد إلى ثلاثين سنتيمترا.

بجانب المسجد الميضأة ومحاضر تعليم الصبيان، وفوقه المخازن والسطح ومقر اجتماعات العزابة الذي يسمّى تَامْنَايْتْ.

حول المسجد الذي يتوسّط المدينة تنتشر المساكن متشابهة في الشكل، متلاصقة، بحيث يصعب عليك أن تفرّق بين منزل غني ومنزل فقير.

 

المسكـــن تادّارت ⵜⴰⴷⴷⴰⵔⵜ

Icon 07المسكـــن 

تحيط المساكن في قصور وادي ميزاب حول المسجد. أشكالها مختلفة وغير منتظمة. لا تتجاوز أغلبيتها مساحة 100 متر مربع، أما ارتفاعها الخارجي وتوزيع فضاءاتها، فقد اعتمد وفقا لعادات المجتمع، وطبيعة المنطقة، والمبادئ الدينية والاجتماعية والصحية... الخ.

يتكون المسكن من طابق أرضي، طابق أول وسطح

إن هيكلة فضاءات المسكن تتبع نفس الأسلوب في البساطة. إذ يوصل المسكن بالفضاء العام (الشارع أو السكة غير نافدة)، بمدخل متعرج "السقيفة". ويعتبر وسط الدار المركز الحيوي للمسكن حيث يتم من خلالها توزيع الفضاءات المتبقية ووظائفها.

يتم وضع فتحة مركزية في السقف "الشباك"، تسمح بتهوية المكان ودخول الضوء. وفي الطابق الأرضي، تقام غرفة "تيزفري" أو قاعة النساء تستعمل لنشاطات وتجمع النساء، وفي زاوية يهيأ فضاء للمطبخ ومكان لدورة للمياه. وعبر درج يتم الصعود إلى الطابق الأول الذي ينظم بطريقة مماثلة للطابق الأرضي ويوجد به رواق أو رواقين "إكومار" موجهين نحو الجنوب الشرقي والجنوب الغربي.

المسكن التقليدي وعرف العمران

مقدمة المسكن التقليدي وعرف العمران بوادي مزاب

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لقد كان المعمار التاريخي في مزاب استجابة حقيقية لحاجيات المجتمع الفطرية وانعكاسا مباشرا لنمط حياته وطبيعة نشاطه ومستلزمات بيئته وذلك ضمن منظومة المجتمع الفكرية واطاره الطبيعي، لذلك فإننا لا نكاد نجد جزئية في هذا المعمار لا تؤدي وظيفة معينّة او ترمز إلى هدف ما.

لقد اهتم العديد من الباحثين والمهندسين بموضوع السكن التقليدي بوادي مزاب ونهم على سبيل المثال: الدكتور ابراهيم بن يوسف في كتابه  espace et sociétéوالباحث المصري أسامة النحاس صاحب كتاب *عمارة الصحراء* والمهندس المعماري أندري رافيرو صاحب كتاب  le m’zab une leçon d’architecture

والمؤلف كلود بافارد صاحب كتاب أضواء مزاب حيث قال *تتخذ الدار أحسن ملجأ لأنها مأوى الأسرة، والأسرة هي حجر الزاوية عند المجتمع المزابي، وبالرغم من الحياة الداخلية تبقى مقدسة، إذن وباعتبار أن المسكن هو فضاء العائلة الخاص الذي يمثل مجال نشاطاتها وإطار علاقاتها، وباعتبار كذلك وجوب خضوع هذه النشاطات والعلاقات إلى منظومة المجتمع الخاصة به، فقد وقع الاهتمام بنمط المسكن وطريقة صياغة فضاءاته بشكل يتلاءم مع هذه النشاطات والعلاقات ويضمن القيم والمبادئ التي يتمسك بها المجتمع.

 المصدر  opvm :

المسكن حقوق الغير

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الحائط بين الجيران

حظي الجار باحترام كبير في الإسلام وعلى هذا سار المجتمع المزابي فيشمل الأمر كل التفاصيل بين الجارين حتى تعرّض لأدق تفاصيل العمارة بينهما، ومن ذلك الجدار الفاصل بينهما، فمثلا لو بنى أحدهما هذا الجدار وبنى إلى جانبه جاره فالحائط الذي بينهما لمن بناه، وغن اشتركا فيه فهما فيه سواء، وغن لم يعرف من بناه منهما فهما فيه سواء.

إذا كان الحائط مشتركا بينهما فإنهما يمنعان من الزيادة فيه وكذا النقصان منه إلاّ بالتراضي، ويمنعان من جعل الأوتاد فيه أو الخشب عليه او يتّخذ فيه مستراحا، أما إصلاحه فلا يمنع منه أحد منهما كان يطيّنهّ، ويبني ما إنهدم منه، وغن مال على احدهما فللذي مال عليه نزعه ولا يمنعه جاره، وغن حدث به شق يصلحانه معا وغن لم يكن اصلاحه إلا بهدمه فهما فيه سواء، كما يمنع على المشتركين في حائط ان يتخذ فيه سلما للدرج إلا إذا لم يلتصق استلم بالحائط ويترك بينه وبين الجدار مقدار ما تدخل فيه يد الباني.

 

المسكن والنّشاطات الخرى:

للجيران الحق في منع جاره من ان يتّجذ من بيته فندقا أو حوانيت، او بيت رحى او حمّام او معصرة أو مجمعا او سوقا او اراد مجلسا قدّام غيره، ومن أحدث تنّورا بجانب الطريق و آذى الناس بدخانه ولهبه وتحقق منه الضر ازاله ولو كان كان قديما، ومن اتّخذ رحى في بيته فتاذى منها جاره فان نظر العدول ان فيها ضررا عليه أزالها.

الغراسة والجار

من اراد غرس نخلة أو شجرة فعليه ترك حريم لجاره مقداره أربعة أذرع وإذا ما تسرّبت مياه السقي إلى الجار فعليه غرم ما أفسد.

