Le barrage Ighzer N-Tissa

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Un élément structurant et marquant les espaces extra-muros dans le Mẓab

« La base authentique de toute étude sérieuse de l’art architectural est à rechercher dans les œuvres les plus modestes que les peuples ont su produire un peu partout et que les architectes ont rarement remarquées. Ces architectures populaires sont accrochées au sol, elles lui appartiennent, elles sont naturelles, elles épousent leur milieu, elles collent à la vie des gens. » Frank Lloyd Wright.

Le barrage (voir photo. infra) d’Ighzer N-Tissa (1) qui, comme partout dans le Sahara, un ouvrage vital, sert à stocker l’eau des pluies et à retenir l’eau des crues pour une meilleure exploitation hydrique. L’un des rôles principaux d’un barrage réside dans l’alimentation des nappes phréatiques qui, dans le Mẓab, traversent de nos jours une période de sécheresses « Tirmiẓin (2) ».

Ad d-yawi Yuc aman n wenẓar yllan ad sseswen Iğedlawen d ulawen.

Notes :

(1) J’avais par le passé interprété le nom géographique IƔzer N-Tissa (Oued N'Tissa, forme officialisée) comme étant un composé qui peut se traduire par « La Vallée d’Irrigations ». Grâce à un savoir-faire ancestral, cette vallée fut en fait détournée artificiellement à un point de son parcours, cela pour pouvoir arroser en aval une grande partie de la palmeraie située à des niveaux supérieurs au parcours naturel des crues de ladite vallée. Donc, on est bien devant un oued qui, après détournement artificiel, a effectivement un rôle important, celui d’irriguer une bonne partie de la palmeraie d’At Izğen (Beni-Isguen).

(2) Tirmiẓin est un nom féminin au pluriel qui peut se traduire par le sens de « grandes sécheresses ; période de sécheresses ».

hammou dabouz

Tags: Architecture , Articles en Français

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