المسكن الطريق:

عند إنجاز المدخل يمنع إخراج الدرج إلى الطريق كما يجب فتح دفة الباب أو النافدة نحو الداخل من ان له دار في شارع العامة أو بيت فله أن يحدث لها أبوابا حيث شاء إلا أنه لا يضر جاره ولا يقابل بابه باب غيره وأما الطريق النافذة للخاصة أو غير النافذة [تاحمّالت] فلا يحدث من فيها بابا أو غيره، إلا بإذن أهلها كلهم سواء الذين في جهته أو الذين في الجهة المقابلة، وسواء كانوا في أول الزقاق أفي آخره أو وسطه، ولا يجوز إحداث سقف أوتغطية طريق للخاصة إلا بإذنهم، والحال ذاته بالنّبة لمربط الدّابة، كما يمنع بعضهم بعضا من تويع البناء إليها حتى وإن كانت واسعة أو كان فيها موضع زائد، ويجوز لصاحب المسكن التسقيف على الطريق العامة إذا كان لا يضر بالناس وكذا لا يضر بالراكب على أإرفع الدواب أما إذا إتّسعت الطريق وكانت كالرحبة لم يمنع بعض أهلها بعضا من إحداث الأبواب والعمارة إلا ما يضر بعض أهل الطريق بعضا من تطويل الحيطان إلا إن كان فيها ميلان على جيرانه أو تخوّف من وقوعه أو جعل الظل عليهم.

المصدر  opvm :

المطبخ : إينّاين ⵉⵏⵏⴰⵢⴻⵏ

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لايوجد للمطبخ داخل المسكن بوادي مزاب قديما فضاء خاص مستقلبه، بالمفهوم المتداول حاليا، وإنما يقتصر فقط على موقد يختار لموقعه زاوية من وسط الدار بشكل تستطيع المرأة من خلاله مراقبة كل ما يحدث في المسكن والمدخل بصفة خاصة، وفي العرف المحلي يمنع عند إنشائه إسناده إلى حائط الجار إلا بموافقته، كما تجدر الإشارة إلى وجود موقد في الطابق العلوي فوق الموقد الأرضي مباشرة لاستعماله في فصل الصيف.

المصدر  opvm :

المنازل

الفن المعماري عند مزاب المنازل

المنازل المزابية كثيرة التشابه، مساحتها لا تتجاوز مائة متر مربع، تشتمل على طابقين وسطح. عتبة مدخل المنزل يبلغ ارتفاعها حوالي عشرة سنتمترات. هذه العتبة تقي الدار من دخول الأتربة، وخروج الهواء البارد أيام الحر الشديد. يبقى باب المدخل عادة مفتوح طوال النهار، إلاّ أنّ المارّ في الشارع لا يستطيع مع ذلك رؤية ما بداخل الدار.

عند تجوز المدخل التالي تجد نفسك في رواق يسمّى سقيفة، به مقعد حجري منخفض بني للجلوس أمام المنسج صيفا، ورحى ثبّتت في إحدى زواياه لطحن الحبوب.

من هذا الرواق تنتقل مباشرة إلى وسط الدار المضاءة بواسطة فتحة تصل الطابق الأرضي بالطابق الأوّل، منها تنزل أشعة الشمس و يتجدّد الهواء.

أنسب موقع حول وسط الدار من نصيب (تِيزَفْرِي)، هذه القاعة التي لا تخلو منها دار مزابية، مدخلها عريض نوعا ما، متّجه نحو القبلة أو نحو المغرب للاستفادة أكثر من الضوء الطبيعي غدوا أو أصيلا. هذه القاعة لها دوران رئيسان: أوّلهما إقامة المنسج الذي تصنع به الفرش والملابس الصوفية، ثانيهما أنّها غرفة الأكل وسمر العائلة.

المطبخ فضاء صغير مفتوح على أحد جوانب وسط الدار، بحيث لا تحسّ الجالسة أمام الموقد أنّها في معزل عن باقي نساء الدار.

في الجانب المقابل مدخل غرفة النّوم الخاصّة بربة البيت، وبجانبه طاولة مبنية تحتها أواني الماء العذب وماء الغسل.

في الزاوية المحاذية للشارع غير زاوية المدخل، تجد مرحاضا، إلى جانبه مكان لربط المعزة التي تستر ما تبقى من فضلات الطعام، وتجود بما تيسّر من الحليب .هذه المعزة تنطلق كلّ صباح إلى حيث تتجمّع فيه مع قطيع البلدة، أين ينتظرها الراعي، يخرج به يرتعي في الشعب القريبة، ليعود به بعد العصر إلى مدخل البلدة، أين يفترق وتتجه كلّ معزة إلى دارها، معتمدة على ذاكرتها التي لا تخطئ.

وإذا كان لأصحاب البيت دابة للزجر والتنقل فإنّ لها محلاًّ خاصًّا، ينفذ إليه عادة من الشارع مباشرة.

بواسطة الدار تجد قاعدة لحمل الإبريق الخزفي لغسل اليدين وأواني الطعام. أمّا غسل الثياب فلا يكون إلاّ في البستان وهو من أعمال الرجال.

في الزاوية المقابلة لمدخل الدار تنطلق الأدراج المؤدية إلى الطابق الأوّل، وموقعها هذا يساعد على تحريك الهواء وتجديده. إلى جانب الأدراج غرفة صغيرة لحفظ المؤونة الغذائية والأثاث.

غالبا ما نجد أمام مدخل الدار بابا لحجرة صغيرة، داخلها أدراج تقود إلى قاعة استقبال الضيوف الخاصّة بالرجال في الطابق الأوّل. هذه الأدراج المستقلة عن وسط الدار تجعل حركة الرجال ممكنه من الطابق الأوّل إلى الخارج بدون إحراج النساء غير المحارم.

بقاعة الاستقبال هذه المسماة(لَعْلِي) نافذة متوسطة الحجم نلاحظها من الشارع فوق باب الدار، وهي النافذة الوحيدة للمنزل، إذا استثنينا عددا من الكوات.

أمّا الطابق الأوّل فإنّه تحيط به من بعض جوانبه غرف للنوم، علاوة على غرفة الاستقبال التي لها باب إلى وسط هذا الطابق. الباقي منه فضاء نصفه مسقف ونصفه مفتوح إلى السماء، يفصل بينهما عدد من الأقواس. النصف المسقف هو المكان المفضل لأعمال النسيج شتاء ولاستقبال الزائرات.

النصف المفتوح يحتوي بأحد زواياه على الفتحة المطلة على الطابق الأرضي، ويمتدّ إلى الجهة القبلية والجهة الغربية لاستقبال أشعة الشمس في أطول فترة بالنهار. والجزء المسقّف المسمّى (إِيكُومَارْ) يحمل مع الغرف سطح المنزل الذي تقضي فيه الأسرة ليالي الصيف، وتخزن في جانب منه الحطب اللاّزم للطبخ و التدفئة. عادة ما كان السطح مساحة مفتوحة تماما، عندئذ لا يسمح للرجال الصعود إليه نهارا إلاّ بعد الاستئذان، كي تختفي الجارات عن أنظارهم.

بالطابق الأوّل كذلك مرحاض إلى جانبه مغسل، كما أنّ به مطبخا لمناسبات الأعراس والمآتم وما أشبهها. ولا يخلو هذا الطابق من مخازن مبنية للتمر، يسمّى الواحد منها بالمزابيةبَاجُو.

هناك قواعد عامّة وموانع في الفنّ المعماري المزابي يلتزم بها كافة السكان منها:

-       أنّ علوّ الدار لا يفوق خمسة عشر ذراعا.

-       لا يسمح بإقامة جدار على حدود السطح من الناحية الشرقية أو الجوفية له كي لا يحرم الجار من ضوء الشمس ضحى وعشية. ورد في اتّفاق مجلس وادي مزاب في شعبان سنة 1156هـ/1743م ما يلي:«...واتّفقوا على بناء البلاد على من هو غربي أو قبلة لجاره فلا يطلع عليه أو يضرّ جاره في الشتاء على طلوع الشمس، وإن ضاق عليه المكان فيخلف حريم جاره ثلاثة أذرع ويبني فلا يمنعه جاره».

-       لا يجوز إسناد الدرج إلى جدار الجار إلاّ بإذنه، وكذا المستراح أو مرابط الدابة، إلاّ إذا سبق أحدهما الآخر، فلا حقّ للجار الجديد أن يلزم جاره بتغيير الوضعية السابقة، لأنّه دخل على تلك المضرّة.

-       لا يجوز للجار الذي يجري غديره على سطح جاره أن يلحق به ماء الغسيل.

-       لا يحدث أحد نافذة مهما كانت مساحتها إلاّ برخصة من الجيران ليحدّدوا له المكان الذي يمكن أن يحدث فيه هذه النافذة أو الكوّة. وعند الضرورة يأذنون له بفتح نافذة مناسبة ومحاذية للسقف، بحيث لا يمكن لأحد أن يطّلع منها على سطوح الجيران، لأّن السقف يحدّه[1].

-       في كلّ بلدة يعيّن أمينان في عرف البناء، إليهما ترفع الشكايات فيما يتعلّق بالبناء داخل القصر. وذلك ما ينصّ عليه اتّفاق 1156هـ المذكور آنفا. هذا الاتّفاق تجديد لآخر سابق تمّ في مقام الشيخ باعبد الرحمن الكرتي.

إنّ الوصف السابق ينطبق على الدار الكاملة التي مساحتها نحو تسعين مترا مربعا. هناك عدد كبير من المنازل أقلّ اتساعا وتسمّى بنصف دار مساحتها نحو خمسين مترا مربعا، أو ربع دار مساحتها نحو ثلاثين مترا مربعا، لا نجد فيها إلاّ المرافق الضرورية للسكن، ولكنّها جميعا لها طابقان وسطح، وتخضع للضوابط المعمارية السالفة الذكر.

إلى جانب ذلك يوجد بالمدينة منازل لبعض الموسرين تتكوّن من دار ودويرة متصلتين. بالدويرة يتمّ استقبال الضيوف وعقد الاجتماعات، وهي الجناح الخاص بربّ البيت.

إنّ بني مزاب لم يشيّدوا قصرا في أيّة قرية من قراهم، ورئيس جماعة البلدة لا يمتاز عن سواه لا في ملبسه ولا في مأكله ولا في سكناه. وإذا اتّسعت داره فلكثرة عياله.

 


[1]_محمّد ناصر: الشيخ القرادي، 159، 160.

الميزاب نموذج من العرف العمراني المتّبع في سهل وادي مزاب.

ⵙⵓⴼⵉⵔ سوفير

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يطلق عليه محليا -سوفير- ⵙⵓⴼⵉⵔ هو أحد أهم العناصر في المسكن التقليدي ، بالنظر إلى الوظيفة المنوطة به وما ينجرّ عنه من علاقة فيما بين المسكن ومحيطه، حيث تخصص الميازيب لصرف مياه المطار من على السطوح إلى الخارج، كما توضحه الصورة رقم [01]، وهي تصنع إما من الفخار أو الحجر المنحوت ونادرا ما تصنع من خشب النخيل.

في حالة إرادة صاحب المسكن إحداث ميزاب لبيته على الطريق، سواء كان شارعا للعامة او الخاصة فإنه لا يجوز له ذلك إلا ما كان قبل ذلك، ولا يحدث على بيت غيره ولا على ما يضر فيه غيره، كما توضحه الصورة رقم [02]، وإذا ما أحدثه على زقاق لخاصة فسمحوا له وأذنوا له فله ذلك، وأصل كل ذلك دفع المضرة، كأن يطيله فيصب في جدار واجهة المسكن الذي يقابله، كما توضحه الصورة رقم [03]، أو مقابل ميزاب ثاني فلا يجد المار سبيلا للعبور بينهما، كما توضحه الصورة رقم [04]، وغذا كان له ميزاب فلا يزيد إليه آخر،كما توضحه الصورة رقم [05]، وله ان يرجعه غذا نزعه، ولا أن يوسعه بعد ضيقه، كما توضحه الصورة رقم [06]، ولا ان يرفعه إذا كان أسفل فبل ذلك، كما توضحه الصورة رقم [07]، ولا أن يطيله بعد قصره، كما توضحه الصورة رقم [08]، وأما أن يضيقه بعد أن سعته، كما توضحه الصورة رقم [09]، أو ينزله بعد رعه، كما توضحه الصورة رقم [10]، أو يقصره بعد طوله، كما توضحه الصورة رقم [11]، فله ذلك.

 لا يجوز للجار الذي يجري غديره على سطح جاره ان يلحق به ماء الغسل أو أي ماء يضر جاره، بل يقتصر على ماء المطر فقط.

 

المصدر  opvm :

 

الواجهات

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عبارة عبارة عن واجهات صماء خالية من أشكال الزخرفة والنّقوش، بل إنّها لا تعدو ان تكون حيطانا عادية متساوية في الارتفاع، بها فقط البواب الخشبية للمساكن مع بعض الفتحات الصغيرة الموجودة في الطوابق العلوية

كما نشير أن بعض المساكن واتباعا لانحدارات الهضبة واستغلالا للفراغ إلى أقصى الحدود، فقد خصّت بطابق سفلي [تامضمورت] يكون عاديا جزئيا.

المصدر  opvm :

الواحة

الفن المعماري عند مزاب الواحة

لكّل قرية من قرى مزاب واحة متفاوتة الاتساع، سبق لنا أن تكلّمنا عن منشآت الري التي برع فيها بنو مزاب، من آبار وسواقي وسدود. بقي الجانب الثاني من الفن المعماري والمتمثّل في المساكن.

هذه المساكن تأوي إليها العائلات لقضاء فصل الصيف الحار، للتمتّع بلطافة الجوّ ولتجنيب ربّ الأسرة الرجوع إلى منزله وأهله بعد تعب اليوم، معرضا نفسه إلى لفحات الشمس الوقادة. ولا يعني هذا أنّ المرأة المزابية تقضي فصلا كاملا في الراحة تحت ظلال النخيل والكروم، بل إنّك لتجد في مقدمة الأثاث الذي يتمّ ترحيله إلى الواحة، إلى جانب الأواني والفرش، منسجا أو منسجين مع طاقم آلات الغزل.

لذلك فإنّ الهندسة المعمارية لمسكن الواحة لا تختلف كثيرا عنها في منزل القرية، فهناك تشابه كبير بين طابقيها الأرضيين. أمّا بالنسبة للطابق الأوّل فمعظمه سطح لعامّة الأسرة تقضي فيه الليل في الهواء الطلق، يحيط به جناح مسقف وغرفة أو غرفتان، لكلّ منهما أدرج خاصة تؤدّي إلى سطح صغير يعلو الغرفة، يأوي إليه الزوجان.

إنّ بستان المزابي لا يلعب دورا اقتصاديا بالدرجة الأولى، فإنّه غالبا ما ترتفع كلفته فيلتهم ما ادّخره التاجر في تجارته بالتل، بل وظيفته الأولى وظيفة اجتماعية، فهو الذي يشغل الرجل أيّام عطلته التي كانت تدوم شهرا، وهو الذي يجمع الأبناء بعد فراغهم من ساعات الدراسة، ليكونوا تحت رقابة أوليائهم، وليواظفوا عضلاتهم ولا يجنحوا إلى الكسل وما يفرزه الفراغ من الآفات الاجتماعية.

برج بوليله و سور قصر بني يزجن

Icon 08برج بوليله و سور قصر بني يزجن

يحيط بقصر بني يزقن سور دفاعي يبلغ طوله حوالي 1525م وارتفاع 3 أمتار وسمك في القاعدة يبلغ المتر وفي القمة حوالي 20سم. لقد تم بناؤه في المرحلة الأولى في القرن الرابع عشر، وبلغ شكله النهائي الحالي سنة 1880م.

يشمل السور العديد من أبراج المراقبة وأهمها برج بوليلة، وبابين رئيسيين هما باب الشرقي وباب الغربي وثلاثة أبواب صغيرة "خراجات".

لقد عرفت هذه المنشآت مؤخرا عدة تدخلات لترميمها والمحافظة عليها ومتابعة دائمة من أجل الوقوف على حالتها من قرب.

 

 

 

Icon 08رسمة الفنان نورالدين فخار  بالحبر الصيني

منظر قديم لقصر بني يزڤن ربما يعود لعهد قريب ببداية تزويد القصر ( بالكهرباء).. ويظهر فيه برج بادحمان و وجزء من سور القصر في أبهة من الأمن والإجتماع وعنفوان العمارة الوقائية المزابية .. 

تأقلم المسكن المزابي مع البيئة والمناخ

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تلتف المساكن في مدن مزاب حول المسجد، وهي ذات أشكال مختلفة لكنها منسجمة في مجملها مشكلة وحدة متجانسة بمجموعها، مساحة غالبيتها لا تتجاوز 2100 مائة متر مربع، تجمّعت على شكر كتل متراصّة أفقيا ورأسيا ومتلاصقة بعضها ببعض بشكل يمنع تعرّض أكبر ما يمكن من الجدران الخارجية إلى أشعّة شّمس الصيف وبرودة طقس الشّتاء ، وهذا من أجل إنشاء طقس معتدل أو ما يعرف بـ :Micro-climatداخل القصر عامة في المساكن على الخصوص، علو بناياتها الداخلية المختلفة حددت وفق عادات وتقاليد المجتمع وطبيعة المنطقة الصحراوية لكي تلقي هذه الكتل البنائية بضلالها في فراغ الأزقّة الضّيقة، بحيث يمكن أن تغطي كامل عرضه، وفي بعض الأحيان تتعدى ظلالها إلى المبنى المقابل وذلك للتخفيف من هذه الأشعّة المباشرة ومن كمية الحرارة التي ستنقل لاحقا ولو بكميات أقل إلى داخل المسكن، إضافة إلى عرقلة حركة مرور الرياح الرّملية داخل الأزقّة بفضل التواءاتها، ومعاكستها لوجهة الرياح السّائدة، توجه معظم المساكن نحو الجنوب الغربي، مما يسمه بتوفير حد أدنى من الكسب الشّمسي صيفا، ومن الضياع الحراري شتاء. هذه الوجهة ملائمة علميا وعمليا لمناخ حار صيفا، وبارد شتاء، والاحتماء من الرياح الباردة التي تهب شتاء على وادي مزاب، في تركيبة الطابق العلوي نجد إيكومار له هذه الوجهة مما يجعله يوفر أشعة الشمس الدّافئة شتاء ، وفي نفس الوقت يكون بمثابة حماية للغرف من أشعة الشمس الحارة صيفا، تبعا لتغيّرات موقع طلوع الشمس وغروبها، وكذا ارتفاعها بين الشتاء والصيف فمن خلال موقع فتحة الشّباك في السطح يسمح لأشعة شمس الشّتاء من الدخول إلى فضاءات الطابق الأرضي طوال اليوم تقريبا وخاصة الفضاء المسمّى –تيزفري- خلال الصباح مما يشكل تدفئة طبيعية، أما خلال الصيف فنظرا لارتفاع الشمس تكون أشعتها عادة فوق أرضية وسط الدار وتكون بذلك الفراغات الأخرى في حمى عنها، وفي هذه الحالة يمكن بكل يسر تغطية فتحة الشباك بقماشها شفاف يقلل من هذه الأشعة ويسمح للهاء بالمرور.

أما في مساكن الواحات فإن الفارق الحراري الشاسع بين السطوح المعرضة لأشعة الشمس وبين الأفنية المضللة بالنخيل والأشجار المرتوية بالمياه ينتج عنه تيارا هوائيا محليا بين المدخل وفتحة الشباك، يعمل على تبريد الفضاء الداخلي، كما تعلق قربة الماء في السقيفة للاستفادة من هذا التبريد الطبيعي.

مواد وتقنيات البناء

وما تجدر الإشارة إليه أنه قد تم الاعتماد كلية على مواد البناء المحلية في مختلف مشاريع البناء والمتمثلة بالحصوص في الحجارة المقتلعة من طبقات الصخور الكلسية البيضاء، استعمال انواع من الجبس يدعى تيمشمت، مادة الجير التي تساعد على تماسك البناء، الرمل غير الصلصالي، مشتقات شجر النخيل مثل الجذوع، الجريد، السعف، وكل هذه المواد محلية سهلة المنال غير مكلفة، ضعيفة التوصيل الحراري .

المصدر  opvm :

رواق مدخل الدار تهْجَ ⵜⴰⵀⵊⴰ

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فضاء انتقالي بين السقيفة ووسط الدار يستغل عادة للقيام بنشاط الرحي بواسطة الرحى المثبتة في ركن منه، وهو مكان مناسب لوقوف الدابة حال إنزال الحمولة من الحطب والمحاصيل الزراعية ودلاء الماء .,,إلخ, وكل هذا في معزل عن وسط الدار.

المصدر  opvm :

سور وبرج باحمد نْ قاسم

رسمة سور القرارة وبرج باحمد نْ قاسم بالالوان الزيتية للفنان نور الدين فخار

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منظر لجزء من الواجهة الغربيّة لقصر لڨْراره العتيق يعود لبدايات سنوات القرن الماضي، رسمته من مُخيّلتي، فيُرى فيها برج الناحية الغربية والمعروف باسم برج "باحمد نْ قاسم " ويعد إحدى بوابات القصر قديما من جهة الغرب وجهة قصر بريان وقصور مزابْ، وموقعه الآن وسط المدينة يتوسط المنازل وقد أزيحت الاسوار التي تشده من جانبيه ويقابله الحيّ الإداري وساحة مقر البلدية.

سوق في واد مزاب

Icon 07السوق فقد زادت مساحتها لتصبح ساحة واسعة بعد أن كانت شارعا، كما تطورت وظيفتها الاجتماعية. كانت أوّل الأمر مكانا لتبادل المنتجات بين أهل المدينة، وبينهم وبين قوافل البدو التي تقصد التجمعات السكانية للتجارة. ثمّ أصبحت بعد ذلك تؤدّي وظيفة اجتماعية أساسية، إذ هي المكان العمومي الوحيد بعد المسجد، الذي يمكن لأهل البلدة أن يجتمعوا فيه، ويتبادلوا الأخبار، ويتفقّدوا أحوالهم يوميا، ويستريحوا من تعب العمل، بالإضافة إلى ممارستهم للبيع و الشراء.

فإذا كانت سوق بني يزقن غير منتظمة الشكل تحيط بها مقاعد مبنية، فإنّ سوق غرداية مستطيلة تحيط بها ثمان وتسعون قوسا متفاوتة الأبعاد، طولها خمسة وسبعون مترا وعرضها أربعة وأربعون مترا. 

 

ساحات السوق

ساحة سوق قصر غرداية

ساحة سوق العطف

ساحة سوق قصر بني يزجن

 

 

 

غرفة الاستقبال

غرفة الاستقبال

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غرفة الاستقبال للرجال: لعلي
هذه الغرفة لها اتصال مباشر بالسقيفة وهي مخصصة أصلا للرجال دون النساء، وتكون عادة في الطابق العلوي حيث تكون معزولة أكثر بواسطة أدراج مستقلة عن فضاء النشاط اليومي للنساء.

غرفة الاستقبال للنساء : تيزفري

هي غرفة مخصصة للنساء، فيها يجتمعن وينجزن أشغالهن، وقمن بنسج الزرابي والمنتجات النسيجية التقليدية، مدخلها يكون عادة عريضا نوعا ما، ومتّجه نحو القبلة أو الغرب للاستفادة اكثر من الضوء الطبيعي

المصدر  opvm :

فضاءات أخرى

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إضافة إلى هذه الفضاءات وباعتبار أن وسيلة النقل الوحيدة كانت قديما كانت هي الدّابة، فقد حدد لها فضاء خاصة بجانب السّقيفة إن تعذر تخصيص مدخل مباشر لها من الخارج تسهيلا لدخولها وحرصا على إبعاد هذا الفضاء على وسط المسكن لعدم تجانسهما معا فيما يخص مميزات كل منهما، كذلك إلى جانب هذا المربط غالبا ما نجد فضاء لإيواء الماعز لما له من اهمية صحية واقتصادية في القديم، لذا فقد خصص لكل قصر راع يسوقها إلى المراعي طيلة النّهار

الغرف: تيزقوين

تخصص غرف الطّابق الأول للأولاد والزواج الجدد لما في ذلك من استقلالية وراحة نفسية لهؤلاء، هذه الغرف بسيطة، مقاساتها صغيرة أحجامها، لا يوجد بها اثاث، بل بنيت كوات ورفوف لذلك، وثبتت على الجدران مشاجب خشبية لتعليق الثياب والأغراض.

غرفة المؤونة:

هي عبارة عن غرفة صغيرة ذات مشاكي حائطية [باجو] لحفظ المؤونة الغذائية وتخزين التمر، و تكون في الغالب بين المطبخ والدّرج.

الفضاء الصحي:

نجده في الطابقين العلوي والأرضي وفي مستوى عمودي واحد لتسهيل عملية جمع الفضلات، ويرجع وجودهما في الطابقين إلى الاستعمال المتوازي لهما، ويتميّز هذان الفضاءان بمحدودية مساحتهما وانعدام الباب عادة لأن شكلهما المعماري صيغ بطريقة تحجب النظر من الخارج إلى الداخل، وتبعا لندرة الماء في هذه المنطقة سابقا فإن استعماله يخضع لعدم الإسراف والتبذير والاكتفاء بالحاجة فقط، ولذلك نجد سابقا الرطوبة في الجدران تكاد تكون منعدمة تماما، عكس بعض المساكن الموجودة في شما إفريقيا، ورغم ذلك فقد منع اسناد المرحاض والحمام إلى حائط الجيران تجنبا للضرر.

  المصدر  opvm  

لمسات حضارية واجتماعية للمسكن

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إن مما يشدّ النظر ويلفت الإنباه في مساكن مزاب تلك القيم الحضارية والاجتماعية المتجسدة في المعمار نفسه بتصاميم بسيطة في أشكالها عميقة في دلالاتها، فالحاجة هي اساس كل بناء، إذ لا توضع مواد بناء إضافية لا تؤدي دورها او تفوق مقاييسها الحاجة الاستعمال، فمن تلك القيم المعمارية نجد ما يلي

البناء والمقاييس:

إن الارتفاع تحت السقف لا يتجاوز في أغلب  الأحيان المترين وعشرين سنتيمتر 2.20م إلا في القليل من الحالات، وتجدر الإشارة هنا أن هذه المقاييس ليست دوما مضبوطة بمواد البناء فقط، وإنما تستند أيضا إلى عدم الإسراف والتطاول في البنيان والتبذير فوق الحاجة.

اما أبواب فضاءات المسكن فلا يتجاوز ارتفاعها 1.70م، بحيث يكون الجزء الأسفل منها والذي قدره حوالي 40سم مبنيا أما البقية أي الجزء العلوي 1.30م فيكون من خشب النخيل الذي يجتهد في تقليصه لكونه ثروة فلاحية نادرة ، إضافة إلى كراهة قطع النخلة شرعا وعرفا.

2الأثاث داخل المسكن:

لا يوجد في مزاب إلا بعض الأثاث البسيط كالمستلزمات السعفية من قفاف ومضلات... إلخ، وبعض الواني الفخارية المختلفة الأشكال والحجام، وخلاف ذلك فإن الأثاث مندمج مع بناء المكن وداخل في تصميماته مما يضفي على المسكن مسحة جمالية فريدة من نوعها، ومن ذلك الكوات داخل الجدران،[شْضاض] المشاجب الخشبية لتعليق الملابس والأغراض، الرفوف من التيبشمت، [باجو] المشاكي الحائطية للتمور وأخرى للحطب.. إلخ.

3المحافظة على الغطاء النباتي:

يراعى عند إنشاء المساكن في الواحات عدم التّعرّض لاقتلاع النخيل والأشجار إلا في الحالات النّادرة، كما يحتفظ بالأشجار وخاصة النخيل داخل الفضاء المبني، حيث يكيّف التصاميم بشكل يمح بانسجام هذه الأخيرة مع التوزيع الدّاخلي للفضاءات.

 المصدر  opvm 

مئذنة مسجد آتْ ازجنْ

c 7مئذنة مسجد آتْ ازجنْ " بني يزقن " نموذجا

لمئذنة قصر آت ازجن (8 هـ ، 14م ) شكلها المتميّز ذات قاعدة مربّعة تقريبا و ترتفع جدرانها انسيابيّا مائلة فتكوّن شكلا هرميّا غير مكتمل ، وترى مئذنة بني يزقن مائلة إلى اتجاه معين كمئذنة غرداية " تغردايتْ " ممّا يزيدها سندا زيادة إلى شكلها الهرمي وقوّة أكثر للصّمود ومقاومة للرّياح ، وتتألّف المئذنة حسب صاحب كتاب " العمارة الإسلامية مساجد مزاب ومصلّياته الجنائزيّة "الدكتور الحاج معروف ، من طابق ارضي يمثّل القاعدة وسبعة طوابق ، ويتكون سلّمها إلى أعلاها من 65 درجة ، ولها موقع بارز إذ تشرف على مدن وادي مزاب المجاورة لها وعلى واحتها ..

[ن،ج ] 

 

مئذنة مسجد غرداية العتيق نموذجا

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تسمى المئذنة بلسان أهل مزاب بأعساس فيقال "أعسّاسْ نْ تْغَرْدايْتْ " أي مئذنة غرداية أعسّاس ، من العسة والحراسة والمراقبة وذلك لتبوئها مكانا هاما فوق أعلى قمة بالمدينة زيادة لدور الأذان للصّلاة وترقب مواقيتها ..
بنيت المئذنة الكبيرة لمسجد غرداية العتيق بجانب مئذنته الصغيرة لما كبرت المدينة لتفي بمهمة ايصال صوت الأذان الى ارجائها كان ذلك خلال توسعة المسجد الأولى الذي شهدها بين 889-929ه /1484-1521م..حسب صاحب كتاب" العمارة الإسلامية ، مساجد مزاب ومصلياتها الجنائزية . الدكتور بالحاج معروف"
ترتكز المئذنة على قاعدة مربعة كبيرة ثم ترتفع واجهاتها الأربعة إلى أعلاها مائلة في شكل إنسيابي و تضيق في أفقها فيتخذ شكلها هرما غير مكتمل لقمته ، ثم ترتفع من فوقها أربعة أعمدة من زوايا المئذنة كأنه إكليل ربما له خاصية معرفة إتجاه القبلة و الحد من ضغط الرياح على قمة المئذنة فتحد من تأثيره عليها زيادة لمنظرها الفني ، وشيدت المئذنة بجدران سميكة ﻻيقل عن 01متر في قاعدتها حتى يصل اعلاها إلى 30سنتيمتر ، ويلاحظ أنّ للمئذنة شكلا مائلا إلى جهة الشمال ، ليكون لها قوة تزيد من صلابتها وصمودها أمام هبوب الرياح الشمالية عليها ، وتتكون المئذنة من نواة مركزية مبنية بمثابة عماد تشدها من داخلها وتلتف حولها الدرجات على شكل سُلّم حلزوني من أول طابق إلى الطابق العلوي وهو مكان المؤذن وعددها عشر 10طوابق ، وجعل لها منافذ صغيرة لدخول الهواء والضوء و قد ابتكروا لتردد الصوت وسيلة لذلك فجعلوا في غرفة المؤذن أعلاه صحنا كبيرا وهو مصنوع من الفخار فيحدث ردة صوت قوية منطلقا من النوافذ الكبيرة أعلى المئذنة ليصل إلى أبعد مدى ويغنم صاحبه بالأجر والثواب..
ولقد شيد المزابيون مئاذنا وفق هندستهم المعمارية التي تنفرد بشكلها المتميز عن غيرها ، وقد بنوها بوسائل مستخرجة من طبيعة منطقتهم مع اهتمامهم بأسباب متانتها وقوتها وجمالها الفني وتوجد في النيجر وفي واحة سيوة الامازيغية غرب مصر مئاذن تشبهها من حيث الشكل مع اختلاف قليل..مما يدل على تواصل بين تلك الحضارات والشعوب..
منقول:  نورالدين الجزائري 

 
 

 

 

 

مزاب يستقطب مهندسي العالم

Icon 07الهندسة المعمارية المميزة لوادي مزاب جذبت المهندسين من جميع أنحاء العالم

يعتبر الفن المعماري المزابي من أهم المظاهر الحضارية لهذه المنطقة ، و هو جزء لا يتجزأ من الفن المعماري الأمازيغي الإسلامي عامة ، نظرا لأنه يشترك في عدة خصائص مع المعمار الشمال-إفريقي و الإسلامي ، و إن ما جذب العيون و العقول لعدة عقود لدراسة خصائص " ظاهرة مْزاب "، هو ذاك التأثير الواضح للتعاليم الإسلامية و الإجتماعية على هذا الفن بمْزاب ، إن وفاء المزابيين لتعاليم الدين و القرآن الكريم ، قد امتد حتى إلى عمارتهم ، فظهرت تأثيراتها في مساكنهم و قصورهم ، في صورة رائعة للإستغلال الأمثل للطبيعة ، دون تبذير ، إذ تستعمل كل مادة لغرض معين مع الإحتفاظ بالشكل الجمالي ، نقدم لكم هنا عرضا موجزا لأهم خصائص المعمار المـِـزابي التقليدي

المهندس المعماري "رافرو" "André Ravéreau"صاحب كتاب "ميزاب درس في الهندسة المعمارية" " "Le M'Zab, une leçon d'architecture"

قال : "عندما اذهب إلى وادي ميزاب أتأمل وأصمت".

André Ravéreau né en 1919 

 Le M'Zab, une leçon d'architecture 

مسجد الشيخ باعيسى اوعلوان

c 7تحيط بالمسجد من الناحية الجنوبية الشرقية والجنوبية الغربية فضاء غير مغطى للصلاة وتلاوة القرآن، وفي داخل المسجد توجد قاعة للصلاة مستطيلة الشكل يبلغ طولها 15.50م وعرضها 9من وهي مقسمة إلى جزأين، الأول يتكون من أعمدة مربعة أو مستطيلة الشكل تحمل أقواس وقبب، والثاني حديث عن الأول نظرا لطريقة بنائه.

وتظهر في السطح سلسلة منالقبب غير منتظمة ومسطحة بعض الشيء، ولها ارتفاع مختلف ينخفض نحو اتجاه القبلة، وفي مقدمة المسجد يبرز المحراب بشكل ظاهر نحو الخارج.

 

مصلى أمّي سعيد

c 7مصلى أمّي سعيد

مسجد الشيخ عمي سعيد هو مغلق معظم السنة، ولا يفتح إلاّ نادرا، فيه كبيرة وأخرى صغيرة داخله، فقد كان الشيخ عمي سعيد الجربي يعقد في المسجد الصغير حلقات التعليم داخله، ويخصصه أيضا لمجالس القضاء، أما المسجد الأكبر فكان للصلاة. إن سبب إختيار الشيخ أمّي سعيد مكان مسجده ومكان عقد مجالس القضاء بركن من أركان المقبرة المسماة باسمه (مقبرة أمي سعيد) ليتعظ زوار المجلس بالموتى قبل التقرب إلى الشيخ للقضاء.

مُصلَّى الشَّيخ عمِّي سعيد رحمه الله كان مجلسا للقضاء بوادي مزاب، حيث يجتمع فيه عزابة وأعوام سبعة قصور من أجل الفصل في النوازل والمستجدات...

اجتماع أعلى سلطة بمزاب وسط القبور وبين جنبَات الموتى دليل على إرادة مسبقة ونيَّة صادقة في تحقيق العدل وتحرِّي الصواب ممن بيدهم القرار...

وإن تذكُّر الموت في كل حين، واستحضار المحاسبة الإلهية، وتصوُّر الجزاء الأبدي تصورا سليما، له السُّلطة على النَّفس أكبر من أيِّ سلطة أخرى... وهي السلطة الوحيدة التي لا تُقهر.

وفي غياب استحضار الآخرة بكل ما تحملها من معاني الحساب والجزاء يستحيل تحقيق عدالة اجتماعية شاملة، غير خاضعة لأهواء أصحاب المناصب ونزوات أصحاب المال...

أَليس العالم اليوم مسرحا لممارسة الظُّلم والقهر ممَّن يدَّعي العدل واحترام الحريات وأمام الأضواء الكاشفة؟

لا أمان في هذا العالم من غير إعداد قوَّة مكافئة تخلق التوازن، أما شعارات الإنسانية واحترام الحريات وتقارب الحضارات فليست إلا مهلوسات ينتجها الأقوياء ليتعاطاها الضُّعفاء.

Brahim ramadane

 

 

مصلى الشيخ بايوب أميمون

c 7مصلى الشيخ بايوب أميمون

أخماس ن وغلان

معالم وآثار تغردايت

 

 مصلى الشيخ بايوب أميمون المدعو أخماس ن وغلان ق 6 هجري/12م

ينسب هذا المصلى للشيخ بايوب أميمون أين كان يتعبد فيه وبعده صار يصلي فيه الغرباء والعاجزون وكان يوقد فيه مصباحا في الليل خاصة ليلة الاثنين وليلة الجمعة ويقع مدفن الشيخ بايوب أميمون في مقبرة الشيخ باباولجمة التي تقع في الجهة الشمالية من قصر غرداية  تغردايت.

 

 

 

 

منقول أخبار غرداية ghardaia news

 

 

ملحق من العرف المحلي في العمران

قال الله تعالى :[ خذ العفو وأمر بالمعروف وأعرض عن الجاهلين] سورة الأعراف الآية 199

يفسر العرف في هذه الآية بالنسبة لأحكام البنيان، بما جرى عليه الناس وارتضوه، ولم يعترضوا عليه، طالما لا يتعارض ذلك مع القرآن الكريم والسنة النبوية، والعرف يحتمل ثلاث معان بالنسبة للبيئة العمرانية:

المعنى الأول للعرف: عادة أهل بلدة ما

المعنى الثاني للعرف: إقرار الشريعة لما هو متعارف عليه في العمران بين الناس عموما وبين الجيران خصوصا لتحديد الملاك والحقوق، وهذا المعنى للعرف هو أكثر تأثيرا من المعنى السابق

المعنى الثالث للعرف: فهو النماط البنائية وهو اكثر الأنواع الثلاثة تأثيرا في البيئة العمرانية، فعندما يتصرف الناس في البناء بطريقة متشابهة، يقال بأن هناك عرفا بنائيا أو نمط ما

المصدر  opvm :

هيكلة المسكن ومكوناته

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رغم أن المسكن في وادي مزاب يخضع في تخطيطه وهيكلته لأسس المسكن المنتشر حول البحر الأبيض المتوسط وفي شمال إفريقيا بالخصوص، وذلك باعتماده على فضاء يتوسطه ويهيكل مختلف الفضاءات حوله، والذي من خلاله تنفذ أشعة الشمس ويتم تهوية مختلف مجالات المسكن الأخرى، إلا أن له خصوصيات تميزه عن غيره وذلك ناتج عن تفاعله مع محيطه الطبيعي: الجغرافي والمناخي، إضافة إلى انه انعكاسا لفكر المجتمع المزابي ونمط حياته فوجوده في مناخ صحراوي شديد الحرارة جعله يتأقلم مع محيطه، بحيث كانت المساكن كلها تعتمد –مهما كان حجمها- على طبقتين بدل أنتكون ممتدةعلى الأرض وذا تطابقوا حد، أحد هذين الطابقين أرضي ولا يتصل بالفضاء الخارجي عادة إلا من خلال المدخل وفتحة الشباك الأفقية التي تتوسط فناء الدار بحيث تكون الطوابق الأرضية كأنها مبنية تحت الأرض، مما يوفر لها عزلة حراريا جيدا، أماالطابق العلوي فالمساحة المبنية فيه غالبا لاتتعدى المساحة غير المبنية التي تستعمل كسطح وهو ذو أهمية بالغة فصل الصيف وخاصة في الليل حيث ينزل الهواء البارد الذي يحد من حرارة الشمس خلال النهار,

وتشترك كل المساكن مهما كان حجمها في عناصر أساسية تختلف مقاييسها اختلافا طفيفا بين مسكن وآخر وتتوزع هذه العناصر بين الطابقين الأرضي والعلوي، ونادرا الطابق السفلي.

المصدر  opvm :

وسط الدار: أماس ن تيدار

وسط الدار: أماس ن تيدار

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يعتبر وسط الدار الفضاء الرئيسي في المسكن، من حيث شكله ومقاييسه وتوزيعه وهيكلته لمختلف الفضاءات فيه، إضافة إلى كونه شبه مغطى إلا انه من خلال فتحة الشباك التي تساعد على الإضاءة والتهويةوفيما يخص استعمالاته فإنه يعتبر فضاء تحصل فيه كل النشاطات المنزلية كالطبخ الذي يكون عادة في زاوية المنزل، بواسط الدار يوجد المنسج الذي يحتل عادة فضاء معتبرا منه كأحد أهم نشاطات المرأة.

 المصدر  opvm :